Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2015 de Malakoff (2/11) : Les ratios

Regarder les ratios permet de situer Malakoff par rapport aux villes de la même taille.

Pour le cru 2015, on a :

Ratio Valeur sur Malakoff Moyenne de la strate
Dépenses réelles de fonctionnement/population 1 308€/habitant 1 253€/habitant
Produits des impositions directe/population 588€/habitant 585€/habitant
Recettes réelles de fonctionnement/population 1 548€/habitant 1 491€/habitant
Dépenses d’équipement brut/population 435€/habitant 334€/habitant
DGF (Dotation globale de fonctionnement)/population 171€/habitant 284
Dépenses de personnel/Dépenses réelles de fonctionnement 66,53% 56,90%

 

Que dire ?

Ce n’est pas très brillant.

Encore une fois, on est au-dessus de la moyenne pour les dépenses de fonctionnement.

En résumé, Malakoff dépense plus que la moyenne en dépenses courantes.

Sachant que la moyenne ne fait déjà pas d’effort

 

Nous avons néanmoins une nouveauté : la DGF par habitant a diminué.

On note déjà le dérapage des dépenses de personnel. Là aussi, on est très au-dessus de la moyenne.

Mais contrairement à 2014, il y a une nouveauté : on paye plus d’impôt que la moyenne.

Le produit des impositions directes par habitant ainsi que les recettes réelles de fonctionnement par habitant sont au-dessus de la strate.

 

Au final, on voit une dégradation de la situation financière de Malakoff.

Alors que, comme annoncé dernièrement, les dotations de l’Etat diminuent, les dépenses de fonctionnements (les dépenses courantes) ne sont pas maîtrisés, mais cette fois-ci, on voit clairement une augmentation de l’imposition.

5 mars 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (1/11) : Les chiffres

J’ai enfin le budget 2015 de Malakoff entre les mains.

Le moment de l’analyser, comme c’est la coutume sur mon blog.

Et de commencer par la base : les chiffres.

 

Pour rappel, l’exercice budgétaire de la ville se fait en trois étapes.

La première est le débat d’orientation budgétaire, ou le DOB (voir ici pour 2015).

A ce stade, on débat de ce que devrait être la politique économique de la ville.

C’est sans vote.

 

Ensuite, vient le budget. La municipalité fait une prévision de ses dépenses et de ses recettes.

A la fin, il y a un vote du conseil municipal. Le contexte du budget 2015 étant particulier, j’y reviendrai dans les deux derniers articles.

 

A la fin, on a le compte administratif (CA). La municipalité présente l’exécution du budget. A la fin, il y a vote.

 

En ce qui concerne le budget, il est divisé en deux sections.

Chaque section a ses recettes et ses dépenses.

La première est la section de fonctionnement.

Elle correspond à la gestion courante.

Dans les dépenses, on a le personnel, le service public, les intérêts de la dette….

Dans les recettes, on a les impôts, les taxes et les dotations.

 

Puis il y a la section d’investissement. Ça correspond aux biens que la ville paye. On a principalement la construction des bâtiments.

Dans les recettes, on a principalement les subventions.

Dans les dépenses, on a l’acquisition de bien (par achat ou travaux) ainsi que le remboursement de la dette.

 

Chaque section est équilibrée en recette et en dépense.

Dans une section, recette = dépense.

 

Pour le cru 2015, la section de fonctionnement est de 48 954 509€.

La section d’investissement est de 16 906 491€.

 

On arrive donc à un total de 65 861 000€.

 

Dans le budget 2015, la section de fonctionnement représente 74,33%.

 

A titre de comparaison, pour le budget 2014, la section de fonctionnement était de 47 804 676€ et la section d’investissement était de 15 867 959€. La section de fonctionnement représentait 75% du budget 2014.

 

Notons aussi qu’entre 2014 et 2015, la section de fonctionnement a augmenté de 2,4%, la section d’investissement a augmenté de 6,5%.

4 mars 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Éléments de ma réflexion sur les départementales 2015

Je me suis déjà exprimé sur la gestion de l’UMP et du Modem des départementales sur la circonscription Montrouge/Malakoff, qui est la cause de mon retrait (provisoire ?) de la politique active. Mais ma réflexion est en réalité plus globale, et il aurait été dommage de ne pas la faire partager.

 

Elle se fait sur plusieurs niveaux.

 

Il y a un niveau national, d’abord.

Certes, on est sur une élection départementale, mais l’élection étant politique, il faut avoir cet élément en tête.

D’autant que l’UMP et l’UDI essaye de donner une portée nationale au scrutin via le vote sanction.

Aujourd’hui, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, est revenu à la tête de l’UMP.

Le bilan de Nicolas Sarkozy, aussi bien économique, que social et moral, est une catastrophe.

Il est à rappeler que d’une certaine façon, c’est lui qui a fait élire François Hollande.

Il est indispensable que l’UMP fasse une bonne fois pour toute le bilan de ce quinquennat. Problème : l’UMP a élu à sa tête l’une des personnes responsable de la faillite de la France, ainsi que de la faillite intellectuelle, morale et financière de l’UMP.

 

Ensuite, il y a évidemment un niveau départemental. Il s’agit de l’élection départementale, quand même.

Je dois reconnaître être moins au fait de la politique départementale. On ne peut pas être bon partout.

De plus, je suis pour la suppression du département, échelon en trop, aujourd’hui, dans le millefeuille français.

Il faut aussi rappeler que le 92 est un département difficile.

Dans le Nord, le problème est l’UMP.

On a une UMP maffieuse et/ou dure.

Dans les maires emblématiques, on a Patrick Balkany, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux), Éric Cesari (Courbevoie, il a été mis en cause dans Bygmalion), Manuel Aeschlimann (Asnières) et Philippe Pemezec (qui il est vrai, est dans le Sud du département, au Plessis-Robinson, et qui a détruit un bastion centriste : Clamart).

Dans le Sud du département, le problème est la gauche.

Soit parce que l’on a une gauche moralement contestable (Pascal Buchet à Fontenay-aux-Roses, Philippe Kaltenbach à Clamart), soit parce que l’on a des maires PCF humainement appréciable, mais idéologiquement en retard de plusieurs siècles (Catherine Margaté pour Malakoff, Marie Hélène Amiable pour Bagneux).

Notons que grâce à François Hollande, le problème des maires PS s’est résolu, ils ont été battus en 2014.

Puis il y a le centre du département, les centristes de droite, le bastion UDI, ancien bastion du Nouveau centre d’ailleurs.

On y trouve André Santini (Issy les Moulineaux), Hervé Marseille (Meudon) et Jean Loup Metton (Montrouge).

Puis même si j’ai du respect pour Patrick Devedjian (qui en voulant faire le ménage dans le département s’est mis à dos un certain Patrick Balkany), certaines de ses positions sont en désaccord avec ce que je pense.

Le 92 est un département de première couronne. Or, Patrick Devedjian veut un regroupement avec les Yvelines.

Je comprends le concept de département vivant sur la charité des autres pour le 93.

Néanmoins, contrairement aux Yvelines, les Hauts de Seine est un département de première couronne. La logique de regroupement est au niveau du Grand Paris (ou l’ancien département de la Seine) car de nombreux problèmes, comme l’emploi, le logement, le transport … se posent au niveau du territoire de Paris et de sa proche couronne

 

Puis il y a l’aspect local.

L’opposition sur Malakoff étant vraiment à la ramasse, c’est Montrouge qui décide, comme je l’avais expliqué avec humour.

On ne construit pas nous même notre leader d’opposition, c’est Montrouge qui décide.

Avec la particularité du système, d’ailleurs, à Montrouge, les hommes, à Malakoff les femmes (règle d’ailleurs appliqué sur la liste PS).

 

Pire, cette élection ne permet pas aux centristes de se compter. Le candidat qui mène la danse est UMP, proche de Roger Karoutchi.

 

Que fallait-il faire ?

Dans l’absolu, considérant le centre comme un grand courant de pensé, il aurait fallu une candidature alternative centriste.

Seulement, on est face à deux problèmes.

D’une part, le Modem est très diminué face à un amateurisme politique qui même si je l’ai pratiqué, continue à m’impressionner.

D’autre part, les centristes UDI sont satellisé par l’UMP. Si l’UMP décide, l’UDI suit, même si c’est pour se faire rouler dans la farine.

 

Pour moi, il ne reste donc qu’un seul choix : le vote blanc.

4 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Abordons les dégradations et la « poubellisation » de la place du 11 Novembre

Cela fait un petit moment que l’on doit aborder, dans le conseil de quartier, la problématique de la dégradation de la place du 11 Novembre.

La question n’est pas liée qu’aux dégradations, mais aussi à la « poubellisation » de cette place.

 

Je tiens à rappeler, habitant à côté, que je suis content de cette place. Elle était d’ailleurs dans le programme que l’on défendait avec Jean Emmanuel Paillon en 2008.

On a une place agréable qui permet de commencer un  vrai cœur de ville, cœur de vie, cœur économique…

 

Néanmoins, j’aimerai que cette place dure, et qu’elle continue à être un lieu de vie, un lieu de vie agréable.

 

Et aujourd’hui, je crois qu’il y a des efforts à faire pour faire durer notre place et pour la rendre agréable.

 

Dans ce que j’ai pu relever, on a:

P1000537Ce panneau qui est légèrement décalé sur la verticale. C’est rue Raymond Fassin. Fut-un temps, les poteaux étaient totalement décalés par rapport à la verticale.

P1000539Le bac à fleur à l’entrée du marché qui sert de poubelle. Franchement, c’est toutes les semaines et j’ai vraiment vu pire.

P1000545Le plot légèrement endommagé.

P1000551Poteau non aligné.

P1000557Papier jeté n’importe où.

P1000561Barrière manquante (mais où est-elle bien passée?)

 

En allant vers l’Intermarché, on trouve également:

P1000575Lampadaire tordu

P1000576Poteaux tordus, un poteau manquant.

P1000584Et pour finir, quelques poteaux tordus.

 

Alors, certes, on peut râler sur la mairie si le nettoyage est mal fait, ou pas assez souvent.

 

Mais il y a des limites. Pour ma part, je crois qu’il y a un vrai problème de responsabilisation de l’individu.

Alors, j’aimerais bien que l’on prenne soins de la place du 11 Novembre, et que l’on arrête de jeter n’importe où les détritus (les poubelles, ça sert à ça) et que l’on roule prudemment, histoire d’arrêter de défoncer poteaux, plots, panneaux et lampadaires.

 

22 février 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , | Laisser un commentaire

Le 22 Mars, je voterai blanc

La gestion par le Modem de l’élection départemental sur mon canton étant la cause directe de ma mise en retrait (provisoire ?, définitive ?) de ce que l’on appelle la politique active, il ne serait pas cohérent que je ne m’exprime pas, à titre personnel, sur le sujet.

Dans ce premier article, j’irai à l’essentiel : mon choix, qui sera le vote blanc.

Dans un second, je me permettrai de donner l’ensemble des éléments de ma réflexion, étant donné qu’en réalité, elle est beaucoup plus globale.

 

Je tiens aussi à préciser que ma mise en retrait a pour cause l’acharnement du candidat UMP, préférant l’étiquette aux gens qui la font vivre sur le terrain (il est probablement passé par le national), préférant l’immédiateté à laisser le temps à un partenaire, à terre, de pouvoir se reconstruire, préférant quelques voix pour son poste à une construction saine et solide sur la durée de l’opposition durable localement et le plus large rassemblement possible.

Un partenaire construit et fort apporte plus qu’une simple étiquette vide.

 

Mais ce n’est que 25% de la raison.

Les 75% autres sont sur le mouvement démocrate, qui donne gratuitement l’étiquette, sans négociation sérieuse, sans garanties de pouvoir avoir un gain, et sans essayer d’avoir un impact sur les choix programmatique du candidat.

 

Ceci étant précisé, je n’apprécie pas la politique du bâton et de la carotte, le chantage et le « Clément Forestier va gagner et si il ne gagne pas, ça sera de ta faute et ça n’est plus la peine ».

Ou bien « Il faut que les gens y croient ».

 

Je vais donc reprendre tout ça.

Un premier point : Margaté (précision : quand je dis Margaté, il faut comprendre Margaté ou ses successeurs, dont Jacqueline Belhomme fait partie) peut perdre sur Malakoff.

Mais lorsque Margaté perd, c’est dans une élection à circonscription (législative par exemple).

Et la circonscription de Malakoff est dans ce cas avec Montrouge.

 

Dernier exemple en date : les législatives 2012.

Sur la circonscription, le PS a fait 29.93%, le PCF a fait 29.20% et l’UDI a fait 24.15%.

Mais si on regarde en détail, ce n’est pas à Malakoff que ça s’est joué.

A Malakoff, le PS a fait 27.28%, le PC 40.26% et l’UDI 14.27%.

A Montrouge, le PS a fait 34.44%, l’UDI a fait 36.01% et le PCF a fait 13.5%.

En résumé, si le PS est passé devant le PC, c’est grâce à Montrouge.

 

A Malakoff, Margaté tient bon…

Le problème de fond, ce n’est pas vraiment Margaté, c’est plutôt l’opposition qui n’est pas audible, faute d’un travail sérieux.

 

Et le problème de fond est là. Il faut une opposition qui soit présente sur la durée, qui travaille sur la durée. Qui explique sur la durée la politique de la municipalité.

 

Margaté, à Malakoff, elle est appréciée.

Il faut s’y faire.

Vu le désastre dans lequel est l’opposition, on n’a pas besoin de quelqu’un qui veut devenir maire.

On a besoin de quelqu’un qui est prêt à se plonger durant les 30 prochaines années (au moins) dans l’opposition.

On n’a pas besoin d’une opposition qui se réveille 6 mois avant chaque échéance électorale.

On a besoin d’une opposition qui occupe le terrain.

 

Certaines personnes peuvent dénigrer les conseils de quartiers ou les réunions publiques (comme celles sur le PLU), c’est pourtant dedans que Malakoff Plurielle a construit le gros de sa liste.

 

Mieux, certaines personnes de Malakoff Plurielle se sont fait la main dans la démocratie participative.

Je pense entre autre à Frédérique Perrotte (pour qui j’ai sincèrement de l’estime d’ailleurs, j’en profite pour le signaler ici), qui a été habitant référent dans son conseil de quartier, qui s’est investie dans la CDD et qui a été en pointe sur une pétition contre le TGV et ses nuisances sonores.

D’ailleurs, cette dame est réellement un plus pour Malakoff Plurielle.

 

Faut-il y croire ?

L’importance n’est pas là. L’importance est de s’investir dans la vie de sa commune.

 

C’est pour ça qu’il faut non pas penser en campagne de gain, mais en campagne de notoriété.

La seule question n’est pas l’immédiateté. La seule vrai question est : Et après ?

Durée, le seul mot important.

 

Il faut penser global, il faut penser long terme (aux alentours de 30 ans), il faut penser construction.

Au lieu de ça, on a pensé carrière, gain, immédiateté.

On a préféré tout casser sur certains blocs d’opposition, pour juste quelques voix, plutôt que de consolider.

 

Je ne peux pas cautionner la méthode, mais surtout, je ne peux pas cautionner cette volonté d’immédiateté et de vision purement cout terme.

 

C’est pour cette raison que je voterai, à titre personnel, blanc.

 

19 février 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Décodons la notion Sarkozyste « Bayrou le traitre »

C’est connu, pour Sarkozy, Bayrou est un traitre.

Je pense que c’est un peu facile, surtout facile pour ne pas remettre en cause le précédent mandat.

Effectivement, pour moi, c’est Nicolas Sarkozy qui a fait élire François Hollande.

Puis il y avait des désaccords sérieux, comme sur la dette, la pratique des institutions et la morale.

 

D’ailleurs, je me permets de mettre en avance certains tweets de Luc Ferry (ancien ministre UMP de Jacques Chirac) sur la gestion de la droite du 49-3 sur la loi Macron :

« Droite débile : en 5 ans de Sarko elle n’a pas fait la moitié de la loi Macron et elle vote contre. Navrant… »

« La droite qui vote avec les frondeurs, le FN, les Verts, le Front de gauche et le PC : quel désastre intellectuel et moral ! »

 

Mais bon, puisqu’un très bon article de Nicolas Domenach fait le point sur le sujet, je me permets d’en parler.

 

Dans cet article, Nicolas Domenach rappelle que Nicolas Sarkozy a trahit Jacques Chirac en 1995.Il avait choisi Edouard Balladur.

On peut même dire qu’il avait choisi le mauvais cheval…

D’ailleurs, l’article oublie qu’il avait déjà trahi Charles Pasqua en 1983.

 

Mais on peut dire qu’il a eu des exemples.

Jacques Chirac a trahit Jacques Chaban-Delmas en 1974. Seulement, là, Chirac a choisi le vainqueur.

 

Mais l’article rappelle surtout le mépris affiché de la droite, et de la droite gaulliste en particulier, face au centre.

Les bons mots sont souvent synonymes de cet état d’esprit.

Pour Georges Pompidou, « les centristes, il fallait les rouler dans la farine et les faire frire », pour Pierre Mazeaud, « Ce n’étaient que des supplétifs sans colonne vertébrales, des individualistes mollassons, toujours achetables, y compris à petit prix. Des démocrates chrétiens « qui faisaient sauter les petits enfants sur leurs genoux » »

 

Mais l’article a le mérite de parler de la gauche, qui considère les centristes de la même façon que la droite.

François Mitterrand qualifiait le centre de « faux nez de la droite » (je ne la connaissais pas celle-là).

Je précise même qu’il disait que « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ».

19 février 2015 Posted by | Politique | , , , , , | 2 commentaires

J’ai décidé de me mettre en retrait de la vie politique active pour une durée indéterminé

Tout est dit, j’ai décidé, pour une durée indéterminé (quelques mois ? quelques années ? le restant de ma vie ?) de me mettre en retrait de ce que l’on appelle la politique active.

 

Je tiens à préciser une chose : je suis fier d’appartenir au Modem, et le Modem est encore le parti politique dont je me sens le plus proche.

 

Sur l’analyse de la situation, nous avons toujours été des précurseurs.

Nous avons eu raison avant tout le monde, que ce soit sur la dette, la moralisation de la vie politique, la stérilité du débat Gauche-Droite, sur l’archaïsme de nos institutions, et j’en oublie certainement.

 

Par ailleurs, je pense également, vu la situation qui est la nôtre, nationalement, il faut un centre qui pousse le PS et l’UMP vers plus de sérieux et de modération.

 

Le problème n’est pas sur le fond, le problème est sur le professionnalisme politique. Le problème est sur le sérieux avec lequel le Modem, et en particulier le Modem 92, aborde son rôle de « parti politique ».

 

Si je passe un temps énorme, que je prends des risques, ce n’est pas pour cautionner une colonie de vacance et permettre aux uns et aux autres des postes d’adjoints.

C’est pour faire les choses sérieusement et dans un avenir très lointain, faire enfin diminuer le score de Catherine Margaté. C’est aussi pour être utile au débat public et apporter un regard neuf sur la gestion de Malakoff.

 

Je pense que mon blog a une renommée (faible certes, mais elle existe) grâce au sérieux avec lequel je traite tous sujets (budget, PLU, politique politicienne…).

 

Quand on s’engage sur la politique active, que l’on y passe du temps, que l’on prend des risques, on attend de l’autre côté de la considération et du sérieux.

 

Ce n’est malheureusement pas le cas.

 

Comme je l’ai malheureusement souvent écrit, les états-majors, surtout centristes (et aussi bien à l’UDI et au Modem) gèrent les élections comme des touristes.

La première fois, ça a été avec la candidature Modem dans la 11ème circonscription des Hauts de Seines.

Depuis, on a perdu un élu de très grande qualité (qui depuis a quitté le Modem), et on a investi le Berlusconi de Service.

Aujourd’hui, Marie Hélène Amiable (PCF) est indéboulonnable.

Mieux, il y a également une candidature dissidente à droite pour ces cantonales.

 

Lors des municipales, afin d’éviter le scénario catastrophe que j’avais décrit dans une fiction politique, j’avais poussé à une alliance UDI/UMP/Modem.

J’avais avalé des couleuvres (dont celle que l’on m’a rappelée ici).

Mais c’était pour sauver ce qui pouvait l’être.

Au lieu de ça, l’UMP a joué perso. Conclusion : on a été retoqué, et on passe pour des cons.

Et moi, je passe pour un super con.

 

Aujourd’hui, le Modem apporte son soutien à Clément Forestier (UMP) alors que j’ai milité pour un soutien à Personne, et ceci pour deux raisons :

  1. Il faut faire un geste vis-à-vis de ceux qui ont préféré rejoindre Malakoff pluriel, qui même si je ne suis absolument pas d’accord avec eux, je comprends leurs raisons.
  2. Il fallait aussi bien faire savoir que la marque Modem n’est pas gratuite.

Par ailleurs, il n’y a pas de scénario catastrophe sur cette élection.

Pour une fois, le Modem de Montrouge (qui est dans l’opposition à Jean Loup Metton) était en accord avec moi.

 

Je n’ai pas été suivi, certes, pourquoi pas.

Mais on n’a engagé aucune discussion sérieuse, toujours aucune réunion côté Modem alors que la campagne a déjà été bien entamé.

Par ailleurs, comme les principaux responsables Modem on dit non localement :

  • Soit le candidat UMP a tapé sur le président du Modem 92, et dans ce cas-là, je ne vois pas de différence avec l’ancienne direction départementale.
  • Soit il a tapé sur François Bayrou (ce qui semble le cas), et je n’apprécie pas la méthode.

Au demeurant, je ne me vois pas avaler de nouvelles couleuvres (ou plus exactement un boa ici) si il n’y a pas un minimum de sérieux derrière.

Et je ne me vois pas expliquer, surtout si pour moi l’enjeu n’en vaut pas la chandelle, quelque chose qui est à l’opposé de ce que j’ai expliqué dernièrement.

Par ailleurs, je ne verrais pas pourquoi j’accepterai chez Clément Forestier ce que je n’accepte pas chez Emmanuel Jannès.

 

Ma cohérence interne, mon moi le plus profond, et ma crédibilité, qui sont ce qu’il y a de plus important, sont en jeu.

 

Je pense qu’il fallait crédibiliser une marque Modem qui avait pris chère, essayer, même si ça me semble impossible, de regrouper notre base Modem.

 

Au final, on a préféré le court terme (encore) et on a bradé la marque Modem.

 

La marque Modem est peut-être devenue gratuite, moi pas.

 

Si on fait un choix, j’attends également une forme de sérieux.

Il n’est pas là.

 

J’en tire donc les conséquences et estimant perdre mon temps, je me mets momentanément en retrait de la politique active.

 

Ce n’est pas définitive, et je ne suis pas contre revenir, mais j’attendrai que le Modem fonctionne sur des bases sérieuses. Pour l’instant, je me contente juste d’être sympathisant.

18 février 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | 1 commentaire

Le TGV débattu dans le conseil de quartier centre

Le TGV et Malakoff, c’est une longue histoire.

Pour mémoire, la ville de Malakoff est coupée en deux, coupée entre le Nord de la ville et le Sud.

Cette cassure est symbolisé par la ligne 13, qui sur la ville de Malakoff est aérienne.

Côté Sud de la ville, longeant la ligne 13, il y a une ligne de TGV.

 

Le problème, c’est que ça fait du bruit.

Effectivement, le TGV a une tendance à s’arrêter au milieu de la voie.

Et il laisse tourner ses ventilations….

Et très franchement, ça s’entends.

 

Pire, il aime bien faire ça la nuit.

 

Le conseil de quartier des collèges a pris, lors de la précédente mandature, la question très au sérieux.

Une pétition sur le sujet avait été signée.

 

Dernièrement, il était question d’augmenter le trafic. On passerait de 150 à 250 TGV par jour.

Une enquête publique a été effectuée, durant les grandes vacances, histoire que personne ne puisse y répondre.

Mieux, elle a conclu qu’il n’y avait aucun problème de nuisance !

 

Par ailleurs, rien n’oblige RFF à rehausser le mur anti-bruit si le coût est trop élevé.

 

Une association de riverain a donc été créée, et une nouvelle pétition a été mise en ligne.

C’est d’ailleurs l’association en question qui est venue au conseil de quartier présenter le sujet.

Par ailleurs, la municipalité réfléchit à une action en justice.

16 février 2015 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , , | 1 commentaire

Demande du budget 2015

Comme c’est la coutume chaque année, je vais donc demander à notre maire le budget 2015.

Le contexte politique du budget 2015 étant tendu, je vais également, pour une fois, mettre en copie les élus de l’opposition.

On ne sait jamais…

 

« Bonjour Madame le Maire

 

Je me permets de vous écrire car lors du conseil municipal du 11/02/2015 sera voté le budget de la commune.

Je souhaiterais qu’il me soit communiqué à partir du 12/02/2015.

Par ailleurs, je souhaiterais connaître la dette de Malakoff au 01/01/2015 et la dette prévue au 31/12/2015.

 

Je rappelle également l’article L2121-26 du Code général des collectivités territoriales :

« Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes. »

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Cordialement. »

9 février 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

De la nécessaire et pourtant impossible scission de l’UMP et du PS

La question est posée dans un excellent article sur le blog du centrisme : Les partis centristes doivent porter la clarification du paysage politique.

 

Effectivement, qu’est-ce qui rapproche un Alain Juppé et un Nicolas Sarkozy ?

Ils sont de droite. Ils ont une vision centrée sur l’individu.

Mais sur le reste, ils sont d’accord sur rien.

Nicolas Sarkozy veut imposer sa politique, soutenu par une faible base, au plus grand nombre.

Il estime qu’être de droite est plus important que le diagnostic et il met à égalité le PS et le FN.

En résumé, pour Nicolas Sarkozy, être de droite est plus important que de trouver des solutions aux problèmes des français.

 

Au contraire, Alain Juppé essaye de partir d’un diagnostic, et à partir de ce diagnostic, il essaye de construire une stratégie qui lui permettra de faire triompher ses idées.

Il différencie dont le PS du FN, le FN étant pire que le PS au niveau des valeurs et de la politique économique à suivre.

 

C’est pour ça qu’il pense qu’un accord global avec des gens pragmatiques, sur des bases plus ou moins saines, est nécessaire.

En gros, il faut gouverner avec le centre, dans une coalition avec le centre, et non pas contre le centre, en l’humiliant, comme aime si bien le faire Nicolas Sarkozy.

 

Donc, on note que l’UMP est très divisé, entre le noyau dur (Sarkozy, Copé, Morano…) et le noyau plus pragmatique (Juppé, NKM…)

 

La remarque est aussi valable pour le PS.

Manuels Valls et Benoît Hamon n’ont rien en commun.

Le PS est divisé entre une ligne sociale libérale (Manuel Valls, Michel Rocard, Emmanuel Macron, …) et une ligne gauche dure (Martine Aubry, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg,…).

Là aussi, là où Manuel Valls a regretté que le PS n’ait pas tendu la main à François Bayrou (voir ici et ici), Martine Aubry n’a pas hésité à aller l’humilier.

Comme on dit, tout un symbole.

 

Cette coupure ne date pas d’hier, comme le fait remarquer le blog du centrisme :

« Ces constats ne datent pas d’hier, tout comme l’illogisme de cohabitations forcées dans un même parti de courants politiques qui n’ont plus grand-chose de commun ensemble et qui demeurent souvent associés par les nécessités électorales dues au mode de scrutin adopté par la V° République.

Mais, aujourd’hui beaucoup plus qu’hier, où s’affrontaient déjà un Rocard et un Chevènement au PS, un Chaban-Delmas et un Peyrefitte à l’UDR, ces incongruités pourrissent le débat politique et font souvent faire du surplace à la France. »

 

D’ailleurs, ça a été fortement visible lors du référendum sur le traité constitutionnel, en ce qui concerne le PS.

 

Le phénomène est aussi mondial, comme le signale le blog du centrisme :

« Cette situation n’est, en outre, pas diamétralement différente dans nombre de pays étrangers.

Ainsi, aux Etats-Unis il existe également, de fait, un axe central divisé entre les modérés du Parti républicain et les centristes du Parti démocrate, flanqués à ses bords de la droite radicale du Tea Party avec les évangélistes réactionnaires et de la gauche radicale, les «liberals» avec les soutiens gauchistes au mouvement Occupy Wall Street.

En Grèce, les modérés (Nouvelle démocratie à droite, Potami au centre, Pasok à gauche) sont désormais coincés entre Syriza (extrême-gauche) et Aube dorée (extrême-droite).

En Allemagne, la grande coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens est concurrencée par Die Linke à gauche et par le nouveau parti très conservateur, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) à droite. »

 

D’où la question : et si l’UMP et le PS se scindaient ?

Si l’UMP se scindait en deux, avec un parti de droite dure, mené par Nicolas Sarkozy, et un parti de droite modérée, mené par Alain Juppé.

 

Si le PS se scindait enfin en deux, avec d’un côté une gauche dure, mené par Martine Aubry, et de l’autre une gauche modéré, mené par Manuel Valls.

 

Cette clarification serait saine, elle est même souhaitable.

Enfin, il serait possible d’avoir une coalition de gens pragmatique, ouvert, allant d’Alain Juppé jusqu’à Manuel Valls, en passant par François Bayrou et Jean Christophe Lagarde.

Enfin, on aurait une coalition allant de la droite modérée jusqu’à la gauche modérée, en passant par les centristes.

 

Cette coalition, hétérogène sur les valeurs, mais en accord sur le diagnostic et les réformes à mettre en œuvre, serait apte à conduire les réformes nécessaires pour remettre de l’ordre en France.

Surtout, c’est la méthode qui changerait.

 

Aujourd’hui, on propose une mesure et on t’explique pourquoi elle est bonne.

Ce type de coalition partirait d’un diagnostic et élaborerait, à partir du diagnostic, la solution.

Un changement majeur.

 

Le problème, c’est que le mode de scrutin actuel ne permet pas de dégager ce type de coalition.

C’est ce denier point qu’il faut d’abord changer.

7 février 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.