Le blog de Phil

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[Humour] Si j’étais… François Bayrou (Par Karl Zéro)

C’est ici et je suis mort de rire🙂

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/si-j-etais/si-j-etais-francois-bayrou_1948697.html

 

9 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Humour, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

C’est mon tour de quitter le Modem

Après Grébert, c’est donc mon tour de quitter le Modem.

C’est vrai que c’est plutôt contraint, mais c’est sans doute mieux comme ça.

 

Mais bon, soyons honnête, les différences étaient nombreuses depuis 2012.

 

C’est dur de partir sur un échec, mais qu’y puis-je ?

Et c’est dur de voir le centre se faire marginaliser.

Et c’est dur de mettre 10 ans derrière soi.

 

Néanmoins, il ne faut pas se leurrer. Le Modem n’est plus le Modem depuis 2014.

La cause à un changement stratégique.

 

La rupture est principalement stratégique et un petit peu idéologique.

 

Je considère que François Bayrou a eu raison, en 2007 de casser le lien entre le centre et la droite, et d’essayer de s’ouvrir à l’électorat centre-gauche.

 

Néanmoins, sa stratégie a été totalement inadapté au contexte particulier de la cinquième république.

Effectivement, il aurait dû suivre l’exemple du Libdem qui a constitué une base solide avant 2010 en investissant sur les élections locales.

 

Or, on a fait exactement l’inverse.

Et depuis 2012, on a fait la même chose, mais en pire.

 

En particulier, j’ai en mémoire le jour où l’on a lâché Blanche Muhlmann à Asnières, donnant des arguments à son rival Manuel Aeschlimann, un homme de Sarkozy, qui a conçu la France d’après.

 

Au contraire, je pense que la valeur, sur le long terme, c’est de se faire un réseau d’élus locaux qui pourront consolider la position du Modem.

Au lieu de ça, on les a sacrifiés.

 

Par ailleurs, c’est en nous identifiant, par les valeurs, l’analyse de la situation et nos propositions que l’on crée une survaleur.

Pas en allant à la soupe.

 

Et la rupture est également idéologique.

On nous fait soutenir Laurent Wauquiez et Guillaume Pelletier aux régionales, des sarkozistes pur et dur.

 

Par ailleurs, on refuse toutes discussions avec l’UDI, un parti centriste rival, certes, mais centriste quand même, et on refuse toutes discussions avec Emmanuel Macron alors qu’il est plus proche du Centre que François Fillon.

 

Tout ça au nom d’une stratégie imbécile qui a fait perdre Alain Juppé et qui aujourd’hui fait que l’axe central a déjà perdu alors que les élections n’ont pas commencé.

 

Finalement, la défaite d’Alain Juppé, suivi du départ de Christophe Grébert (qui faisait que j’étais fier d’être au Modem) a eu raison de ma patience.

 

Je ne regrette pas mon engagement, surtout entre 2007 et 2012.

Mais le Modem a changé, il a mal évolué, il est temps de passer à autre chose, à regret, certes, mais là, je ne peux vraiment plus rien faire.

7 décembre 2016 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (2/3) : Le Centre, c’est le Chat, la Belette et le petit Lapin

J’adore les fables de la Fontaine.

On n’a pas inventé mieux pour éduquer et instruire les gosses.

Certaines fables, en fait beaucoup de fables, sont tout simplement géniales.

 

Et une décrit vraiment la situation du Centre : Le Chat, la Belette et le petit Lapin.

 

Du palais d’un jeune Lapin

Dame Belette un beau matin

S’empara ; c’est une rusée.

Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.

Elle porta chez lui ses pénates un jour

Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,

Parmi le thym et la rosée.

Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,

Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.

La Belette avait mis le nez à la fenêtre.

O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?

Dit l’animal chassé du paternel logis :

O là, Madame la Belette,

Que l’on déloge sans trompette,

Ou je vais avertir tous les rats du pays.

La Dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

C’était un beau sujet de guerre

Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.

Et quand ce serait un Royaume

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l’octroi

A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.

Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.

Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis

Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,

L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.

Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?

– Or bien sans crier davantage,

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C’était un chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jean Lapin pour juge l’agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,

Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.

L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,

Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Franchement, cette fable décrit parfaitement l’état du Centre.

J’en ai vraiment marre de voir Bayrou, Lagarde, Morin se tirer dans les pattes.

Pire, le Centre est tellement en état de faiblesse qu’il n’est vraiment pas intelligent de se tirer dans les pattes.

 

En réalité, il faudrait que les leaders centristes se réconcilient.

Il faudrait que François Bayrou et Jean Christophe Lagarde se réconcilient.

 

En politique, ça a un nom.

Ça s’appelle l’opportunisme !

6 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017. Mais qu’est-ce qu’attend Bayrou pour se présenter ? (Blog du centrisme)

Très bon article sur le blog du centrisme, que je recopie encore honteusement.

 

Au fond, le problème s’est joué sur la durée.

C’est sur la durée que se joue une campagne, et non sur les trois derniers mois comme le proclament certains.

Les centristes n’ont pas fait le job, et ils sont dans le mur aujourd’hui.

Le problème, c’est que les militants, sympathisants et électeurs centristes aussi !

 

François Bayrou ne fera connaître sa décision d’être candidat à la présidentielle qu’en janvier ou février prochain.

Pour l’instant, il regarde, réfléchit et se tâte, affirme-t-il alors qu’il cherche une solution pour se présenter et ne pas faire un flop.

Mais pourquoi a-t-il décidé d’attendre encore sachant que plus il se présentera tard, moins il aura de chance de bien figurer.

Le président du Mouvement démocrate, ce n’est un secret pour personne, veut absolument d’une quatrième candidature à la reine des élections françaises.

Avant, contraint et forcé par ses propres déclarations, il devait renvoyer l’ascenseur à Alain Juppé qui lui avait permis de devenir maire de Pau et avait ainsi sauvé sa carrière politique.

Néanmoins, Bayrou estimait qu’il prenait un risque calculé, déclarant à qui voulait l’entendre, que le maire de Bordeaux allait se faire battre lors de la primaire LR.

Il avait raison même si le temps viendra d’une analyse plus à froid pour savoir si ses interventions intempestives et agressives vis-à-vis de Nicolas Sarkozy n’ont pas été un des éléments clés de la défaite de Juppé et si cette stratégie n’était pas pensée comme un moyen de faire perdre ce dernier pour pouvoir se présenter.

Toujours est-il que le seul élément qui pouvait empêcher François Bayrou d’y aller, a disparu au soir du 27 novembre lorsque François Fillon fut désigné candidat LR à la présidentielle.

Tout le monde s’attendait, dans la foulée, à une déclaration de candidature du chef du MoDem.

Mais elle n’est pas venue.

La raison est que la situation présente ne lui est guère favorable par quelque bout qu’on la prenne.

A l’absence de Nicolas Sarkozy et à la présence d’Emmanuel Macron qui rend sa candidature beaucoup moins évidente, il y a en plus désormais l’absence de François Hollande.

Or, si le cheval de bataille principal de Bayrou était d’être l’anti-Sarkozy le plus virulent, le second était qu’il ne devait surtout pas y avoir un remake de 2012, c’est-à-dire un affrontement Sarkozy-Hollande.

Tout cela pour le bien de la démocratie, de la république et de la France.

L’élimination du premier et le renoncement du second ont été de très mauvaises nouvelles pour lui.

Et s’est surajoutée la candidature d’Emmanuel Macron qui ne s’est pas écrasée, comme il croyait.

Plus gênant, celui-ci occupe la position où lui-même s’était installé en 2007, centrale et ni-ni.

Aujourd’hui, François Bayrou est prix en sandwich entre François Fillon et Emmanuel Macron, en attendant une candidature de Manuel Valls qui réduirait encore son espace électoral.

D’autant que pour contrer le libéral Macron, il est maintenant positionné quasiment sur la ligne politique du premier ministre….

Et il a beau dire que le programme de Fillon est «violent et destructeur» et que Macron c’est «le renouveau sans aucune idée», la dynamique est chez eux pas chez lui.

Il essaie même de faire croire que les programmes des deux hommes sont identiques et ont une même «vision thatchérienne» mélangeant de manière malhonnête ultralibéralisme et libéralisme en matière économique, sans oublier que Fillon se revendique du conservatisme en matière de mœurs, là où Macron clame son progressisme.

Mais tout est bon pour les disqualifier et dégager ainsi son pré-carré politique pour la présidentielle.

Reste que, quelle soit la décision de François Bayrou, elle comporte pour lui un maximum de risques.

S’il décide de ne pas y aller, il devra rejoindre soit François Fillon, soit Emmanuel Macron pour se préserver un futur.

Si l’on peut penser qu’il n’ira pas dans le camp d’En marche, il fera donc un pas dans la direction du candidat LR.

Pour autant, il n’y aura guère de place pour lui et de capacités de négociation car Fillon a décollé et a gagné les primaires de son parti parce qu’il n’était pas Nicolas Sarkozy mais aussi parce qu’il n’était pas cet Alain Juppé, otage de François Bayrou et qu’une partie de sa victoire a été bâtie sur le rejet que ce dernier inspirait aux sympathisants LR.

Comment dès lors expliquer à ces deniers que l’on va s’allier avec l’homme détesté?!

Si c’est le cas, il sera amusant de voir comment les contorsions politiciennes se feront d’un côte comme de l’autre…

Sans oublier que François Bayrou ne représenter que lui, n’ayant aucun député et une poignée de sénateurs à mettre dans la balance.

Mais, en plus, ce ralliement aura comme conséquence d’offrir sur un plateau son électorat à Emmanuel Macron.

C’est-à-dire que Bayrou ira négocier une base électorale qui ne sera plus la sienne…

Tout cela pourrait le pousser vers la sortie de la scène politique.

En choisissant cette première option, Bayrou oblitère son avenir politique qui devient tout sauf radieux.

S’il décide d’y aller, il risque de réaliser un score ridicule, coincé entre Fillon et Macron qui obtienne déjà de très bons scores dans les sondages.

Cet échec l’empêchera, après l’élection, d’être le premier opposant à un président Fillon, si ce dernier gagne comme cela est aujourd’hui le plus probable, laissant ce rôle à Emmanuel Macron.

En choisissant cette deuxième option, Bayrou risque la même chose qu’avec la première.

En conclusion, le président du Mouvement démocrate n’a pas, ici et maintenant, de bonne solution.

Peut-être la trouvera-t-il dans les deux mois qu’il s’est laissé pour prendre sa décision finale.

Avec cette angoisse de rejoindre dans la charrette Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

 

Alexandre Vatimbella

5 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (1/3) : Le second tour de la primaire de la droite était sur un choix clair et fondamental

Soyons clair, il faut réformer la France. Ça ne peut plus durer, et la France doit se réformer au risque de voir une mauvaise surprise se produire, voir une très mauvaise surprise…

 

Le second tour de la primaire portait sur un choix fondamental.

Et il serait fort regrettable que les deux choix ne soient pas présents au premier tour de l’élection présidentielle, d’autant que mon choix a été battu lors de la primaire de la droite.

 

Effectivement, comme je l’ai écrit précédemment (notamment ici), la France vit dans un leurre.

On surprotège le travail car on pense que pour lutter contre le chômage, il faut surprotéger le travail.

 

Or, c’est un leurre pour plusieurs raisons.

La première est que si une entreprise va mal, elle licenciera pour survivre.

Pire, si votre patron n’aime pas votre gueule, il licenciera.

Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Mais comme licencier est difficile, un patron regarde à deux fois avant d’embaucher. D’autant, qu’à cause des charges patronales, embaucher coûte cher.

Ça pause du coup plein de problèmes, et on arrive à pleins de travers, comme entre autres :

  • Les périodes d’essais qui sont allongés.
  • Les périodes d’essais qui sont automatiquement renouvelées.
  • Ou le système des SII où une entreprise accepte de payer 4 fois le salaire pour avoir une forme de flexibilité.

Pire, ce système est criminel, car il pénalise les gens en grandes difficultés qui sont éloignés de l’emploi.

 

Il faut donc libéraliser le système et le flexibilisé. C’est un fait.

 

Mais en dehors de la nécessité de flexibiliser le système et de le libéraliser, il faut se poser deux questions fondamentales : Les objectifs et la méthode.

 

En caricaturant, on a deux visions :

  • Celle du Royaume Uni, mise en place par Margaret Thatcher, portée par François Fillon.
  • Celle de l’Allemagne, mise en place d’abord par Gerhard Schröder puis Angela Merkel, portée par Alain Juppé.

Il se trouve que je suis partisan de la méthode allemande et très critique de la méthode anglaise.

Certes, il y a une question de résultats, mais pas que.

 

Il y a une question d’abord d’objectif.

Chez Thatcher, le libéralisme est une fin en soi. Elle est une disciple de Friedrich Hayek qui est le père idéologique de Milton Friedman.

Les deux ont été les instigateurs de la révolution monétariste qui est en fait une dérèglementation qui a conduit… à la crise de 2008 et la crise actuelle.

 

Au contraire, je pense que même s’il faut que le système soit souple, il faut qu’il permette aux gens de s’en sortir. Il faut qu’il donne aux gens les moyens de s’en sortir.

En résumé, si tu as un accident, on ne te laisse pas tomber.

 

Certes, il ne faut pas que le système assiste, mais il doit accompagner.

 

Soit la maxime suivante : « Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour, apprend lui à pêcher, tu le nourris pour toujours ».

 

Dans un système étatique, il est vrai que l’on donne tous les jours du poisson, et on crée donc une dépendance.

Mais dans un système appliquant le thatchérisme, si tu ne sais pas pêcher, on te laisse crever de faim.

 

Au contraire, dans mon, système idéal, si tu ne sais pas pêcher, on te donne du poisson, mais on t’apprend également à pêcher car à terme, l’objectif, c’est que l’on arrive à se passer du système. On t’émancipe et on te donne les moyens d’y arriver.

 

Il y a donc une différence philosophique fondamentale.

 

Mais ça ne s’arrête pas là.

 

Il y a aussi la manière de réformer qui est en cause.

François Fillon espère être élu avec une large majorité, la moitié des députés étant issus des républicains.

Il espère donc de fait, diriger seul.

 

Pour moi, je pense, comme ça se fait en Allemagne, que la réforme doit être accepté pour qu’elle se fasse.

Je pense qu’il faut faire preuve de pédagogie, et que pour la faire accepter par le plus grand nombre, il faut que le diagnostic soit partagé, et que tout le monde s’y retrouve.

 

Je pense qu’il faut une phase de débat où tout le monde apporte sa pierre à l’édifice.

Il est plus facile de faire accepter une réforme si on y a participé et que l’on y a apporté une partie.

De fait, je pense qu’il faut une large coalition pour faire passer une réforme.

 

Une partie de l’échec de Jacques Chirac de 2002 à 2007, de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012 et de François Hollande de 2012 à 2017 s’explique par le fait qu’ils ont dirigé seul avec une vision réduite, et un groupe ultra majoritaire à l’assemblée national peu représentatif de la diversité des français.

4 décembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | 2 commentaires

François Bayrou, prochain sur la liste des renouvellements forcés ?

La classe politique est plutôt médiocre, mais au moins, on assiste, en ce moment, à un renouvellement plus ou moins forcé.

 

Beaucoup de politiques s’accrochent, mais les français, ou voir même les politiques certaines fois, forcent au renouvellement.

 

Je pense même que c’est une bonne chose.

 

La première victime est Nicolas Sarkozy.

Dire que ça m’a fait plaisir est un euphémisme.

Effectivement, on n’arrêtait pas de le voir.

Il a commencé en tant que maire de Neuilly en 1983, à 28 ans.

Il devient député en 1988, ministre du budget en 1993, ministre de l’intérieur en 2002 puis président de la république en 2007.

Son action a duré pour l’instant (car rien ne prouve qu’il ne va pas penser à revenir) 33 ans…

 

Deuxième victime, Alain Juppé. Même si, contrairement à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé a réellement des compétences, et qu’il a su en faire profiter la ville de Bordeaux (qu’il a pris dans une situation difficile), les français l’ont conduit vers la sortie au second tour de la primaire.

 

Bien que sa carrière ait commencé avant, il commence en étant élu conseiller municipal du 18ème de Paris de 1983 à 1989. Il est adjoint aux finances de Jacques Chirac à la mairie de Paris de 1983 à 1995.

Il est ministre du budget de 1986 à 1988, ministre des affaires étrangères de 1993 à 1995, premier ministre de 1995 à 1997, maire de Bordeaux depuis 1995.

Il a aussi été ministre dans le gouvernement François Fillon de 2007 à 2012.

Si on se limite aux mandats électifs et aux mandats de l’exécutifs, sa carrière a durée 33 ans…

 

Troisième victime : François Hollande.

Certes, on peut penser que c’est le PS qui l’a poussé dehors, mais il est très fortement probable que les électeurs, suite à son mandat catastrophique, l’auraient poussé dehors, en l’humiliant, au passage.

François Hollande a commencé d’abord dans les cabinets.

Il commence vraiment en 1983 en tant que conseiller municipal d’opposition d’Ussel.

 

Il est élu député en 1988 (en changeant de circonscription, soit dit au passage).

Il devient conseiller municipal de la majorité à Tulle (en changeant encore de ville, d’ailleurs) dont il en sera le maire de 2001 à 2008.

Il sera premier secrétaire du parti de 1997 à 2008 puis président de la république de 2012 à 2017.

On arrive à 33 ans.

 

On peut aussi se poser des questions sur François Fillon.

Bien qu’il ait commencé comme assistant parlementaire, il devient conseiller départemental de la Sarthe et député en 1981.

Il est élu maire de Sablé-sur-Sarthe en 1983.

Il devient ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur en 1995.

En 1995, François Fillon devient le nouveau ministre des Technologies de l’information et de la Poste puis en novembre 1995, ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace.

 

En 2002, il devient ministre du travail. De 2004 à 2005, il est ministre de l’éducation nationale.

Il est premier ministre de 2007 à 2012.

A noter qu’il a changé de circonscription en 2012 pour devenir député de Paris.

Soit … 35 ans de carrière à ce jour (en comptant que les mandats électifs et exécutifs).

Prochaines victimes lors de la présidentielle ?

 

Reste également une victime potentielle : François Bayrou.

Il commence conseiller général en 1982 (à 30 ans) puis député en 1986.

Il est ministre de l’éducation nationale de 1993 à 1997.

Il est certes battu aux législatives de 2012 mais il est élu maire de Pau en 2014.

Soit 34 ans de vie politique.

4 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

François Hollande renonce à un second mandat

Je n’aime pas beaucoup François Hollande, mais contrairement à Nicolas Sarkozy, il a su faire preuve de lucidité : il renonce à briguer un nouveau mandat.

Certes, il a sans doute été poussé, mais pour une fois, c’est une bonne décision.

Je pense qu’il faut la saluer.

 

Il admet implicitement son échec, mais il vaut mieux être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Il est intéressant, je le pense, de rappeler pourquoi François Hollande a échoué.

 

Pour moi, François Hollande est la personnification de l’échec de la Gauche française.

Je pense même que François Hollande a une part de responsabilité plus grande dans le 21 Avril 2002 que Lionel Jospin.

 

Pour ma part, je pense que François Hollande personnifie la non-transformation du PS.

 

Effectivement, le monde est aujourd’hui capitaliste. C’est largement clair depuis la chute du mur de Berlin.

La libération est un mouvement, plutôt inévitable, lié à la mondialisation.

 

En particulier, Internet a accéléré le mouvement.

 

Il convient de noter que cette mondialisation et libéralisation se fait avec accroissement des inégalités et une plus grande flexibilité sur le marché du travail.

 

Enfin, il convient de rappeler que même si une société dirigée par un Etat fort et omnipotent est une plaie, une société sans Etat et sans règle du jeu est également une plaie.

 

En fait, la crise que nous traversons est lié à une remise en cause des règles du jeu, à une absence de règles collectives. Au retour du laissez-faire d’Adam Smith.

 

Dans ce contexte, les gauches européennes ont su se réformer. Elles ont accepté le capitalisme, la libéralisation et la flexibilité du marché du travail.

Mais elles ont cherché à limiter le coût social en accompagnant les gens et en leur donnant les moyens de lutter dans un monde compétitif.

 

C’est le cas de Tony Blair en Grande Bretagne, et de Gerhard Schröder en Allemagne.

 

Notons que ce n’est plus vrai en Grande Bretagne, dernièrement.

 

Au contraire, la Gauche française, en l’occurrence le PS, ne l’a pas fait.

Elle est restée sur le mythe du patron voyou volant le gentil salarié.

Elle est restée sur la lutte des classes.

 

La tranche à 75%, promise par Hollande, est un exemple de cette idéologie débile.

 

Au lieu d’accepter le capitalisme, et d’essayer de corriger intelligemment les effets pervers, le PS est resté dans la lutte des classes de Karl Marx.

 

François Hollande, qui était le premier secrétaire, en est le premier responsable, car il a ménagé la chèvre et le chou là où il fallait un choix clair.

 

Pire, le PS a par la suite élu Martine Aubry, la Sarkozy qui prône une gauche décomplexée.

 

Aujourd’hui, l’échec de François Hollande est dû au fait que le PS, contrairement aux autres pays européens n’a jamais remis en cause son logiciel.

Il n’a jamais accepté la chute du mur et la libéralisation du système.

Il n’a jamais voulu rentrer dans le 21ème siècle, en acceptant le capitalisme et en corrigeant les effets pervers, car oui, il y a des effets pervers dans le capitalisme.

 

Cet échec est à médité, d’abord chez le PS, mais aussi chez les républicains qui prônent Thatcher (je rappelle que c’était entre 1979 et 1990) alors que la crise de 2008 est liée à une suppression des règles collectives.

2 décembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

François Fillon candidat de la droite

François Fillon a gagné la primaire de la droite, et de façon claire.

La primaire s’est très bien déroulé, et a permis de légitimer clairement le candidat de la droite.

 

Le « peuple de droite » a très bien joué son coup, et a même joué très intelligemment.

Déjà en éliminant le Berlusconi de service, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, mais aussi en pourtant un vrai candidat de droite.

 

Je prends donc acte du résultat, qui comme je l’avais déclaré précédemment, ne m’engage pas personnellement pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Je rappelle que si j’avais été à la primaire de la droite (car c’est la primaire « de la droite » et non pas comme on le dit faussement « de la droite et du centre »), c’est parce que Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, je tiens à le rappeler (exemple ici), avait empêché le centre de se développer, et donc d’avoir la possibilité de faire un score et de peser.

Il avait donc faussé le jeu et le débat.

 

Je respecte François Fillon, mais je tiens à rappeler que j’ai des divergences profondes avec lui sur les sujets économiques, les sujets sociétaux et la stratégie à mettre en œuvre pour réformer la France.

 

Je ne sais pas pour qui je vais voter aujourd’hui, et je prendrai ma décision vers fin Janvier.

Je me laisse encore un nouveau mois pour réfléchir et laisser décanter.

 

Ce soir, la droite a gagné et je suis très content pour elle.

 

Par contre, je pense que l’axe central, et le centre en particulier, sont les grands perdants.

Après, je tiens à rassurer la droite, je n’en veux pas à la Droite.

 

 

J’en veux en fait aux représentants de l’axe central, et surtout les centristes, qui par lâcheté, incompétence, ambitions personnelles et bêtise, ont encore fait perdre le camp des réformateurs.

J’en veux aux centristes qui n’ont pas fait, comme je l’écris depuis les départementales, le job.

Je suis content que l’axe réformateur soit présent aux primaires de la droite, mais il est plus important pour moi qu’il soit présent au premier tour de l’élection présidentiel et qu’il soit en mesure au premier tour de l’élection présidentielle de faire un score.

 

C’est d’abord les centristes qui ont fait perdre l’axe central et en particulier Alain Juppé.

J’y reviendrai !

27 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , | Un commentaire

Alain Juppé meilleur président que François Fillon

Ça y est, la primaire de la droite se termine dimanche.

On a face à face Ali Juppé contre Vladimir Fillon qui laissera rentrer les chars russes dans Paris.

 

Trouvant les arguments stupides, et pas à la hauteur de l’enjeu, j’aimerais donner des vrais arguments et espérer convaincre, à mon niveau, en quoi Alain Juppé est, contrairement à François Fillon, la personne adaptée à la situation particulière de la France.

 

Je rappelle qu’en période normale, je n’aurais pas été voté à la primaire.

Seulement, la situation de la France est telle que l’on doit réfléchir en amont pour avoir le meilleur président, et le centre s’est vraiment foutu de la gueule du monde.

 

Par ailleurs, rappelons que le pire a été évité. Nicolas Sarkozy a été éliminé !

 

Je respecte François Fillon. Ça a été un premier ministre sérieux et lucide.

Par ailleurs, il a fait une campagne sur l’économique, sujet vraiment important pour la France.

 

Néanmoins, il y a des désaccords sérieux entre moi-même et François Fillon.

Au final, François Fillon est un parfait candidat de la droite.

Mais Alain Juppé est un meilleur président de la république.

 

Et il y a trois raisons pour moi qui font qu’il vaut mieux Alain Juppé à François Fillon.

 

La première est économique.

Je suis entièrement d’accord sur le fait qu’il faut libéraliser l’économie et qu’il faille plus de flexibilité.

Je l’ai d’ailleurs écrit lors du débat sur la loi travail.

Néanmoins, la flexibilité et le libéralisme induisent de la précarité.

 

J’ai moi-même été longtemps au chômage (pas loin de 2 ans) et je sais ce que c’est.

Je pense qu’il faut ajouter de la flexibilité, car contrairement à ce que l’on croit, surprotéger le travail joue contre l’emploi, surtout l’emploi des catégories fragilisées.

Mais ajouter de la flexibilité va augmenter les licenciements.

Il est donc vrai que l’on arrive à une contradiction.

Pour lever la contradiction, il faut, de mon point de vue, travailler sur la probabilité à trouver ou retrouver un emploi.

Si le dynamisme économique est là, il est évident que la probabilité de trouver ou retrouver vite un emploi est grande. Sur ce point, je suis entièrement d’accord avec François Fillon.

J’ai connu une époque (époque ou comme un con je faisais de la physique) où en informatique, on recrutait n’importe qui.

Faute de candidats, on formait n’importe qui sur 3 semaines et on embauchait directement.

C’était dans les années 2000.

J’ai le frère d’un ami qui est devenu développeur COBOL comme ça.

 

Néanmoins, miser sur le dynamisme économique est pour moi nécessaire, mais insuffisant.

Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte dans la fonction probabilité pour retrouver un emploi.

On a certes le dynamisme économique, mais aussi l’état du marché, l’offre et la demande, la formation, l’expérience et j’en oublie certainement.

Souvent, beaucoup de gens reste au chômage non pas parce qu’ils veulent profiter du système, mais simplement parce qu’ils n’ont aucune chance de trouver un emploi.

 

Personnellement, après des études de physiques, je ne savais strictement rien faire, et je n’intéressais personne. De fait, je ne pouvais que rester au chômage.

Je n’avais aucune chance de trouver un emploi.

En fait, c’est là que l’on a un système criminel.

J’ai joué le jeu, j’ai fait des études de physiques, très longues, pour être une merde.

 

Et je suis arrivé à un choix très simple, soit je continuais dans la physique (matière que j’adore soi-dit au passage) et je restais à vie à l’ANPE, soit je changeais de voie.

J’ai évidemment opté pour la seconde solution.

Mais je dois insister sur le fait que ça a été très dur, et je me suis senti souvent bien seul.

Maintenant, c’est passé, j’ai un emploi stable et je retrouve relativement facilement un emploi.

En fait, je retrouve l’emploi avant le premier entretien avec le Pôle emploi.

Je prends ça avec philosophie.

 

Mais à l’époque, c’était vraiment un enfer.

 

Si je raconte tout ça, c’est parce que je veux insister sur un point important, point qui fait que je me suis également opposé à la loi travail : les gens ont besoins d’être accompagné.

 

Effectivement, par mon expérience, ayant d’abord travaillé en TPE/PME, j’ai vu l’envers du décor.

Je sais qu’il faut plus de flexibilité car le manque de flexibilité, contrairement à ce que l’on croit, joue contre l’emploi. Notons que le manque de flexibilité n’est pas le seul argument à jouer contre l’emploi. Les charges patronales, c’est pire.

 

Néanmoins, surtout lorsque l’on commence ou que l’on est en bas de l’échelle, les gens doivent être accompagnés. L’ajout de flexibilité et de libéralisme, nécessaire pour relancer la machine économique, doit se faire avec une réflexion sur la manière d’accompagner au mieux les gens.

Si on ajoute la flexibilité sans cette réflexion, je suis persuadé que l’on va vers une catastrophe.

 

C’est vrai qu’il y a des branleurs chez les chômeurs, des gens qui veulent profiter du système.

Mais tous les chômeurs ne sont pas comme ça. Beaucoup restent au chômage car ils n’ont pas les moyens pour retrouver un emploi.

Je n’ai pas choisi de rester au chômage. Mais je n’avais pas les moyens de retrouver vite un emploi et me mettre à niveau, ça m’a pris du temps. Mais vraiment, genre pas loin de 2 ans !

Et ne pas avoir une structure qui m’accompagne, ça m’a vraiment manqué.

Par ailleurs, j’aimerais bien que l’on remette à plat le fonctionnement du Pôle emploi.

 

Enfin, toujours sur l’économique, François Fillon semble faire du libéralisme, comme Thatcher, une fin en soi.

Or, même si une société étatique est une plaie, une société sans règle est également une plaie.

En fait, la crise actuelle est due, comme celle de 1929, à une absence de règles collectives.

Je recommande d’ailleurs cette excellente BD, la ligue des économistes extraordinaire, qui l’explique de manière pédagogique avec humour.

Or, j’ai le sentiment que le libéralisme de François Fillon n’est pas pragmatique, suite à une analyse de la société, mais dogmatique et idéologique.

Comme Thatcher, quoi !

 

La seconde raison est sociétale.

Je trouve François Fillon vraiment rétrograde sur les sujets de société.

Le dernier exemple en date est ici, où il a le soutien de sens commun.

Or, pour réformer la société, il faut être capable de suivre l’évolution des mœurs.

Les gens font ce qu’ils veulent, du moment que ça reste dans la sphère privée et que ça ne gêne pas la vie en collectivité.

Je n’apprécie pas que les intégristes, aussi bien catholique que musulmans, me disent ce que je dois penser.

Sur ce point, je suis entièrement d’accord avec Michael J !

Par ailleurs, comment imposer des mesures économiques dures si on impose des mesures sociétales inadaptés ?

En ce sens, François Hollande est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

Pour montrer qu’il est de gauche, il a fait le mariage pour tous, mettant le feu aux poudres.

Au contraire, il aurait dû, comme je l’avais dit à l’époque, se concentrer sur les problèmes économiques.

 

Je n’ai pas envie que François Fillon fasse un anti-mariage pour tous, mettant encore le feu aux poudres, et incitant à des comportement anti-démocratique comme ici.

D’autant que les mesures économiques de François Fillon sont dures…

Je pense que pour l’instant, il faut laisser les réformes sociétales, et se concentrer sur l’économique.

 

Enfin, et c’est la dernière raison, il faut une large coalition.

Une large coalition est le seul moyen de faire accepter les réformes nécessaires.

Alors certes, le système électoral français n’aide pas.

Certes, on ne doit pas oublier la bêtise des centristes.

 

Mais à minima, il faut une coalition gauche-modérée/centre ou droite modérée/centre pour faire les réformes.

Il faut l’axe central.

Effectivement, comme en Allemagne, seule une large coalition où tout le monde peut s’exprimer et peser est la condition nécessaire aux réformes.

Au fond, il faut peut-être un programme moins ambitieux où l’on fait 90% qu’un programme très ambitieux où l’on ne fait que 10%.

 

Une large coalition, permettant de prendre les inspirations de chacun, est, à mon sens, nécessaire pour réformer la France.

Pour mémoire, on rate car Jacques Chirac a dirigé seul de 2002 à 2007, Nicolas Sarkozy a dirigé seul de 2007 à 2012, et François Hollande a dirigé seul de 2012 à 2017.

 

Or, François Fillon a un soutien clair de la droite. Seul Alain Juppé est dans une logique de coalition (même si ça n’a pas toujours été le cas) et il a les faveurs du centre.

Si François Fillon est élu, ce qui me semble est le scénario le plus probable, je crains que largement porté par la machine républicaine/ex-UMP/ex-RPR, il se passe des centristes qui risquent de n’être, au mieux, que des faire-valoir.

Je ne pense pas que François Fillon sera dans une démarche de coalition.

Et je pense que le centre ne fera pas parti des premiers rôles.

 

Certes, le Centre, comme je l’ai dit/écrit ces 5 dernières années le mérite.

Mais ne pas être dans une logique de coalition et plutôt d’affrontement, de réanimer la stupide cassure Gauche/Droite, ça ne marche pas depuis 2002, je ne vois pas pourquoi ça marcherait après 2017.

 

Je pense que ça risque de pousser à l’échec.

 

Pour toutes ces raisons, je voterai donc Alain Juppé Dimanche prochain.

23 novembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Relance des conseils de quartiers (2/3) : Relancer les conseils de quartier au lieu de se lancer dans l’aventure du budget participatif

Hier avait lieu la première réunion publique sur le budget 2017 de Malakoff.

Il y en a une ce soir d’ailleurs.

 

Avant de parler du fond (ce qui soit dit au passage est de plus en plus compliqué), j’aimerais aborder la forme, et rappeler ce que j’ai dit le 10 Novembre sur la réunion visant à relancer les conseils de quartier.

 

L’objectif était de mieux prendre en considération les attentes de nos concitoyens.

C’est pour ça que la réunion a été faite avant le DOB.

 

On va, même si ce n’est pas encore le cas, vers un budget participatif.

Or dans le fait, je ne suis pas sûr, que l’on prenne l’avis des populations.

 

Ce qui fait que j’aimerais redonner mon avis sur le budget participatif (avis que j’avais donné ici et ici).

 

Je ne suis pas favorable au budget participatif.

Et ceci pour plusieurs raisons.

 

La première est que le budget est un dossier compliqué.

Ça demande des compétences particulières (sur ce point, l’effort pédagogique de Joël Alain doit être salué).

Pour pouvoir juste parler du sujet, j’ai dû m’incrusté dans une formation de l’IFED (institut de formation des élus démocrates) lors d’une université de rentrée du Modem.

De plus, un budget se construit sur et pour la durée.

Il faut avoir des notions d’économies solides pour pouvoir essayer d’anticiper au mieux les évolutions futures.

Un budget doit être capable de prendre en compte les évolutions de l’environnement extérieur dans lequel navigue Malakoff.

 

 

De plus, je suis pour la démocratie représentative, et le budget représente un acte politique fort.

C’est la traduction d’un programme électoral.

Or, j’ai participé à une élection (certes faussé mais ce n’est pas la faute de la majorité sur ce coup-là, c’est celle de Malakoff Plurielle) qui a pour but de choisir le conseil municipal, conseil municipal qui dirigera en mon nom la ville de Malakoff.

 

L’élection est claire, la majorité a clairement été élue, elle applique son programme.

Programme sur lequel elle a été élu.

Si la population n’est pas contente, elle avait qu’à venir voter (Il y a eu 48,31% d’abstention)

Si l’opposition n’est pas contente, elle n’avait qu’à être plus intelligente.

 

Ce qui fait que je me permets de faire la contre-proposition suivante :

Au lieu de se lancer dans l’aventure du budget participatif, je pense qu’il vaut mieux relancer les conseils de quartier qui aujourd’hui sont en panne.

Les dernières dates sont :

  • Conseil de quartier Nord : 09/10/2015
  • Conseil de quartier Centre : 29/01/2016
  • Maison de l’enfant : 09/02/2016
  • Quartier des collèges : 12/11/2015
  • Barbusse-Clos Montholon : 25/09/2014

Beaucoup de réunion de conseils de quartiers datent de 2015, voire de 2014.

Pire, là où au lancement on avait 3-4 réunions par an, on est à 1 réunion par an.

 

Or, je pense que les citoyens ont plus de poids sur le budget par un conseil de quartier que par une réunion budgétaire dans laquelle il faut déjà des compétences techniques rien que pour la comprendre.

 

Un conseil de quartier sert à remonter les problèmes.

Si un problème devient récurent dans un quartier (d’où l’importance de la fréquence des réunion), il finit par remonter au conseil municipal, surtout s’il devient récurent et/ou bien argumenté.

 

De fait, le conseil municipal peut se décider à faire quelque chose, et donc à budgétiser une action…

 

De fait, on a concrètement plus de poids sur le budget en faisant remonter un problème concret plutôt que dans une réunion où les compétences techniques sont importantes.

22 novembre 2016 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire