Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2015 de Malakoff (10/11) : L’aspect politique

Ce n’est pas la première fois que j’aborde cet aspect.

Un budget définit un choix politique.

Par exemple, pour un libéral, hostile au service public, celui-ci aura tendance à voter un budget avec le moins de service public et essayant de diminuer les impôts.

 

Par contre, une municipalité de gauche aura une tendance à mettre le paquet sur le service public et le social.

 

Un budget est donc un acte politique fort. Par son vote, on accepte ou on rejette une politique.

Dans la pratique, la majorité approuve toujours le budget, l’opposition vote contre.

 

Aux municipales, la liste élue est élu sur un contrat de gouvernance. Le budget est la traduction de ce contrat de gouvernance.

L’opposition, qui a été élue sur un autre contrat de gouvernance, a une habitude de voter contre pour marquer son opposition à la politique menée.

 

Néanmoins, et j’en ai souvent débattu avec d’autres Modem, il peut m’arriver de préférer voir l’opposition s’abstenir.

Il faut bien comprendre que voir l’opposition voter pour un budget me choquerais.

Mais s’abstenir, pourquoi pas.

 

Effectivement, il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, notre classe politique est détestée.

Pire, elle est détestée à juste titre.

Effectivement, elle est dans une guerre de tranchée stérile et contre-productive.

 

Aujourd’hui, je pense qu’il faut changer d’état d’esprit.

Il faut essayer d’être utile au débat et constructif.

Il faut apporter une vision et une analyse.

 

Etre contre par principe, ça ne fait pas avancer le schmilblick.

Etre contre pour être contre, ça ne fait pas avancer le débat.

 

On ne peut pas être contre une diminution de dette, une école…

 

C’est pour ça que je préfère m’abstenir sur un budget pour saluer certains efforts potentiels (comme une réduction de dette, par exemple) et garder un vote contre pour quelque chose de fort.

 

Du coup, le vote contre a plus de poids.

 

En ce qui concerne le budget 2015 de Malakoff, dans le cas où j’aurais été conseil municipal (il faut bien rêver), j’aurais voté contre.

 

J’en expliquerai la raison prochainement.

25 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (9/11) : Dette de Malakoff

dette_budget_2015

Autre sujet qui fâche.

Entre 2001 et 2008, la municipalité a beaucoup investi.

Or, pour investir, elle a multiplié sa dette par environ 10 durant cette période.

 

Le problème, c’est que le remboursement de cette dette est long, très long.

Du coup, selon l’aveu même du maire, la ville ne peut plus investir aujourd’hui.

Selon les calculs effectuées l’année dernière sur le budget, on avait dans le meilleur des cas une dette remboursée en 2028, et dans le pire des cas en 2052.

 

Le moment de refaire le calcul.

Soit D(t) la dette au 1er Janvier.

D(t) > 0.

On pourrait imaginer un système où D(t) est négatif, qui correspondrait à une situation où l’on doit de l’argent à la ville, mais ce cas n’existe pas dans la pratique.

 

Soit v(t) la vitesse d’endettement de la ville.

La fonction v(t), qui mesure la vitesse d’endettement/désendettement de la ville est la dérivée de D(t).

Comme on est dans une période de désendettement, v(t) < 0.

 

Le problème est donc de déterminer v(t) à partir de maintenant.

Comme on n’a aucune idée de cette fonction, on va faire une hypothèse simplificatrice afin de pouvoir faire ce que l’on appelle un calcul.

On va considérer que la ville rembourse chaque année la même somme.

 

Du coup, v(t) est une constante que l’on note v.

 

L’intégration devient donc facile.

En prenant compte des conditions initiales, on a :

D(t) = v.(tt0) + D0.

t0 est la date initiale (ici l’année 2015) et D0 est la dette à la date initiale.

Selon les informations que j’ai pu grappiller, la dette au 01/01/2015 est de 36 973 234,76€.

La dette au 31/12/2015, donc au 01/01/2016 est de 34 865 184,28€.

On arrive donc à v = – 2 108 050,48€/ans.

En utilisant Excel, on arrive à :

Année Dette au
1er Janvier
2015 36 973 234,76
2016 34 865 184,28
2017 32 757 133,80
2018 30 649 083,32
2019 28 541 032,84
2020 26 432 982,36
2021 24 324 931,88
2022 22 216 881,40
2023 20 108 830,92
2024 18 000 780,44
2025 15 892 729,96
2026 13 784 679,48
2027 11 676 629,00
2028 9 568 578,52
2029 7 460 528,04
2030 5 352 477,56
2031 3 244 427,08
2032 1 136 376,60
2033 -971 673,88

Comme nous avons spécifié que la dette est strictement positive ou nul, on en déduit que selon le budget 2015, la dette de la ville sera remboursée en 2033.

22 avril 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (8/11) : Les dotations et compensations

Sujet d’importance qui se doit d’être traité.

Sujet qui fâche également et politique.

Ce sujet est l’un des points de désaccord politique entre la municipalité et moi-même.

Pour mémoire, on parle de 21,62% des recettes de fonctionnement du budget 2015.

Pour le budget 2014, ça correspondait à 23,47%.

De 2014 à 2015, les dotations et participations ont diminué de 5,68%.

 

Une partie des dotations est donnée par l’Etat.

C’est bien là que ce fait la fracture politique, l’Etat étant surendetté.

Pour la municipalité, l’Etat doit. Et il doit continuer à donner les dotations, même si ça implique de s’endetter.

 

Pour moi, l’Etat a le devoir d’être géré d’une façon saine. Il doit se désendetter et en finir avec le déficit de fonctionnement. Je ne veux pas que la France devienne une Grèce bis.

L’Etat doit donc se mettre au régime. Il doit diminuer ses dépenses de fonctionnement.

Les dotations, ça fait partie des dépenses de fonctionnement.

 

Il convient de différentier les dotations et les compensations.

Les dotations, c’est ce que l’on donne à la collectivité pour fonctionner.

Les compensations, c’est l’Etat qui nous donne de l’argent car l’Etat nous empêche d’avoir une partie de nos recettes (notamment en impôts).

 

Je traite la participation comme une dotation. Pour moi, une participation (comme celle pour les emplois d’avenir) est vouée à disparaître.

 

Par ailleurs, même si je regarde surtout l’Etat, il faut aussi rappeler que les dotations données par d’autres collectivités (département, région) est vouée à diminuer.

Le département et la région sont aussi vouées à se réorganiser pour faire face au désendettement de l’Etat.

 

En 2014, les dotations d’Etat représentaient pour Malakoff 13,67% des recettes de fonctionnement.

 

Pour le cru 2015, on a :

Libelle Valeur %
DGF dotation forfaitaire 5 376 000 50,7965064
DGF dotation solidarité urbaine 270 000 2,55116383
Dotation spécial instituteur 20 000 0,1889751
Dotation générale de décentralisation 267 000 2,52281756
Emploi d’avenir (Participation Etat) 87 370 0,82553772
Participation Etat autres 27 450 0,25936832
Subventions participation régions 10 000 0,09448755
Subventions participation département 430 511 4,06779293
Participation autres communes 51 000 0,4818865
Participations Group.collect.GFP.Rattach 785 515 7,42213872
Participations autres organismes 2 445 459 23,1065427
Attribution vers impôt sur spectacles 3 000 0,02834626
Compensation taxe addit droits de mutation 2 000 0,01889751
Attribution fonds départ de la TP 172 000 1,62518585
Etat comp. au titre contr. econo territ
(CAEV et CFE)
156 000 1,47400577
Etat compensation au titre des exo de TF 50 000 0,47243775
Etat compensation au titre des exo de TH 275 000 2,5984076
Dotation de recensement 9 100 0,08598367
Dotations pour les titres sécurisés 10 100 0,09543242
Autres attributions sub et participations 135 900 1,28408579
Total 10 583 405 100
Dotation et participation état 6 067 020 57,325785

Les dotations d’Etat représentent 57,32% * 21,62% = 12,39%.

 

Les dotations d’Etat représentent 12,39% des recettes de fonctionnement du budget 2015 de Malakoff.

 

21 avril 2015 Posted by | Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Avenant au contrat Ville-EPF92

P1000586

Comme je l’avais signalé dernièrement, un avenant a été approuvé au dernier conseil municipal au contrat entre l’EPF92 et la ville.

 

Le sujet, d’importance, est passé comme une lettre à la poste.

Il est fort dommageable que l’opposition ne communique pas sur le sujet, notamment sur leurs sites respectifs, et n’ai pas pris la parole au dernier conseil municipal pour le compte rendu.

 

Rappel rapide du feuilleton.

 

Maîtriser le foncier est une tâche compliquée pour la ville de Malakoff.

Le prix du foncier, dans une ville de première couronne, a une tendance à augmenter très fortement.

Seulement, pour pouvoir maîtriser sa politique d’urbanisme, il faut pouvoir maîtriser le foncier.

 

Afin de maîtriser son foncier, lors du conseil municipal du 17/04/2013, la ville a délégué son droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (Etablissement foncier des Hauts de Seine).

En résumé, l’EPF 92, c’est la trésorerie. C’est eux qui achètent au nom de la ville.

 

Les zones concernées sont :

  • La ZAC Dolet/Brossolette.
  • L’ilot Pierre Brossolette.
  • Pierre Larousse.
  • L’Ilot Danton/Charles de Gaulle.

Le problème de tout ça, c’est que les acquisitions se font dans un manque de transparence totale.

C’est par hasard que j’avais appris que le 6 rue Jean Jaurès avait été préempté.

 

Pour en revenir à l’avenant, j’ai noté deux points :

  1. La ZAC Dolet/Brossolette est sortie du contrat. Effectivement, c’est du ressort de l’aménageur, la SEM 92.
  2. Par contre, la zone Pierre Larousse est étendue. Selon ce que j’ai noté, on y ajoute le 50 rue Chauvelot (Photo).

20 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Vers appauvrissement de l’offre politique ?

Voter blanc, c’est une habitude pour moi.

Effectivement, face à la pauvreté de l’offre politique, il m’arrive souvent de voter blanc.

Aux présidentielles 2012, pensant que Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient des dangers pour la France, j’avais voté blanc.

 

Mais je trouve que je viens de passer une limite.

En général, j’attendais le second tour pour voter blanc, ma voix au premier tour étant réservée à une liste centriste.

Mais là, ça fait deux élections que je vote blanc dès le premier tour.

 

Rappelons que le premier tour est fait pour que les gens s’expriment.

C’est au second tour que l’on décide, sur la base du premier, quel sera l’exécutif.

 

Par ailleurs, la concurrence est une chose saine. Elle force les compétiteurs à être bon, à affiner leur analyse et leur proposition.

On est dans la définition de la démocratie selon Schumpeter.

 

Les gens qui ne veulent le pouvoir que pour la gloire éphémère et qui n’ont pas d’idées, comme un certain Nicolas Sarkozy, ont toutes les raisons de tuer la concurrence.

 

Mais là, on arrive à un vrai retour en arrière.

Avant la création du Modem, il y avait la droite et la gauche.

On avait le RPR/UDF d’un côté contre le PS/PC/Vert.

 

Puis, l’UDF a fait preuve d’autonomie.

Au moins, au premier tour, il était possible de voter autre chose que l’UMP/RPR ou le PS.

Mais là, on est en train de zapper le premier tour pour imposer une bipolarisation qui dans la pratique ne permet pas de dégager une majorité qui réforme la France.

 

On arrive donc à un point où l’on force la bipolarisation, sur une cassure dépassé (la gauche et la droite) et on impose deux partis (le PS et l’UMP) qui n’ont aucune vision de ce qui se passe, et qui mettent la France dans le mur.

 

Problème annexe, et non des moindres, pour voter autre chose que le PS et l’UMP, les électeurs votent aux extrêmes, notamment le FN.

 

Evidemment, si les centristes ne sont plus capable de se présenté au premier tour sans se prendre une branlée, c’est aussi parce que ils préparent les élections en touristes.

Pour certains, c’est parce qu’ils privilégient la place, même si c’est en décrédibilisant leurs messages…

 

Faites que mon bulletin centriste arrête de disparaître au premier tour, et que les partis centristes se ressaisissent…

20 avril 2015 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Demande du budget 2015 et du CA 2014 de Sud de Seine

Le budget 2015 de Sud de Seine a été voté.

Je ne pensais pas, au début, étant très pris, passer mon temps à le regarder.

D’autant que Sud de Seine n’existera plus en 2016.

Néanmoins, moralement, celui-ci est contestable.

Pour mémoire (voir ici et ici), il possède un déficit de fonctionnement financé par l’excédent budgétaire 2014.

 

Bonjour,

Lors du conseil communautaire du 14/04/2015 a été voté le CA 2014 et le budget 2015.

Je souhaiterais que vous me communiquiez l’ensemble des deux documents.

Je vous rappelle que l’article Article L2121-26 du code général des collectivités territoriales m’y autorise.

Il est écrit :

« Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes. »

Par ailleurs, je souhaiterais avoir quelques précisions.

Sur le CA, je souhaiterais savoir la dette de la communauté d’agglomération ainsi que l’autofinancement brut.

 

Sur le budget, je souhaiterais connaître la dette de la communauté au 01/01/2015 et la dette prévue au 12/31/2015.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

20 avril 2015 Posted by | Conseil communautaire, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pour ou contre la droitisation du Modem (2/2)? : L’aspect tactique

Dans un article précédent, j’écrivais que j’étais contre la droitisation du Modem du point de vue valeur.

Mais qu’en est-il d’un point de vue tactique ?

Il faut bien comprendre que sauf si on est majoritaire dès le premier tour (ce qui ne risque pas d’être le cas prochainement, étant donné qu’on est le centre le plus bête du monde), il faut donc faire partie d’une coalition pour pouvoir faire appliquer une partie de notre projet.

 

La question est donc de savoir dans quelle coalition on a une chance de peser.

 

Par ailleurs, on parle d’un rapprochement avec la droite en vue d’un futur contrat de gouvernance nationale.

 

Là, il faut repartir de ce que l’on appelle le contexte.

 

La première chose à savoir est que le PS ne veut pas de nous.

Sous l’impulsion de Martine Aubry, il s’est gauchisé.

Même si aujourd’hui le PCF est dans l’opposition, le PS reste dans la logique la sacro-sainte union de la gauche.

Les centristes n’y sont pas les bienvenus.

 

Episode symbolique : François Bayrou a voté François Hollande, mais le PS s’est chargé de lui faire la peau lors des législatives qui ont suivi.

 

De plus, il est fort probable que sous l’impulsion de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, le PS se gauchisse à nouveau.

D’ailleurs, celui-ci est contre un rapprochement avec Bayrou.

Je ne suis pas insensible aux efforts de Manuels Valls. Mais au PS, sa vision est largement minoritaire.

 

De plus, en France, tout comme il y avait un problème Sarkozy, on a un problème Hollande.

Comme le disait Robert Rochefort, François Bayrou croyait que François Hollande était le fils caché de Jacques Delors, il s’est aperçu que c’était le fils caché de François Mitterrand.

On a un président qui ménage la chèvre et le choux et qui est d’accord avec tout le monde…

 

Une alternance est donc souhaitable, et dans le contexte actuel, elle se fera avec la droite.

 

Mais on arrive à un autre problème : c’est Nicolas Sarkozy qui est à la tête de la droite…

 

Par ailleurs, il faut rappeler que quand l’alliance est automatique, nos potentiels partenaires ne nous respectent plus.

 

Par exemple, comme Nicolas Sarkozy pensait que les voix du centre lui étaient acquises, il a chassé sans honte sur les terre du Front National avec des propositions anti-centristes.

 

Mais c’est le cas du PS d’un certain point de vue. Comme on a été vers eux, entre 2007 et 2012, sans exigence, ils nous l’ont fait sentir.

Point symbolique : ils ont eux-mêmes fait la peau de François Bayrou qui pourtant avait voté François Hollande…

 

Puis si on n’est pas exigent vis-à-vis de certains points de notre programme, c’est se mettre dans une logique de disparaître aux yeux de nos électeurs.

Dernièrement, je parlais de l’exemple du Libdem.

Ils sont dans une coalition avec la droite, mais celle-ci a passé à la trappe l’ensemble de leur programme.
Aux prochaines législatives, ils risquent de se prendre une véritable branlé.

De plus, sur la durée du mandat, le Libdem a perdu des élus (locaux, européens…).

 

Au final, comme je pense qu’il faut une alternance à François Hollande, je suis indirectement pour, tactiquement, un rapprochement entre le Modem et la droite.

Par contre, je suis farouchement contre et en désaccord sur la façon dont il se fait.

Déjà parce que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas le retour, est toujours à la tête de l’UMP, mais aussi parce que l’expérience montre que si on ne fait pas preuve d’exigence vis-à-vis de nos futurs partenaires, c’est les inciter à nous prendre pour des paillassons.

 

Donc de mon point de vue, il faut continuer à marteler notre message et à faire preuve d’exigence.

Nos électeurs nous reconnaitrons et ils nous remercierons de ne pas céder sur l’essentiel.

 

Soyons exigent, que diable !

17 avril 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Remarques et interrogations sur le budget 2015 de Sud de Seine

Le budget 2015 de Sud de Seine est marqué par deux points :

  1. Un déficit de fonctionnement
  2. L’excédent budgétaire 2014 qui sert à financer ce déficit de fonctionnement.

Après avoir torturé un de mes amis habitant Fontenay-aux-Roses, j’ai fini par apprendre que le nouveau maire de Fontenay-aux-Roses faisait la même chose.

Fontenay-aux-Roses a aussi un déficit de fonctionnement.

Celui-ci est financé par une partie prélevé sur un chèque du CEA.

Au moins, l’astuce durera sur la durée du mandat en cours.

Là aussi, la façon de faire est contestable.

Ce chèque devrait servir à des investissements, productifs de préférence.

 

Pire, Fontenay-aux-Roses continue à maintenir un service culturel.

Ce point est également contestable car, la culture a été une compétence transférée à Sud de Seine.

Cela veut dire que les fontenaisiens payent en double pour la culture, une fois à la ville, une seconde fois à Sud de Seine.

 

C’est d’ailleurs aussi le cas pour Malakoff. On a un budget développement durable, alors que cette compétence est du ressort de Sud de Seine.

 

Dans le cas de Fontenay-aux-Roses, j’ai aussi appris que le service culturel a embauché pour faire plaisir à la nouvelle adjointe en charge de la culture.

Là aussi, c’est contestable, on est en période de vache maigre.

 

Lorsqu’il était dans l’opposition, Jean Didier Berger (UMP) dénonçait le manque d’économies d’échelle sur Sud de Seine.

Franchement, j’étais totalement d’accord avec cette partie de son discours.

Une intercommunalité a d’abord pour but de rationaliser le service public pour faire aussi bien (voir mieux) avec moins de moyens.

 

Maintenant, il est élu maire de Clamart.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, il cautionne un budget en déficit de fonctionnement, qui de surcroit, est financé par les excédents 2014.

 

Philippe Kaltenbach, ancien maire PS de Clamart, toujours sénateur, dénonce la manœuvre consistant à financer un déficit de fonctionnement avec l’excédent 2014.

Sur le fond, il a raison.

Mais là aussi, c’est lui qui a construit Sud de Seine et il est dans les responsables qui ont fait de Sud de Seine une intercommunalité qui sert à dilapider l’argent publique.

Car au final, les dotations de l’Etat devant diminuer (désendettement oblige), les collectivités locales sont condamnées à réduire leurs trains de vie.

Elles sont condamnées à rationaliser leurs dépenses de fonctionnement.

Si Sud de Seine avait été construit dans cet esprit, la diminution des dotations ne devrait pas être un problème.

 

Or Sud de Seine, avec l’aval des 4 maires (dont un certain Philippe Kaltenbach) a été construit pour pomper encore plus de dotations, pour être une pompe à fric pour les 4 villes qui la composent.

Comme les dotations sont condamnées à diminuer, Sud de Seine se retrouve aujourd’hui dans le mur.

Sud de Seine montre enfin son vrai visage : un échec.

 

Enfin, je me pose la question de la légalité de ce budget.

Ce budget n’est pas moral, c’est certain, mais est-il légal ?

J’ai la phrase de Jean Loup Metton (maire UDI de Montrouge) qui expliquait, lors d’un conseil municipal, qu’en finance locale, on peut aller de la section de fonctionnement vers celle d’investissement mais on ne peut pas faire l’inverse.

 

Or, on utilise un excédent de fonctionnement, qui normalement doit servir à financer de l’investissement, pour financer du fonctionnement (un déficit de la section de fonctionnement).

 

La question reste entière.

16 avril 2015 Posted by | Conseil communautaire, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le scandaleux budget 2015 de Sud de Seine

Hier, je suis allé au conseil communautaire de Sud de Seine.

C’était histoire de me tenir au courant.

Franchement, ça valait le déplacement.

 

On votait le budget 2015, et j’ai véritablement eu une crise cardiaque lorsque Marie Hélène Amiable, maire PCF de Bagneux, présidente de Sud de Seine (regroupant Malakoff, Bagneux, Clamart et Fontenay-aux-Roses) a présenté le budget.

Un peu de plus, il fallait envoyer l’ambulance pour me réanimer.

 

Heureusement que je reste Modem dans l’état d’esprit (traduction : indépendant) et que je suis officiellement retiré de la politique actif pour une durée indéterminé (traduction : je dis ce que je veux).

 

Je savais qu’il était facile de s’entendre avec les jumelles Marie Hélène Amiable et Catherine Margaté (maire PCF de Malakoff) mais là, Jean Didier Berger (maire UMP de Clamart) et Laurent Vastel (maire DVD de Fontenay-aux-Roses) se sont entendus pour voter une véritable honte.

 

Si j’avais été élu, sachant qu’il y a un groupe UMP-UDI-Modem, je me serais désolidarisé de ce groupe pour voter contre ce budget qui va vraiment à l’encontre de mes convictions les plus profondes.

 

On avait inventé le concept d’UMPS, on vient d’inventer le concept d’UMPC.

Et sincèrement, le budget 2015 était vraiment dans un état d’esprit communiste !

 

J’en profite pour féliciter le discours de Philipe Kaltenbach (ancien maire PS de Clamart, que je n’apprécie pas beaucoup, notamment à cause de l’histoire du western) pour son discours qui a énuméré les points importants.

Je me félicite que le groupe PS ait voté contre ce budget.

 

Je regrette que Malakoff Plurielle, par la voix d’Emmanuelle Jannès, n’ait pas compris, comme d’habitude, l’enjeu de ce budget et se soit simplement abstenu.

Dommageable, elle est dans le groupe des indépendants, elle peut voter ce qu’elle veut.

 

Bon, reprenons.

Ce budget est scandaleux pour deux raisons.

La première, et ça a été évoqué par le président de Sud de Seine, il est déficitaire en fonctionnement.

Cela veut dire que les dépenses courantes sont supérieures aux recettes de fonctionnement.

 

Sur le principe, je n’arrive pas à cautionner ça.

S’endetter pour payer les factures de chauffage, c’est, à long terme, inviter l’huissier chez soi.

Ce n’est pas durable.

C’est d’ailleurs le problème de la France, dénoncé par François Bayrou lors de la présidentielle 2007, et c’est aussi le problème de la Grèce qui aujourd’hui est dans une situation insoluble, causant un désastre social.

 

Evidemment, il est malheureux de voir l’UMP rejoindre les positions du PCF et dénoncer la baisse des dotations d’Etat.

Aujourd’hui, on ne peut pas continuer à cautionner le déficit public français.

Tout le monde doit faire des efforts.

L’Etat, certes, mais pas que.

Les collectivités locales aussi. D’autant que en ce qui concerne la rationalisation des dépenses, les communes ne sont pas vertueuses (denier exemple en date ici).

 

Mais comme un budget doit être en équilibre, Marie Hélène Amiable a annoncé une trouvaille.

Et c’est la deuxième raison qui fait que ce budget est scandaleux.

 

Les excédents de l’année 2014 servent à financer le déficit du budget 2015.

Et oui, au lieu d’utiliser l’autofinancement brut pour investir sur l’avenir, en réduisant la dette par exemple, sachant que celle de Sud de Seine a parait-il doublé, on utilise l’autofinancement brut 2014 pour payer le déficit de fonctionnement dans le budget 2015.

 

Brillante idée, mais elle ne pourra pas se répéter indéfiniment.

En 2015, il n’est pas sûr que si on continue comme ça, on produise à nouveau de l’autofinancement brut pour continuer à financer le déficit de fonctionnement 2016.

 

Au final, on arrive à l’échec de Sud de Seine, structure créée pour des raisons politiciennes entre communes de gauche.

Sud de Seine aurait dû permettre de rationaliser, par ses nombreux transferts, le service public des communes de Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Au lieu de ça, on a fabriqué un outil de doublons.

On a inventé un outil qui sert à dilapider l’argent public.

Alors que l’Etat, surendetté, est obligé aujourd’hui de se mettre au régime pour éviter de finir comme la Grèce, Sud de Seine, qui continue à être une pompe à fric pour les communes, est dans le mur.

Car il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, on est en crise, qu’il n’y a plus d’argent, et que l’on est en période de vache maigre.

L’argent, ce n’est pas gratuit et ça ne tombe pas du ciel.

 

Certes, les maires de Sud de Seine s’en foutent, en 2016, il n’y aura sans doute plus de Sud de Seine.

Sud de Seine intègrera sans doute une structure plus grande.

 

Mais ce n’est pas une raison !

15 avril 2015 Posted by | Conseil communautaire, Ma semaine politique, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pour ou contre la droitisation du Modem (1/2)? : L’aspect valeur

Avec la séquence qui s’est produite avec l’élection départementale se pose la question de la droitisation du Modem.

Le moment de philosopher sur la question et de donner mon avis.

 

La question doit pour moi se poser sous deux angles : les valeurs et la tactique.

 

Sur les valeurs d’abord :

Le Modem est sensé être un parti centriste allant de Raymond Barre à Jacques Delors (prenons les grands noms).

A la différence de l’UDI (qui est composé principalement du centre droit ou de démocrates-chrétiens) ou du Front démocrate (composé du centre gauche), le modem est sensé être composé aussi bien du centre droit que du centre gauche.

C’est d’ailleurs ce qui, en raisonnant de façon marketing, fait sa valeur.

C’est ce qui le différentie au niveau des autres partis centristes.

 

Les gens qui sont pour une alliance automatique avec la droite, ils sont partis du Modem. Ils sont allés à l’UDI. S’ils restent au Modem, c’est pour le saborder de l’intérieur.

Ceux qui sont pour aller automatiquement avec la gauche, ils sont aussi partis. Ils ont rejoint Front Démocrate.

 

J’insiste sur le point marketing car quelque part, il est important.

Même si un travail UDI/Modem ou UDI/Front démocrate est tout à fait normal, il faut comprendre que ces trois partis, le Modem, l’UDI et le Front démocrate sont en concurrence.

Il y a un moment où pour s’en sortir, il faut apporter ce que le concurrent n’a pas.

Si on fait comme l’UDI (alliance automatique à droite), pourquoi adhérer au Modem. D’autant que l’UDI est un parti fort.

Si on fait comme l’UDI, pourquoi voter Modem ?

 

Mais cette question des valeurs, pour moi, n’est pas que marketing, elle est plus que ça.

Aujourd’hui, la droite, sous l’impulsion de Sarkozy, se décomplexe sans en avoir honte.

Dans cette dé-complexification, il y a le fait que l’UMP mette au même niveau le PS et le FN.

Le problème c’est que l’UMP n’est du coup pas capable d’exercer le pouvoir.

Effectivement, exercer le pouvoir demande un recul et une capacité d’analyse.

Hors Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, n’a pas tout ça.

Malheureusement, la probabilité qu’il soit désigné lors de la primaire est, pour moi, fortement élevé.

Or, je pense qu’il mettra la France dans le mur.

Le bilan de son quinquennat, je le rappelle, est une catastrophe, aussi bien sur les finances publics, que sur les valeurs, le social et la morale.

 

Mais au PS, on n’est pas en reste.

Je suis sensible aux efforts de Manuels Valls qui tente de moderniser le PS.

Le problème, c’est qu’il est minoritaire au PS.

Le PS est tenu par des apparatchiks, qui d’ailleurs n’ont jamais vu de vrais entreprises, et qui se gauchisent par principe.

Or, le constat vis-à-vis de Sarkozy vaut pour le PS. Pour exercer le pouvoir, il faut un recul et une analyse de la situation.

Il faut d’abord réfléchir et à partir de cette réflexion, construire une action politique, et non pas l’inverse.

 

Notons aussi qu’aujourd’hui, on a un président spécial. Il est d’accord avec tout le monde…

 

Donc, aujourd’hui, il faut un parti qui propose autre chose que les extrêmes, la gauche et la droite, qui propose de faire le lien entre le social et l’économique, et qui ait une approche plus pragmatique.

On est en plein dans la définition du centrisme.

Par ailleurs, aujourd’hui, il faut aussi une force politique qui pousse la droite et la gauche vers plus de modération afin que la gauche et la droite de gouvernement soit réellement capable d’exercer le pouvoir.

 

De plus, il faut aussi une force de coalition pour que l’UMP ne regarde pas vers le FN et que le PS ne regarde pas vers le PC.

 

Et pour conclure, je ne veux pas être obligé de voter par principe un Nicolas Sarkozy, surtout si par accident, on a la chance d’avoir un très bon candidat PS.

 

Au final, vous l’avez compris, je suis contre la droitisation du Modem au niveau des valeurs.

14 avril 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.