Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Réunion du 15/11/2018 sur le projet de réaménagement du quartier Barbusse le Clos

Jeudi dernier, il y avait une réunion sur le quartier Barbusse Le Clos.

 

Le projet n’a pas foncièrement évolué et je me suis déjà exprimé dessus.

 

Je vais donc répéter ce que j’ai dit lors de la réunion et précédemment.

 

Je vais aussi faire des compléments. Lors de ma prise de parole, je n’ai pointé que les points négatifs. J’avais un temp limité pour m’exprimer.

 

Je n’ai pas abordé, également, les infrastructures municipales, et pourtant, il faudrait le faire pour avoir une vraie réflexion d’ensemble.

Je vais donc le faire.

 

En ce qui me concerne, je ne suis pas en accord avec le projet présenté par la municipalité. Je pense qu’il ne va pas dans le bon sens, et que le projet ne répond pas aux enjeux du quartier.

 

Je me permets donc de le répéter ici.

 

Il n’y a pas que des ratés dans ce projet.

 

La suppression du Rond-Point par un carrefour me semble une bonne chose, idem pour le parking en Silo.

 

Néanmoins, pris dans sa globalité, je pense que le projet ne va pas dans le bon sens. Je suis donc opposé au projet dans sa forme actuelle.

 

Je suis opposé au projet dans sa forme actuelle pour deux raisons.

 

La première est que l’on parle de faire un équipement culturel. Je ne suis pas d’accord. Un équipement culturel implique des dépenses de fonctionnement. Or, par les temps qui courent, je pense qu’il faut éviter de multiplier inutilement les dépenses de fonctionnement.

On a de moins en moins d’argent, et il faut donc dépenser à bon escient.

 

Néanmoins, j’ai une contre-proposition sur le sujet. Je propose de déplacer la MJQ.

On libèrerait le local actuel de la MJQ, que l’on pourrait revendre, et on ferait un « Pôle MJQ » plus efficace et plus visible. On augmenterait le rapport qualité/coût.

 

La seconde raison est le manque d’économique. Effectivement, beaucoup de commerces de proximités sont prévus. Or, même si on fait un commerce de proximité pour maintenir le lien social, c’est les gens qui travaillent sur place qui font vivre le commerce de proximité, en particulier les TPE/PME.

En fait, ce qui manque dans le projet, c’est un véritable cœur. Et ce cœur, ce qui va dynamiser le quartier, c’est les entreprises qui vont employer des salariés. C’est les salariés, travaillant sur place, qui vont faire vivre le quartier et en particulier, qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

Pour ces deux raisons, je suis opposé au projet qui est présenté actuellement par la majorité municipale.

 

Je me permets d’ajouter un autre point que je n’ai pas abordé.

 

Je pense que le bureau de poste va fermer. Je pense même qu’il est déjà fermé. Ce n’est plus qu’une question de temps.

 

Je pense également que l’annexe du centre de santé doit également fermer pour les mêmes raisons que le bureau de poste.

 

Effectivement, aujourd’hui, les ressources, notamment financières, sont de plus en plus rares. Il faut utiliser les ressources financières à bon escient, et limiter les dépenses de fonctionnement.

 

Or, s’il est connu que la masse salariale est une dépense de fonctionnement, il en est de même pour l’entretien des bâtiments (auquel il faut ajouter les factures de chauffages, électricité…).

 

La poste ne peut pas maintenir 2 bureaux alors qu’une agence bancaire en moyenne n’en maintien que 1 par ville. Vu que les transports en IDF sont corrects, surtout en première couronne, je préfère que la Poste fasse un effort pour maintenir ses bureaux de postes dans les petites communes, plutôt que de maintenir 2 bureaux de poste dans les communes comme Malakoff.

 

Pour rappel, ce bureau est ouvert du Lundi au Samedi de 9H30 à 12H.

Enfin, on a aussi l’annexe du centre de santé, qui est ouvert du Lundi au Vendredi de 8H30/12H et 14H/19H et le Samedi de 8H30/12H.

Il est payé sur l’argent du contribuable de Malakoff.

 

Je ne suis pas contre le centre de santé, au contraire. Mais on a refait, durant la mandature 2001-2008 le centre de Santé Maurice Ténine. La logique, histoire de faire des économies, serait de regrouper le centre de santé dans le Sud avec le centre de santé Ténine.

 

Le maire de Malakoff est opposé à la fermeture de ces deux services (c.à.d. le bureau de poste et l’annexe du centre de santé).

Son argument, tout à fait pertinent, est que si l’on ferme ces deux structures, ça participera à la désertification du quartier.

 

Néanmoins, la logique économique finira par l’emporter. Que ce soit à la Poste où dans les finances locales de Malakoff.

 

C’est pour ça que pour lutter contre la désertification, tout à fait réelle, il faut un cœur économique. C’est pour ça qu’il faut avoir une réflexion économique sur le quartier afin de faire venir des gens qui vont y travailler, faire vivre le quartier, et stopper la désertification du quartier.

Publicités

18 novembre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Je ne suis pas « Gilet Jaune »

Puisque le 17/11/2018 il y a une manifestation dite « Gilet Jaune », je me permets de donner mon avis.

 

Je ne suis pas favorable aux Gilets Jaunes, et je ne participerai donc pas à la manifestation.

 

Je ne suis pas favorable aux Gilets Jaunes et ceci pour plusieurs raisons.

 

Sur la forme déjà.

Emmanuel Macron a été élu. Il est légitime de 2017 à 2022.

Il applique le programme sur lequel il a été élu.

Pour le sanctionner, c’est en 2022.

 

Par ailleurs, la France ne peut plus continuer comme ça. Il faut la réformer. Emmanuel Macron a, malgré ces très nombreux défauts, la volonté de le faire.

Je l’en remercie.

D’autant qu’il essaye de faire des réformes pour tout le monde, en évitant le clientélisme et en aidant du mieux qu’il peut les gens qui travaille.

En plus, il a hérité d’une situation difficile…

 

Je n’apprécie pas la récupération politique.

Laurent Wauquiez, par exemple, au lieu de mettre un Gilet Jaune par-dessus sa Parka rouge devrait se demander pourquoi Sarkozy a perdu en 2012 et pourquoi la Droite a perdu une élection imperdable en 2017.

 

Des fois, ça devient même ridicule avec « Le Général De Gaulle aurait mis un Gillet Jaune », dixit Florian Phillipot.

 

Et puis il y a le fond.

Et franchement, ce n’est pas l’essence qui greffe le pouvoir d’achat.

Certes, l’offre de transport étant compétitive en première couronne, je n’ai pas de voiture.

 

Mais depuis, les voitures consomment moins (voir ici et ici).

 

Prenons un cas pratique.

Quand j’étais étudiant, j’étais à la faculté d’Orsay.

Entre Malakoff et Orsay, il y a un peu moins de 30 km.

Sur une semaine de 5 jours, je fais donc 150 km.

Avec un plein de 60€, on est autonome sur 632km.

 

Ce qui fait un plein toute les 2 semaines.

Soit 180€ par mois.

 

A mon époque, c’était un plein par semaine, soit 240€ par mois.

J’ai quitté Orsay en 2002…

 

Par contre, d’autres choses greffe vraiment le pouvoir d’achat, et ça, on n’en parle pas.

 

La première chose, c’est les charges salariales.

En ce qui me concerne, j’ai fait le calcul en vue de demander une augmentation, j’ai un salaire net de 3 172€/Mois mais je ne touche que 2 316,19€/Mois, soit un pourcentage de charges sociales moyenne (car le sujet est un peu plus compliqué) de 26,98%. Plus du quart de mon salaire.

 

Il va de soit que ça greffe vraiment mon pouvoir d’achat.

 

D’ailleurs, Emmanuel Macron essaye de favoriser les gens qui travaille, en diminuant les charges salariales. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a augmenté la CSG. L’idée étant d’augmenter la base des gens qui financent le système de santé.

 

Je rappelle que dans le programme de François Fillon, il y avait la même chose, mais au lieu d’augmenter la CSG, il y avait augmentation de la TVA.

 

Je sais qu’Emmanuel Macron aurait voulu aller plus loin, mais il a un autre problème : le déficit chronique de la France.

Déficit qui a été explosé par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

En particulier, selon Thierry Breton, ministre de droite de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans..

 

Enfin, il y a l’immobilier.

C’est 1/3 du revenu (net pour le coup).

Les prix de l’immobilier en IDF sont juste délirants, que ce soit à la location ou à l’achat.

 

Mieux, la bulle immobilière a atteint la seconde couronne.

 

Et le neuf n’est pas forcement meilleur qualité que l’ancien…

Vu le prix, c’est vraiment n’importe quoi.

 

Et avec les JO 2022, ça va s’empirer.

 

La caricature du Groland reste encore d’actualité.

15 novembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Parlons du collège Wallon (2/3) : La position et démarche de Malakoff Plurielle est démagogique

Précédemment, je m’étais posé quelques questions sur le fait qu’on soit arrivé à une nécessité absolue de construire le Collège Wallon.

 

Mais bon, quand il faut reconstruire, il faut reconstruire.

 

Et il sera reconstruit sur le terrain de football entre le stade Marcel Cerdan et le parc Stalagnac.

L’emplacement actuelle devrait être reconverti en espace sportif.

 

La force d’opposition Malakoff Plurielle, sur son site, est opposé.

Dans une tribune dans le Malakoff Info, elle explique qu’il faut faire le collège dans le Nord, défendant une association contre cette construction, et pourquoi pas sur le site de l’INSEE.

 

Je n’ai pas forcement une idée négative sur le fait de refaire le collège dans le Nord.

 

Néanmoins, globalement, je ne suis pas d’accord avec les arguments avancés par Malakoff plurielle et sur ce coup, je suis plutôt d’accord avec la municipalité.

 

Déjà sur la forme.

J’ai rencontré cette association lors d’une réunion En Marche (où il y avait Malakoff Plurielle).

L’idée que je m’en suis faite est celle d’une association qui défend des intérêts particuliers.

En résumé, elle ne voulait pas avoir vue sur le collège, les habitants habitant juste en face du futur chantier.

C’est d’ailleurs l’association qui a proposé sur le terrain de l’INSEE.

 

Pour moi, j’ai vraiment eu le sentiment d’une demande catégorielle.

 

Sur la proposition en elle-même, je suis contre, et ceci pour deux raisons.

 

La première, et je me suis exprimé dessus dans le passé, c’est que je souhaite une zone économique pour remplacer l’activité qui part ou mieux, un investissement productif histoire d’augmenter les recettes de la villes.

La deuxième, et c’est un argument très pertinent de la municipalité, c’est qu’il y a le périphérique à côté et pour les collégiens, ça pourrait poser des problèmes de santé publique.

Il y a une école dans le coin, et pour les écoliers, le périphérique est déjà un problème.

