Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2016 de Malakoff (14/14) : Pourquoi je suis contre le budget 2016 de Malakoff

Si j’avais été élu, j’aurais voté contre ce budget.

Pourquoi ?

 

Il y a plusieurs raisons.

 

La raison principale est le manque de visions économiques.

Effectivement, nous sommes dans une période économique difficile.

Période économique difficile qui, malheureusement, est partie pour être durable.

Certaines recettes, comme les dotations, sont programmées pour diminuer.

 

Par ailleurs, on ne peut pas prendre le contribuable pour une vache à lait. Pour lui aussi, la période est économiquement difficile.

 

Il faut donc avoir une véritable réflexion économique sur Malakoff !

Il faut réfléchir à ce que sont les recettes, ce que sont les dépenses, comment elles vont évoluer et palier le futur manque de certaines recettes.

 

Il faut pallier la diminution de certaines recettes, soit par des économies, soit par une augmentation de recettes.

 

Quand je parle d’augmentation de recettes, je ne parle pas d’augmentation sur un contribuable, mais plus d’augmentation du nombre de contribuable.

On en revient à un point clé : il faut des investissements productifs !

 

C’est la principale raison.

Autour de la principale raison, il y a des raisons annexes.

Il y a l’augmentation de la dette.

Pourquoi pas, mais elle doit s’accompagner d’un plan de désendettement, non présent, et être fait pour des investissements productifs, non présents également.

 

Il y a le manque d’économies.

Effectivement, les subventions aux associations sont sacralisées.

Je ne suis pas d’accord. Les subventions doivent être distribuées selon ce qu’apporte l’association à la ville où selon son projet.

 

Il y a la sacralisation des services publics.

Là aussi, je ne suis pas d’accord.

Non pas que je sois contre le service public. Au contraire.

Mais il n’est pas normale, surtout en période de vache maigre, de payer 100% quand on peut faire mieux ou aussi bien en dépensant seulement 50%.

 

Il faut également une réflexion sur le service public municipal, où l’on se pose d’abord le rôle de celui-ci et où l’on met en adéquation après les moyens avec son rôle clairement défini.

 

Pour toutes ces raisons, je suis contre le budget 2016 de Malakoff.

23 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | 2 commentaires

Retour sur la réunion Malakoff et Moi du 19/05/2016 (1/3) : La dette de l’État, une question clé !

Je reviens de la réunion de Malakoff et moi et je dois reconnaître m’être mis en colère.

Pourtant, ça avait bien commencé…

J’avais même répété ce que j’ai dit la dernière fois.

 

Et puis c’est parti en couille…

Pourquoi ?

Parce qu’un participant a proposé une motion contre la baisse des dotations, sujet sur lequel je me suis déjà exprimé dans le passé.

 

Bon, ça n’aurait pas duré, tant pis.

 

Mais ça a duré et il faut donc que je m’exprime sur le sujet, aussi bien sur la forme que sur le fond.

 

Sur la forme d’abord.

La méthode est pour moi clairement condamnable. Je la condamne d’ailleurs.

On peut pas demander une motion sur un sujet important et laisser l’opposition (en l’occurrence moi) ne pas s’exprimer. Surtout si l’intervention dure.

J’ai demandé la parole, on ne me la pas donnée.

Mais comme ça a duré, j’ai dû insister.

Conclusion : pour me faire entendre, j’ai dû gueuler.

 

Le sujet est important pour Malakoff. La réunion publique sert à éclairer les malakoffiot sur les enjeux de la ville.

Si une personne parle durablement sur un sujet d’une importance capital, il est normale, voir primordial pour le débat, qu’un avis contraire s’exprime. Surtout quand on soumet une motion, donc un vote (qui si il avait eu lieu, j’aurais voté contre).

De plus, quand j’ai été voir cette personne, elle ne voulait pas m’écouter.

Ça ne fait pas très démocratique !

Pas étonnant pour une proposition égoïste.

 

Et puis il y a le fond.

Et je maintiens donc ce que je répète inlassablement.

Demander une annulation  de la baisse des dotations de l’État, c’est égoïste, criminel, sectaire, démagogique et j’en oublie certainement beaucoup !

 

Pourquoi ?

Parce que les caisses de  l’État sont durablement vides !

Parce qu’il est hors de question de laisser la dette de l’État continuer à croitre.

 

Déjà par ce que c’est une question économique !

La dette de la France, qui je le rappelle est une dette de fonctionnement (c’est-à-dire que l’on s’endette pour payer le chauffage), tue notre économie.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans son excellent livre, la dette sert à payer des politiques clientélistes pour que des ménages consomment.

La droite et la gauche sont d’ailleurs tous les deux fautifs.

La droite par baisse d’impôts sur les plus riches, la gauche par augmentation du revenu, par les moyens de l’Etat, sur les ménages les plus pauvres.

Le problème, c’est que l’appareil productif de la France est très dégradé.

Les ménagent achètent donc chez nos concurrents.

Bref, on s’endette pour faire gagner nos concurrents dans la mondialisation.

 

Pour simplifier, on n’est pas les meilleurs, ni les moins chers.

Conclusion : on se fait bouffer dans la mondialisation.

Au contraire, il faudrait permettre de consolider notre appareil productif. Et donc appauvrir momentanément nos ménages.

 

Par ailleurs, il faut arrêter les histoires.

Il y aura appauvrissement des ménages sur le long terme. La question est de quelle ampleur ?

Si un ménage passe de 3 à 1 télé, ce n’est pas grave.

Mais là, on risque de passer de « Je travaille et je ne peux plus payer ma maison ».

 

Pourquoi ?

Car notre appareil productif est dégradé. Il ne peut donc plus nous enrichir collectivement !

 

Ça, c’est la première raison.

 

Seconde raison : sociale.

Effectivement, le service public a un coût.

Si on continue le déficit public, le service public est condamné, car il ne pourra plus être financé.

Je tiens à rappeler que le service public est une nécessité.

Nécessité qui permet d’accompagner les populations en difficulté (les chômeurs par exemple) , qui permet l’égalisation des conditions (comme l’Ecole), l’équité…

Plus de service public, c’est la jungle.

C’est pour ça qu’en finir avec le déficit public, c’est un devoir, car en finir avec le déficit public, c’est pouvoir financer sereinement le service public.

 

Enfin, c’est une question de démocratie.

Si l’Etat n’est plus en capacité de rembourser sa dette, ce n’est plus le gouvernement, démocratiquement élu, qui fait la loi.

C’est le banquier !

Par ailleurs, il est difficile d’avoir une politique ambitieuse quand le banquier hurle à nos oreilles pour que l’on rembourse sa dette.

 

Par ailleurs, c’est aussi une question morale. La dette, elle est laissée aux générations futures, qui elles, n’en ont pas profités.

 

Pour toutes ces raisons, en finir avec le déficit public, avoir des finances publiques saines, c’est un devoir !

Les finances de l’Etat, c’est le bien de tous les français.

 

Par ailleurs, je rappelle qu’un Etat peut faire faillite, avec des conséquences sociales désastreuses.

Ce qui se passe en Grèce, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

On va me répondre que l’on parle des communes.

Mais les communes, même si elles ne doivent pas être seules à faire l’effort, doivent y participer.

 

D’autant que elles ne sont pas toujours vertueuses ( Cour des comptes, Député Dosière).

 

Il y a une véritable différence politique entre la municipalité et moi.

La municipalité communiste de Malakoff pense que le service public doit être financé par la dette.

Moi, je pense que le service public doit être financé par l’économie et la productivité.

 

Par ailleurs, les réunions « Malakoff et Moi » devraient servir à trouver des solutions, pas à tabasser un clochard pour lui soutirer les sous qu’il n’a pas.

 

Demander de l’argent à l’État qui n’en a plus, ça ne fera pas avancer le schmilblick.

19 mai 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | 2 commentaires

Budget 2016 de Malakoff (13/14) : Vous avez dit « investissement productif » ?

Une des critiques que j’émets souvent vis-à-vis de la municipalité est sur le manque d’investissement productif.

 

Je l’avais d’ailleurs répété lors de la réunion du 17/02/2016.

Et bien j’ai eu mon heure de gloire lors du conseil municipal du 23 Mars 2016, conseil municipal où l’on votait le budget.

 

Effectivement, Joël Alain a répondu à ma critique.

Il a expliqué que Malakoff faisait des investissements productifs, citant la rénovation de l’ancienne trésorerie.

 

Sauf que vu de loin, je ne suis pas vraiment persuadé que ce soit un investissement productif.

J’ai même l’impression du contraire !

 

La question étant cruciale, surtout en période de vache maigre, il est temps de revenir dessus.

 

Mais d’abord, c’est quoi un investissement productif ?

 

De mon point de vue, on peut séparer les investissements en deux catégories :

Les investissements productifs et les non-productifs.

 

Un investissement non-productif a pour objectif de rendre un service à la population ou répondre à un besoin pour la population.

Dans les exemples, on a  un stade, une piscine…

Dans le cas de Malakoff, on a le centre de santé et la médiathèque.

En général, l’investissement non-productif coûte à la commune de l’argent, même si on peut faire payer une contribution.

L’entrée de la piscine, par exemple, est payante.

 

Je ne suis évidemment pas contre les investissements non –productifs, le service public étant un vecteur facilitant le vivre ensemble et l’accompagnement des personnes en difficulté.

 

Mais il faut toujours garder en mémoire que par la suite, c’est un  coût à assumer.

 

Puis il y a les investissements productifs.

L’objectif n’est pas de rendre un service à la population. L’objectif assumé est d’augmenter les recettes de la ville.

Lors de la grande époque de la taxe professionnelle, l’idée était de construire des zones pour que les entreprises s’installent.

Une entreprise qui s’installe, c’est de la taxe professionnelle qui tombe.

C’est la politique qui a permis à des villes comme Montrouge ou Issy-les-Moulineaux de devenir des coffres forts.

 

C’est aussi cette politique qui a fait de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Dans le cas de Malakoff, la question est cruciale.

La baisse des dotations est programmée, les caisses de l’État étant durablement vide.

Si la municipalité de Malakoff avait fait des investissements productifs, elle ne se serait  pas sentie obligée d’augmenter fortement la taxe foncière pour faire face à la baisse des dotations.

 

Par ailleurs, la crise étant durable, et les baisses de recettes allant sans doute continuer, il faut absolument que la ville de Malakoff réfléchisse à des investissements productifs.

 

Je ne suis pas sûr que les investissements proposés par la ville soient productifs.

16 mai 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur la réunion du 12/05/2016 « Malakoff et Moi »

Jeudi, j’étais à la réunion organisé par Malakoff et Moi.

Pour résumer, le nouveau maire lance une concertation pour rencontrer les habitants.

Elle essaye aussi de relancer la démocratie locale (conseil de quartier par exemple).

 

Je trouve cette initiative très bien, et elle se fait sur des bases saines.

Au début, on a eu le droit à la diffusion d’un film où les malakoffiots ont pu s’exprimer librement, y compris contre la municipalité d’ailleurs.

 

En ce qui me concerne, j’ai axé mon discours sur trois points.

 

Le premier, c’est sur le fait que le point fort de Malakoff est son vivre ensemble et sa mixité.

La municipalité fait beaucoup d’effort sur ce domaine et je dois reconnaître que la ville est plutôt un modèle dans ce domaine.

Le fait d’avoir la volonté de doter Malakoff d’un vrai service public, les 40% d’HLM y contribuent également.

 

Sur la démocratie locale, je ne sais pas si on est un exemple, mais je pense qu’on est un élève correct.

La municipalité présente ses projets, il suffit de venir s’exprimer dans les réunions publiques.

Mieux, il arrive que si les arguments sont bons, la municipalité prenne en compte le point de vue.

J’ai expliqué que grâce à mon travail, la municipalité a pris en compte la cassure Nord/Sud dans le PLU. Ce n’était pas gagné.

La municipalité décide, normal, elle est élue, mais elle fait preuve d’une transparence acceptable, même si on pourrait peut-être faire mieux.

 

Mais on pourrait surtout faire pire, comme à Puteaux.

Mais Puteaux, c’est une autre planète !

 

Enfin, j’ai insisté sur le point faible de Malakoff, qui pour moi doit être absolument changé : l’Economique.

 

Le point faible de la gestion de Malakoff, c’est le manque de vision de la municipalité sur les questions liées à l’économique.

Pour moi, c’est vraiment l’économique qui menace Malakoff !

La forte augmentation de la taxe foncière est un aveu d’échec de la municipalité sur la gestion de l’économique.

 

Je regrette que personne n’ait mis en avant ce dernier point, aussi bien dans le film que dans l’assistance.

 

Je voulais également faire seconde une intervention mais je n’en ai pas eu l’occasion.

J’aurais d’abord répondu à une personne qui a déclaré que « Ceux qui font Malakoff, c’est nous, ceux qui vivent en HLM, on a fait la ville ».

Je trouve le propos exagéré.

Je paye la taxe d’habitation, et je participe à la vie locale.

Je fais aussi Malakoff !

 

Par ailleurs, je serais revenu sur la question des recettes de la ville.

C’est effectivement une question fondamentale, mais très difficile.

En 2008, l’idée était de faire venir des entreprises pour qu’elles payent la taxe professionnelle.

Faire venir des entreprises permet de faire venir des recettes sans toucher le point fort de Malakoff : la mixité sociale.

 

Seulement voilà. Un certain Nicolas Sarkozy a supprimé la taxe professionnelle et l’a remplacé par autre chose. Pire, les impôts économiques sont touchés par le territoire Vallée Sud Grand Paris.

Ce n’est donc plus du tout intéressant de faire venir des entreprises, financièrement parlant.

 

Pour faire venir des recettes, il faut faire venir des ménages riches. Or, ça touche à l’identité de Malakoff : sa mixité sociale.
Une vraie question.

15 mai 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (12/14) : La question économique, une question primordiale

Après avoir écrit sur les aspects techniques, il est temps d’écrire sur les aspects politiques.

Et commencer une remarque :

La question économique est primordiale.

Certes, c’est bateau, mais dans le cas de Malakoff, ça doit être répété maintes fois.

 

Mais qu’est-ce que j’entends par importance de l’économie ?

 

Ayant un cursus scientifique, j’ai peu fait, durant ma scolarité, de l’économie.

Mais j’en ai fait en seconde.

 

Mon professeur d’économie nous avait passé  un extrait « Des dieux sont tombés sur la tête ».

Ce film compte l’histoire des Bochimans, peuple vivant dans le désert du Kalahari.

Pour être exact, le film parle d’une tribu isolée du reste du monde et ne rencontrant que peu d’êtres humains.

Cette tribu ayant un style de vie, elle développe son économie locale.

 

Puis un jour, tombe du ciel une bouteille de Coca Colas.

Bouteille bien pratique pour creuser, tanner la peau…

Le problème, c’est qu’il n’en est tombé qu’une seule.

Du coup, toute l’économie s’est écroulée.

 

L’idée de mon professeur d’économie était d’abord de montrer que l’économie n’était pas qu’une question de dépense et de recette, c’était aussi une question d’organisation de la société.

 

Dans le cas de Malakoff, c’est effectivement une question de recettes et de dépenses. Mais ça reste une question fondamentale.

 

Effectivement, lorsque l’on a les sous, on fait tout.

C’est lorsque l’on a moins de moyens que l’on fait des choix politiques.

Voilà ce que me disait mon parrain, qui était conseiller municipal à Porcheville, ville qui a tous fait grâce à la taxe professionnelle perçue grâce à sa centrale.

 

Certes, trop d’argent appelle du gaspillage, donc une mauvaise gestion, comme à Puteaux.

 

Mais pas d’argent implique des problèmes.

 

C’est aussi une question de moyens pour une politique municipale.

C’est aussi une question sociale.

Faire du social, ça coûte de l’argent. Pour pouvoir faire du social, il faut de l’argent.

Et pour avoir de l’argent, il faut que l’économique fonctionne.
En fait, il n’y a pas de social sans une économie solide derrière.

C’est le sens de mon combat politique.

 

Dans le cas de Malakoff, la crise étant durable, les recettes diminuent.

En particulier, c’est le cas des dotations de l’Etat, celui-ci étant surendetté.

Il faut donc avoir une réflexion sur le long terme pour savoir quels sont les recettes, leurs évolutions, quels sont les dépenses, leurs évolutions, et comment y remédier.

 

J’en profite aussi pour répondre à l’intervention de Monsieur Joël Alain qui expliquait lors de la réunion du 12/05/2016 que Malakoff prenait en compte ses questions, et que par anticipation, elle avait augmenté fortement sa taxe foncière pour faire face à la baisse des dépenses.

 

Au contraire, je pense que la forte augmentation de la taxe foncière est un aveu d’échec sur la question économique.

Au moins depuis 2007 (Date à laquelle François Bayrou a insisté sur ce point), on sait que l’on ne peut pas continuer avec un Etat surendetté (sinon, c’est la Grèce).

 

La réduction des dotations est donc au moins programmée depuis 2007.

 

Si la municipalité s’était vraiment intéressée à la question économique, elle aurait anticipé cette baisse de recettes. Elle n’aurait pas été  piégée et elle ne se serait pas sentie obligée d’augmenter fortement les impôts, en l’occurrence la taxe foncière.

15 mai 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Position définitive sur la loi travail : Si j’étais député, je voterais contre

Vu que le débat s’engage à Malakoff, avec entre autre une lettre du maire demandant à notre député de voter contre, je vais donc prendre une position sur la loi Travail.

 

Si j’étais député, je voterais contre cette loi.

Il ne s’agit pas de faire tomber le gouvernement.

Pour moi, François Hollande a menti durant sa campagne, il est piégé par ses mensonges aujourd’hui.

Et le PS, faute de ne pas se réformer, est incapable de rentrer dans le 21ème siècle.

 

Si je voterais contre cette loi, c’est pour des raisons propres à celle-ci.

Ces raisons n’ont rien à voir avec celles des communistes.

 

D’abord, je tiens à rappeler que je pense que l’on va vers plus de flexibilité.

Je l’ai déjà écrit.

Je pense qu’il faut l’accepter. L’économie, la situation économique et sociale l’exigent.

Aujourd’hui, je pense que l’on surprotège le travail et je suis persuadé que c’est un leurre.

C’est d’ailleurs l’une des raisons (pas la seule, certes) qui fait que les entreprises n’engagent pas ou recherche des moutons à cinq pattes.

Par ailleurs, le fait de surprotéger le travail fait que les gens qui en sont éloignés ont encore plus de mal à en trouver. De fait, on a donc un système criminel.

 

Je trouve très dommageable que le débat se fasse de manière détournée (un peu comme la loi Macron également) mais je reconnais au moins un mérite à la loi travail : c’est de poser la question primordial de la flexibilité.

Même si j’aurais préféré que l’on la pose de manière directe et non détournée.

 

Mais à part ça, il y a deux points que je conteste.

Le premier est que la flexibilité doit être dans les deux sens. Pas seulement dans le sens du patron.

En particulier, à la suite d’une démission, on doit pouvoir être indemnisé vite.

En laissant la flexibilité dans un sens, on ne permet pas au patron d’être responsable.

C’est une porte ouverte aux abus.

Pire, ça oblige le salarié à rester malheureux dans son emploi, car sinon, si il le quitte, ça serait pire.

Permettre la flexibilité dans les deux sens, c’est rendre le patron responsable car s’il se comporte mal, l’employé peut partir facilement.

 

Enfin, et c’est la raison principale pour laquelle je suis opposé à cette loi, la flexibilité doit être accompagnée.

Les personnes doivent être accompagnées durant leurs recherches, ce qui devrait nous obliger à nous poser une bonne fois pour toute la question de l’efficacité du pôle emploi, et formées tout au long de la vie.

Il est d’ailleurs inadmissible que le CNAM ne soit pas une norme.

 

En s’attaquant à la baisse des indemnités, on se trompe de combat.

Le combat est face à plus de flexibilité, comment on aide les gens à trouver ou retrouver vite un emploi.

 

Pour ces deux raisons, je n’approuve donc pas la loi Travail.

 

En plus : Un excellent article qui explique comment le PS c’est planté sur la loi travail.

12 mai 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (11/14) : La dette de Malakoff

Sujet qui fâche, et sujet pénible pour avoir les informations, mais sujet oh combien important, surtout en période d’investissement

 

Pourquoi le sujet fâche ?

Parce qu’entre 2001 et 2008, la municipalité a fortement investit en augmentant fortement la dette.

Premier point de désaccord : je suis pour un investissement basé principalement sur l’autofinancement brut et l’épargne.

 

Deuxième point de désaccord : la dette doit se rembourser. Or, celle de Malakoff se rembourse bien lentement.

 

Sujet difficile pour avoir les informations car disséminées un peu partout dans le budget.

Pire, les totaux ont souvent du mal à correspondre.

 

Habituellement, je demande les précisions à la municipalité.

 

Mais cette année, je vais essayer de suivre une suite logique.

 

D’abord, l’estimation de l’encours de la dette (primitif + parking, car et oui, le budget est divisé en 2…).

Selon le budget primitif, on a un encours de la dette au 01/01/2016 de 33 592 185,73€.

Dans le budget annexe des parkings, on a un encours de la dette au 01/01/2016 de 1 272 998,55€.

 

Soit une dette totale au 01/01/2016 de 34 865 184,28€.

 

Reste à calculer la dette au 31/12/2016…

Ça sera la dette retranché de ce que je vais rembourser et ajouté de ce que je vais emprunter.

Dans le cas d’une commune, la dette sert à investir. C’est donc une recette d’investissement.

Par ailleurs, rembourser de la dette, c’est préparer l’avenir. C’est donc une dépense d’investissement.

 

Je vais donc me baser sur la section de fonctionnement pour calculer la dette au 31/12/2016.

 

Dans le budget primitif, on rembourse 3 006 847,00€ de dette mais on emprunte 5 665 000,57€.

On emprunte donc  2 658 153,57€.

 

Dans le budget des parkings, on ne fait que de rembourser 120 245€.

 

On emprunte donc au total 2 537 908,57€.

 

Ce qui fait que l’on a une dette au 31/12/2016 de 37 403 092,85€.

 

Contrairement aux autres années, on a une augmentation de la dette (+7,3%).

Cette augmentation de la dette est liée à une nouvelle phase d’investissement.

 

Certes, cette hausse est modérée.

Mais elle pose néanmoins deux questions.

 

La première est que la ville ne prévoit pas d’investissements productifs.

Je reviendrai sur ce point.

 

Enfin, une dette doit être remboursée.

Emprunter doit se faire avec un plan de désendettement.

Je ne suis pas sûr que la ville l’ait vraiment élaboré.

11 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (10/14) : Les dotations et participations

Un autre sujet qui fâche.

Effectivement, on peut considérer que la municipalité de Malakoff fait une bonne politique.

Mais elle le fait sur l’argent des autres, en l’occurrence l’Etat.

Et les autres, en l’occurrence l’Etat, ils n’ont plus de sous. Ils baissent donc  les sous qu’ils nous donnent…

 

On arrive donc à une véritable différence politique entre moi-même et la municipalité communiste de Malakoff.

 

Pour Malakoff, l’argent de l’Etat est un dû.

Dû qui permet à la municipalité de continuer sa politique.

 

Or, pour moi, notre politique ne doit dépendre que de nous, de nous-même.

Elle doit principalement  se faire sur des recettes propres.

En cas de problèmes de recettes (ce qui va être le cas dans les années qui vont suivre), il faut avoir une approche économique.

 

Monsieur Alain explique que les dotations, pour diverses raisons, sont un dû.

 

Je suis en total désaccord.

Ce qui est un dû, c’est le désendettement de l’Etat.

Ce qui est un crime, surtout vis-à-vis des générations futures, c’est de continuer un déficit de fonctionnement de l’Etat !

 

C’est pour ça que je m’insurge contre les pétitions malhonnêtes que fait circuler la municipalité pour demander l’annulation de la baisse des dotations!

 

Sujet politique, qui mérite d’être commenté en long, large et travers…

Dans le budget 2016, on a :

Libellé Budget 2015 Budget 2016 Part 2015 (%) Part 20165 (%) Variation(%)
Dotation forfaitaire 5 376 000,00 4 269 677,00 52,11117633 26,31332045 -20,57892485
Dotation de solidarité urbaine 270 000,00 270 000,00 2,617190775 1,663965804 0
Dotation spéciale instituteurs 20 000,00 20 000,00 0,193865983 0,123256726 0
Emplois d’avenir 87 370,00 85 000,00 0,846903548 0,523841086 -2,712601579
Autres participations Etat 27 450,00 33 000,00 0,266081062 0,203373598 20,21857923
Participation Régions 10 000,00 15 000,00 0,096932992 0,092442545 50
Participation Départements 430 511,00 326 417,00 4,173071918 2,01165454 -24,17917312
Participation Autres communes 51 000,00 0,00 0,494358258 0 -100
Participation GFP de rattachement 785 515,00 0,00 7,614231896 0 -100
Recettes/fonds compensation
charges territoriales
0,00 8 170 000,00 0 50,35037265 NA
Participation Autres organismes 2 445 459,00 2 218 851,00 23,70456569 13,67441551 -9,266481262
Attribution versement
impôt sur spectacles
3 000,00 3 000,00 0,029079898 0,018488509 0
Compensation perte taxe add.
droits mutation
2 000,00 2 000,00 0,019386598 0,012325673 0
Attribution du fonds départemental TP 172 000,00 172 000,00 1,667247457 1,060007845 0
Etat – Compensation CET (CVAE et CFE) 156 000,00 110 000,00 1,51215467 0,677911994 -29,48717949
Etat – Compensation
exonération taxes foncière
50 000,00 37 000,00 0,484664958 0,228024943 -26
Etat – Compensation Exonération
taxe habitation
275 000,00 338 000,00 2,665657271 2,083038673 22,90909091
Dotation de recensement 9 100,00 8 500,00 0,088209022 0,052384109 -6,593406593
Dotation pour les titres sécurisés 10 100,00 10 100,00 0,097902322 0,062244647 0
Autres attributions et participations 135 900,00 137 750,00 1,317319357 0,848930702 1,36129507
Total 10 316 405,00 16 226 295,00 100 100 57,28633182
Total – Fond compensation
charges territoriales
10 316 405,00 8 056 295,00 100 49,64962735 -21,90792238
Total dotation d’état 5 800 020,00 4 696 277,00 56,22132904 28,94238642 -19,0299861

 

Le moment de revenir sur certains commentaires récents aussi…

Dernièrement, je m’étais étonné de la forte augmentation des dotations (+57%).

En réalité, on a réellement une baisse.

Pourquoi ?

 

Par Twitter, on m’avait expliqué que c’était lié à des recettes du département pour gérer la municipalisation des crèches.

Ce n’est pas vrai. Au contraire, on a une baisse des dotations liées au département.

 

Le coupable est lié à la création   des « Recettes/fonds compensation charges territoriales », ce que le territoire Grand Paris Vallée Sud nous donne pour fonctionner.

Cette somme représente 50% de nos dotations

Et ce libellé fausse totalement la vision.

Car en réalité, ailleurs dans le budget, cette somme est reversée au même territoire, à savoir Grand Paris Vallée Sud.

Du coup, les dotations réelles, utilisées pour notre politique sont de 8 056 295€.

On a bien une baisse de 22%.

 

J’avais annoncé un budget de 79 866 148,95€ (soit une augmentation de 21,3%), il est en réalité de seulement de 71 696 148,95€ (soit une augmentation de 8,9%).

 

Mais on va quand même continuer avec ce jeu d’écriture comptable…

Et calculer les dotations de l’Etat.

 

Il convient, politiquement, de différentier les dotions et participations, d’une part, et les compensations, d’autre part.

 

Dans le premier cas, on nous donne de l’argent pour fonctionner.

Dans le second cas, c’est l’Etat qui nous prive de recettes qui nous sont dues, et qui compense.

 

Le total de nos dotations d’Etat est de 4 696 277,00€.

Soit  5,88% du budget avec écriture comptable et 6,55% du budget sans écriture comptable.

 

On a ici une baisse franche de la part des dotations d’Etat dans le budget de Malakoff.

L’année dernière, on était à 12,39%.

9 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (9/14) : 43 CDD employés par la municipalité communiste de Malakoff

cdd_budget_2016_1

 

cdd_budget_2016_2

Tout est dans le titre !

La municipalité communiste de Malakoff mentionne dans le budget 2016 43 CDD (si j’ai bien compté…).

Et c’est du vrai CDD de cador.

On a des médecins généralistes, des dentistes, des médecins spécialisés.

 

Ce nombre étant assez important, finalement, ça mérite de s’intéresser à la question, politiquement, et de commenter la chose.

 

La première remarque est que pour moi, le CDI est mort.

Je l’ai déjà écrit.

Pour des raisons compréhensives, on a une tendance à surprotéger le travail.

Or, de mon point de vue, c’est un leurre.

C’est un leurre car en réalité, la mondialisation a apporté la flexibilité.

C’est un leurre car en réalité, si une entreprise a des difficultés financières, elle licenciera.

Et heureusement, il vaut mieux perdre 50% des emplois d’une entreprise que 100%, car celle-ci a fait faillite.

Enfin, si votre patron n’aime pas votre gueule, ne vous en faites pas, il vous licenciera quand même. Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Le problème, c’est qu’en surprotégeant l’emploi, on en a fait une denrée rare.

Du coup, les TPE/PME (car c’est ici que se trouve l’emploi, surtout pour les personnes qui y sont éloignées) n’osent plus  embaucher, car l’erreur coûte chère.

Et dégager un employé devient difficile.

On arrive donc à un système stupide, avec entre autre des questions totalement débiles et criminelles lors des entretiens d’embauche (comme dans cette excellente scène avec Gérard Jugnot).

Dans les autres anomalies, on a allongé grandement les périodes d’essaies.

En gros, on a finalement inventé un système criminel, surtout pour les personnes éloignées de l’emploi.

Je méprise Nicolas Sarkozy, mais je dois reconnaître que la rupture conventionnelle va vraiment dans le bon sens.

 

Le mieux, finalement, c’est de prendre cette flexibilité comme un fait, et de l’accompagner.

De l’accompagner par une véritable réflexion sur l’offre et la demande, seule façon d’assurer le pleine emploi, un vrai accompagnement des demandeurs d’emploi (et non pas comme le pôle emploi) et une vrai formation tout au long de la vie.

 

C’est toute la réflexion qui se cache sur la loi El Khomri.

 

La seconde remarque est du point de vue du contribuable.

Je n’ai pas d’éléments suffisant pour juger si la municipalité a raison ou pas d’utiliser autant de CDD.

Ça dépend du poste, de la nature de la mission, de nos finances aussi.

Le CDD apporte une flexibilité.

Le seul reproche serait que je ne suis pas sûr que les personnes employées puissent suivre les dossiers sur la durée (car vu les postes, ça doit principalement être pour le centre de santé).

Je rappelle que normalement le CDD est d’une durée maximale de 18 mois et renouvelable 2 fois.

A moins que le CDD soit renouvelé plus que l’autorise la loi, comme à la poste.

Ce qui est illégal et pourrait déboucher sur un procès qui coûterait plus cher aux finances de la ville, plus cher qu’un CDI…

Après, sur le reste, je n’ai pas assez d’éléments pour juger.

Je n’ai pas d’avis pour ou contre.

 

Enfin, la dernière remarque est politique, voir politicienne.

La municipalité de Malakoff est communiste.

Elle lutte contre la loi travail (comme ici).

Elle dénonce assez régulièrement ces salauds de patrons (surtouts ceux du CAC40) qui cherchent les profils à court-terme, sur les dos des salariés, en maintenant ceux-ci dans la précarité.

Précarité représenté par le CDD.

On est en plein Karl Marx.

Pour la municipalité de Malakoff, le CDI doit être la norme !

Sauf que la municipalité fait ici l’inverse.

Ça fait « faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais ! ».

1 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (8/14) : Répartition du personnel de Malakoff

rep_nombre_pers_budget_2016

Une question récurrente est de savoir où est affecté le personnel de Malakoff, comment est-il réparti ?

 

Il ne faut pas rigoler, Jean Emmanuel Paillon a mis 6 ans à avoir l’organigramme complet.

D’ailleurs, je crois même qu’il en est devenu fou (nan, je plaisante !).

 

A défaut d’avoir l’organigramme complet, le budget de Malakoff donne une répartition par emploi, catégorie et filière.

 

Après divers compte (et une aide précieuse d’Excel), on arrive à :

EMPLOIS BUDGETAIRES EFFECTIFS POURVUS
Sur emploi budgétaire
Libelle Catégorie A Catégorie B Catégorie C Hors catégorie Catégorie A Catégorie B Catégorie C Hors catégorie
Emplois fonctionnels 5 0 0 0 3 0 0 0
Filière administrative 23 23 89 0 20 22 80 0
Filière technique 7 14 271 0 6 13 259 0
Filière sociale 2 1 45 1 2 44 0 1
Filière Médico-sociale 17 2 20 0 14 2 19 0
Filière Médico-technique 4 2 0 0 1 1 0 0
Filière sportive 1 2 0 0 0 2 0 0
Filière culturelle 0 0 1 0 0 0 0
Filière animation 0 22 67 0 0 21 66 0
Filière police 0 0 1 0 0 0 1 0
total 59 66 494 1 46 105 425 1

 

Total emploi
Budgétaire
Total emploi
pourvue
Différence Agent
titulaire
Agent non titulaire
Libelle
Emplois fonctionnels 5 3 2 3 0
Filière administrative 135 122 13 120 2
Filière technique 292 278 14 278 0
Filière sociale 49 47 2 47 0
Filière Médico-sociale 39 35 4 32 3
Filière Médico-technique 6 2 4 1 1
Filière sportive 3 2 1 2 0
Filière culturelle 1 0 1 0 0
Filière animation 89 87 2 87 0
Filière police 1 1 0 1 0
total 620 577 43 571 6

 

Déjà une remarque (très) bête et (très) méchante : la municipalité ne sait pas faire une addition !

Effectivement, pour les emplois budgétaires, 5 + 135 + 292 + 49 + 39 + 6 + 3 + 1 +89 + 1 = 620 (et non 615).

Pour les emplois pourvu, 3 + 122 + 278 +47 + 35 + 2 + 2 + 87 + 1 = 577 (et non 574).

Il faut dire que ça m’a gêné, étant donné que j’ai regardé au chiffre  prêt pour faire des tableaux croisés.

 

Je tiens aussi à revenir sur mon estimation pipeau.

Avec des hypothèses simplificatrices, j’avais trouvé 521 fonctionnaires.  Ils sont 577 (aux erreurs d’additions près).

Il faut dire que depuis 2009, il y a eu des transferts.

Enfin, mon estimation est plus basse car il y a moins de fonctionnaire de catégorie A, mais plus de catégorie C.

 

Enfin, on remarque que la mairie emploie surtout dans la filière technique (278) et administrative (125).

Effectivement, les emplois fonctionnels correspondent au directeur de service et ses adjoints.

 

Vient ensuite la filière d’animation (87), la filière sociale (47) et la filière médico-sociale (35).

 

Notons que 620 emplois sont budgétisé, mais seulement 577 sont pourvus.

30 avril 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

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