Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2015 de Malakoff (11/11) : Les choix politiques

Comme écrit précédemment, le budget traduit un choix politique.

Le moment d’en établir clairement.

 

Le diagnostic d’abord.

Malakoff fait énormément dans le social.

Malakoff fait tout son possible pour maintenir un service public local de qualité.

Je n’ai rien à dire, la municipalité a été élue sur ce programme.

Néanmoins, cela a un coût.

Je ne dis pas ça contre le service public. Au contraire, je pense que le service public est important, je pense que le service public permet de maintenir la cohésion de la société.

Non, je dis ça comme un constat de lucidité.

 

Dans le diagnostic, toujours, je rappelle que côté recettes, la part des impôts est de 58%, celle des dotations et participations est de 21%. Les dotations et participations sont le deuxième poste de recette.

Une étude approfondie des dotations permet de remarquer que les dotations d’états représentent 57% du total des dotations, soit 12% des recettes totale de la ville.

 

Côté dépense, la part la plus importante est le personnel, avec une part de 56%.

En regardant en détail la répartition des dépenses de personnel, on remarque que la plus grosse part est dans l’administratif, avec une part de 30%.

 

Par ailleurs, la ville de Malakoff a une dette importante. Certes, il s’agit d’une dette d’investissement, mais si on continue comme ça, elle sera remboursée en 2033.

De l’aveu même du maire, la ville de Malakoff ne peut plus investir aujourd’hui.

 

Quels sont les dangers qui planent sur Malakoff ?

Le premier est une perte de recettes.

Evidemment, l’Etat est endetté, et ça ne peut plus durer.

Il doit réduire son train de vie.

Réduire les dotations en fait partie. Près de 10 à 15% des recettes de la ville sont concernés.

Rappelons que selon la cour des comptes, en général, les communes ne font aucun effort pour rationaliser leurs dépenses.

 

Il faut aussi rembourser la dette de Malakoff.

Pour cela, il faut faire de l’autofinancement brut (de l’excédent budgétaire).

Ça passe par réduire les dépenses et/ou augmenter les recettes.

 

A partir de là, quelles sont les options ?

 

Parlons d’abord de la municipalité.

Dans un premier temps, elle agite les bras avec une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable.

Mais ça ne sert à rien. Peut-être même que la municipalité le sait.

La diminution des dotations par l’Etat, la municipalité n’y peut rien. De plus, le problème va se répertorier sur d’autres échelons, comme le département et la région.

Il faut des recettes, point.

Et pour augmenter ses recettes, la ville a augmenté la taxe foncière sur le bâti.

 

Dans les autres options, il y a celle des libéraux pur et dur : supprimer le service public.

En ce qui me concerne, je ne suis pas d’accord.

 

Et puis, il y a ma vision.

Elle consiste à rationaliser les dépenses.

C’est un état d’esprit. Avant de se poser la question des moyens, on se pose la question de l’organisation.

En organisant le service public au mieux, on fait la même chose, peut-être mieux, mais avec moins de moyens.

Ça passe par une réflexion sur le rôle du service public.

Je pense pour ma part que c’est d’ailleurs un problème franco-français.

En général, on se pose la question des moyens et après, on regarde ce que l’on fait avec.

En réalité, il faut d’abord se poser la question du fonctionnement, et après voir les moyens que l’on peut coller.

 

Pour rationaliser nos dépenses de fonctionnement, Sud de Seine aurait dû en être le moteur.

Au lieu de ça, Sud de Seine est devenu l’outil des doublons.

Pire, Sud de Seine est de déficit de fonctionnement, déficit de fonctionnement qui est financé par l’excédent 2014.

Quand je dis que le plus grand échec de Catherine Margaté est Sud de Seine, ce n’est pas une blague.

12 mai 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Cérémonie du 8 Mai 2015

P1000593Dépôt de germe au monument au mort, maison des associations, par madame le maire.

P1000600Le cortège marche jusqu’au carrefour du 8 Mai 1945.

P1000605Dépôt de germe par Madame le maire au carrefour du 8 Mai 1945.

P1000607Dépôt de germe au monument aux morts par Madame le maire.

P1000633Dépôt de germe au monument aux morts, au cimetière de Malakoff.

 

11 mai 2015 Posted by | actualité, Malakoff | , , | Laisser un commentaire

Le Libdem se prend une branlée

Désolé pour le titre, mais au moins, il est clair et net.

 

Effectivement, au Royaume-Uni, il y avait des législatives.

Selon la BBC, on a (résultat non définitif au moment où j’écris):

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 36,1 36,4
Libdem (centre) 23,0 7,8
Travaillistes (gauche socialiste) 29,0 30,7
UKIP (Extrême droite) 3,1 12,5
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 1,7 5,0
Green (Les verts) 1,0 3,7

 

Et en sièges :

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 307 303
Libdem (centre) 57 8
Travaillistes (gauche socialiste) 258 222
UKIP (Extrême droite) 0 1
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 6 56
Green (Les verts) 1 1

 

Je n’ai pas énuméré tous les partis.

En tout, il y a 650 sièges. La majorité absolue est donc de 326 sièges.

Il convient de rappeler en premier lieu que le système britannique est injuste, encore plus injuste que le système français.

 

Les conservateurs gagnent, mais ils n’ont pas la majorité absolue.

Même avec le Libdem. Ils n’ont pas la majorité absolue.

Faut dire que celui-ci a pris cher.

 

Quant à la gauche, même avec le parti indépendantiste écossai, on est loin du compte.

Mais pour en revenir au Libdem, qui est le parti centriste au Royaume Uni, c’est le grand perdant de cette élection.

Il passe de 23% à 7,8%, soit -15,2%.

Son nombre de sièges s’écroule de 57 à 8.

 

Le problème est que le Libdem paye sa participation au gouvernement conservateur de David Cameron.

 

Effectivement, les conservateur ont petit à petit passé à la trappe le programme du Libdem pour s’empresser de ne rien appliquer.

Pire, sur les positions importantes du Libdem, ses dirigeants se sont empressés de ne rien dire.

 

Un point important était la réforme du mode de scrutin, dont David Cameron était hostile.

Celui-ci a fait un référendum histoire d’enterrer la réforme.

Et ça a marché.

Mieux, le Libdem qui considérait l’abandon de cette réforme comme un Casus Belli s’est empressé de rester au gouvernement.

 

On a aussi dans la même veine le droit d’inscription aux universités.

 

Au final, la leçon est pour moi la suivante :

A ne pas être exigent vis-à-vis de nos partenaire, c’est les inviter à nous prendre pour des paillassons.

 

La politique n’est qu’une question de rapports de force.

La politique durable est de construire ce rapport de force.

A la table des négociations, on a plus de chose à dire avec 25% des voix qu’avec 5%.

 

C’’est important d’avoir des élus, oui, c’est vrai.

Mais il y a une chose encore plus importante : c’est le message que l’on porte.

Les élus ne sont pas durables. Mais si le message est identifiable, les électeurs nous identifient, et ils nous encouragent.

Le message, c’est le côté durable.

Le message, c’est ce qui fait que les électeurs continuent à voter pour nous.

 

Si le message est clair, les électeurs qui le soutiennent continuent à voter pour nous.

Mais pour que le message reste clair, il faut, sur l’essentiel, que le message soit suivi par les actes.

Si François Bayrou a une visibilité médiatique, malgré que le Modem soit un petit parti, c’est parce son message a été suivi par des actes.

En 2007, alors que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale faisaient marcher la machine à promesses démagogiques non financées, alors que François Bayrou faisait campagne contre le déficit public, ce dernier n’a donné au second tour aucune consigne de vote.

 

C’est aussi au nom de la cohérence et du message que j’ai refusé de soutenir la candidature de Clément Forestier aux départementales. Pour moi, l’alliance Centre-Droite n’est pas automatique.

 

Hors, aujourd’hui, le centre, qu’il soit UDI ou Modem, court derrière les sièges, n’hésitant pas à décrédibiliser le message.

 

Il est fort probable que le centre devienne, aux yeux des électeurs, une machine à carrière sans conviction.

Je reconnais être inquiet, car je pense que le centre, en général, qu’il soit UDI et Modem, risque de faire un faible score en 2017.

L’interview de Chantal Jouanno, permet de voir que certains n’ont pas une bonne image du centre.

Dernièrement, le blog du centrisme parlait du jeu consternant des centristes.

 

Pour ma part, je pense que la défaite du Libdem est une leçon à méditer pour l’UDI et le Modem.

 

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

 

Mise à jour:

  • Les résultats sont définitifs. Les conservateurs ont 331 sièges. Ils ont donc la majorité absolue. Ils peuvent donc gouverner seuls.
  • Le Libdem a toujours 8 siège. L’analyse reste donc identique avec la confirmation des résultats.
  • Le blog du centrisme en parle aussi.

Nouvelle mise à jour:

8 mai 2015 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour que le Centre se ressaisisse, pour que le Centre arrête les conneries, pour que le Centre arrête de creuser sa propre tombe, signez la pétition « Rassemblez les centristes! »

Olivier Nataf est à l’initiative d’une pétition pour le rassemblement du centre que je me permets d’appeler de signer.

Evidemment, je ne connais pas le bonhomme, et je ne me suis donc pas cordonné avec lui.

 

Mais je pense que la stratégie court-terme du centre, basé sur l’envie d’avoir des sièges sans conditions, risque de nous être extrêmement préjudiciable.

 

Alors que certains estiment que l’on est là pour seulement avoir des sièges, j’ai la faiblesse de penser que le centre est un grand courant qui est utile au débat politique français.

 

Le problème, c’est qu’on est dans la soumission et les marchandages de tapis, loin des problèmes économiques et sociaux de la France, loin du vécu des gens. Et que l’on décrédibilise notre message.

 

Je pense qu’en 2017, les centristes risquent d’être lourdement sanctionnés.

 

Je ne m’en réjouis pas, au contraire, ça m’exaspère et ça me désespère.

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, risque de gagner la primaire de l’UMP.

Et on va, au mieux, avoir le match retour Hollande Sarkozy, au pire le Pen.

 

Au fond, le problème, c’est que le PS et l’UMP ne respectent que le rapport de force.

Si on fait 15%, rêvons, 25%, on sera plus respecté que si on fait 5%, au mieux 7-8%.

 

La meilleure solution n’est pas d’avoir des élus en s’agenouillant dans l’UMP.

Si nos sièges dépendent de l’UMP, alors l’UMP nous fera du chantage. Alors, on sera plus sensible aux pressions de l’UMP, surtout quand il s’agira d’abandonner ce qui est primordial pour nous.

 

Pire, si on abandonne nos valeurs, les électeurs nous sanctionnerons. C’est ce qui arrive en ce moment au Libdem en Grande Bretagne.

 

La meilleure solution, à long terme, c’est de travailler sur le rapport de force. La meilleure solution, c’est de créer le rapport de force.

Alors oui, c’est du long terme. Oui, au début, ça sera décourageant. Mais à long terme, on sera identifié.

 

Et pour créer ce rapport de force, comme le dit si bien le blog du centrisme, la solution est simple.

Il faut que le Modem et l’UDI travaillent ensemble, réfléchissent ensemble, et trouvent un moyen de désigner le candidat centriste pour que tout le monde s’y retrouvent.

 

Bref, il faut que l’UDI et le Modem, Jean Christophe Lagarde et François Bayrou, se parlent.

 

Et vite, car si on continue comme ça, le centre risque de disparaître et la fessé risque de vraiment piquer les fesses.

 

Si une pétition peut les faire changer.

 

Je ne voudrais pas voir le centre disparaître définitivement, ce qui appauvrirait l’offre politique en faveur du PS, de l’UMP et des extrêmes…

4 mai 2015 Posted by | Politique | , , , , | Laisser un commentaire

A quel jeu consternant jouent les centristes?! (Blog du centrisme)

Je suis habitué à voir les centristes français être « Le centre le plus bête du monde », comme le dit le blog du centrisme, mais là, je dois reconnaître que l’on est en train de battre des records.

 

A force de courir après les sièges, on est en train de rendre notre message inaudible et pire, de creuser nous-même notre propre tombe.

Et le Modem est particulièrement innovant sur ce point.

Dernière exemple en date : selon Marielle De Sarnez, numéro 2 du Modem, on pourrait rejoindre l’UMP lors des régionales dès le premier tour.

Certes, ça reste du conditionnel, mais ça fait mal de l’apprendre…

Alors je n’ai pas toute la cuisine électorale (certains diraient que l’UDI ne veut pas nous parler, veut nous tuer mais ça reste du conditionnel), mais résumons :

  • Le Modem est un centre indépendant mais on rejoint l’UMP dès le premier tour en IDF.
  • L’UDI est un centre satellisé mais ils présentent une liste de premier tour en IDF.
  • On a critiqué de 2007 à 2012 Sarkozy (à juste titre en ce qui me concerne) mais on rejoint dès le premier tour l’UMP, dirigé également par un certain Nicolas Sarkozy…
  • Pire, les régionales est un scrutin de liste, où il est plus facile de créer un rapport de force. Et on n’a même pas le courage d’y aller.

Vous comprenez quelques choses à la stratégie du centre, qu’il soit UDI et/ou Modem ?

Personnellement, à part si l’ambition est d’avoir des sièges sans conditions, je n’y comprends rien.

J’ai peur qu’à long terme, les électeurs, y compris et surtout centristes, sanctionnent lourdement l’UDI et le Modem.

Heureusement, le blog du centrisme (encore lui) met en avant ce jeu consternant des centristes.

Je me permets de reproduire ci-dessous l’article.

 

« Quand l’UDI semble faire allégeance à l’UMP, le MoDem monte au créneau pour clamer son indépendance et dénoncer les petits arrangements entre Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Lagarde.

Et puis, ne voilà-t-il pas que ce même MoDem, par la bouche de sa vice-présidente, Marielle de Sarnez – propos avalisés par François Bayrou – trouve tout à fait logique de s’allier à l’UMP en Ile-deFrance pour les élections régionales sur le dos de l’UDI puisque celle-ci présente une liste indépendante dans laquelle elle voulait accueillir le MoDem…

Tout cela donne l’impression que quand l’un dit noir, l’autre dit blanc et inversement.

On l’a compris, il s’agit d’une chasse aux sièges à tout prix, de suprématie obsessionnelle au centre et de petits règlements de compte personnels, toutes choses auxquelles les centristes nous ont malheureusement habitués depuis des lustres.

Mais le spectacle actuel est bien consternant pour tous ceux qui entretiennent l’espoir de voir un Centre uni (ou allié) dans la clarté, la responsabilité et l’indépendance.

Tout cela fait, évidemment, le bonheur de l’UMP et de Nicolas Sarkozy qui boit du petit lait de voir qu’on se tiraille et tire dans les pattes à l’intérieur même de l’UDI ainsi qu’entre l’UDI et le MoDem.

Oui, les centristes sont incorrigibles.

Peut-être jusqu’à ce que les Français les corrigent – électoralement parlant – une bonne fois pour toutes!

 

Centristement votre. »

4 mai 2015 Posted by | Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (10/11) : L’aspect politique

Ce n’est pas la première fois que j’aborde cet aspect.

Un budget définit un choix politique.

Par exemple, pour un libéral, hostile au service public, celui-ci aura tendance à voter un budget avec le moins de service public et essayant de diminuer les impôts.

 

Par contre, une municipalité de gauche aura une tendance à mettre le paquet sur le service public et le social.

 

Un budget est donc un acte politique fort. Par son vote, on accepte ou on rejette une politique.

Dans la pratique, la majorité approuve toujours le budget, l’opposition vote contre.

 

Aux municipales, la liste élue est élu sur un contrat de gouvernance. Le budget est la traduction de ce contrat de gouvernance.

L’opposition, qui a été élue sur un autre contrat de gouvernance, a une habitude de voter contre pour marquer son opposition à la politique menée.

 

Néanmoins, et j’en ai souvent débattu avec d’autres Modem, il peut m’arriver de préférer voir l’opposition s’abstenir.

Il faut bien comprendre que voir l’opposition voter pour un budget me choquerais.

Mais s’abstenir, pourquoi pas.

 

Effectivement, il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, notre classe politique est détestée.

Pire, elle est détestée à juste titre.

Effectivement, elle est dans une guerre de tranchée stérile et contre-productive.

 

Aujourd’hui, je pense qu’il faut changer d’état d’esprit.

Il faut essayer d’être utile au débat et constructif.

Il faut apporter une vision et une analyse.

 

Etre contre par principe, ça ne fait pas avancer le schmilblick.

Etre contre pour être contre, ça ne fait pas avancer le débat.

 

On ne peut pas être contre une diminution de dette, une école…

 

C’est pour ça que je préfère m’abstenir sur un budget pour saluer certains efforts potentiels (comme une réduction de dette, par exemple) et garder un vote contre pour quelque chose de fort.

 

Du coup, le vote contre a plus de poids.

 

En ce qui concerne le budget 2015 de Malakoff, dans le cas où j’aurais été conseil municipal (il faut bien rêver), j’aurais voté contre.

 

J’en expliquerai la raison prochainement.

25 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (9/11) : Dette de Malakoff

dette_budget_2015

Autre sujet qui fâche.

Entre 2001 et 2008, la municipalité a beaucoup investi.

Or, pour investir, elle a multiplié sa dette par environ 10 durant cette période.

 

Le problème, c’est que le remboursement de cette dette est long, très long.

Du coup, selon l’aveu même du maire, la ville ne peut plus investir aujourd’hui.

Selon les calculs effectuées l’année dernière sur le budget, on avait dans le meilleur des cas une dette remboursée en 2028, et dans le pire des cas en 2052.

 

Le moment de refaire le calcul.

Soit D(t) la dette au 1er Janvier.

D(t) > 0.

On pourrait imaginer un système où D(t) est négatif, qui correspondrait à une situation où l’on doit de l’argent à la ville, mais ce cas n’existe pas dans la pratique.

 

Soit v(t) la vitesse d’endettement de la ville.

La fonction v(t), qui mesure la vitesse d’endettement/désendettement de la ville est la dérivée de D(t).

Comme on est dans une période de désendettement, v(t) < 0.

 

Le problème est donc de déterminer v(t) à partir de maintenant.

Comme on n’a aucune idée de cette fonction, on va faire une hypothèse simplificatrice afin de pouvoir faire ce que l’on appelle un calcul.

On va considérer que la ville rembourse chaque année la même somme.

 

Du coup, v(t) est une constante que l’on note v.

 

L’intégration devient donc facile.

En prenant compte des conditions initiales, on a :

D(t) = v.(tt0) + D0.

t0 est la date initiale (ici l’année 2015) et D0 est la dette à la date initiale.

Selon les informations que j’ai pu grappiller, la dette au 01/01/2015 est de 36 973 234,76€.

La dette au 31/12/2015, donc au 01/01/2016 est de 34 865 184,28€.

On arrive donc à v = – 2 108 050,48€/ans.

En utilisant Excel, on arrive à :

Année Dette au
1er Janvier
2015 36 973 234,76
2016 34 865 184,28
2017 32 757 133,80
2018 30 649 083,32
2019 28 541 032,84
2020 26 432 982,36
2021 24 324 931,88
2022 22 216 881,40
2023 20 108 830,92
2024 18 000 780,44
2025 15 892 729,96
2026 13 784 679,48
2027 11 676 629,00
2028 9 568 578,52
2029 7 460 528,04
2030 5 352 477,56
2031 3 244 427,08
2032 1 136 376,60
2033 -971 673,88

Comme nous avons spécifié que la dette est strictement positive ou nul, on en déduit que selon le budget 2015, la dette de la ville sera remboursée en 2033.

22 avril 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (8/11) : Les dotations et compensations

Sujet d’importance qui se doit d’être traité.

Sujet qui fâche également et politique.

Ce sujet est l’un des points de désaccord politique entre la municipalité et moi-même.

Pour mémoire, on parle de 21,62% des recettes de fonctionnement du budget 2015.

Pour le budget 2014, ça correspondait à 23,47%.

De 2014 à 2015, les dotations et participations ont diminué de 5,68%.

 

Une partie des dotations est donnée par l’Etat.

C’est bien là que ce fait la fracture politique, l’Etat étant surendetté.

Pour la municipalité, l’Etat doit. Et il doit continuer à donner les dotations, même si ça implique de s’endetter.

 

Pour moi, l’Etat a le devoir d’être géré d’une façon saine. Il doit se désendetter et en finir avec le déficit de fonctionnement. Je ne veux pas que la France devienne une Grèce bis.

L’Etat doit donc se mettre au régime. Il doit diminuer ses dépenses de fonctionnement.

Les dotations, ça fait partie des dépenses de fonctionnement.

 

Il convient de différentier les dotations et les compensations.

Les dotations, c’est ce que l’on donne à la collectivité pour fonctionner.

Les compensations, c’est l’Etat qui nous donne de l’argent car l’Etat nous empêche d’avoir une partie de nos recettes (notamment en impôts).

 

Je traite la participation comme une dotation. Pour moi, une participation (comme celle pour les emplois d’avenir) est vouée à disparaître.

 

Par ailleurs, même si je regarde surtout l’Etat, il faut aussi rappeler que les dotations données par d’autres collectivités (département, région) est vouée à diminuer.

Le département et la région sont aussi vouées à se réorganiser pour faire face au désendettement de l’Etat.

 

En 2014, les dotations d’Etat représentaient pour Malakoff 13,67% des recettes de fonctionnement.

 

Pour le cru 2015, on a :

Libelle Valeur %
DGF dotation forfaitaire 5 376 000 50,7965064
DGF dotation solidarité urbaine 270 000 2,55116383
Dotation spécial instituteur 20 000 0,1889751
Dotation générale de décentralisation 267 000 2,52281756
Emploi d’avenir (Participation Etat) 87 370 0,82553772
Participation Etat autres 27 450 0,25936832
Subventions participation régions 10 000 0,09448755
Subventions participation département 430 511 4,06779293
Participation autres communes 51 000 0,4818865
Participations Group.collect.GFP.Rattach 785 515 7,42213872
Participations autres organismes 2 445 459 23,1065427
Attribution vers impôt sur spectacles 3 000 0,02834626
Compensation taxe addit droits de mutation 2 000 0,01889751
Attribution fonds départ de la TP 172 000 1,62518585
Etat comp. au titre contr. econo territ
(CAEV et CFE)
156 000 1,47400577
Etat compensation au titre des exo de TF 50 000 0,47243775
Etat compensation au titre des exo de TH 275 000 2,5984076
Dotation de recensement 9 100 0,08598367
Dotations pour les titres sécurisés 10 100 0,09543242
Autres attributions sub et participations 135 900 1,28408579
Total 10 583 405 100
Dotation et participation état 6 067 020 57,325785

Les dotations d’Etat représentent 57,32% * 21,62% = 12,39%.

 

Les dotations d’Etat représentent 12,39% des recettes de fonctionnement du budget 2015 de Malakoff.

 

21 avril 2015 Posted by | Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Avenant au contrat Ville-EPF92

P1000586

Comme je l’avais signalé dernièrement, un avenant a été approuvé au dernier conseil municipal au contrat entre l’EPF92 et la ville.

 

Le sujet, d’importance, est passé comme une lettre à la poste.

Il est fort dommageable que l’opposition ne communique pas sur le sujet, notamment sur leurs sites respectifs, et n’ai pas pris la parole au dernier conseil municipal pour le compte rendu.

 

Rappel rapide du feuilleton.

 

Maîtriser le foncier est une tâche compliquée pour la ville de Malakoff.

Le prix du foncier, dans une ville de première couronne, a une tendance à augmenter très fortement.

Seulement, pour pouvoir maîtriser sa politique d’urbanisme, il faut pouvoir maîtriser le foncier.

 

Afin de maîtriser son foncier, lors du conseil municipal du 17/04/2013, la ville a délégué son droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (Etablissement foncier des Hauts de Seine).

En résumé, l’EPF 92, c’est la trésorerie. C’est eux qui achètent au nom de la ville.

 

Les zones concernées sont :

  • La ZAC Dolet/Brossolette.
  • L’ilot Pierre Brossolette.
  • Pierre Larousse.
  • L’Ilot Danton/Charles de Gaulle.

Le problème de tout ça, c’est que les acquisitions se font dans un manque de transparence totale.

C’est par hasard que j’avais appris que le 6 rue Jean Jaurès avait été préempté.

 

Pour en revenir à l’avenant, j’ai noté deux points :

  1. La ZAC Dolet/Brossolette est sortie du contrat. Effectivement, c’est du ressort de l’aménageur, la SEM 92.
  2. Par contre, la zone Pierre Larousse est étendue. Selon ce que j’ai noté, on y ajoute le 50 rue Chauvelot (Photo).

20 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Vers appauvrissement de l’offre politique ?

Voter blanc, c’est une habitude pour moi.

Effectivement, face à la pauvreté de l’offre politique, il m’arrive souvent de voter blanc.

Aux présidentielles 2012, pensant que Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient des dangers pour la France, j’avais voté blanc.

 

Mais je trouve que je viens de passer une limite.

En général, j’attendais le second tour pour voter blanc, ma voix au premier tour étant réservée à une liste centriste.

Mais là, ça fait deux élections que je vote blanc dès le premier tour.

 

Rappelons que le premier tour est fait pour que les gens s’expriment.

C’est au second tour que l’on décide, sur la base du premier, quel sera l’exécutif.

 

Par ailleurs, la concurrence est une chose saine. Elle force les compétiteurs à être bon, à affiner leur analyse et leur proposition.

On est dans la définition de la démocratie selon Schumpeter.

 

Les gens qui ne veulent le pouvoir que pour la gloire éphémère et qui n’ont pas d’idées, comme un certain Nicolas Sarkozy, ont toutes les raisons de tuer la concurrence.

 

Mais là, on arrive à un vrai retour en arrière.

Avant la création du Modem, il y avait la droite et la gauche.

On avait le RPR/UDF d’un côté contre le PS/PC/Vert.

 

Puis, l’UDF a fait preuve d’autonomie.

Au moins, au premier tour, il était possible de voter autre chose que l’UMP/RPR ou le PS.

Mais là, on est en train de zapper le premier tour pour imposer une bipolarisation qui dans la pratique ne permet pas de dégager une majorité qui réforme la France.

 

On arrive donc à un point où l’on force la bipolarisation, sur une cassure dépassé (la gauche et la droite) et on impose deux partis (le PS et l’UMP) qui n’ont aucune vision de ce qui se passe, et qui mettent la France dans le mur.

 

Problème annexe, et non des moindres, pour voter autre chose que le PS et l’UMP, les électeurs votent aux extrêmes, notamment le FN.

 

Evidemment, si les centristes ne sont plus capable de se présenté au premier tour sans se prendre une branlée, c’est aussi parce que ils préparent les élections en touristes.

Pour certains, c’est parce qu’ils privilégient la place, même si c’est en décrédibilisant leurs messages…

 

Faites que mon bulletin centriste arrête de disparaître au premier tour, et que les partis centristes se ressaisissent…

20 avril 2015 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

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