Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal

C’est donc officiel, Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal.

 

La raison principale étant qu’il était sur la liste en Marche aux sénatoriales.

Il avait également soutenu Laurianne Rossi, notre député LREM, lors des législatives.

 

Après les votes le concernant, il avait dû partir et il avait d’ailleurs donné mandat à Emmanuelle Jannès, qui elle a rejoint LREM (sans doute par hasard, évidement).

 

Pour ma part, je comprends la municipalité. Elle a été élue clairement et elle se situe dans l’opposition à Emmanuel Macron.

 

Au fond, elle vit ce que j’ai vécu avec Emmanuelle Jannès en 2014…

 

Il est clair que Monsieur Ben Malek doit faire une réflexion sur ses convictions politiques.

 

Je le dis, d’autant que j’ai des désaccords de fond sérieux avec la municipalité de Malakoff, notamment sur l’économie.

 

Néanmoins, beaucoup de questions se posent.

 

Effectivement, Monsieur Ben Malek était dans la commission d’appel d’offre, une commission stratégique.

 

Déjà, juridique. Il semblerait que la municipalité ne peut pas démissionner un membre de la commission d’appel d’offre.

 

Mais aussi politique. J’espère qu’il y a au moins un membre de l’opposition.

Là, je ne sais pas où aller chercher l’information.

Publicités

14 décembre 2017 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

C’est donc Wauquiez

Sans surprise, Laurent Wauquiez est élu président des républicains.

 

Au fond, c’est une conséquence de l’élection d’Emmanuel Macron.

C’est la droite qui veut être fier d’être de droite et empêcher la recomposition politique, portée par Emmanuel Macron, et pour résister, a voté identitaire, c’est-à-dire Laurent Wauquiez.

 

Mais je préfère avoir un président qui fait le job, et que je critique sur le fond, comme Emmanuel Macron, plutôt qu’un président qui fait une politique débile et idéologue, que je critique sur le fait qu’il fasse une politique débile et idéologue.

Dans cette catégorie, on a Nicolas Sarkozy, et François Hollande.

 

Pour moi, Laurent Wauquiez, c’est Nicolas Sarkozy, en pire.

Pour moi, Laurent Wauquiez est aux républicains ce que Benoît Hamon est au PS.

 

C’est un dinosaure d’une autre époque, dinosaure qui empêche la France de se réformer et d’avancer.

 

Laurent Wauquiez veut faire de sa région un laboratoire de sa France d’après.

Quand je vois ce qu’il s’y passe, ça fait froid dans le dos (voir ici, ici et ici).

A mon humble niveau, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher la France d’après de Laurent Wauquiez, en ne votant pas pour lui, par exemple…

 

Mais au-delà de l’élection de Laurent Wauquiez, c’est le problème du grand parti de droite, les républicains, et de son incapacité à se réformer, et à se remettre en cause.

 

Déjà, commençons par la base.

La défaite de Nicolas Sarkozy était méritée.

Certes, François Hollande a été un président médiocre, mais ça ne doit pas faire oublier le bilan catastrophique de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012.

 

Il y avait tout un tas de raisons pour lesquelles il fallait congédier Nicolas Sarkozy.

Elles sont très bien expliquées d’un point de vue économique dans le Livre de Peyrelevade, mais il y avait aussi une gouvernance à sanctionner, très bien décrit dans le livre de François Bayrou.

 

Pour faire rapide, il a augmenté la dette, enrichi une oligarchie, fait des affaires la norme, rendu inefficace le service public…

 

Ce qui amène au second problème avec la droite, problème qui existe d’ailleurs au PS, et dont la désignation de Benoît Hamon est une conséquence.

 

Pour la droite, être de droite est plus important que de faire une bonne politique.

 

Soyons clair, je n’ai rien contre la droite, et j’estime que c’est normal que la droite soit de droite.

 

Le problème, c’est la stratégie que la droite (et donc de l’autre côté la Gauche) applique pour faire accepter une politique de droite.

 

En gros, à droite, ils pensent qu’ils sont beaux, magnifiques et intelligents, et que la droite a la vérité absolue.

 

De fait, ils ont les solutions, idéologiques, avant d’avoir analysé et fait un diagnostic de la situation.

 

Or, pour ma part, je suis pour une approche cartésienne.

 

On fait une analyse de la situation, on fait un diagnostic et à partir de ce diagnostic, on construit un plan d’action.

 

La droite a élu le pire président possible.

Elle doit faire un diagnostic sur ses échecs et la situation de la France pour pouvoir se reconstruire.

 

Au lieu de ça elle va rester dans sa vérité, ce qui n’est pas une bonne chose pour un parti sensé être capable d’appliqué le pouvoir.

 

Pour moi, c’est parce qu’elle a refusé de faire le bilan des années Sarkozy et qu’elle a essayé d’imposer son point de vue par la Force que la droite a perdu une élection imperdable.

Elle aurait pu choisir Alain Juppé et être là, en train de faire les réformes dont la France a besoin.

Elle aurait pu rentrer dans l’Histoire.

 

Au lieu de ça, elle a préféré imposer par la Force sa vision. Elle a préféré sens commun aux modérés et aux gens.

 

Pour moi, c’est la Droite, qui en préférant François Fillon à Alain Juppé, a choisi la défaite.

Pour moi, si François Fillon avait été élu, il n’aurait pas été en capacité de réformer la France.

 

Avec l’élection de Wauquiez, la droite persiste dans son erreur.

 

La seule chose à espérer aujourd’hui, c’est que l’élection de Wauquiez accélère l’implosion de la Droite et la recomposition politique dont la France a besoin.

11 décembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

9 décembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

J’ai décidé de sécher la réunion du 21/11/2017 de Malakoff et moi

Ce soir, il y a une réunion Malakoff et moi, enfin de l’atelier auquel je participe, et j’ai décidé de la sécher.

 

Comme ça fait un petit moment que je veux parler de la démocratie locale sur Malakoff (point que j’ai abordé sur une proposition de Malakoff et moi d’ailleurs), je me dis que c’est le moment de se lancer et de donner les arguments qui font que je ne suis pas à la réunion Malakoff et moi ce soir.

 

Je serai néanmoins présent le 2 Décembre.

 

La première raison est que la réunion est à 19H30, or il est temps de comprendre que les gens travaillent. Et par extension, il serait également souhaitable de comprendre que les gens qui travaillent payent les impôts qui permettent à la collectivité de tourner.

 

De plus, je travaille à Elancourt.

Même si j’ai la chance d’avoir le bus direct (le 475), il faut me laisser le temps d’arriver.

Comme je pars vers 18H, et qu’il me faut 1H30 pour arriver, ça me fait arriver vers 19H30.

Aujourd’hui, à 19H30, j’étais à la station de bus…

Et encore, c’est si tout va bien. La fréquence du 475 est faible, et il peut y avoir sur l’A86 et la N118 des embouteillages.

 

Laisser un peut de temps, le temps d’arriver, ce n’est pas un mal.

On pourrait commencer la réunion à 20H.

 

Deuxième raison, je ne sais même pas ce qu’il s’y passe.

 

La première réunion était 19/09/2017.

Il y a eu une réunion le 17 Octobre, réunion à laquelle je n’ai pas pu participer, à cause de mon travail.

Sur le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé, et je n’ai pas eu l’occasion de suivre les dossiers.

Je ne vois pas ce que je peux apporter.

 

Troisième raison, il s’agit de faire un bilan sur ce que la municipalité a tenu des promesses faites lors de la séquence de Malakoff et moi.

Très franchement, je trouve l’intérêt limité. Déjà parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste encore 3 ans à la municipalité pour tenir les engagements.

De plus, une proposition qui était pertinente à un temps t ne l’est plus à un temps t+1.

Ou bien, des problèmes peuvent apparaître et il serait bien de pouvoir s’approprier le problème pour y apporter une solution, de débattre du problème pour y apporter une solution.

Comme le dit si bien notre maire, l’intelligence collective, à laquelle elle croit, c’est quelque chose de bien.

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains points, comme l’économie par exemple.

 

Ce qui amène la dernière raison, qui à mon avis est la plus importante.

Malakoff et moi se fait au détriment des conseils de quartiers.

Que Malakoff et moi soit complémentaire aux conseils de quartier, pourquoi pas.

Mais que Malakoff et moi se fasse au détriment des conseils de quartiers, non.

 

Les conseils de quartier, pour moi, c’est l’une des plus grandes réussites du mandat précédent.

Ils sont nécessaires.

C’est un lieu de vie, où l’on peut échanger, débattre, exposer un problème…

 

Le conseil de quartier, c’est le premier outil de démocratie local.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », expliquait que dans la société démocratique, l’individu est isolé dans la masse.

Pour lutter contre cet effet pervers, Alexis de Tocqueville expliquait qu’il fallait encourager les citoyens à monter des associations locales.

 

Le conseil de quartier sert à lutter contre l’isolement du citoyen.

 

Or, à Malakoff, les conseils de quartier sont de moins en moins actifs.

J’avais d’ailleurs évoqué le sujet.

Pire, sur des grands sujets, les conseils de quartiers ne se réunissent plus, ne s’emparent plus de sujets importants.

 

Il en est de même de la CDD qui ne s’est pas réunit depuis le 23 Juin 2016.

 

Or, du coup, il n’y a plus de lieu pour se rencontrer, pour discuter des problèmes, de la ville, du quartier ou des projets municipaux.

 

Il n’y a plus de lieux pour faire fonctionner l’intelligence collective.

 

Il n’y a plus de lieux pour débattre de la vie du quartier.

 

Je ne sais pas depuis quand les conseils de quartier tournent à sous régime, voir ne tournent plus.

 

Mais la priorité de la municipalité ne devrait pas être Malakoff et Moi, mais de relancer les conseils de quartier.

21 novembre 2017 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Justice League au cinéma

Vendredi soir, j’ai été voir Justice League, et franchement, je n’ai pas aimé.

J’ai même signé la pétition pour avoir la vision de Zack Snyder.

 

J’aime bien les films de super-héros, et bizarrement, même si je n’ai pas lu beaucoup de comics (excepté Batman), je préfère DC à Marvel.

 

Entre autres, la série Batman de Tim Bruce et Paul Dini est l’une, si ce n’est ma, série animée préférée, et la meilleure série sur Batman.

Elle a permis à Mark Hamill de se recycler dans le doublage, et de devenir le meilleur Joker.

 

Pour replacer le contexte, les films de super-héros, c’est surtout Marvel.

Enfin, non, les X-Men sont chez la fox (j’en profite aussi pour signaler X-Men First Class qui est l’un de mes films de super-héros préféré).

Mais le reste de Marvel, c’est chez Disney.

 

Or, le problème, c’est que les films Marvel sont formatés.

On sait ce que l’on va voir, on passe un bon moment (sauf sur Avengers 2 que j’ai détesté), mais on ne va pas voir un chef-d’œuvre.

C’est oubliable.

 

Il existe de grands films de super-héros.

Je pense aux Batman de Nolan, de Burton, Watchmen de Zack Snyder, Spiderman de Sam Raimi (Spiderman est chez Sony) ….

 

Pour Warner DC, il y a une place, à mon avis, pour concurrencer Marvel.

C’est juste histoire de voir autre chose.

J’ai envie de voir autre chose.

 

Prenons les Batman de Nolan, dont Batman Begin est mon film de super-héros préféré.

Le ton est sombre, mais ça apporte un vrai plus. On rentre dans la tragédie de Bruce Wayne, qui n’arrive pas à passer à autre chose. On rentre dans le personnage. On est avec lui.

Par ailleurs, dans Batman Begin, ça n’empêche pas, malgré le drame Bruce Wayne montré en long, large et travers, d’avoir des moments épiques et super-héroïques, comme la poursuite avec la Batmobile. Avec en plus une magnifique musique de Hans Zimmer.

 

Le problème, et je suis désolé de dire ça, c’est que les producteurs manquent de couilles.

Zack Snyder, à mon avis, en plus touché une tragédie familiale, est parti et Joss Whedon l’a remplacé.

 

Pour moi, le problème n’est pas Zack Snyder.

Zack Snyder a des défauts, mais ses films sont travaillés, notamment au niveau du visuel.

De plus, il a fait d’excellents film dans le passé, comme les Watchmen, qui est l’un de mes fils de super-héros préférés, et j’aime bien Sucker Punch.

 

Le problème du DCCU n’est pas le ton. On peut faire de très bons films de super-héros sombres.

Les films de Nolan sur Batman le prouvent.

 

Et puis, franchement, même s’il y a des défauts dans Batman V Superman (le précédent), au moins, Zack Snyder, il a essayé de faire des choses différentes.

Et puis, j’ai acheté le Blue Ray là où je n’ai jamais acheté en DVD/Blu-Ray Marvel (à l’exception de Iron Man parce que l’on m’avait dit que c’était bien, mais je le trouve surestimé).

 

Le problème, c’est les producteurs qui manquent de couilles. Au lieu de penser long-terme et de donner ce que le public a besoin de voir (façon de parler), et donc quelque chose de différent, différent de Marvel, ils mettent court-circuite toutes les décisions artistiques.

 

Pourquoi Wonder Woman est le meilleur film du DCCU ?

Réponse, car les producteurs ont ignoré la réalisatrice, en l’occurrence Patty Jenkins, qui a fait tout ce qu’elle voulait et qui a pu faire un film de 2H30.

 

Par exemple, le président de Warner DC a imposé une durée de 2H maximale.

Cette décision est stupide.

Un film doit durer la durée nécessaire.

Ce type de décision a par exemple gâché Batman V Superman à sa sortie cinéma (2H30).

C’est fou comme la version longue (3H) améliore le film. Franchement, ce n’est plus le même film, et c’est beaucoup mieux.

Et dire qu’il existe une version de 4H de ce film…

 

 

Prenons un autre exemple : Il était une fois l’Amérique du Grand Sergio Leone.

Le film dure 251 minutes (version Extended Director’s Cut de 2012).

Le montage initial durait 4H25.

Or, il était sous contrat avec la Warner pour livrer un film de durée maximale de 2H45.

Il coupa des scènes pour arriver à 3H41.

Il ne pouvait pas descendre plus bas pour des raisons narratives.

Le super Twist ne marche que si on prend le film dans son ensemble.

Mais la Warner décida de sortir une version de 2H19.

Pire, le film fut monté en ordre chronologique, ce qui dénaturait l’ouvre du grand Sergio Leone.

Conclusion, le film fut aux USA un échec public et critique. Pire, le Grand Sergio Leone ne tourna plus de film jusqu’à la fin de sa vie. Il était dégouté.

 

Aujourd’hui, le film, dans sa version de plus de 3H, est reconnu comme un chef d’œuvre.

 

Et pour conclure sur la durée, j’aurais bien voulu qu’un film comme Dunkerque dure moins longtemps.

 

Au final, on arrive sur un film trop court et moche (alors que en général, le visuel chez Snyder, c’est son point fort).

Le méchant en plus est trop basique.

 

Enfin, je me permets d’aborder le pire point du film : la musique.

Junkie XL a été remplacé par Danny Elfman.

 

Danny Elfman a fait de bonne partition comme celles du Batman de Tim Burton ou les Spiderman de Sam Raimi.

 

Sauf que là, il s’est foutu de la gueule du monde.

En particulier, pour Batman, il a réutilisé la partition du Batman de Tim Burton.

 

La partition marchait très bien pour l’univers Gothique de Tim Burton, mais là, ça ne marche pas.

Et puis, Danny Elfman n’est pas le seul à avoir fait de bonnes partitions pour Batman.

Celles de Hans Zimmer sont toutes aussi bonnes, que ce soit pour Nolan, ou Zack Snyder.

Mieux, quand il est passé de Nolan à Zack Snyder, Hans Zimmer a changé de partition.

Et c’est un bon choix, car les deux réalisateurs proposent une vision différente de Batman.

 

Le Batman de Nolan, joué par Christian Bale est un Batman jeune. Il se cherche, cherche un sens à sa vie et se construit.

 

Le Batman de Snyder, joué par Ben Affleck, qui franchement est bon, et a un potentiel, est un Batman vieux, usé, fatigué.

Il est devenu amer, mauvais et a sombré dans le côté obscur.

Il est proche de la vision de Franck Miller dans Le Dark Knight return.

Il a raté sa vie, et est l’exemple du Mythe de Sisyphe.

La partition au piano, composée par Hans Zimmer, mélancolique, colle parfaitement à un Batman amer, qui cherche la rédemption et à faire une chose de bien dans sa vie (comme monter la Justice League).

Par contre, la partition de Danny Elfman, qui collait bien à la vision de Tim Burton, ne colle pas au Batman de Ben Affleck.

D’autant que pour moi, le Batman de Ben Affleck a du potentiel.

Et n’empêche pas des moments de bravoure.

Si la BD de Frank Miller est très pessimiste, il y a des moments de bravoure et des moments super-héroïque.

Et pourtant, dans la BD, Batman est objectivement, un sale type.

 

Sur la musique, des exemples comme ça, j’en ai plein.

Et si j’insiste dessus, c’est qu’elle ruine le film, elle est vraiment inadaptée au film, y compris dans les moments épiques.

Elle rend le film encore plus mauvais.

Pire, elle n’est même pas synchronisée à l’action.

C’est dommage, car Junkie XL a fait la musique d’un autre très bon film de super-héros, en l’occurrence Deadpool.

 

Donc au final, à cause de la production, on n’a même pas un film passable ou on passe un bon moment, comme un Marvel, mais un horrible film.

 

On pouvait faire beaucoup mieux, et il y a de la place pour faire autre chose que Marvel.

Pourvu qu’un jour, on puisse profiter de la vision de Zack Snyder.

19 novembre 2017 Posted by | Cinéma | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronales ou le pire impôt physiocrate (suite)

Suite aux commentaires ici, j’ai décidé de remettre une couche sur un impôt que je déteste tant : les charges patronales.

 

D’autant qu’on ne me la fait pas. J’ai passé la première partie de ma vie au chômage (ce qui a été très désagréable), j’ai commencé dans les TPE avant d’être dans un grand groupe.

 

Mieux, mon métier consiste à gérer les travers induits par la rigidité du code du travail et les charges patronales.

 

Donc je connais un peu le sujet.

 

Donc répétons-le, les charges patronales, c’est le pire impôt physiocrate.

C’est un impôt qui coule notre économie, et qui fabrique du chômage.

 

C’est un impôt débile, qui crée de la misère sociale et humaine.

 

C’est par son travail que l’on progresse dans la société.

Cet impôt imbécile va contre ça, et empêche les gens de progresser dans la société, et juste de s’intégrer.

 

Mais pourquoi cet impôt, physiocrate, est le pire ?

Après-tout, n’importe quel impôt physiocrate est débile, idiot, stupide et injuste.

 

Tout simplement à cause de ce que l’on paye en charge patronale en valeur.

 

En prenant ce qui est ici, on peut dérouler les formules.

Le site ici est aussi une autre source.

 

2 phrases sont importantes :

  • Les charges salariales sont calculées sur la base du salaire brut, le taux moyen étant de 22 %.
  • Quant aux charges sociales patronales, celles-ci correspondent en moyenne à 42 % du salaire brut

Soit CS les charges salariales et CP les charges patronales.

Soit SN le salaire net et SB le salaire brut.

 

Selon le point 1, on a :

SN = (1 – 22%).SB = (1 – 0,22).SB = 0,78.SB.

 

Soit C le coût d’un employé pour un employeur.

 

C = SB + CP = (1 + 0,43).SN = 1,43.SN = (1,43/0,78).SB = 1,83.SN

 

Mea-culpa.

Je n’avais pas actualisé mes chiffres.

J’avais déclaré C ~ 2 SN, en fait, ce n’est que 83%.

 

Effectivement, François Hollande les a diminués un peu entre temps.

Ce qui est délirant, d’ailleurs, c’est que même François Hollande a été meilleur sur le sujet que Nicolas Sarkozy…

 

Néanmoins, ça reste élevé, surtout pour les TPE et PME, endroit où se trouve l’emploi pour les salariés qui y sont éloignés (comme les jeunes et les seniors).

 

Par ailleurs, pour payer moins de charges, il existe des dispositifs, comme les tickets restaurant.

D’ailleurs, depuis que je suis passé du panier repas au ticket restaurant, je pense que je suis perdant.

 

D’autant que là où je travaille, ma cantine n’accepte pas les tickets restaurants (ou pour être exact ma carte Ticket Restaurant).

Il m’arrive de les utiliser le soir, mais certains restaurants ne prennent pas ma carte Ticket Restaurant.

De plus, elle est plafonnée, et non utilisable le Dimanche.

 

Mais bon, je m’égares.

Dans l’absolu, les charges patronales sont toujours trop élevées.

Le mieux serait de les supprimer, mais là, comme la Taxe d’Habitation (un autre impôt physiocrate), ça doit se faire sur une refonte totale du système fiscal français.

Et la fiscalité, c’est le point faible de Macron.

 

Donc, dans l’absolu, il faut continuer de diminuer les charges patronales, jusqu’à ce que ce soit supportable.

 

Quand Emmanuel Macron dit que les retraités peuvent payer 10€ pour le plus grand nombre, je suis d’accord avec lui.

 

Encore une fois, ce qui est vraiment dégueulasse, c’est que les gens restent au chômage.

C’est que les gens qui jouent le jeu ne puissent pas avoir la possibilité de progresser.

 

En plus : Pourquoi Macron a raison d’augmenter la CSG :

10 novembre 2017 Posted by | Uncategorized | , , , | Laisser un commentaire

Il est fondamental de réduire les charges (Patronales et Salariales)

Comme j’en ai assez (depuis un moment) des critiques de mauvaise foi, venant aussi bien de la Droite comme de la Gauche, sur la hausse de la CSG, je vais me permettre de défendre notre président de la république.

 

D’autant que je trouve que les députés de LREM, ils dorment un peu trop.

Sur ce sujet, majeur, il faut rentrer dans le lard.

 

La droite est hypocrite, elle n’a rien fait au pouvoir.

Seule la gauche semble plus cohérente, mais c’est en réalité de l’idéologie malsaine.

 

Pire, il est critiqué comme président des riches.

Rappelons que grâce à la baisse des charges salariales (je suis dans la classe moyenne, je rappelle), mon salaire net, donc mon pouvoir d’achat, va augmenter.

Chose que j’attends depuis un bon moment (genre 10 ans, voir plus).

 

Donc en résumé, Emmanuel Macron, qui fait une mesure profitant au plus grand nombre (que ce soit la baisse des charges patronales ou salariales) est le président des riches.

De plus, la baisse des charges patronales profite plus aux TPE/PME qu’aux grands groupes, qui eux ont les moyens de faire de l’optimisation fiscale.

 

Macron président des riches… Mais franchement, de qui se moque-t-on ?

 

Le moment de reprendre le sujet à la base.

 

Le principe est de diminuer les charges, aussi bien salariales que patronales.

Le problème est de maintenir les dépenses de solidarité (notamment de santé).

 

Pour le faire, on augmente un impôt, TVA dans le programme de Fillon, CSG dans celui de Macron.

Avec l’augmentation d’un impôt, on finance la baisse des charges patronales et salariales.

 

En ce qui me concerne, l’importance n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais une bonne fois pour toute de réduire les charges qui sont une plaie sur notre économie, surtout les charges patronales.

 

D’ailleurs, les charges patronales sont surtout une plaie sur les TPE et les PME.

 

Le débat ne date pas d’hier.

 

En 2007, François Bayrou avait une excellente mesure dans son programme, la création de 2 emplois sans charges.

L’intéressé expliquait, à juste titre que ça allait débloquer la situation. Et je pense qu’il avait (voir a encore) raison.

Dans un grand groupe, 2 emplois, ce n’est rien.

Mais dans une PME, et surtout dans une TPE, c’est énorme.

De plus, dans la logique de François Bayrou, on aurait montré que les charges sont un frein à la création d’emploi dans une TPE/PME.

Ayant commencé dans une TPE, je confirme que les charges sont un frein à l’embauche.

 

Même si lors de la primaire socialiste en 2012, Manuels Valls s’est prononcé pour une hausse de la TVA, en général, pour le PS, pour raison idéologique, le PS ne veut pas entendre parler de la baisse des charges.

 

Quant à la droite, c’est Tartuffe.

Jean Louis Borloo avait évoqué la hausse de la TVA (la TVA sociale) en 2007, ce qui avait fait perdre des sièges à la Droite.

 

Sarkozy s’était empressé de ne pas appliquer la mesure, jusqu’en 2012, histoire de faire un piège à con de centrisme.

 

 

Mais rentrons dans le vif du sujet.

 

Pourquoi faut-il diminuer les charges ?

 

Les charges patronales d’abord.

Comme pour la Taxe d’Habitation, ou l’ISF, je pourrais expliquer que les charges patronales est un impôt physiocrate, dont par définition, il est injuste et débile, et doit être supprimé à long terme.

 

Mais je vais me placer sur le court terme.

A savoir qu’il fait un vrai dégât sur l’économie française, et qu’il fait en plus un dégât social.

 

En fait, les charges patronales, c’est juste le pire impôt physiocrate.

Pour rappel, on paye cet impôt parce que l’on embauche un salarié.

C’est un peu punitif.

En fait, on punit un patron parce qu’il embauche.

Ça devrait être juste… l’inverse.

 

Mais le pire, c’est que c’est un impôt qui a une valeur élevée.

Pour mémoire, si on embauche un salarié avec un salaire de x, on paye en charge patronale x.

Ce qui fait qu’un salarié coûte 2 x à un employeur.

 

Par exemple, si vous embauchez un salarié à 2000€ net, vous payez 2000€ de charges patronales, il vous coûte au total 4000€.

 

Ça fait donc un coût élevé pour le travail. Et pas que dans le privé. C’est aussi vrai pour le public (cas de Malakoff).

C’est surtout les TPE et PME qui morflent, car les revenus générés sont moindres.

Ça dissuade d’embaucher.

Ce qui est criminel car les emplois pour les gens qui y sont éloignés (principalement les jeunes et les séniors), c’est dans la TPE/PME.

 

De fait, en maintenant les charges patronales à niveau élevé, on éloigne les catégories les plus fragiles de l’emploi.

C’est là qu’il y a quelque chose de vraiment criminel et dégueulasse.

 

En résumé, si un patron paye 2000€ un salarié, il paye également 2000€ pour qu’un autre salarié soit « Une merde au chômage ».

On est en plein dans un roman de Kafka.

 

Vu le coût économique, humain et social que représente le chômage, au lieu de payer 2000€ un salarié et 2000€ (via les charges) à être « Une merde au chômage », autant embaucher 2 salariés.

 

Ce n’est vraiment pas pour rien que je qualifie les charges patronales de « Pire impôt physiocrate ».

En plus d’être un impôt physiocrate (ce qui est déjà un crime en soi), c’est un impôt avec une haute valeur.

 

De plus, cet impôt est contre la logique Schumpeter.

 

Effectivement, selon Schumpeter, le capitalisme, c’est la destruction créatrice.

A un instant t, on fabrique un bien (ou un service). Mais celui-ci va disparaître car il va être remplacé par autre chose.

La disparition du produit est destruction d’emploi, mais la création d’un nouveau produit est créatrice d’emploi.

C’est pour ça que Schumpeter parle de destruction-créatrice.

 

Pour créer de nouveaux produits, qui dans la logique de Schumpeter représentent les emplois de demain, il faut investir, notamment dans la recherche.

 

Or, pour investir, il faut faire de la marge, du profit. Le profit est par la suite réinvesti.

Or, les charges patronales jouent contre le profit, contre la marge, et empêche donc de réinvestir pour innover, et créer des emplois à long terme.

 

Ce n’est pas pour rien qu’en France, on est dans la « Destruction Pas création ».

 

Passons aux charges salariales.

Là, l’impôt est juste, car c’est un pourcentage sur le salaire brut.

Sauf que le problème, c’est que les charges salariales sont élevées, presque 25% du salaire brut.

 

Or, aujourd’hui, on est dans une stagnation des salaires.

Pour diverses raisons, malheureusement compréhensibles, les entreprises rechignent à augmenter les salaires. Les charges patronales et le contexte économique n’aidant pas.

 

Or, le pouvoir d’achat des gens qui travaillent diminue, notamment à cause de l’inflation.

Ce qui laisse le sentiment, malsain, que si on joue le jeu (par son travail), et bien, on se fait vachement couillonner.

 

Il faut combattre ce sentiment. Il est dangereux que ceux qui jouent le jeu soient les couillons.

Il faut encourager les gens qui jouent le jeu, et de fait, aider les gens qui travaille.

Le travail doit être la norme.

Le travail doit être récompensé.

 

C’est pour ça qu’il faut revaloriser le pouvoir d’achat des gens qui travaillent.

 

Comme le contexte économique des entreprises est difficile, le seul moyen est de diminuer les charges salariales.

La diminution des charges salariales augmentera le pouvoir des salariés (les gens qui travaillent) sans que l’entreprise augmente les salaires.

 

Pour conclure, diminuer les charges patronales, c’est diminuer le coût du travail, et c’est permettre aux entreprises de faire plus de marges pour réinvestir derrière.

C’est une mesure en faveur des entreprises.

 

Diminuer les charges salariales, c’est augmenter le salaire net des salariés et donc leurs pouvoirs d’achat. C’est une mesure en faveur des salariés.

 

Je pense que les deux diminutions sont à faire.

 

C’est pour ça que sur ce point, je suis sur la même longueur d’onde qu’Emmanuel Macron.

7 novembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | 5 commentaires

Sur l’ISF, Macron a raison, mais…

Je souhaite rebondir sur l’article de l’Hérétique, qui du coup va compléter mon article sur la Taxe d’Habitation.

 

En ce qui me concerne, je considère qu’Emmanuel Macron a raison de vouloir supprimer l’ISF, ou de le réformer.

C’est un impôt physiocrate, donc par définition, il est injuste.

 

Savez-vous que feu Liliane Bettencourt, femme la plus riche du monde, ne payait pas l’ISF.

 

Si on habite l’Île de Ré, on paye l’ISF indépendamment de son revenu ?

Même si on est retraité ou SMICARD ?

 

Allez, un dernier pour la route, auquel on ne pense pas forcement.

Si on habite en première couronne (possession d’une résidence principale) et que l’on possède un appartement en première couronne (que l’on loue), on paye aussi l’ISF.

Ce qui fait que l’on doit rentabiliser l’appartement à louer (en plus, il faut des fois y faire des travaux).

On paye aussi la taxe foncière (un autre impôt physiocrate…).

Bref, ça encourage à augmenter les prix de location.

 

Le problème, c’est qu’il y a une bulle immobilière à Paris et en petite couronne.

Les gens qui travaillent, et gagne au-dessus du salaire moyen ne peuvent pas se loger décemment.

 

Certes, l’ISF n’est pas la cause de la bulle immobilière. Ce n’est peut-être même pas une cause de la bulle immobilière, mais ça n’aide pas à faire exploser la bulle immobilière.

 

Le problème de l’ISF, c’est que c’est un impôt symbolique.

Il a été créé par le PS pour punir les riches, et expliquer que le PS est toujours de gauche.

 

Or, je ne vois pas en quoi un impôt, payé par les SMICARDS de l’Île de Ré, auquel ont échappé des riches, dont Liliane Bettencourt, est un impôt sur les riches.

 

Pour moi, c’est normal de payer des impôts.

Le problème, c’est qu’un impôt doit avoir une logique économique.

Or, l’ISF a une logique politique (voir politicienne), idéologique, clientéliste et punitive.

 

C’est juste un impôt débile.

 

Par ailleurs, même si sur ce sujet Emmanuel Macron a raison, je pense qu’il ne va pas assez loin.

En fait, je pense que la fiscalité est l’un des points faibles d’Emmanuel Macron, même s’il est largement au-dessus de François Hollande, qui lui osait se prétendre grand fiscaliste.

 

Le problème, c’est que notre système d’impôt a été pensé par les physiocrates, en 1789, soit il y a 228 ans, il y a plus de 2 siècles !

 

Selon les physiocrates, il est inconcevable de payer des impôts sur les revenus.

On paye des impôts sur son outil de travail.

 

Par exemple, si on a un champ, on paye des impôts pour la possession de son champ, car on va le labourer, et donc obtenir un bénéfice sur ses récoltes.

 

Le problème, c’est que si on a une inondation, une sécheresse et/ou une invasion de sauterelle, on a moins (voir pas) de récoltes.

Par contre on a les impôts.

 

Sur ce principe, on a inventé 4 impôts, les 4 vielles, la taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti, la taxe foncière sur le non-bâti et la patente (devenue taxe professionnelle puis CET).

 

A l’époque, ces impôts étaient touchés par l’Etat.

 

Vers les années 1870, il arrivait que l’Etat investissait beaucoup dans l’économie.

Seulement, le retour en investissement était faible.

Effectivement, selon le principe physiocrate, si on gagne beaucoup d’argent, mais que l’on a peu de bien, on paye peu d’impôt.

L’Etat a donc créé de nouveaux impôts et a passé les 4 vielles aux communes.

 

Le problème, c’est que l’on a un nombre important d’impôts physiocrates.

 

Certains font sourire, comme la redevance télévision.

Notez aussi la débilité de cet impôt.

Si on a un écran de télévision mais que l’on ne la regarde jamais (ou presque jamais en ce qui me concerne), on paye la redevance télé.

En ce qui me concerne, ma télévision me sert surtout d’écran d’ordinateur.

Mais si on ne possède qu’un écran d’ordinateur et que l’on regarde souvent la télévision sur son écran d’ordinateur, on ne paye pas la redevance télé.

Bonjour la logique.

 

Mais d’autres impôts physiocrates font des dégâts économiques (et par extension sociaux).

Je pense principalement aux charges patronales.

 

Par ailleurs, les impôts physiocrates peuvent créer des inégalités territoriales.

Dans le cas de la taxe d’habitation et de la taxe foncière, il y a une base, base définie par un obscur fonctionnaire du trésor public, dans un obscur couloir, loin des regards.

 

Effectivement :

Taxe = Base * Taux voté en conseil municipal (Pour la taxe d’habitation ou taxe foncière).

 

De fait des villes comme Neuilly (fortes bases) sont plus avantagé que des villes avec bases plus faibles (genre Malakoff).

 

En résumé, un mauvais maire de Neuilly fera toujours mieux qu’un bon maire de Malakoff.

 

Conclusion :

Pour moi, c’est normal de payer des impôts.

Tout le monde se doit de participer à la solidarité et à l’investissement collectif.

 

Le problème, c’est que tout le monde doit participer à la vie en collectivité à hauteur de ses moyens.

 

Et c’est là le problème de fond.

 

L’impôt doit se définir sur sa capacité à le payer, sur ses revenus.

Plus les revenus sont élevés, plus il est normal de payer des impôts.

Les impôts doivent être dépendant seulement des revenus.

Plus les revenus sont élevés, plus on paye des impôts.

 

C’est le principe du « A hauteur de ses moyens ».

 

Or, avec un système physiocrate, ce n’est pas le cas.

 

Dans l’absolu, même si sur la Taxe d’Habitation ou sur l’ISF a raison sur le fond, il est insuffisant.

 

C’est d’abord une refonte complète du système fiscal qu’il faut, et en finir avec la logique physiocrate.

5 novembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 et Éducation nationale (4/4) : Il faut pouvoir reprendre les études plus facilement

Dernièrement, j’écrivais que l’école devait être plus sélective.

Néanmoins, je considère que ça ne doit pas être à vie et définitif.

 

De mon point de vue, si les probabilités d’avoir le Bac à 18 ans sont faibles, autant ne pas le passer.

 

Mais si à 30 ou 40 ans tu as les capacités de l’avoir, je pense qu’il est sain de le passer.

 

Mieux, la société doit y encourager.

Ce qui compte, ce n’est pas le niveau actuel, mais les progrès que tu vas effectuer.

 

Le problème, c’est que c’est l’inverse qui se passe.

 

Si on n’a pas le Bac, on est un déchet. Pire, c’est à vie.

Et le pire, c’est que le Bac est dévalué année après année.

 

Au contraire, il faut faire un véritable travail sur le fait que ne pas avoir un diplôme, ce n’est pas un jugement de valeur, ce n’est pas un jugement de personnalité.

 

Par contre, un diplôme doit sérieusement sanctionner des connaissances, aussi bien théorique et/ou pratique.

Et il doit sanctionner sérieusement.

 

De fait, si on a les capacités, quel que soit l’âge de la vie, de pouvoir repasser un diplôme, pour diverses raisons, ça doit toujours être possible.

 

Il faut en particulier concevoir qu’à un moment donné, on peut ne pas être en situation d’obtenir un diplôme, mais ce n’est pas définitif. Plus tard, on peut gagner en maturité et dont évoluer et être capable de décrocher le diplôme.

 

Pouvoir reprendre les études doit être une nécessité, et ceci pour plusieurs raisons.

 

La première, c’est que la progression dans la société se fait pas les connaissances et le diplôme.

Si on a la capacité de progresser, on doit pouvoir le faire.

Si c’est par les études, on doit donc pouvoir les reprendre.

 

Par ailleurs, les connaissances doivent s’acquérir au long de la vie.

Certaines connaissances ne sont pas figées.

Au contraire, elles évoluent vite.

C’est en particulier vrai en Informatique.

 

Par ailleurs, c’est très rare que l’on exerce un métier dans son domaine d’étude initial.

 

Pour toutes ces raisons, reprendre ses études doit toujours être possible.

 

En ce sens, pour moi, le CNAM est un exemple.

1 novembre 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Ma réponse sur les propos de Laurent Wauquiez sur le Pôle emploi

Laurent Wauquiez a déclaré que les conseillers du Pôle emploi conseillaient aux chômeurs de profiter de la vie.

 

Ayant été très longtemps au chômage, voir ce que l’on appelle « une merde au chômage », je me suis senti humilié et insulté par les propos de Laurent Wauquiez.

 

D’autant que ce personnage, détestable, ose dire qu’Emmanuel Macron est un désert de l’âme et explique qu’il monte les parisiens contre les provinciaux, bref, qu’il monte les français les uns contre les autres.

 

Mais bon, Laurent Wauquiez ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.

 

Mais en réalité, c’est Laurent Wauquiez qui monte les français les uns contre les autres, et pire, il s’attaque aux catégories les plus faibles, en l’occurrence les chômeurs.

 

Je vais donc répondre sur deux points, notamment sur le fait qu’il sous entends que les chômeurs soient des branleurs et des profiteurs du système de solidarité.

 

Certes, il y a toujours des profiteurs, mais il y a aussi juste des gens qui essayent de s’en sortir et qui n’ont pas les moyens de s’en sortir.

 

Je vais donc d’abord répondre sur « Chômeur = branleur et profiteur ».

 

Pour ma part, je n’ai pas choisi d’être chômeur et branleur.

Au contraire, mon rêve est de pouvoir vivre libre, m’assumer pleinement et avoir mon chez moi.

Sauf que ça m’a pris des années car j’ai été au chômage entre 2002 et 2009, soit pratiquement 7 ans.

Je n’ai pas vraiment été 7 années, 7 jours sur 7 et 24H/24 chômeur. J’ai été professeur de Science Physique (2 ans stagiaire et un peu vacataire), voir à l’IUFM (année 2004-2005) pour préparer le CAPES.

Mais le reste du temps, j’étais chômeur.

Ma seule vie sociale étant… le club de bridge les mercredi et vendredi après-midi.

 

Pour ma part, j’ai un DEA de physique des plasmas, obtenue en 2002.

J’ai fait de la physique par choix.

J’ai aussi le CAPES de Sciences Physiques (année 2005).

Et même si j’ai merdé à l’IUFM en 2001 (Je n’ai pas été admissible, et je n’avais pas fait de chimie pendant longtemps car j’ai fait physique pure), même si j’ai eu ma licence et maîtrise au rattrapage, j’ai eu mes diplômes du premier coup.

 

Pour mon DEA, j’ai même eu 11,83. Je m’en rappelle très bien car avec 12, j’aurais fait une thèse. Pas sûr que ça m’aurait évité le chômage d’ailleurs.

 

On ne peut pas dire que je profite. Au contraire, je joue le jeu.

Par ailleurs, je suis des cours au CNAM, pour consolider mes connaissances en informatique, le soir, et j’ai eu mes modules avec une moyenne de 15,11 (Bon, j’ai dû en passer un unique au rattrapage mais je l’ai eu finalement avec 19 et je suis les cours en parallèle de mon travail).

CNAM que pour l’instant, je finance de ma poche.

 

Mais bon, j’ai souvent été au chômage dès 2002. Car j’ai eu un DEA sans rien. Et du coup, je ne savais rien faire de concrets.

 

Je veux insister, je n’ai pas choisi cette situation, ou pas en connaissance de cause.

Si j’avais su, si je pouvais recommencer, je ferais des études directement en informatique.

Mais c’est comme ça.

 

Au début, je ne pensais pas être professeur (j’avais mon échec de 2001 en tête).

Faute de mieux, j’ai fait des vacations.

Puis en 2004, j’ai été admissible. Admissible au CAPES de sciences physique, mais aussi (et ça m’avait surpris) à l’agrégation de Physique (ou j’ai été admissible également en 2005 et 2006).

J’ai donc décider de retenter le CAPES en 2005 pour pouvoir enfin avoir un travail.

Je l’ai eu en 2005.

Par ailleurs, entre temps, j’ai repris seul la chimie qui était mon point faible. J’ai repris la Chimie de faculté seul à zéro, aussi bien la chimie générale (Thermochimie, Chimie quantique) que minérale et organique, chimie compliquée pour les physiciens car très intuitives (les réactions, il faut les sentir).

 

J’ai fait mes 2 ans de stages sous la tyrannie de l’IUFM, et je n’ai pas été titularisé, car l’autorité, ce n’est pas mon truc.

J’ai donc revécu mon pire cauchemar, le chômage.

J’ai donc décidé de me reformer en informatique car là, il y a des emplois.

J’ai fait une formation courte sur 8 mois (4 pratiques, 4 théoriques) pour être opérationnel.

Formation dont j’ai payé environ la moitié ou les trois quarts de ma poche, soit dit au passage.

Et après une très longue période, car inexpérimenté en informatique, j’ai par miracle enfin pu avoir mon premier CDD.

 

Mais la période a été dure. Tout le monde me regardait de travers, car j’étais chômeur. Y compris mes proches. Personne ne m’aidait. J’en ai même des blessures profondes que je n’espère même pas cicatriser.

Je fais avec.

Pire, si tu es au chômage, on t’en veut car tu y es. C’est le cas d’un certain Wauquiez.

Mais si tu es prêt à tout pour t’en sortir, on t’en veut car tu oses vouloir changer ta situation.

 

En fait, on est juste méprisé car on est juste chômeur.

On veut son emploi pour son indépendance, mais on ne sait rien faire.

Wauquiez sait-il que l’un de mes conseillers (non Pôle emploi car Pôle emploi délègue à des prestataires) me critiquait car j’étais prêt à faire la plonge ?

Mais ce n’est pas normal car j’étais trop diplômé pour faire la plonge. Sauf que j’étais en fin de droit, et de toute façon, il fallait que je travail. Mais ça, ce simple concept est incompréhensible.

Heureusement que j’ai eu un jour un coup de chance, j’ai trouvé mon premier CDD. Je crois que ça restera le plus beau jour de ma vie.

 

Aujourd’hui, si je cherche un emploi, je le trouve en 1 mois. Facile quand on a 3 entretiens par jours. On reste confiant.

 

Mais quand on accumule les échecs, quand on n’est pas aidé, et que tout le monde te chie dessus, juste parce que t’es un chômeur, c’est la logique négative.

C’est l’engrenage infernale.

 

Soit on devient fou, soit on laisse une forme de haine montée en soi.

Souvent, il m’arrivait de sentir cette haine, de la palper.

 

Ce qui m’amène à la seconde remarque : les conseillers du pôle emploi.

 

Très franchement, c’est vrai qu’ils sont nuls, sauf qu’en fait, ce n’est pas de leur faute.

Comme le signalait le patron de l’APEC, le Pôle emploi cumule deux records, celui d’être en sureffectif et celui d’être en sous-effectif.

 

Même avec une bonne volonté, le conseiller Pôle-emploi ne peut simplement pas réussir.

Il n’en a ni les moyens, et ni le temps.

 

Mieux, aujourd’hui, c’est les chômeurs (qui rappelons le sont dans une véritable galère) qui ont pitié d’eux.

 

Il m’est arrivé d’avoir un conseiller Pôle emploi qui m’a déprimé et que sur le moment, je voulais étranger.

Mais seulement un seul. Le reste (c’est-à-dire la majorité), c’était juste des pauvres gars qui faisaient ce qu’ils pouvaient, avec les moyens du bord.

 

Pour bien faire comprendre qu’au Pôle Emploi, c’est des pauvres gars, je vais raconter une anecdote qui résume le problème du Pôle Emploi.

 

Lors de l’époque de l’ANPE (l’ancêtre du Pôle Emploi), lorsque l’on était au chômage dans l’informatique, on allait à l’ANPE du Saint Augustin.

Effectivement, cette agence était spécialisée dans les métiers de l’informatique.

 

Ils connaissaient les métiers, mais aussi les patrons. Ils avaient un carnet d’adresse de patrons travaillant dans le domaine, et pouvant donc embaucher.

 

Maintenant, c’est le pôle emploi, et le pôle emploi est généraliste.

Que se passe-t-il pour l’agence de Saint Augustin ?

C’est les mêmes fonctionnaires. Ils connaissent donc toujours les métiers de l’informatique, et ils ont toujours le carnet d’adresse de patrons.

Mais ils ne peuvent plus poser le CV, car ils sont généralistes.

 

Or, le réseau étant important pour trouver un emploi, une agence de l’emploi doit se substituer au réseau.

 

Je pense que l’on touche là le problème de fond du Pôle Emploi.

Le Pôle Emploi n’a pas été penser pour faciliter le retour à l’emploi des chômeurs.

 

Il a été penser par des gens qui ne connaissent rien au chômage, mais qui pensent qu’ils sont beaux, magnifiques et intelligents et qui sans étudier le mécanisme du chômage, ont imposer un fonctionnement du pôle emploi débile et de fait inefficace.

 

C’est criminel car souvent, le Pôle emploi est une nécessité pour des gens éloignés de l’emploi.

 

Le pôle emploi est organisé de tel façon que les fonctionnaires ne peuvent pas réussir.

Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation.

 

Je veux bien que l’on contrôle les chômeurs. Je n’y suis pas opposé. Mais souvent, un chômeur, c’est juste une personne qui a besoin d’être accompagné.

 

Et le Pôle Emploi est incapable d’accompagner les chômeurs, car il a juste été conçu de manière débile. Encore une fois, les fautifs, ce n’est pas les agents du Pôle Emploi, mais ceux qui ont conçu le Pôle Emploi.

 

Quand j’explique qu’il faut retravailler l’accompagnement des chômeurs, je ne plaisante pas.

L’accompagnement des chômeurs, ça devrait être le pôle emploi, mais ce n’est pas le cas.

 

Le problème, c’est que le Pôle Emploi a été pensé par des idéologues fous, parmi lesquels un certains Nicolas Sarkozy, dont son fils spirituel est Laurent Wauquiez.

 

Au lieu de s’en prendre aux fonctionnaires du pôle emploi, et aux chômeurs, Laurent Wauquiez devrait se demander pourquoi la Droite a perdu une élection imperdable et pourquoi certaines personnes de Droite comme Edouard Philippe et Bruno Lemaire préfèrent travailler avec Emmanuel Macron.

29 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire