Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | 1 commentaire

DOB 2016 de Malakoff (1/3) : Rien de nouveau sur le fond

Lors du conseil municipal du 27/12/2016, il y avait la première partie de l’exercice budgétaire 2016.

En l’occurrence, le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

 

C’est le moment sur lequel on débat sur les grandes lignes de la politique économique et financière de la ville.

 

Eh bien, sur le fond, rien de nouveau. On va pouvoir faire (très) court.

Malakoff considère toujours que l’Etat doit tout, et compte maintenir les dépenses de services publiques (ainsi que les dépenses associatives) à un niveau le plus élevé possible.

 

Au lieu d’envisage une réduction des dépenses de fonctionnement et une rationalisation de ces dites dépenses (point où un jour il faudra bien que la ville s’y mette…), on est resté dans les clivages habituels.

 

Certains discours sont pour moi dé-corrélé de la réalité économique du pays.

Sur ce point, le discours de Vanessa Ghiati était tout simplement délirant, sectaire et très passéiste.

 

Par ailleurs, malgré les différences politiques que j’ai avec Emmanuelle Jannès, je suis en totale accord avec elle sur un point : Les caisses de l’Etat sont durablement vides (le mot « durablement » étant peut-être même le plus important).

Là aussi, la réponse de Serge Cormier, premier adjoint, était impressionnante, dénotant dans le domaine économique un vrai manque de culture.

Comme quoi on peut avoir une bonne vision en urbanisme et une très mauvaise en économie.

 

Dans sa réponse, il expliqua qu’Emmanuel Jannès avait laissé tomber le masque et il demanda si pour certains services publics (enfance…), la municipalité en faisait trop.

 

Or si Serge Cormier avait une meilleure vision économique, il saurait que la question n’est pas de supprimer le service public, mais de savoir si on peut le rendre plus efficace à moindre coût.

Par principe, les libéraux sont pour supprimer le service public. Par principe, les communistes sont pour financer le service public selon au mieux le grand principe de la lutte des classes, au pire à crédit.

 

En ce qui me concerne, je suis pour financer le service public par la productivité. Là, il y a une véritable différence politique !

9 février 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Conseil municipal du 27/01/2016 : Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff, annonce sa volonté de relancer la démocratie locale

Lors du conseil municipal d’hier, Jacqueline Belhomme, nouveau maire (PCF) de Malakoff a expliqué qu’elle avait l’intention de relancer la démocratie locale.

En fait il ne s’agit pas vraiment de la relancer, plutôt de passer à une étape supérieure.

 

Effectivement, Malakoff fait plutôt, en général, figure de bon élève.

L’ensemble des projets municipaux (PLU, Place du 11 Novembre, ZAC Dolet Brossolette …) se fait avec une (des) réunion(s) publique(s), réunion(s) publique(s) où les habitants sont invités à s’exprimer.

 

A minima, cela donne une véritable transparence. On sait ce que projette la mairie, et on peut s’exprimer sur le sujet.

 

Vous allez me dire qu’il y a aussi des contre-exemples.

C’est vrai et faux.

Effectivement, quand le projet de la mairie n’est pas très clair, des associations se créent.

Mais en général, la municipalité reçoit les associations et la mairie explique l’état de la réflexion (qui peut ne pas être très avancée) aux dites associations.

Après, il y a des exemples où l’on peut vraiment mieux faire, je pense à l’EPF 92.

 

Au dernier mandat, on a eu la création des conseils de quartiers.

Là, ça dépend du fonctionnement.

Sur le dernier mandat, certains conseils de quartier ont été moteurs.

Je pense au conseil de quartier centre qui a été partie prenante dans le projet de place du 11 Novembre.

 

D’autre ont plutôt été du Haut vers le Bas. Je pense au conseil de Quartier Barbusse Le Clos.

Ça n’a pas empêché ce conseil de quartier de faire des choses, notamment la signature de la pétition pour prolonger en horaire le 191.

 

Mais là, il semble que le maire veille passer à une étape supérieure.

Samedi, il y aura une réunion pour relancer les conseils de quartier.

Elle réfléchit à la façon de permettre aux Malakoffiots de s’exprimer.

 

Enfin, nous auront deux réunions publiques pour la présentation du budget. Et si ça marche, il n’est pas forcement impossible, comme le demande Malakoff Plurielle en prenant en exemple la ville de Paris, que le budget soit construit avec les habitants.

 

Pour moi, cette volonté est une bonne chose. Il faudra surveiller comment ça se traduira concrètement.

 

Enfin, je pense que si ça fonctionne, l’opposition municipale risque de traverser une passe difficile.

Je partage l’avis qu’un ancien membre de Malakoff Plurielle qui disait que si elle continue comme ça, Jacqueline Belhomme pourrait faire mieux, électoralement parlant, que Catherine Margaté.

Je ne sais pas si elle fera mieux, mais en tout cas, elle risque de faire aussi bien.

 

Mais bon, après tout, ce qui compte, c’est l’intérêt général, et plus de démocratie ne peut pas faire de mal.

 

Et puis il reste l’économie, et là, les communistes restent encore fidèles à eux même.

Le DOB n’a rien vraiment apporté de nouveau…

J’y reviendrai.

28 janvier 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Avis sur le PLU de Malakoff

Le PLU de Malakoff a été voté lors du conseil municipal du 16/12/2015.

Ça fait longtemps que je n’ai pas abordé le sujet.

Mais j’ai moins de temps, et moins la passion aussi, les municipales 2014 ne m’ayant vraiment pas laissé un bon souvenir.

De plus, c’est un sujet complexe, qui demande d’écrire un nombre important d’articles, tout comme ceux sur les finances locales.

Je continue à le faire sur les finances locales, étant donné qu’il y a entre moi et la municipalité de vraies divergences de fond, ce qui fait que j’ai un peu zappé notre PLD.

 

Mais le débat a été fait sérieusement, notamment durant la phase de diagnostic, et il y a eu une véritable concertation, et un débat riche et très bien mené.

 

J’avais d’ailleurs écrit plusieurs articles sur le sujet lors de la phase de concertation, et ça reste valable.

Le PLU a été construit à partir d’un diagnostic et le débat a eu lieu de manière transparente.

D’ailleurs, je me réjouis d’avoir fait plier la municipalité sur la cassure Nord/Sud.

 

Lors du conseil municipal, le groupe Malakoff Plurielle a voté contre (sur des arguments anecdotiques d’ailleurs) et le Malakoff Citoyen a voté pour, sur aucun argument d’ailleurs.

 

En ce qui me concerne, je suis favorable au PLU de Malakoff.

 

Il y a deux raisons à cela.

 

La première est que le PLU de Malakoff assume une densification, qui est modéré.

On densifie, mais on n’accepte pas, non plus, n’importe quoi.

Je rappelle que densifier est un enjeu majeur, je n’ai pas changé d’avis sur la question.

 

Il y a pour moi trois raisons pour lesquelles il faut densifier.

La première est que la demande de logement est supérieure à l’offre de logement. Ceci fait que l’on arrive à une situation où même si on gagne sa vie correctement, on ne peut plus se loger…

Je recommande d’ailleurs l’excellente vidéo du Groland.

Il faut donc inverser la tendance, et du coup, il faut que l’offre soit supérieure à la demande.

Il faut donc densifier.

 

Deuxième raison : Il faut lutter contre l’étalement urbain, c’est une question de développement durable. Ça implique une densification.

 

Enfin, il faut aussi préserver les terres agricoles, en luttant (encore) contre l’étalement urbain. Ça implique aussi une densification.

 

Par ailleurs, le PLU prend enfin le problème de la cassure Nord/Sud de Malakoff au sérieux.

Deux OAP dans le Sud ont été définies :

  • Une Rond-Point Henri Barbusse/ Rue Avaulée
  • L’autre Boulevard du Colonel Fabien, à côté de la future gare du Grand Paris.

Je ne peux pas être la personne qui explique à l’ancien maire de Malakoff que le Sud de la ville est « Le Tiers-Monde de Malakoff » et être contre un PLU qui a des objectifs sur cette problématique.

Ce n’est pas ma conception de la politique.

 

Alors certes, il se posera des problématiques sur l’application de ce PLU, notamment au niveau de la transparence (exemple ici), mais la base est, en ce qui me concerne, bonne.

 

En ce qui me concerne, j’ai plus des reproches sur la politique économique et financière de la ville.

21 janvier 2016 Posted by | Conseil Municipal, PLU, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Candidature centriste en 2017 (1/2) : Pourquoi une candidature centriste n’est pas une bonne option ?

Tout est dans le titre, provocateur, ça va de soi.

Puisque le blog du centrisme aborde la question, j’ai eu envie de mettre ma pierre à l’édifice.

 

En réalité, la pertinence d’une candidature centriste dépend d’abord du résultat de la primaire UMP.

 

Mais dans le contexte actuel, avec une certaine tristesse et une certaine colère aussi, je pense que pour l’instant, une candidature centriste n’est pas pertinente.

 

C’est d’ailleurs tout le paradoxe.

Il faut que les idées centristes s’expriment. Mais les centristes ne sont pas prêts à prendre part au débat en 2017.

 

Pourquoi ?

 

Il y a plusieurs raisons.

La première est que la France est un pays qui va mal. Le déclin Français est une réalité.

Les problèmes économiques sont sérieux. La situation sociale est critique, et il est plus que temps de tenir un langage de vérité.

Après les gestions Chirac/Raffarin de 2002 à 2007, Sarkozy de 2007 à 2012 et Hollande de 2012 à 2017, il serait souhaitable d’avoir un bon dirigeant, lucide et plus pragmatique.

A défaut d’avoir un dirigeant qui améliore la situation, essayons d’avoir au moins un dirigeant qui n’empire pas la situation.

 

La seconde raison est que l’on a trois prétendants catastrophiques : Sarkozy, Hollande et Le Pen.

Sarkozy et Hollande ont fait leurs preuves, notamment en économie, dans la lutte contre les déficits …

Sur certains points, en laideur, en démagogie et dans la capacité à faire appel aux plus bas instincts de l’électeur, à esquiver les problèmes de la France, Hollande n’a rien à envier à Sarkozy.

Je pense en particulier au débat sur la déchéance de nationalité.

De plus, Sarkozy et Hollande n’ont pas fait l’effort pédagogique nécessaire pour expliquer aux français les enjeux économiques. Ils ont fait plutôt l’effort de démagogie.

De toute façon, je ne suis pas sûr que les deux zigotos aient conscience de l’environnement politique économique dans lequel évolue la France.

Quant à Le Pen, je ne souhaite pas cautionner une société de l’exclusion.

 

Ensuite, je pense que le résultat du premier tour de l’élection régionale est probablement une cartographie de ce qui va se dérouler lors du premier tour à l’élection présidentielle de 2016.

Pour mémoire, le FN a fait 27,73%, les républicains (avec les centristes) 26,65% et le PS 23,12%.

La dernière fois (Européenne 2014), les centristes avait fait 9,94%.

Donc si on part de cette base grossière (en fait, pour des raisons que je vais expliquer par la suite, je pense que le score centriste serait plus bas, en fait, il s’agit de majorer), et en supposant (hypothèse grossière) que tous les centristes aient votés à droite, le trio de tête serait FN (encore 27,73%), PS (toujours 23,12%) et républicains (16,71% cette fois-ci).

 

En se basant sur les européennes, on aurait FN (24,86%), Républicains (20,81%) et PS (13,98%).

Au pire, la candidature centriste empêche le candidat de la droite d’accéder au second tour.

 

Donc, la plus grande probabilité est d’avoir un second tour FN/Candidat des républicains, avec le candidat républicain devenant président ;

 

Argument suivant : le casting est quasiment connu.

Je ne vois pas, vu le fonctionnement du FN, Marine le Pen ne pas être candidate. Je pense qu’elle se présentera, et qu’elle sera au second tour.

 

Quant à François Hollande, qui pour moi a un bilan pourri, je pense qu’il sera le candidat du PS.

Effectivement, grâce à Manuel Valls d’ailleurs, il résiste bien.

Si on remonte le temps, lors des régionales 2004, Raffarin était haï. Le PS a gagné (en métropole) 20 régions sur 22.

Lors des régionales 2010, c’est Sarkozy qui était haï, le PS a eu 21 régions sur 22.

En 2015, c’est Hollande qui est impopulaire, mais la droite ne gagne que 7 régions, le PS en garde 5.

Pire, 2 régions sont gagnées par la droite grâce … au PS.

Dans un contexte où le pouvoir en place est haï, le PS résiste mieux que l’UMP/Les républicains.

Certes, le bilan global de François Hollande est mauvais, mais sa candidature reste malgré tout crédible.

Et si ce n’est pas lui, qui ?

Martine Aubry ? Je rappelle que le PS est très gauchiste !

La seule incertitude est pour l’instant sur le candidat de la droite.

Enfin, dernier argument : Les centristes sur la période 2012-2017 ont vraiment fait de la merde ! (Et je reste très poli).

Personnellement, j’ai une forte envie de baffer les responsables centristes, qui comme le dit si bien le blog du centrisme, ont trahi leurs sympathisants !

Ce n’est pas la première fois que je le dis. Je l’avais écrit lors des départementales et des régionales.

Les centristes ont d’abord pensé court-terme avant de penser long-terme.

Ils n’ont pas hésité à trahir leurs convictions justes pour aller à la soupe.

Le cas Wauquiez est de mon point de vue symbolique.

Pire, des élus (Modem) ont été sacrifiés à une vision court-terme. Ce qui rend la construction et la consolidation du Modem sur le long terme très compliqué.

 

Je me permets une anecdote : Un jour, une personne m’a expliqué qu’elle allait voter le Pen aux régionales. Il m’a expliqué qu’il ne savait pas si elle était compétente. Mais il a ajouté que les autres, ils avaient montré leur incompétence.

Le vote Le Pen étant protestataire, vous me voyez répondre « Votez les Républicains de Sarkozy, car comme ça, les centristes auront leurs places au chaud ».

Car il s’agit bien de ça malheureusement.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, je pense que les centristes sont vus comme des arrivistes.

Exemple ici

En particulier, il fallait identifier fortement un pôle centriste, notamment aux régionales où l’absence centriste est une faute grave.

Ça demande évidement, comme toute élection, un travail sur le long terme.

Travail qui n’a pas été fait, et qui ne sera pas fait, à mon avis, de façon qualitative (voir pas du tout) d’ici les quelques mois séparant la présidentielle.

 

Donc conclusion :

Face à la situation préoccupante de la France, face à la triple menace Le Pen/ Sarkozy/Hollande, face à la faiblesse des centristes (qui pour moi n’est due que aux centristes), face au fait que je crains que le débat risque d’être déjà faussé, et comme j’espère voir la situation s’améliorer, ou au pire ne pas se dégrader, j’ai décidé de jouer d’abord l’intérêt général.

 

J’irai donc voter à la primaire UMP et je voterai pour Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, je l’avais écrit, c’est un choix par défaut.

Je pense que Sarkozy est le maillon faible, et l’éliminer au plus tôt sera le mieux.

En fait, je vais à la primaire que pour éliminer Sarkozy.

Le fait que je me sente obligé d’aller à la primaire est d’ailleurs pour moi un signe que la démocratie française ne marche pas bien.

Mais face à une situation politique compliquée et une situation sociale et économique pas brillante, et des centristes qui se sont foutus de la gueule du monde, je fais le choix de la responsabilité.

Cette solution ne me convient pas, j’ai envie de baffer les responsables centristes mais je considère que au vue de la situation, on ne peut pas se permettre d’avoir Le Pen ou Hollande ou Sarkozy.

Juppé est la seule solution acceptable (avec Fillon, certes, mais je pense néanmoins que Juppé est mieux, et qu’il est aussi mieux placé).

 

Evidemment, hors de question de voter Sarkozy (sauf menace le Pen) et je n’aurais aucun remord.

Je me bats avec les armes de Sarkozy.

Par exemple, je rappelle que Wauquiez avait expliqué qu’il ne se droitiserait pas, avait même signé un papier… Et puis, il l’a fait quand même…

J’espère que sur la période 2017-2022, les centristes se ressaisiront !

Cette période commence tout de suite, la politique, c’est sur le long terme !

21 janvier 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

La réforme territoriale de François Hollande, l’un des Grands n’importe quoi de notre président (1/5) : Que devrait être une bonne réforme territoriale ?

J’ai déjà exprimé par le passé tout le mal que je pensais de la politique fiscale de François Hollande (ici et ici), mais il est vrai que je ne me suis pas beaucoup intéressé à ses réformes territoriales.

C’est très dommageable, car effectivement, on est dans le grand n’importe quoi.

Comme le dit l’ancien sénateur Modem Denis Badré, c’est l’improvisation totale.

 

C’est dommageable, mais vu mon histoire, je me sens plus concerné par la politique économique. Politique économique où François Hollande, qui je le rappelle se dit grand fiscaliste, et qui je le rappelle a été professeur d’économie politique, brille par son grand n’importe quoi.

 

Je suis donc passé à côté, mais sur la réforme territoriale, François Hollande brille aussi par son grand n’importe quoi.

Mais bon, le moment de se rattraper.

Et de commencer par ce que devrait être une bonne réforme territoriale.

 

Pour moi, elle doit se faire sur trois principes :

  1. Se faire sur autour d’une zone à problème.
  2. Avec plus de démocratie.
  3. Avec une fiscalité adaptée.

 

Commençons le premier point.

En ce qui me concerne, il faut délimiter les territoires pertinents où un ensemble de problématiques se posent.

Pour moi, ils se limitent à la commune, la métropole, la région, l’Etat et l’Europe.

La commune est un échelon important. C’est le lieu de démocratie direct, et c’est le lieu où les élus, à commencer par le maire, sont le plus proche de la population.

Contrairement aux autres échelons, la population est directement au contact de ses élus.

C’est très vrai pour des petites villes comme Malakoff.

 

Supprimer cet échelon dans un contexte où les élus s’éloignent de leurs concitoyens est donc pour moi une erreur.

Par ailleurs, les problèmes directs se jouent à ce niveau.

 

L’échelon suivant est le niveau métropolitain.

Certains problèmes, comme le logement, l’emploi, l’économie, le développement territorial se jouent à cet échelon.

Il faut donc une métropole du Grand Paris, comme il faut une métropole du Grand Lyon, du Grand Marseille, du Grand Lille…

 

Le suivant est la région, suivit de l’Etat et enfin l’Europe, qui correspond aux problématiques liées à la mondialisation.

 

On remarque donc que divers échelons sont aujourd’hui en trop.

On a le département et les intercommunalités.

D’ailleurs, je n’ai jamais caché mon hostilité vis-à-vis des intercommunalités, notamment Sud de Seine.

 

Il faut aussi clairement définir les compétences de chaque échelon.

 

Enfin, l’échelon supérieur prime évidement sur l’échelon inférieur.

Ce qui amène au deuxième point : la démocratie.

Le dirigeant de l’échelon doit être clairement identifié. Mieux, il doit être légitime à diriger son échelon.

Cela veut dire qu’il doit être directement élu par les populations habitants son échelon.

Par ailleurs, le scrutin doit être juste, permettre le débat, permettre à chaque courant d’avoir sa chance (du moment qu’il ne déconne pas), permettre d’avoir un poids dans l’assemblée dépendant de son score (plus celui-ci est haut, plus il y a des élus), et avec une majorité pour permettre à une politique de se faire.

 

Le meilleur scrutin est celui des municipales.

Un scrutin de liste, à deux tours, avec prime pour la majorité.

Je rappelle que pour le second tour, à 10%, on se maintient. A 5%, on peut fusionner.

On a un premier tour qui sert à s’exprimer, et un second tour qui sert à choisir les dirigeants de l’échelon.

 

Enfin, l’échelon doit avoir les moyens de sa politique.

L’échelon doit avoir les moyens pour remplir ses missions, et les moyens de fixer sa politique.

Pour cela, il faut un impôt où l’échelon décide qui paye, plutôt les entreprises, plutôt les ménages, une baisse des impôts pour faire rentrer populations et entreprises, ou au contraire une hausse pour assurer une qualité des services publics.

Il faut aussi en finir avec une vision physiocrate de l’impôt.

Déjà parce que l’on fait une inégalité territoriale entre les territoires, avec par exemple Malakoff et Neuilly.

Mais aussi par ce que l’on a un impôt basé sur les possessions, non sur la capacité à payer l’impôt.

Les impôts ne doivent être basés que sur le revenu. Mieux, ils doivent être proportionnels aux revenus.

Il faut en finir avec les impôts physiocrates.

Avec ce principe, par exemple, on peut habiter l’Ile de Ré, être smicard et se retrouver à payer l’ISF.

 

Au final, François Hollande fait l’inverse de ce qu’il faut faire.

Sa réforme territoriale se fait du Haut vers le Bas, est technocratique, se fait contre la population, sans supprimer les échelons en trop, sans une réflexion sur la fiscalité, et avec moins de démocratie.

Bref, le contraire de ce qu’il faut faire, et j’espère vous en convaincre prochainement en argumentant dans ce sens.

29 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le Grand Paris et la régression démocratique

Hier, au conseil municipal de Malakoff, on élisait les représentants de Malakoff dans la métropole du Grand Paris et ceux dans le territoire métropolitain.

 

Je crois qu’il faut clairement dire, comme l’a souligné hier Malakoff Plurielle, que l’on a une véritable régression démocratique.

 

Effectivement, un peu d’histoire s’impose.

 

Malakoff était jusqu’à présent dans l’intercommunalité Sud de Seine.

Cette intercommunalité regroupait Malakoff, Bagneux, Fontenay aux Roses et Clamart.

Cette intercommunalité avait été faite car Malakoff et Bagneux sont PCF, et à l’époque, Clamart et Fontenay-aux-Roses étaient PS.

Bien pour l’intérêt général.

Il manquait d’ailleurs Châtillon et Montrouge pour avoir un territoire cohérent.

 

Sud de Seine avait un conseil communautaire.

C’est le conseil municipal de chaque ville qui désignait les élus communautaires de chaque ville.

A Malakoff et Bagneux, il y avait une logique et l’opposition était représentée convenablement.

 

Pour Clamart et Fontenay-aux-Roses, c’était une autre histoire.

Revenons à l’élection de 2008.

A Clamart d’abord, en 2008, l’opposition avait 3 sièges.

L’UMP avait fait 34,6% et le Modem 13,94%.

On aurait pu imaginer que l’UMP ait 2 sièges et le Modem 1.

L’UMP a eu 3 sièges.

 

A Fontenay-aux-Roses, il y avait 1 siège pour l’opposition.

L’UMP avait fait 27,37% et le Modem 6, 5%.

C’est le Modem qui avait eu le siège.

 

Evidemment, on pouvait trouver pire, comme à Puteaux, où l’opposition n’avait aucun siège.

Mais il faut dire que Puteaux, c’est une autre planète.

 

En 2014, il y a eu une amélioration.

Effectivement, les conseillers communautaires étaient élus au scrutin de liste lors des municipales.

En fait, lors des municipales, on élisait également les conseillers communautaires. Le nombre de conseillers communautaires dépendait du score aux municipales.

On le doit à Nicolas Sarkozy. L’un des seuls trucs bien qu’il ait fait (chose très rare).

 

Aujourd’hui, avec le Grand Paris, les choses changent.

Déjà, Sud de Seine disparaît.

On a la création du Grand Paris. Chaque ville envoie un nombre de conseiller métropolitain proportionnel à sa population. Dans le cas de Malakoff, c’est 1.

On a envoyé notre maire, Jacqueline Belhomme.

 

Mais on a la création du territoire métropolitain.

En ce qui concerne Malakoff, le nôtre regroupe Sud de Seine (Malakoff, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Clamart), Haut de Bièvre (Antony, Châtenay-Malabry, Bourg-La-Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Verrière le Buisson, Wissous) ainsi que Châtillon et Montrouge.

 

Malakoff a en tout 6 conseillers de Territoire. On a automatiquement le conseiller métropolitain.

 

Mais les 5 autres ont été désignés dans la majorité municipale.

L’opposition de Malakoff n’aura donc aucun siège dans la nouvelle structure.

Pire, le maire de Malakoff a admis que les membres de la liste ont été désignés par des accords d’appareils. On fait vraiment de la politique autrement…

 

Un membre du conseil municipal m’a dit que je ne comprenais rien, la majorité des villes dans le territoire sont de droite, Malakoff et Bagneux représenterons l’opposition.

 

Pipeau, pipeau, pipeau…

Le fait est que tout comme Sud de Seine, les décisions importantes concernant Malakoff seront prises soit dans la métropole du Grand Paris, soit dans le territoire métropolitain.

 

De fait, l’opposition sur Malakoff ne pourra pas s’exprimer dans les instances où se prendront réellement les décisions.

 

Je sais très bien que Malakoff Plurielle n’aurait pas été très efficace, et n’aurait pas défendu correctement l’intérêt des Malakoffiots.

D’ailleurs, pour dénoncer cette situation, lors du dernier conseil municipal, les arguments n’étaient encore pas les bons.

Qu’est-ce que j’en ai à foutre du groupe des indépendants, qui soit dit au passage est constitué de sacrés phénomènes.

 

Néanmoins, il y a le principe, et sur le principe, on a vraiment une régression. C’est totalement scandaleux, indépendamment de la compétence des uns et des autres.

17 décembre 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | 1 commentaire

Le PS aussi roule les centristes dans la farine et les font frire…

On critique souvent le mépris affiché de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du centre.

A juste titre d’ailleurs.

Il y a même un exemple dans le canard enchaîné de cette semaine.

 

Mais le PS n’est pas forcement meilleur avec les centristes.

 

Parler du centre est toujours un peu compliqué. Mais il faut savoir qu’il y a des centristes à Gauche.

Et oui, ça existe.

Et en particulier, dans cette sphère, il y a le Front Démocrate.

Il s’agit des amis de Jean-Luc Bennahmias qui ont quitté le Modem car ils n’étaient pas d’accord pour un rapprochement avec l’UMP/Les républicains.

Avec Nicolas Sarkozy pour résumer.

 

On peut comprendre.

 

Evidemment, ils sont pour un regroupement automatique avec le PS…Tout comme l’UDI est pour un regroupement automatique avec les républicains.

 

Et ils ont été avec Claude Bartolone, le candidat PS, dès le premier tour.

 

Finalement, on apprend que la logique de second tour fait qu’ils ne seront pas sur les listes de second tour.

Ils ont été exclus !

Effectivement, on peut lire :

Le Front démocrate d’île-de-France regrette l’absence dans la campagne de candidats qui représentent l’électorat humaniste et social-démocrate pour les Régionales 2015.

 

Le retrait du Front Démocrate de la liste de Claude Bartolone n’est pas un signal de rassemblement après le « référendum pour l’Union de la Gauche» que nous avons co-signé seuls avec le Parti Socialiste.

 

Ce mépris affiché pour l’électorat démocrate de Strauss-Kahn, Macron ou Bayrou est un point commun partagé avec Valérie Pécresse. La candidate versaillaise qui fait une campagne dans les marécages nauséabonds du front ultra sécuritaire.

 

Le Front Démocrate prend ses responsabilités et appelle à faire battre Valérie Pécresse qui n’incarne pas les valeurs humanistes et démocrates que nous défendons.

Je pense qu’il est aussi à préciser que s’il y avait eu une seconde liste de droite au second tour, je pense que les Modem auraient été exclus de la liste de Valérie Pécresse. Logique de second tour oblige.

Peut-être même qu’à terme, les républicains en seront, dans leurs esprits, à virer les gens de l’UDI des listes de second tour.

 

Ce qui fait que la conclusion reste la même pour le Modem, l’UDI, l’UDE et le Front-démocrate.

Ni la Gauche, ni la Droite, n’aiment le centre.

Les deux ne comprennent qu’une chose : le rapport de force.

Je sais très bien que ce n’est pas très centriste, mais il faut marcher sur la gueule du PS et de l’UMP.

Il faut créer le rapport de Force.

Je vous garantis qu’entre 5% et 10%, ils sont obligés de nous faire de la place.

Dans ce contexte, pour avoir le plus d’élus possibles, chaque voix compte.

 

Mais mieux, à partir de 10%, ils sont obligés de se prosterner. On peut se maintenir…

 

On ne peut être pas gagner, mais c’est fou que l’on peut faire perdre du monde. Et quand il n’y a pas le Pen, je n’ai aucun remords à faire perdre Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Ils ont fait leurs preuves…

 

Ce qui veut dire que dans l’absolu, il faut toujours envisager de se présenter.

Evidemment, pour faire un score, cela demande un travail très en amont.

Le contraire de ce que font les partis centriste !

11 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Premier tour des régionales 2015, comptabilisons le bulletin blanc (1/2) : Cas de l’IDF

Je suis pour comptabiliser le bulletin blanc.

Face à la médiocrité de l’offre électorale, il n’est pas normal que celui qui a été mettre un bulletin blanc soit le gros con de service alors que celui qui a été à la pêche soit le héros de la démocratie.

 

Par ailleurs, nous avons une régression sur le dossier. Aujourd’hui, le type qui a été voté blanc n’est plus qu’un simple gros con.

C’est un super gros con !

 

Effectivement, dimanche matin, j’ai pris une feuille d’imprimante.

Ne voulant pas faire de gaspillage (COP 21 et développement durable oblige), je l’ai coupé en 4 et j’en ai donc pris ¼.

C’est ce que j’ai mis dans l’enveloppe.

Erreur, il y a des dimensions standards…

Du coup, mon bulletin blanc est compté comme nul.

Ce n’est vraiment pas malin et quelque part, c’est de la malhonnêteté.

En ce qui me concerne, c’était délibéré pour protester contre la pauvreté de l’offre électorale.

 

Après ça, il ne faut plus se plaindre que les gens votent FN pour protester contre le PS (à juste titre), les républicains (à juste titre) et le centre qui pense plus à la soupe qu’à ses convictions.

 

Mais moi, on ne me la fait pas.

Du coup, je n’ai aucun remords à comptabiliser les nuls et blanc ensembles.

 

Donc, après calcul, on a :

Liste Tête de liste Parti ou tendance Voix Pourcentage
L’alternance avec Valérie Pécresse Valérie Pécresse Républicains 962 037 29,57751285
Avec Claude Bartolone, une Ile-de-France humaine Claude Bartolone PS 794 285 24,42003249
LISTE FRONT NATIONAL PRESENTEE PAR MARINE LE PEN Wallerand DE SAINT JUST FN 580 467 17,84626803
CHANGEONS D’AIR, LE RASSEMBLEMENT ECOLOGISTE ET
CITOYEN
Emmanuelle COSSE Vert 253 141 7,782737235
NOS VIES D’ABORD Pierre Laurent Front de Gauche/PCF 208 933 6,423576737
DEBOUT LA FRANCE AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN NICOLAS DUPONT-AIGNAN Debout la France 207 286 6,372940261
Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs Nathalie ARTHAUD LO 44 179 1,358268903
l’UPR avec François ASSELINEAU, le parti
qui monte malgré le silence…
François ASSELINEAU 29 755 0,914807741
AUX URNES CITOYENS Aurelien VERON DVD 23 885 0,734336512
NOUS CITOYENS POUR L’ILE DE FRANCE Valérie SACHS DVD 19 987 0,614493777
Union des Démocrates Musulmans Français Nizarr BOURCHADA 12 531 0,385261496
F.L.U.O. (Fédération Libertaire Unitaire Ouverte) Sylvain DE SMET 9 593 0,294933647
LISTE D’UNION CITOYENNE Dawari HORSFALL 7 097 0,218194943
Blanc et nul 99 420 3,056635377
Total 3 252 596 100

 

Certes, ça ne change pas vraiment grand-chose, mais c’est pour le principe.

On a quand même 3% de bulletin blanc !

8 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , | Laisser un commentaire

Au second tour des régionales 2015 en IDF, je voterai Valérie Pécresse

Prenons les résultats (pour l’instant partiel) en IDF.

On a :

  • Valérie Pécresse (Républicain) ~ 34%
  • Claude Bartolone (PS) ~ 25%
  • Wallerand de Saint-Just (FN) ~18%

Comme je l’avais expliqué précédemment, j’ai une idée depuis Juin de ce que je vais voter au second tour.

On devrait avoir une triangulaire et le FN étant en 3ème position, mon analyse n’est pas vraiment chamboulé.

Cela ne veut pas dire que la menace FN en IDF n’est pas présente.

 

Je reste évidemment furax face à la lâcheté des centristes qui ont préféré la soupe aux convictions.

D’ailleurs, la faiblesse du centre et le manque de concurrence, aussi bien qualitativement que quantitativement, a fait le jeu du FN. Je l’avais écrit précédemment.

N’ayant pas pu exprimer ma conviction au premier tour, j’ai voté blanc.

Aucuns regrets.

 

Mais là, il s’agit du second tour. On n’est plus là pour s’exprimer.

On est là pour choisir l’exécutif.

A priori selon les résultats du premier tour. Mais bon, n’y revenons pas…

 

La question est y –a-t-il une meilleure option que les autres, ou une moins pire.

 

Il est évident que la pire solution est le FN.

Il faut donc de préférence s’exprimer.

 

Pour ma part, je pense que pour la région IDF, l’option Valérie Pécresse est bien meilleure, de loin, face à l’option Claude Bartolone.

C’est pour cela que je voterai sans hésiter Valérie Pécresse.

Contrairement au premier tour, il s’agit d’un choix purement régional, propre à la région IDF.

Afin de contribuer au débat, j’aimerais donner les éléments de ma réflexion qui m’ont amené, depuis à peu près Juin, à préférer Valérie Pécresse au second tour.

C’est d’ailleurs indépendant du fait que les centristes aient été à la soupe sur sa liste dès le premier tour.

 

Pour mémoire, il faut rappeler le contexte de gestion de la région IDF.

Je l’avais abordé précédemment (ici, ici, ici et ici ainsi que les transports).

 

La région gérée par Jean Paul Huchon se résume de cette façon :

  • Un bon bilan en matière de transports, notamment avec la construction d’infrastructures. On peut néanmoins reprocher des infrastructures vieillissantes.
  • Une région en retard sur le point du développement économique.
  • Une région qui a un véritable problème pour rationaliser ses dépenses de fonctionnement.

Les deux derniers points, au vu du contexte économique de la France, ne doivent pas être négligés.

 

Même si je reconnais des mérites à Jean Paul Huchon, je pense qu’une alternance est souhaitable. Par ailleurs, une alternance est souhaitable surtout sur l’aspect économique.

 

Valérie Pécresse est la seule à avoir mis en avant cet aspect dans son projet.

Par ailleurs, Claude Bartolone, avec sa gestion dans le 93, est le contraire de ce qu’il faut faire.

Dans la situation de la France, le développement économique (nationalement, localement et régionalement) est une question clé.

La rationalisation des dépenses publiques aussi.

 

Autre point, Valérie Pécresse est plus centro-compatible que Claude Bartolone. Au contraire, Claude Bartolone fait partie d’une gauche dure et réactionnaire.

 

Dès fois, c’est la Gauche qui est pire que la droite. Dès fois, c’est la droite qui est pire que la Gauche (comme à Puteaux par exemple).

Là, je pense que sur cette élection, la Gauche est pire que la droite.

 

Enfin, dernier argument, je tiens à sanctionner Claude Bartolone sur la gestion du Grand Paris.

Comme je l’ai écrit précédemment, je suis pour un Grand Paris démocratique.

La réflexion sur ce sujet doit se faire en dehors de toutes considérations politiciennes, dans l’intérêt des habitants.

Pour moi, le rapport Dallier est une base de réflexion solide.

Le problème, c’est que François Hollande a une réflexion guidé par la volonté de laisser ce machin à la gauche.

Problème, il faut tout recommencer car la droite a gagné les municipales et est en bonne voie pour gagner les régionales.

Claude Bartolone oriente la réflexion du Grand Paris selon un plan de carrière.

C’est aussi mal parti, pour les mêmes raisons que précédemment.

 

Le problème est qu’en réfléchissant de manière politicienne et/ou selon un plan de carrière, on a hérité d’une structure que personne ne comprend et qui est très antidémocratique, centralisatrice et qui ne met même pas fin au millefeuille français, ni aux dépenses de fonctionnement d’ailleurs.

 

Le Grand Paris est devenu une véritable usine à gaz technocratique.

Ce point aussi, il doit être sanctionné et voter contre Bartolone qui a gâché la belle idée (centriste d’ailleurs) du Grand Paris, c’est aussi une nécessité.

 

Certes, je suis furax que les centristes n’aient rien eu à dire sur la région, mais là, c’est le second tour et entre Claude Bartolone et Valérie Pécresse, il y a clairement un choix pire que l’autre.

 

Je ne suis pas d’accord sur tout avec le programme de Valérie Pécresse, notamment sur le logement.

Mais au fond, c’est d’abord sur l’économique que se joue cette élection et sur ce point-là, Claude Bartolone est un véritable danger…

6 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , | Laisser un commentaire

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