Il n’est effectivement pas nécessaire d’en rajouter.

 

Et puis, de toute façon, l’Etat a décidé de récupérer le terrain.

 

Mais on arrive au vrai problème de Malakoff Plurielle, raison qui fait que je suis hostile à Malakoff Plurielle.

 

Pour moi, seul l’intérêt général prévaut.

Et si une association ou un groupe de lobbysme s’agite pour un intérêt catégoriel, l’élu, de n’importe quel bord, doit résister.

 

Le problème de Malakoff plurielle, c’est que son élu, à savoir Emmanuelle Jannès, a des comptes à régler avec la municipalité.

Dès qu’il y a une raison d’être contre la municipalité, Malakoff Plurielle s’engouffrera dans la brèche.

 

Et comme on a apporté une raison d’être contre la municipalité, Emmanuelle Jannès n’a pas hésité.

 

 

 

Le problème, c’est que c’était la stratégie de Thierry Guilmart, avant Thierry Guilmart, c’était la stratégie de   Gérard Lesuisse, et qu’aujourd’hui, la municipalité n’a jamais été aussi solide.

 

 

 

Au contraire, il faut dessiner une vision globale, faire de la pédagogie de l’action municipale, expliquer les points forts, les points faibles, et surtout expliquer ce qui pourrait être fait différemment.

 

C’est normal que l’opposition mette en avant les défauts, c’est le jeu.

Mais elle doit garder en mémoire que la gestion de Malakoff est plus complexe, et qu’il y a aussi des points forts.

L’opposition dont a besoin Malakoff, c’est l’inverse de Malakoff Plurielle.

10 novembre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le principal échec du PS, c’est de ne pas s’être adapté aux contraintes extérieures

La fondation Jaurès dresse un bilan du quinquennat de François Hollande (ici et ici).

 

Pour ma part, j’ai eu envie de donner mon ressenti.

 

Le problème du mandat de François Hollande, ça n’a pas été Jean Marc Ayrault ou Manuel Valls qui ont fait le travail de premier ministre au mieux, mais bien François Hollande, qui pour moi est responsable du déboire du Parti Socialiste.

 

En ce qui me concerne, François Hollande est un véritable escroc. Le mot étant fort, je vais l’expliciter.

 

Il s’est fait élire en tant que président réformateur, à la suite de l’empêchement de DSK, mais il a été l’inverse du président réformateur.

Ça a été le président machiavel.

 

En ce sens, il a trompé les électeurs qui attendent des réformes dans l’intérêt de tous.

 

Mais surtout, et sur ce point je rejoins la fondation Jaurès, il n’a pas fait évoluer la doctrine du PS.

En ce sens, c’est peut-être là le véritable échec de François Hollande.

 

Et cet échec est d’abord celui de son bilan en tant que premier secrétaire du PS, qui d’une certaine façon préfigure son échec en tant que président de la république.

 

Laissez moi vous raconter une histoire.

Je viens de la physique.

Et en physique, il y a une chose de certaine, on ne va pas contre les Equations de Maxwell.

On peut les détester, les haïr, peut-être nous emmerdent- elles, mais on est obligé de faire avec.

On est obligé de faire avec car elles ont fait la peau de la physique classique et en particulier de la mécanique de Newton.

Les équations de Maxwell, qui ont été un succès de la physique, qui à la base expliquent l’électromagnétisme, mais par extension la lumière, n’ont jamais pris une ride.

Pour qu’elles soient toujours de la même forme d’un référentiel à l’autre, on a débouché sur la relativité restreinte.

 

Finalement, c’est la leçon que j’ai apprise en physique. On ne va pas contre les équations de Maxwell et on fait avec. On s’adapte à elles.

On fait avec les contraintes.

 

C’est dans cet esprit que je conçois mon engagement politique.

On fait avec les contraintes extérieures.

 

Ce n’est pas un mal, pour moi, d’être de Gauche, de Droite ou du Centre.

Ce qui est pour moi un mal, c’est d’imposer une idéologie contre les contraintes extérieures et contre la réalité. Ça mène à des politiques clientélistes et destructrices pour les gens. Ça mène à des politiques injustes et contre les gens et les personnes. Ça mène à des politiques qui ne profitent pas à la majorité mais à une faible base électorale.

 

Pour en revenir au PS, je pense que le problème est là.

 

En 1989, le mur de Berlin s’est effondré.

Ça a répondu à une question.

Entre le socialisme et le capitalisme, le système économique « qui marche » est le capitalisme.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. Ni que les défauts du capitalisme n’existent plus. C’est juste que le capitalisme marche mieux que le socialisme.

 

En particulier, le capitalisme crée toujours de la misère.

 

Mieux, la révolution internet a accéléré la mondialisation et la globalisation de notre économie.

 

Du coup, dans l’ensemble de l’Europe, les partis socialistes, c’est-à-dire de Gauche gouvernementale, se sont réformé. Ils ont épousé le capitalisme et ont essayé de donner aux gens les moyens de s’en sortir.

 

Ils ont été vers une doctrine de Centre-Gauche.

Ils se sont tournés vers la social-démocratie.

 

On a eu Tony Blair au Royaume Uni et Gerhard Schröder en Allemagne.

 

Mais là où les partis socialistes sont se sont réformés, le PS français est toujours resté le même.

 

Et sur ce point, François Hollande, qui a été sont premier secrétaire de 1997 à 2008, en porte la lourde responsabilité.

 

Pire, en 2002, le 21 Avril 2002, le PS est éliminé du premier tour de la présidentielle. On a un second tour Chirac/Le Pen.

 

Au lieu d’en tirer les conséquences, et d’avoir une réflexion de fond sur :

  • Les raisons de l’échec à la présidentielle.
  • Sur l’Etat de la France et du monde.
  • Sur la doctrine idéologique du PS.

François Hollande a ménagé la chèvre et le chou.

 

Il a construit le PS sur la médiocrité de la droite au pouvoir.

 

A court terme, ça a marché. Le PS a pris la majorité des régions, des villes et des départements.

 

Mais comme la droite était nul, surtout celle de Sarkozy, le PS a fini par prendre le pouvoir national.

Sauf que du coup, ils étaient mal préparés.

 

Ça a donné le mandat de François Hollande….

 

Notez que ce que je reproche au PS, je le reproche aussi dans les grandes lignes aux républicains.

 

9 novembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (2/3) : Les impôts locaux sont injustes et inadaptés aux mécanismes économiques actuels

En réalité ce sujet est plus vaste et ne touche pas que les impôts locaux.

Je pense même que c’est l’un des vrais reproches que je fais à Emmanuel Macron, même si je pense qu’il est meilleur, sur ce point, que ses concurrents.

 

Pire, il est meilleur que François Hollande, qui se dit grand fiscaliste.

 

Tout commence en 1789. A cette époque, il faut revoir le système d’impôts, celui-ci étant particulièrement injuste (Tocqueville donnant l’exemple de la corvée dans « L’ancien régime et la révolution »).

 

C’est les physiocrates qui conçoivent le nouveau système d’impôt.

Dans l’esprit des physiocrates, il était impensable de taxer les revenus.

On taxait les biens, car les biens permettaient de s’enrichir. A noter qu’employer quelqu’un, c’est comme avoir un bien.

 

Effectivement, si on possède un champ (car en 1789, la France est rurale), on va s’enrichir car on va le labourer ou le faire labourer. On taxe donc, dans la logique physiocrate, le fait de posséder un champ.

 

Sur ce principe, on a inventé 4 impôts, les 4 vielles :

  • La taxe d’habitation.
  • La taxe foncière sur le bâti.
  • La taxe foncière sur le non-bâti.
  • La patente, qui deviendra la taxe professionnelle puis la CET.

Notez qu’à l’époque, c’est l’Etat qui bénéficiait de ces 4 impôts.

 

Dans les années 1840, l’Etat se retrouvait à dépenser des fortunes dans le développement économique, mais à avoir, à cause de la logique physiocrate, un faible retour sur investissement.

 

Effectivement, selon la logique physiocrate, si on a peu de bien immobilier, on paye peu d’impôts.

 

L’Etat a passé les 4 vielles aux communes et a inventé de nouveaux impôts.

 

La logique physiocrate, que ce soit au niveau local ou au niveau national est une catastrophe.

 

Déjà, pour commencer, l’impôt est injuste.

Il est injuste car décorrélé des revenus.

Si on reprend l’exemple du champ, si on a la grêle, on fait moins, voir pas de récoltes.

On génère moins de revenus, mais on a autant d’impôt, car on possède, toujours de la même façon, le champ.

 

L’impôt physiocrate a une logique punitive.

Dans le cas la taxe d’habitation, on vous punit car vous habitez un logement. Ce qui est contraire au droit au logement.

 

Le pire étant les charges patronales. On punit le patron car il embauche et on punit le patron car il augmente les salaires. Le tout indépendamment du chiffre d’affaire généré par l’entreprise. Ça devrait juste être l’inverse.

 

C’est un impôt contre le développement économique, qui crée de la misère sociale.

Les charges patronales découragent d’embaucher, surtout les gens éloignés de l’emploi, en particulier les jeunes et les séniors.

 

C’est un impôt qui crée une inégalité territoriale.

Pour rappel, pour la taxe d’habitation, on a :

V = T * BV est la valeur de l’impôt perçu, T le taux (fixé en conseil municipal) et B les bases.

Les villes où les bases sont élevées auront toujours plus de facilités. De base, elles toucheront plus de revenu.

Par ailleurs, elles feront fuir les pauvres, car de fait, les impôts locaux seront plus élevés.

Par ailleurs, ça crée des villes avec plus de pauvre, qui cumuleront les problèmes, mais qui n’auront pas les moyens d’y faire face.

 

De fait, c’est aussi un impôt qui est contre la mixité sociale.

 

Enfin, c’est un impôt non transparent. Si les taux sont fixés par le conseil municipal démocratiquement élu, ce n’est pas le cas des bases fixées dans d’obscurs couloirs du trésor public, à l’abri des regards indiscrets.

 

Notons qu’à l’époque des députés-maires, le maire expliquait que c’était un bon maire car il n’augmentait pas les impôts locaux. Il n’augmentait pas les taux.

Mais à l’assemblée nationale, il augmentait les bases.

Ça a un nom, ça s’appelle l’hypocrisie.

De fait, les impôts locaux ont augmenté plus vite que l’inflation.

 

Sur le fond, quand Emmanuel Macron explique qu’il faut supprimer la Taxe d’Habitation, je suis d’accord avec lui. C’est un impôt physiocrate, et je suis contre les impôts physiocrates.

 

Néanmoins, je ne suis pas d’accord sur la façon dont cette suppression est mise en place.

  • Il faut maintenir l’autonomie fiscale.
  • Il faut donc un impôt (non physiocrate) pour remplacer la Taxe d’Habitation.
  • Il faut élargir la réflexion à l’ensemble du système fiscal français car les impôts physiocrates sont légions (Taxe d’habitation, Taxe foncière sur le bâti et le non-bâti, ISF, redevance télé, taxe professionnelle…).

3 novembre 2018 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour moi, il faut supprimer le statut du fonctionnaire

Puisqu’il y a un débat sur la réforme de l’Etat, je souhaite donner mon avis sur un point particulier : le statut du fonctionnaire.

 

Et en ce qui me concerne, je suis pour sa suppression. Comme l’avait déclaré Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie.

 

Excepté des métiers vraiment particuliers, comme le juge qui enquête sur Nicolas Sarkozy, car lui, il a un métier particulier, je suis contre le statut du fonctionnaire.

 

Et il est aujourd’hui remis en cause, de façon hypocrite d’ailleurs.

 

Pour commencer, je tiens à rappeler que je suis pour et que je suis attaché au service public.

 

Le service public permet l’égalité. Si l’école était privée, il n’y aurait pas d’égalité. Seuls les riches feraient des études, et le pauvre ne pourrait pas révéler son potentiel et ne pourrait pas gravir l’ascenseur social.

L’école, qui donne les bases (lire, écrire, compter), et une culture générale, permet de donner les bases pour survivre dans un monde de plus en plus difficile.

 

Toutes personnes doivent pouvoir avoir la chance de s’en sortir. Après, libre à elle de prendre le train en marche, ou pas.

 

Par ailleurs, l’Etat doit assurer sa sécurité intérieur ou extérieur, régler les différent, punir ceux qui ne jouent pas le jeu, et aider les plus fragiles et accompagner ceux qui ont un accident de vie, les accidents de vie étant de plus en plus fréquents.

 

Je suis donc, de fait, pour un service public. Je suis pour la police, l’armée, la justice, le service de santé, l’éducation nationale et l’agence pour l’emploi.

 

Mais il convient de rappeler qu’un service public doit rendre un service.

 

Contrairement à une entreprise qui est là pour faire du profit, un service public doit rendre un service.

Or, il convient de se demander si ce service est bien rendu.

C’est, dans le cas de la France, rarement le cas.

L’année dernière, lorsque j’avait des problèmes de nuisances (voir 1, 2, 3, 4, 5), la police se déplaçait rarement.

Du coup, des fois, j’hausse les épaules et je me dis : « A quoi bon perdre mon temps à téléphoner ».

Du coup, j’ai donc un service public qui, pour moi, n’est pas satisfaisant.

Pire, je me demande se qui se passerait s’il y avait de vrais problèmes d’insécurité.

 

Autre exemple, l’Ecole. Lorsque l’on perd des places dans PISA, qu’en plus on est une école inégalitaire toujours selon PISA, que les élèves sont de moins en moins bon (enquête Pirls), il est légitime de se poser la question de savoir si l’éducation nationale rend un bon service public.

 

Je pourrais prendre d’autres exemples (en ce qui me concerne, le pôle emploi est une catastrophe également).

Mais en résumé, on a un service public cher, mais le service rendu n’est pas à la hauteur des sommes investis.

 

Il convient aussi de mettre un autre point en avant.

Si le service rendu par un service public est insuffisant, ce n’est pas toujours la faute des fonctionnaires qui le font tourner.

Souvent, il a été pensé par des gens qui se disent beaux, magnifique et intelligents et qui en fait, ne connaissent rien à la vie.

De fait, le service public a été organisé de tel façon que les fonctionnaires, même avec la meilleure volonté du monde, ne peuvent tout simplement pas réussir.

Sur ce point, les réformes du service public fait par Nicolas Sarkozy sont une catastrophe.

J’ai en tête le Pôle Emploi.

Un autre exemple est l’éducation nationale, réformé par Philippe Meirieu.

J’en sais quelque chose, j’ai été à l’IUFM.

 

Pour résumer, la qualité d’un service public n’est pas qu’une question de moyens et d’embauche de personnel. C’est aussi une question d’organisation, et de bien définir ce qu’e l’on attend d’un service public.

 

Ce rappel étant fait, revenons sur la question posée, à savoir le statut des fonctionnaires.

 

Je suis contre ce statut et ceci pour plusieurs raisons.

La première est que ce statut est injuste. Vis-à-vis des gens qui travaillent dans le privé, ce statut est foncièrement injuste.

 

Pire, on va, nécessité de s’adapter à un monde de plus en plus complexe et difficile, vers plus de flexibilité.

Un emploi à vie, c’est contre la flexibilité.

 

Des génies de gauchistes, comme Jean Luc Mélenchon ou Philippe Martinez, des gens qui vivent des subventions de l’Etat (ou de cotisations) et qui n’ont jamais vraiment travaillé, des parasites, en fait, vont expliquer qu’en fait, il faut étendre le statut du public au privé. Sans doute.

Sauf qu’en réalité, comme je l’ai expliqué à maintes reprises, l’emploi est relativement « protégé ».

En résumé, c’est « relativement » difficile de licencier.

De fait, une entreprise privée, qui elle, subit une concurrence sévère, hésite à embaucher, car en cas de coup dur, elle ne pourra pas licencier, sauf si le patron fait « Le fils de pute ».

De fait, une entreprise privée cherche le « Mouton à 5 pattes ».

Elle préfère ne pas embaucher plutôt que de se tromper.

Et ça implique plein d’effets pervers comme le système de la SSII, les périodes d’essais qui s’allongent au-delà du raisonnable, les entretiens d’embauche aux questions débiles…

Le tout empiré par le coût du travail…

Et les premières victimes sont les jeunes et les seniors, les gens qui sont éloignés de l’emploi.

 

Ce qui amène à la seconde raison. Pour jouer la flexibilité, le service public a inventé des contrats précaires. Comme les vacataires à l’Education nationale.

Pire, le service public multiplie les CDD, ce qui est juste interdit dans le privé.

L’exemple le plus connu est la Poste.

 

Troisième raison : Pour jouer la flexibilité, le gouvernement fait de l’hypocrisie. Il recrute des contractuels.

 

Quatrième : l’Etat doit réduire son train de vie. Faire ce que l’on appelle un plan social est donc nécessaire. On ne peut pas se permettre de continuer avec un Etat endetté (en dette de fonctionnement, en plus), et qui produit du déficit.

Il faut vraiment réduire les dépenses et l’Etat doit pouvoir réduire les effectifs là où il est possible de les réduire.

Ce qui amène à la dernière raison : Comme l’Etat ne peut pas réduire, il n’embauche pas. Et comme il ne peut pas réduire pour récupérer des marges ne manœuvres, il ne peut pas embaucher là où il y a vraiment un besoin de fonctionnaires, c’est-à-dire dans la police, devant les élèves, devant la population…

 

La réforme du service passe certes d’abord par une redéfinition des services publics.

 

Mais dans un monde où l’on va devoir être de plus en plus flexible, l’Etat doit pouvoir s’adapter aux contraintes extérieures, comme une entreprise privée en somme.

 

Il doit pouvoir être flexible dans sa gestion du personnel, afin de pouvoir le supprimer là où il y a lieu de supprimer du personnel, et en embaucher là où il y a des besoins.

 

Le statut du fonctionnaire ne permet pas de faire ça.

1 novembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (1/3) : Pour moi, il y a des torts partagés dans la guerre État/Élus locaux

Ça fait un petit moment que l’on parle du ras-le-bol des maires et des élus locaux.

Dernièrement, un appel a été signé.

Il y aura une manifestation le 10/11/2018.

Le maire de Malakoff a signé, ainsi que celui de Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

C’est le nouvel épisode d’une guerre entre l’État et les collectivités locales.

Pour ma part, je pense que le problème est plus complexe est qu’il y a des fautifs dans les deux camps.

 

Commençons par les torts côté gouvernement.

 

Pour un maire, deux choses qui sont importantes.

La première est l’autonomie financière.

La question est de savoir si un maire a les moyens de sa politique et de ses missions/attributions.

La seconde est l’autonomie fiscale.

Le maire peut-il fixer les impôts comme il le souhaite.

 

Les gens n’en ont pas conscience, mais le second point est aussi, voir plus important que le premier point.

 

Effectivement, dans la capacité à fixer les impôts comme il le souhaite, le maire a la main sur sa stratégie économique.

En fixant les impôts comme il le souhaite, il peut définir sa politique économique et sa stratégie de développement urbain.

 

Par exemple, s’il veut faire venir des entreprises, il doit pouvoir diminuer les taux sur les impôts ciblant les entreprises.

 

D’ailleurs, faire venir des entreprises était financièrement rentable, grâce à la taxe professionnelle.

En faisant venir une entreprise, on augmentait les recettes de la commune, ce qui faisait que l’on pouvait rendre des services aux habitants sans demander plus d’efforts aux ménages.

 

C’est la stratégie qu’ont adopté Charles Ceccaldi-Raynaud (Maire de Puteaux de 1969 à 2004), André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux depuis 1980) ou Jean Loup Metton (Maire de Montrouge de 1994 à 2016).

 

Sauf que depuis un petit moment, l’autonomie fiscale est remise en cause.

 

D’abord, mettons les points sur les i !

Cette remise en cause ne date pas d’Emmanuel Macron.

Elle a débuté avec Nicolas Sarkozy.

 

Elle a débuté avec la suppression de la Taxe professionnelle.

Elle a été remplacée par la CET (Contribution économique territoriale).

La CET se compose de deux impôts :

  • La CVAE (Contribution sur la valeur Ajouté des Entreprise).
  • La CFE (Contribution foncière des entreprises).

La CVAE est, pour résumé, sur les revenus de l’entreprise.

La CFE est sur les bien immobiliers que possède l’entreprise.

 

De mémoire, la CVAE représente 2/3 des recettes là où la CFE en représente 1/3.

 

Sauf que la collectivité ne peut fixer les taux que sur la CFE.

On a donc perte de l’autonomie fiscale.

 

Mais ça a continué sous François Hollande. Il a été le maître d’œuvre d’un politique territoriale stupide, qui s’est faite avec une perte de démocratie, et une accentuation de la technocratie.

 

En particulier, il a continué dans l’erreur que sont (au moins à Paris) les intercommunalités et il a fait du Grand Paris une usine à Gaz.

 

Côté Macron, il est vrai que la suppression de la Taxe d’Habitation (que j’ai commenté : 1, 2, 3, 4, 5 et synthèse) va dans le sens d’une perte d’autonomie fiscale.

 

Donc, d’après tout ce que je viens de dire, les maires sont les gentils de l’histoire et l’Etat, représenté hier par Nicolas Sarkozy, François Hollande puis aujourd’hui Emmanuel Macron les grands méchants ?

 

Pas tout à fait, car même s’il y une vraie remise en cause de l’autonomie fiscale, les maires sont loin d’être blanc comme neige. Ils ont aussi leurs parts de responsabilité.

 

Il convient de rappeler que l’on est dans une époque où l’on a de moins en moins de ressources.

Il faut donc les utiliser avec parcimonie, et même faire des économies, notamment des économies sur les dépenses de fonctionnement.

 

Or, au contraire, on a un festival. En réalité, les communes ont exactement fait l’inverse.

Ça a été notamment mis en avant par la cour des comptes et le député René Dosière.

 

C’est en particulier pour ça que je suis contre les intercommunalités. Car même si certains font des efforts (je pense à GPSO), en général, les intercommunalités, ça a été l’outil des doublons.

J’ai en mémoire Sud de Seine, souvent critiqué ici, qui regroupait Malakoff, Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

Par ailleurs, l’État étant surendetté, il doit réduire ses dépenses de fonctionnement. Or on a des communes qui ont décidé de vivre des dotations de l’Etat. Moralement et économiquement, c’est contestable. Ça revient à vivre de la charité publique en faisant payer … les pauvre et les clochards.

 

Dans cette catégorie, on a des communes comme Malakoff.

 

Évidement, on n’a pas que des communes de Gauche. On a aussi des communes de Droite, comme Puteaux.

 

Dans l’absolu :

  • Je trouve normal que l’État se désendette, et qu’en particulier, il réduise les dotations.
  • Je trouve anormal que les communes, statistiquement, n’aient fait aucun effort pour réduire et rationnaliser les dépenses de fonctionnement.
  • Je trouve qu’il est anormal que certaines communes décident de vivre de la charité publique, surtout s’il s’agit de l’Etat qui est surendetté.
  • Par contre, je trouve anormal que l’on ne donne pas les moyens aux maires de définir leurs politiques économiques afin d’enrichir leurs communes et se prendre en main. Je trouve anormal que l’on réduise l’autonomie fiscale.

28 octobre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons du collège Wallon (1/3) : Quelques interrogations

Ça fait un petit moment que j’ai reçu la lettre du maire à propos du collège Henri Wallon.

 

Et ça fait un moment que je veux donner mon avis sur le sujet.

 

La flemme, le fait que je travaille loin, et que j’ai beaucoup à faire, fait que je n’ai pas encore aborder la question.

 

Néanmoins, j’ai un peu de temps, donc je vais le faire.

 

Pour commencer, j’ai fait ma scolarité au collège Henri Wallon.

J’ai fait ma scolarité au collège Wallon entre 1989 et 1993.

 

A cette époque, le collège Henri Wallon était le meilleur collège de Malakoff, notamment grâce à l’équipe éducative, mais aussi grâce à la direction qui gérait le collège vraiment sérieusement. La direction du collège prenait d’ailleurs son travail très à cœur. Ils n’étaient pas là pour rigoler et ça filait droit. Les éléments perturbateurs, ils ne passaient pas la 6ème.

 

Ça fait un petit moment que l’on parle de reconstruire le collège, sur une partie du Stade Marcel Cerdan, pour être exact.

 

Je n’ai pas mis les pieds au collège Henri Wallon depuis 1993.

 

Mais là, on parle d’une reconstruction complète.

Pire, on m’explique que le collège est dans un tel Etat que ça ne sert à rien de le rénover. Il faut le reconstruire depuis zéro.

Et que ça coûte moins cher de le rénover que de le reconstruire de zéro.

 

Ceci m’amène à plusieurs questions.

Si le collège est une épave, la sécurité des élèves est en jeu. Pourquoi ne le reconstruisons nous pas tout de suite ?

 

Mais surtout, en 1993, c’était le meilleur collège de Malakoff.

Certes, il s’est déroulé depuis 25 ans, mais comment est-on passé du statut « Meilleur collège de Malakoff » au statut « Grosse épave » ?

 

Et là, j’aimerais vraiment comprendre comment on en est arrivé là.

 

Le collège est sous la responsabilité du département des Hauts de Seine, dirigé par Nicolas Sarkozy (2004-2007) puis par Patrick Devedjian (depuis 2007).

 

C’est d’abord au département de financer les collèges, et en particulier de financer la rénovation des collèges.

D’autant que les Hauts de Seine, c’est le département le plus riche de France.

 

Mais si le département ne fait pas son travail, je rappelle qu’il y a l’opposition. D’autant que le conseil général est élu sur des circonscriptions, et qu’une circonscription correspond à une ville.

 

Pour Malakoff, on a toujours envoyé de l’opposition. En l’occurrence   Catherine Margaté (PCF, conseillère générale de 1994 à 2015, et maire de Malakoff de 1996 à 2015), puis Catherine Picard (PS, depuis 1995).

Le rôle de l’opposition est de relever les points noirs et d’alerter la population. Ce qui m’amène à la question : qu’est-ce qu’ils ont foutu au conseil départemental ?

 

Mais ce n’est pas fini.

Il y a aussi une opposition à Malakoff. Et le rôle de l’opposition, aussi bien à Malakoff qu’au conseil départemental est de contrôler et d’alerter.

 

Ce qui veut dire qu’entre 2002 et 2008, Thierry Guilmart, n’a rien fait, qu’entre 2008 et 2014, Thierry Guilmart et Jean Emmanuel Paillon (Divers Centre) n’a rien fait.

 

Bref, puisque que reconstruire le collège Wallon semble inévitable, faisons-le, mais je suis attristé qu’on en soit arrivé à une situation où il faille reconstruire le collège Wallon, et que rien n’ait été fait, aussi bien dans la majorité du conseil départemental, que dans l’opposition au conseil départemental et dans la municipalité de Malakoff, pour prévenir, anticiper et contrôler, et que l’on soit aujourd’hui dans une situation où il faut reconstruire.

27 octobre 2018 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Mon avis sur le remaniement : Les gens qui ne veulent pas que la France se réforme sont (trop) nombreux

Je n’ai pas commenté le remaniement, mais je vais le faire d’une façon (malheureusement) original.

 

Je suis très triste. Je ne vais pas essayer de trouver un coupable, un bouc émissaire ou mettre en avant que Gérard Colomb était incompétent (comme ce qui est sous-entendu ici), mais je suis vraiment dans un sentiment qui oscille entre tristesse, colère et inquiétude.

 

Et finalement, j’en veux à Gérard Collomb sur sa façon d’avoir géré sont départ, car il va rendre les réformes beaucoup plus compliquées.

 

Avec l’affaire Bellana hier, avec l’affaire du remaniement aujourd’hui, j’ai pris conscience d’une chose : Les gens qui veulent faire capoter les réformes dont la France a besoin sont nombreux.

 

Et là où je suis en colère, c’est que l’on donne des munitions à ces gens-là.

On donne des munitions aux Mélenchon, on donne des munitions aux Le Pen, mais également aux Hamon, aux Faure, aux Wauquiez…

 

On donne des munitions aux gens qui sont au mieux des personnes qui sont dans un schéma archaïque qui ne correspond pas à la France d’aujourd’hui (Laurent Wauquiez, Olivier Faure, Benoît Hamon), ou pire aux démagos populistes (Jean-Luc Mélenchon, Marine le Pen).

 

C’est d’autant plus dommage qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont fait des choses (baisses des charges, patronales et salariales, réforme du marché du travail, réforme de la SNCF…).

 

C’est aussi accentué par le manque de culture politique d’En Marche. Ils votent des choses bien, mais ils ne le savent pas encore. Du coup, ils n’arrivent pas à défendre Emmanuel Macron, y compris quand il fait des choses bien.

 

Reprenons.

 

Emmanuel Macron a des défauts. Peut-être a-t-il plus de défaut que de qualité.

Mais il a deux qualités que les autres n’ont pas.

 

La première, c’est l’un des rares politiques à avoir compris que les problèmes de la France sont d’abord liés à l’économie.

 

Des Le Pen, pire, des Wauquiez aussi, expliquent que l’on a des problèmes d’immigrations et d’intégrations, et par conséquent, ça implique des problèmes économiques.

 

Ça tombe bien, moi, je pense exactement l’inverse.

C’est parce que notre économie ne tourne pas que l’on a des problèmes d’intégration.

L’économie, ce n’est pas qu’une histoire de pognon, c’est aussi une façon d’organiser la société.

Et si l’économie ne tourne pas assez, on n’est pas en mesure d’intégrer les gens.

 

Et le problème de la France, c’est que l’on est dans une économie ouverte, et que l’on n’est pas capable de tirer notre épingle du jeu dans la concurrence mondiale.

 

Ça fait plaisir de voir enfin un président qui l’a compris, et qui essaye de changer les patterns qui aujourd’hui sont inadapté à la situation de la France d’aujourd’hui.

 

Enfin, Emmanuel Macron a une seconde qualité, c’est de vouloir faire des réformes pour que l’on gagne collectivement.

 

Avant, les réforme, c’était pour privilégier une faible base électorale. Ça a un nom. Ça s’appelle du clientélisme.

 

Alors ceux qui ne veulent pas se remettre en cause, qui défendent des privilèges d’un autre temp, qui vivent avec une vision faussée du monde, ils veulent la fin de Macron.

 

Ils ne veulent pas de réformes, car les réformes vont contre leurs intérêts clientélistes et leurs privilèges.

 

Dans ces gens, on a les Wauquiez, les Faure, les Hamon, ainsi que les extrêmes comme Mélenchon.

 

Et aujourd’hui, par la bêtise de l’exécutif, et en particulier de Gérard Collomb, ils viennent de marquer des points, ce qui va rendre la suite des réformes difficiles.

 

On ne le répètera jamais assez, ces gens-là, ils ne veulent pas des réformes et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour les faire capoter.

 

Ces gens-là sont égoïste.

 

J’en sais quelque chose, j’ai commencé ma vie au chômage. Et pas qu’un peu !

14 octobre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Un pipoteur nommé Wauquiez

Je ne veux pas de Wauquiez comme président de la république.

 

Je pense que maintenant, ça doit être connu.

 

C’est Nicolas Sarkozy, mais en pire.

 

Il droitise (encore) la droite et rend encore (plus) poreuse la frontière entre la droite et l’extrême droite.

 

Au lieu de faire un réel bilan de la droite, qui a perdu en 2012, pour des raisons justifiées, et en 2017, pour des raisons justifiées, une élection imperdable à la suite du quinquennat d’un des pires présidents, en l’occurrence François Hollande, Wauquiez laisse LR persister dans l’erreur.

 

Mais Wauquiez est également président de région.

Et sa région est sensé être le laboratoire de la France Wauquiez.

 

Quand je vois ce qui s’y passe, je n’en veux surtout pas pour la France.

Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher Wauquiez d’être président de la république.

 

D’ailleurs, un dernier article sur la gestion Wauquiez est édifiant.

Entre mensonge, coupe dans le service public…

A lire sur Libération ici.

10 octobre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire