Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

L’Europe, acteur de la paix (et de la cohésion des nations), ce n’est pas une blague

Dernièrement, j’avais expliqué que l’Union européenne est un bien précieux.

 

En particulier, l’Europe avait permis la paix entre la France et l’Allemagne qui s’étaient battus, souvent avec des bilans humains désastreux, en 1870, entre 1914 et 1918 et entre 1939 et 1945.

Grâce à l’Europe, ma génération n’a plus de ressentiments négatifs vis-à-vis des allemands, et cela malgré trois guerres d’affilées.

 

Et j’espère que ça durera, et qu’aucun irresponsable et/ou nationaliste et/ou poujadiste ne remettra ça en cause.

Une guerre a un bilan humain très lourd. D’autant qu’avec les guerres modernes, c’est les civiles qui trinquent.

 

Le problème est que ces guerres sont éloignées, historiquement parlant, pour les générations après moi.

 

Néanmoins, le Brexit m’a fait prendre conscience que l’Europe n’a pas apporté la paix entre seulement les Allemands et les Français.

 

L’Europe a été moteur de paix entre l’Irlande du Nord et l’Angleterre (voir l’article sur Wikipdia sur l’Histoire de l’Irlande du Nord et celui sur le conflit).

L’Europe a été garant des accords de paix. Mais avec le Brexit, et l’Irlande du Nord qui a voté à 55,8% pour le maintien, les républicains pourraient être tentés, histoire de rester dans l’UE, de demander un rattachement à l’Irlande du Sud (Exemple ici et ici).

D’autant que les cicatrices n’ont pas eu, contrairement aux guerres franco-allemandes, le temps de cicatriser.

 

Le deuxième exemple est l’Ecosse.

Certes, il n’y a pas eu de guerre entre l’Ecosse et l’Angleterre dernièrement.

Mais en regardant l’histoire et la chronologie, les anglais se sont accaparés l’Ecosse avec déplacement de population, confiscation de terre et même massacre.

 

C’était en 1745, après la bataille de Bataille de Culloden.

Par ailleurs, les anglais ont souvent été moralement ignobles avec l’Ecosse.

C’est en particulier illustré dans le film Braveheart, qui raconte la vie de William Wallace (même si c’est de manière très romancé).

 

Il n’est donc guère étonnant de voir un sentiment écossais important, voir un nationalisme écossais.

D’ailleurs, c’est un parti nationaliste, le parti national écossais, qui est majoritaire à l’assemblée d’Ecosse.

Or ce parti a une particularité. Il est au centre gauche.

Il est certes pour une Ecosse indépendante, mais une Ecosse indépendante dans l’UE.

En 2014, un referendum sur l’indépendance de l’Ecosse avait été organisé.

Mais l’Ecosse était restée dans le royaume Uni.

 

Seulement, le Brexit change tout.

Le premier ministre d’Ecosse voit l’occasion de retenter un référendum. Elle a déjà lancé un ultimatum.

D’autant que l’Ecosse a voté à 62% pour le maintien dans l’union.

 

Conclusion : Un processus de paix en Irlande du Nord qui pourrait être compromis, une Ecosse qui pourrait retenter le coup pour l’indépendance, car l’Ecosse préfère être avec l’UE que le royaume Uni, la cohésion du royaume semble compromis.

 

Ceux qui ont organisé le referendum pour raison démagogique et électoralistes n’ont pas été très malins.

Ceux qui ont appelé à voter non risque de faire imploser le royaume.

18 juillet 2016 Posted by | International, Politique | , | Laisser un commentaire

Le conseil municipal du 29/06/2016 en 4 points (Hors CA) (2/4) : Taxe sur les friches commerciales

Lors du conseil municipal du 29/06/2016, la ville de Malakoff a voté une taxe sur les friches commerciales.

Son taux est de 20% première année, 30% seconde année et 40% troisième année.

 

Etant donné le caractère physiocrate de cet impôt (on paye pour la possession d’un bien), on pourrait penser que je suis contre.

Ce n’est pas le cas. Il s’agit ici d’un bien sur un local commercial inutilisé.

Tout comme la taxe sur les logements vacants, l’objectif est d’inciter le propriétaire d’un local commercial non utilisé à le louer.

 

Le but ici n’est pas d’enrichir la commune, mais d’inciter un propriétaire à louer son local.

 

Néanmoins, même si c’est un bon outil, cela ne doit pas dispenser la ville de Malakoff à avoir une réflexion poussée sur la question du commerce de proximité.

 

Déjà, il convient que vu le prix de location d’un local commercial en première couronne, les marges d’un commerce de proximité sont plus faible.

C’est pour cela que Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge, avait créé une société d’économie mixte pour acheter les locaux commerciaux afin de modérer les loyers.

Politique à laquelle est opposée la municipalité d’ailleurs.

 

Il serait dommage que cette taxe favorise d’avantage les banques et assurances qui elles ont les moyens de se payer les locaux commerciaux.

 

Cela amène donc à avoir une réflexion sur le commerce de proximité et de se poser la question  des besoins des Malakoffiots en termes de commerce de proximité.

Je pense qu’il faut construire un plan commerce local, comme je l’avais écrit.

 

Enfin, je rappelle que la ville a un manager du commerce local, personne chargée de remplir les locaux vides.

Il ne serait pas inutile de se poser la question de son efficacité, ainsi que celle de ses objectifs.

8 juillet 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (3/3) : La cause des problèmes Franco-Français, c’est la France, pas l’Europe

S’il y a une chose qui mérite d’être répétée en boucle, c’est que la cause de nos problèmes est la France, et non l’Europe.

 

Certes, l’Europe a des défauts, mais seule la France est responsable de ses propres problèmes.

 

Au mieux, l’Europe est le bouc-émissaire de politiques incompétents.

 

Au pire, c’est l’ennemi de poujadistes qui prônent le repli sur soi et/ou qui veulent ruiner la France en augmentant le déficit public.

Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon ne s’y sont pas trompés.

Répondons d’ailleurs à Jean Luc Mélenchon qu’un pays peut faire faillite, y compris en dehors de l’UE.

Je pense à l’Argentine.

 

Donc l’Europe est d’abord le bouc-émissaire de politiques lâches et incompétents qui n’assument pas leurs actions démagogiques et leurs politiques qui défient seulement le bon sens.

 

D’ailleurs, il convient de dire que certains hommes politiques, par calculs politiciens, n’aident pas à faire aimer l’Europe.

Je pense en particulier à Jacques Chirac qui promet la baisse de TVA sur la restauration sachant que l’Europe ne le permet pas. En gros, il fait une promesse qu’il compte ne pas tenir en disant : « Vous voyez, c’est la faute à l’Europe ! ».

 

En fait, mon seul reproche vis-à-vis de l’Europe est que celle-ci n’a pas encore sanctionné la France pour déficit excessif, car là, la France exagère vraiment.

Je rêve d’ailleurs de voir l’Europe descendre avec sa règle et taper sur les doigts de Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Marre de voir un déficit public. Je rappelle que les finances de l’Etat, c’est le bien de tous les français.

Donc donnons au moins trois problèmes français où l’Europe n’a rien à voir.

Trois problèmes français liés seulement aux mauvais choix, souvent par démagogie, lâcheté ou égoïsme, des dirigeants français.

 

Le premier est le déficit.

Je tiens à rappeler que le problème (re ?)commence en 2002, avec l’élection de Jacques Chirac.

Histoire de dire que c’est un gars cool et qu’il tient ses promesses, Jacques Chirac a diminué les impôts.

Problème : un audit de finances publiques montrait déjà un déficit dans une situation difficile.

Mais Chirac a diminué les impôts, aggravant le problème de la dette.

 

Viens ensuite Nicolas Sarkozy. Celui-ci a directement négocié avec l’Europe pour ne pas réduire automatiquement le déficit. Par la suite, c’est lui-même qui a fait une politique de la demande, au détriment de la lutte contre les déficits.

Aujourd’hui, la cours des comptes pointe encore des problèmes de déficit publics.

 

Autre problème : la compétitivité.

Là aussi, la France en est la seule responsable.

Le manque de déficit est dû principalement à un coût du travail élevé et à un manque de flexibilité.

Or, c’est la France qui maintient des charges patronales élevées et c’est la France qui maintient un code du travail lourd et incompréhensible.

 

Enfin, on pourrait parler de la faible qualité de notre enseignement.

Mais là encore, la faute est encore à la France.

C’est la France qui décide de ses programmes scolaires.

 

Je pense que l’on pourrait multiplier les exemples.

 

Avant de critiquer l’union européenne, la France ferait mieux de balayer devant sa porte.

 

Sur le même sujet, un livre à lire : Europe : La France qui triche, de Muriel de l’Ecotais.

7 juillet 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le conseil municipal du 29/06/2016 en 4 points (Hors CA) (1/4) : Attribution des subventions aux organismes et associations

Le principal point du conseil municipal du 29/06/2016 était le vote du CA (compte administratif) 2015 (point sur lequel je reviendrais longuement).

 

Mais il y a aussi quelques points intéressants qu’il faut mettre en valeur.

 

Le premier est l’attribution des subventions aux associations.

On parle ici d’une aide financière de la mairie.

 

Comme il s’agit d’argent, public d’ailleurs, et que la ville de Malakoff va traverser une période de vache maigre, c’est normal d’avoir un avis sur la question.

 

Le premier serait d’aller vers plus de transparence.

Les informations suivantes devraient être facilement disponibles sans passer par un courrier type écrit à Madame le Maire.

Dans les informations, on doit avoir les associations qui ont demandé des subventions, celles qui ont eu des subventions, et sur quels critères les subventions ont étés attribués ou refusés.

 

Par ailleurs, les subventions doivent être établies suivant un contrat, contrat dont la mise en œuvre doit être évaluée afin de savoir si la poursuite des subventions  est souhaitable ou pas.

 

Dans le contrat, on peut aussi bien raisonner sur le projet de l’association que sur ce qu’elle apporte socialement parlant.

 

Enfin, il serait souhaitable que la commission d’attribution des subventions (dont je ne sais pas comment elle se nomme dans la réalité) soit ouverte aux élus de l’opposition.

4 juillet 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff et moi : Au niveau économique, c’est très faible

Hier avait lieu la soirée de restitution de l’initiative Malakoff et moi.

Il y a eu des propositions intéressantes, des engagements intéressant.

Mais il y a eu un grand absent : la question économique.

 

Or, c’est une question clé et vitale, surtout dans le cas de Malakoff.

 

Il y a néanmoins un point positif, la proposition que j’ai cosigné, qui était dans le programme des démocrates de Malakoff en 2008, s’est traduite en engagement : on construira une pépinière d’entreprise.

 

Mais sur le reste de la question économique, c’est vraiment très faible.

 

Or la question est vitale. Comme le disait mon regretté Parrain, qui était adjoint des finances à Porcheville, quand on a des sous, on fait tout. C’est lorsque l’on n’a pas de sous que l’on fait des choix politiques (Porcheville était une ville riche grâce à la taxe professionnelle touchée par EDF).

 

Reprenons.

Malakoff a des atouts.

On a réussi la mixité sociale, on a un vrai vivre ensemble, un cadre de vie agréable, un service public assumé, et une identité forte.

 

Or, tout cela coûte des sous.

Je ne dis pas ça en mal. Juste en tant que constat de lucidité.

 

Or, Malakoff traverse une période économique difficile.

Après tout, c’est comme ça pour tout le monde, personnes, entreprises et collectivités locales.

Les recettes de Malakoff sont donc vouées à diminuer.

En particulier, les caisses de l’Etat étant durablement vides, les dotations sont donc amenées à diminuer.

Râler et sauter comme un cabri sur sa chaise ne changera rien.

Je l’ai d’ailleurs répété hier, et je me suis même fâcher lors d’une réunion Malakoff et moi.

 

Au contraire, je pense qu’il faut avoir une véritable réflexion économique pour permettre à Malakoff de traverser une situation qui va être difficile.

 

Il faut d’abord avoir une réflexion sur les recettes.

Il faut réfléchir à comment faire venir plus de contribuables.

Au lieu d’augmenter les taux, il faut augmenter le nombre de contribuables payant des impôts.

La densification va d’ailleurs dans ce sens.

 

Enfin, il faut dépenser mieux, voire moins.

Il faut une réflexion sur la restructuration de nos services, une réflexion pour faire mieux avec moins.

 

Tout ceci n’a pas été clairement mis en avant lors des réunions Malakoff et Moi.

L’opposition aura un vrai travail de pédagogie à faire.

Pas de bol, le principal groupe d’opposition est trop occupé à imploser.

1 juillet 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Non Monsieur Alain, les dotations ne sont pas un du, c’est le désendettement de l’Etat qui est un du !

Hier, Monsieur Alain, lors de la présentation du compte administratif 2015, expliquait  que les dotations étaient un du.

Il a d’ailleurs même remarqué que je faisais la gueule, mais il a insisté en disant que c’est comme ça.

Je vais encore répondre, et ça ne sera sans doute pas la dernière fois.

 

Non monsieur Alain, les dotations de l’Etat ne sont pas un du, surtout quand les communes ne font pas d’effort pour réduire leurs dépenses de fonctionnement (cours des comptes, Député Dosière).

 

Ce qui est un du, surtout envers les générations futures, c’est d’en finir avec le déficit de l’Etat.

Ce qui est un du, c’est de réduire la dette de l’Etat.

D’ailleurs, il semble que ce soit mal parti, selon le dernier rapport de la cour des comptes.

Et comme 2017 sera une année électorale, on n’est pas dans une situation propice à la lutte contre le déficit public.

 

Il s’agit bien, dans le cas de l’Etat, d’un déficit de fonctionnement. On a les dépenses de fonctionnement supérieures aux recettes de fonctionnement.

En gros, on s’endette pour payer le chauffage.

 

Selon le principe de bon sens qu’une dette se rembourse, on laisse une ardoise aux générations futures, ardoise dont ils n’auront pas profité.

On a déjà un aspect moral très contestable !

 

Mais il convient aussi de rappeler que le déficit est un poison économique, sociale et démocratique.

La Grèce devrait être un exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

Poison économique d’abord.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans son excellent livre,  la dette sert à financer les ménages pour qu’ils consomment.

Or, notre appareil productif est très dégradé.

Du coup, comme la France n’est pas compétitive dans l’économie mondiale, les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour faire gagner nos concurrents.

Cette politique, économiquement, n’est rien d’autre que du suicide.

 

Par ailleurs, cette politique est clientéliste, car ce n’est pas l’ensemble de la population qui en profite (faute de moyen).

C’est une politique injuste, qui en général se fait d’abord au détriment des classes moyennes.

 

Poison social ensuite.

Effectivement, la France a la chance d’avoir un service public.

Celui-ci permet l’égalité (Education nationale) et d’aider les gens à se relever (sécurité sociale, assurance chômage).

Le dernier point est d’autant plus important qu’aujourd’hui, les accidents de vies sont plus fréquents.

Or, en dehors de considérations sur l’efficacité du service public, celui-ci a un coût.

Augmenter le déficit, c’est s’assurer qu’à terme, celui –ci ne sera plus en mesure d’être financé.

Augmenter le déficit public, c’est donc condamner le service public à disparaître.

 

Vu que le service public est un facteur du vivre ensemble, je m’y refuse.

 

Enfin, le déficit est aussi un poison démocratique.

Un gouvernement démocratiquement élu n’a pas les moyens de sa politique s’il croule sous une montagne de dette.

 

Difficile d’avoir une politique ambitieuse si le banquier hurle à vos oreilles pour que vous remboursiez vos dettes.

 

Ce n’est pas pour rien que je place la lutte contre le déficit public au-dessus de tous.

C’est une question politique, morale, économique, sociale et démocratique.

30 juin 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Demande du CA 2015

Lors du conseil municipal d’hier, on a voté le CA (compte administratif) 2015.

Ce document étant important, je vais, comme d’habitude, me permettre de le demander.

 

Madame le Maire,

Le compte administratif 2015 a été voté lors du conseil municipal du 29/06/2015.

Je vous permets de vous demander ce document.

Je vous rappelle que l’article L2121-26 m’autorise à demander ce document, et que ce même article vous oblige à me le communiquer.

Par ailleurs, je souhaiterais connaître la valeur de l’auto financement brut.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Cordialement.

30 juin 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (2/3) : L’Europe, un bien précieux

Il convient de rappeler que l’Europe est un bien précieux, une chance et également une nécessité.

 

Pourquoi ?

 

Déjà parce que l’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Il convient de rappeler qu’il y a eu trois guerres entre la France et l’Allemagne :

  1. Celle de1870 perdu par la France, qui a vu la chute du second empire.
  2. La première guerre mondiale de 1914-1918 qui a vu la victoire de la France et l’humiliation de l’Allemagne.
  3. La seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, qui a vu les pires horreurs, comme le génocide des juifs.

Soit 75 années de rivalités Franco-allemande.

Les générations franco-allemandes de nos grands-parents étaient rivales.

Pour notre génération, la rivalité franco-allemande n’existe plus.

L’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Pourvu que ça dure.

 

L’Europe a été la réponse aux pires régimes totalitaires européens.

Ce n’est pas anodin si les partis extrémistes sont anti-européens, notamment le FN.

A noter que le leader de l’UKIP, parti anti-européen et populiste anglais, a reconnu avoir menti pour pousser le Brexit.

 

De plus, il faut une entité politique au niveau européen.

Certains problèmes, dans la mondialisation, se posent au niveau européen.

Pour imposer des règles du jeu face à des géants comme la Chine, les USA ou le Japon, c’est au niveau européen que ça se passe.

 

La défense de notre territoire, c’est au niveau européen que ça se passe.

Beaucoup de problèmes ne se posent plus au niveau franco-français, mais au niveau européen.

 

Par ailleurs, faire partie de l’Europe impose une discipline. Je souhaite même que l’Europe aille plus loin.

Marre d’avoir un déficit public français qui hypothèque notre avenir.

 

Ça aussi, Mélenchon qui veut faire tourner la planche à billet et emprunter sans compter l’a compris…

26 juin 2016 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (1/3) : C’est le manque de démocratie qui est sanctionné

Etant Centriste, et donc de fait Européen, je ne pouvais pas ne pas m’exprimer sur le Brexit, même si je suis plus sur de la politique locale et éventuellement nationale.

 

Ayant beaucoup de point à mettre en avant, je vais donc le faire sur trois points.

 

Le premier est que le Brexit, pour moi, sanctionne le manque de démocratie en Europe.

Certes, on pourrait dire que les Anglais, il n’était pas vraiment pour l’Europe, et que c’est mieux qu’ils s’en aillent.

Le blog du Centrisme le dit, et le général de Gaulle le disait, empêchant le Royaume Uni d’entrer dans l’Europe.

 

Mais il faut néanmoins regarder l’Europe tel quelle est, et il y a en Europe un problème de démocratie.

 

Effectivement, le seul organe européen élu directement par le peuple au niveau européen est le parlement européen.

 

Or, c’est finalement l’organe européen qui a le moins de pouvoir.

Le parlement européen n’a qu’un pouvoir consultatif.

 

C’est la commission européenne qui propose les textes de loi. C’est la commission européenne  qui a le pouvoir exécutif.

 

Commission européenne certes contrôlée par le parlement, mais elle est nommé par le conseil européen, qui est constitué des chefs d’Etat et de gouvernement.

 

Or, les chefs d’Etat ou de gouvernement sont élu pour conduire la politique au niveau national.

 

Il faut donc que la commission européenne soit directement choisi par les peuples européen, ou au pire par le parlement.

Certes, le président de la commission européenne est désigné lors de l’Election européenne (depuis 2014). Mais il faut aller plus loin.

C’est la commission européenne qui doit être désigné par le peuple européen.

 

Pourquoi ?

Pour diverses raisons, l’Europe va, et doit prendre le pas sur les compétences des nations.

Or, pour que l’Europe prenne le pas sur les compétences nationales, sur des prérogatives nationales, les dirigeants doivent pouvoir rendre des comptes au peuple européen.

 

Ce n’est pas le cas, même si il y a des timides progrès.

 

La commission européenne ne rend des comptes qu’aux chefs d’Etats et de gouvernement.

Au contraire, elle doit passer au-dessus des chefs d’Etat et de gouvernement, et rendre directement compte de ses actions au peuple européen.

 

Un peu comme le président de la république française passe au-dessus des présidents de régions, des présidents de conseils départementaux et des maires.

 

Il faut donc que la composition de la commission européenne ne dépende que du peuple européen, pas des chefs d’Etat européen.

 

Voyez-vous votre président de la république élu par seulement les 36 000 maires français ?

 

La commission européenne doit donc au mieux, être désignée par le peuple européen (avec cerise sur le gâteau un président européen   élu au suffrage direct par le peuple européen), au pire par le parlement européen, seul organe directement élu par le peuple européen pour la politique européenne.

 

L’Europe est amenée à prendre de plus en plus de pouvoir. Les dirigeants européens doivent être clairement identifiés. Seule la démocratie directe le permet.

 

Qui sait que le président de la commission européenne est Jean-Claude Juncker ?

25 juin 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Les investitures chez les républicains

Ça y est, les investitures sont tombées pour les républicains.

 

Et c’est mauvais signe, car c’est du Sarkozy tout craché.

 

Bon, il y a évidemment l’investiture de Balkany, ajouté de celle de Manuel Aeschlimann, qui représente le clan Sarkozy avec tous les travers inimaginable.

 

Mais il convient d’ajouter plusieurs points.

Le premier est que l’on trouve beaucoup de droite dure.

En particulier, on a Philippe Pemezec et Camille Bedin.

 

On a aussi des carriéristes, comme Clément Forestier, dans notre circonscription.

 

Mais c’est avant tout un moyen de faire taire les modérés.

C’est Sarkozy qui choisit les députés, indépendamment   du résultat de la primaire.

 

Si Fillon ou Juppé gagnent, ils vont avoir du mal à imposer une politique dans l’intérêt général.

 

Mais ça montre une constante Sarkozienne, l’envie de diriger sur un socle minimal, alors qu’il faudrait bâtir des coalitions, comme en Allemagne, afin de s’en sortir enfin, et faire des réformes où tout le monde s’y retrouve.

 

Et surtout, c’est un camouflet pour le centre.

Certes, les sortants UDI n’ont pas de concurrents, mais ils n’ont aucune circonscription nouvelle.

Et lorsqu’il s’agira de construire une coalition, face à des candidats républicains déjà en campagne, ça sera difficile de faire valoir ses droits.

 

Bref, Sarkozy, qui pense qu’il va gagner la primaire, espère diriger seul la France sur une base réduite pour une minorité.

Du Sarkozy quoi.

Et comme d’habitude, il piétine le centre, centre qu’il méprise tant.

 

Le problème, c’est que le centre l’a mérité.

Je l’avais d’ailleurs déjà écrit lors des régionales.

 

En ne faisant pas une liste au premier tour, et en y allant avec la droite dure comme Wauquiez et Peletier, on a invité la droite dure à prendre le centre pour des paillassons.

 

Pourquoi s’en priveraient-ils, puisqu’on les y a invités…

 

Résultat : On a besoins des idées centristes, mais on est affaibli et on ne pèsera pas dans la prochaine législature.

 

En fait, on ne sera même pas présent.

 

Tout ça à cause d’un travail peu sérieux… Comme je l’avais écrit

 

Évidemment, je suis furax, et aussi inquiet pour la suite.

23 juin 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Législatives 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

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