Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La région Ile de France (1/3) : La région Ile de France par rapport aux autres régions

Les régionales approchent, le moment de faire un premier point sur ma région.

A partir de ce site, il est possible de dresser une statistique de l’ensemble des régions.

On arrive à (les sommes sont en Milliard d’€):

Services généraux FP et apprentissage Enseignement
Région Somme % Somme % Somme %
Alsace 43 5,86630286 145 19,781719 138 18,8267394
Aquitaine 122 9,28462709 270 20,5479452 342 26,0273973
Auvergne 54 8,42433697 111 17,3166927 142 22,1528861
Basse Normandie 50 7,97448166 145 23,1259968 136 21,6905901
Bourgogne 47 6,49171271 139 19,198895 144 19,8895028
Bretagne 91 7,91993037 257 22,3672759 265 23,0635335
Centre 79 7,88423154 231 23,0538922 224 22,3552894
Champagne-Ardenne 37 6,1461794 131 21,7607973 154 25,5813953
Corse 83 13,5179153 26 4,23452769 40 6,51465798
Franche comté 34 6,99588477 109 22,4279835 148 30,4526749
Guadeloupe 72 20,2247191 54 15,1685393 62 17,4157303
Guyane 33 22,2972973 12 8,10810811 33 22,2972973
Haute Normandie 60 8,69565217 170 24,6376812 180 26,0869565
Ile de France 202 3,82793254 794 15,0464279 918 17,3962479
Languedoc Roussillon 84 7,54039497 202 18,1328546 298 26,7504488
Limousin 40 10,6382979 48 12,7659574 85 22,606383
Lorraine 78 8,36909871 192 20,6008584 226 24,248927
Martinique 67 17,8666667 63 16,8 47 12,5333333
Midi Pyrénées 114 10,4204753 221 20,2010969 252 23,0347349
Nord Pas de Calais 211 11,6061606 327 17,9867987 400 22,0022002
Pays de la Loire 85 6,18631732 327 23,7991266 340 24,7452693
Picardie 87 10,5839416 137 16,6666667 177 21,5328467
Poitou-Charentes 68 10,7936508 143 22,6984127 160 25,3968254
Provence Alpes Côte d’Azur 161 7,84218217 358 17,4378958 440 21,4320507
Réunion 70 8,57843137 111 13,6029412 118 14,4607843
Rhône Alpes 144 6,27998256 461 20,1046664 583 25,4252072
Région Moyenne 85,230769 7,89736279 199,384615 18,4746971 232,769231 21,5680684

 

Aménagement des territoires Environnement Transports
Région Somme % Somme % Somme %
Alsace 16 2,182810368 11 1,50068213 222 30,2864939
Aquitaine 33 2,511415525 11 0,83713851 264 20,0913242
Auvergne 44 6,864274571 6 0,93603744 130 20,2808112
Basse Normandie 24 3,827751196 18 2,8708134 117 18,6602871
Bourgogne 33 4,55801105 13 1,79558011 187 25,8287293
Bretagne 50 4,351610096 22 1,91470844 259 22,5413403
Centre 92 9,181636727 14 1,39720559 193 19,261477
Champagne-Ardenne 33 5,481727575 8 1,32890365 117 19,4352159
Corse 27 4,397394137 49 7,98045603 288 46,9055375
Franche comté 9 1,851851852 5 1,02880658 104 21,399177
Guadeloupe 17 4,775280899 8 2,24719101 62 17,4157303
Guyane 8 5,405405405 3 2,02702703 16 10,8108108
Haute Normandie 23 3,333333333 11 1,5942029 120 17,3913043
Ile de France 329 6,234602994 152 2,88042448 1319 24,9952625
Languedoc Roussillon 38 3,411131059 39 3,50089767 209 18,7612208
Limousin 10 2,659574468 2 0,53191489 82 21,8085106
Lorraine 50 5,364806867 15 1,60944206 198 21,2446352
Martinique 23 6,133333333 9 2,4 93 24,8
Midi Pyrénées 31 2,833638026 17 1,55393053 279 25,5027422
Nord Pas de Calais 93 5,115511551 19 1,04510451 357 19,6369637
Pays de la Loire 65 4,730713246 27 1,9650655 193 14,0465793
Picardie 48 5,839416058 9 1,09489051 223 27,1289538
Poitou-Charentes 54 8,571428571 19 3,01587302 64 10,1587302
Provence Alpes Côte d’Azur 140 6,819288846 39 1,89965904 399 19,4349732
Réunion 10 1,225490196 27 3,30882353 229 28,0637255
Rhône Alpes 116 5,058874836 35 1,52638465 540 23,5499346
Région Moyenne 54,46153846 5,046329294 22,6153846 2,09550962 240,923077 22,3235923

 

Action éco Autres
Région Somme % Somme % Total
Alsace 61 8,32196453 97 13,2332879 733
Aquitaine 152 11,5677321 120 9,13242009 1314
Auvergne 59 9,20436817 95 14,8205928 641
Basse Normandie 55 8,77192982 82 13,0781499 627
Bourgogne 64 8,83977901 97 13,3977901 724
Bretagne 106 9,2254134 99 8,61618799 1149
Centre 59 5,88822355 110 10,9780439 1002
Champagne-Ardenne 39 6,47840532 83 13,7873754 602
Corse 49 7,98045603 52 8,46905537 614
Franche comté 37 7,61316872 40 8,23045267 486
Guadeloupe 34 9,5505618 47 13,2022472 356
Guyane 9 6,08108108 34 22,972973 148
Haute Normandie 55 7,97101449 71 10,2898551 690
Ile de France 238 4,51013834 1325 25,1089634 5277
Languedoc Roussillon 116 10,4129264 128 11,4901257 1114
Limousin 50 13,2978723 59 15,6914894 376
Lorraine 57 6,11587983 116 12,4463519 932
Martinique 40 10,6666667 33 8,8 375
Midi Pyrénées 81 7,40402194 99 9,04936015 1094
Nord Pas de Calais 104 5,72057206 307 16,8866887 1818
Pays de la Loire 124 9,02474527 213 15,5021834 1374
Picardie 45 5,47445255 96 11,6788321 822
Poitou-Charentes 53 8,41269841 69 10,952381 630
Provence Alpes Côte d’Azur 123 5,99123234 393 19,142718 2053
Réunion 52 6,37254902 199 24,3872549 816
Rhône Alpes 178 7,76275621 236 10,2921936 2293
Région Moyenne 78,4615385 7,27013542 165,384615 15,3243051 1079,23077

 

 

Pour avoir une comparaison, j’ai fabriqué une région moyenne.

 

Pour les services généraux, si on se réfère aux pourcentages, on remarque que la région IDF semble une bonne élève (3,82% pour une moyenne de 7,89%).

Mais en valeur absolue, on fait figure de mauvais élève.

On est la deuxième région à dépenser dedans, derrière le Nord Pas de Calais.

 

Dans la formation et l’apprentissage, la région IDF est celle qui dépense le plus, bien qu’en pourcentage, on soit en dessous de la moyenne.

A noter qu’il est de notoriété publique que cet argent n’est pas toujours bien dépensé (comme l’a noté jadis la cour des comptes).

 

Pour l’enseignement, la région est en dessous de la moyenne (17,39% contre une moyenne de 21,56%).

 

Pour l’aménagement du territoire, la région IDF est celle qui dépense le plus en valeur absolue (329 Md’€ pour une moyenne de 54,46%) et en moyenne (6,23% contre 5,04%).

Ce résultat me surprend, d’autant que la cassure Est-Ouest est un fait en région IDF.

 

Pour l’environnement, on est à peu près dans la moyenne.

 

Pour les transports, avec 1 339M d’€, la région IDF est celle qui dépense le plus. C’est d’ailleurs l’un de ses postes le plus important (près de 25%). Elle est légèrement au-dessus de la moyenne nationale (24,99% contre 22,32%)

Enfin vient l’action économique.

La région dépense 238M d’€. Mais c’est son plus faible budget. Cette dépense représente 4,51% des dépenses de la région. Mieux, on est largement en dessous de la moyenne nationale, qui est de l’ordre de 7,27%.

 

Donc en résumé, on semble faire mieux dans les services généraux bien que en valeur absolue, je me pose des questions (la région Ile de France me semble plutôt de faible superficie).

 

On dépense plus dans l’apprentissage, moins dans l’enseignement, un peu plus dans l’aménagement du territoire, et un peu plus dans les transports.

 

Par contre, l’action économique est le point faible de la région.

3 août 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , | Laisser un commentaire

Les partis centristes ne font pas le job

Suites à certaines critiques sur les centristes, j’ai décidé de donner mon point de vue.

 

De quoi s’agit-il ?

Du ralliement du Modem aux républicains dans la région Provence-Rhône Alpe-Auvergne pour les élections régionales.

Elle fait suite à celle de l’UDI.

Or, la tête de liste est Laurent Wauquiez.

Or, il était critiqué pour ses positions très droitière, par le Modem et l’UDI.

Du coup, certains centristes critiquent

Cyrille Isaac-Sybille, élu Modem, parle d’un « Modem à vendre à la découpe ».

Eric Laffond, ancien Modem, candidat centriste à Lyon, déclare :

« Finalement, l’assujettissement de la liste Modem à une droite conservatrice, traditionnelle et sans idée, est plus significatif par sa forme ; qui éclaire la capitulation intellectuelle du centre. »

Et de parler du « discrédit de la parole publique ».

 

Mais mieux, le PS s’y met.

Il dénonce une alliance contre nature et appelle les centristes (« les vrais démocrates ») à venir le rejoindre.

Bref, je ne peux pas rester insensible.

 

Je pourrais expliquer, à juste titre, que c’est facile pour le PS d’être contre une alliance avec le centre quand il va gagner et d’être pour quand il sait qu’il va perdre. Je rappelle d’ailleurs que c’est le PS lui-même qui a fait la peau de François Bayrou lors des législatives 2012, alors que celui-ci avait voté à titre personnel François Hollande.

C’est d’ailleurs ce que dit le responsable Modem, Patrick Mignola.

 

Mais en ce qui me concerne, il s’agit d’un problème plus large, lié au centre en général.

 

En ce qui me concerne, le problème, c’est les partis centristes, le Modem et l’UDI.

C’est simple, ils ne font tout simplement pas le job.

Ma consolation, bien maigre, c’est que ce travers est aussi bien à l’UDI qu’au Modem.

 

Or, c’est quoi le job ?

Il tient en deux points.

 

Le premier c’est de porter un projet.

Ce projet, il est basé sur une analyse et un diagnostic.

Or, on n’entend pas beaucoup le Modem ou l’UDI sur les grands dossiers.

Je pense d’ailleurs que cet aspect est pire chez l’UDI.

En particulier, le portrait dressé par le blog du centrisme de la présidence de Jean Christophe Lagarde n’est vraiment pas flatteur pour celui-ci.

 

Enfin, un parti a pour objectif de présenter des candidats.

Effectivement, une élection, c’est à deux tours.

Au premier tour, on s’exprime pour son idéal. On vote pour la liste dont les convictions sont les plus proches. On mesure les rapports de force.

 

C’est au second tour que l’on désigne l’exécutif.

Les résultats du premier tour permettent de savoir la place de chacun.

Un centre à 5% ne doit pas autant peser qu’un centre à 15-20%.

 

Par ailleurs, la concurrence est une bonne chose, elle force les partis politiques à travailler sérieusement.

On dans la démocratie selon Schumpeter.

 

Evidemment, cela demande un travail très en amont, basé sur le long terme et sur la durée.

Je l’avais déjà écrit pour les municipales de Malakoff, et répété maintes fois.

Au lieu de ça, on a un centre qui parle d’abord de place.

Le centre met franchement la charrue avant les bœufs.

 

A chaque réunion Modem, on parle de place et le projet, on verra…

Certes, avoir des élus, c’est important, mais ça ne doit pas se faire au détriment du projet, des valeurs et de ce que l’on défend.

 

Je pense que l’on devient, aux yeux de nos électeurs, une machine à faire carrière sans conviction.

Ce n’est vraiment pas le moment en période de détestation des politiques et de montée du Front National, le tout avec un retour de Nicolas Sarkozy.

Et je crains que si un jour on y aille seul, on se prenne la fessé qui pique et qui fait très mal.

 

Il va de soi qu’en tant que sympathisant centriste et électeur centriste, je suis vraiment malheureux.

28 juillet 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | 2 commentaires

Le logement, problème n°1 en IDF ?

loyer_moyen_malakoff

revenu_median

Les régionales arrive…

Bientôt la campagne…

Et les challengeurs à la majorité socialiste semblent s’attaquer aux transports.

 

Or, je dois reconnaître que ça me gêne un peu. Ça fait vraiment politique hors du coup et de la réalité des concitoyens.

 

En ce qui me concerne, je n’ai aucun problème avec le transport (ce qui je peux l’admettre, serait sans doute pas vrai en seconde couronne).

J’ai beaucoup d’infrastructures lourdes et la région a fait beaucoup d’investissement.

Certes, je conçois que l’infrastructure est vieillissante, mais elle est là.

J’ai le train (qui va de Montparnasse à Versailles), le T3 et le M13.

En poussant un peu, j’ai le T2, le RER C, B et le M4, M12.

Au niveau transport, je n’ai vraiment pas à me plaindre.

Pour aller travailler, à la Défense, j’ai l’embarras du choix comme :

  • M13/M1
  • M13/M6/M1
  • T3/T2
  • M13/ Train à Saint Lazare

Comme ça, si l’une des lignes déconne…

 

Par ailleurs, pour aller en seconde couronne, je pense que l’on y arrive (par le RER).

En particulier, je me rappelle d’avoir été dernièrement dans l’Est parisien et de ne pas avoir mis beaucoup de temps avec le RER.

 

J’en dirais pas autant du logement.

Une location à Malakoff est d’environ 24€ le m2.

Sachant que pour un célibataire, le salaire moyen est d’environ 1500€, si on applique la règle du «Salaire 3 fois le loyer », on arrive à :

500/24 = 20,83333333333…..

Pour un salaire comme le mien (environ 2100€, ce qui est au-dessus de la moyenne), on arrive à :

700/24 = 29,16666666666666666666

 

Le prix excessif de l’immobilier pose deux problèmes majeurs.

Le premier est un problème sur le pouvoir d’achat.

Effectivement, les salaires augmentent peu, et c’est une question qui fâche, car l’augmentation des salaires pose un vrai problème pour une entreprise (problème de compétitivité, et problèmes de charges).

Mais le coût de la vie lui augmente.

Ce qui fait que mécaniquement, le pouvoir d’achat diminue.

Pour donner du pouvoir d’achat, il faut donc taper dans le premier poste de dépense.

Or, le premier poste de dépense, c’est le logement.

A titre personnel, mon loyer représente 38% de mon salaire.

 

Enfin, il y a un véritable problème de mixité sociale.

Les plus pauvres sont chassés au détriment des plus riches, faisant des villes de première couronne des villes moins mixés.

 

Des villes comme Malakoff réussissent à lutter contre ce phénomène, en faisant des HLM, mais on arrive à une situation ou pour loger des gens gagnant relativement bien leurs vies, on utilise l’HLM.

Or, l’HLM est fait pour loger les gens en grandes difficultés.

La situation n’est pas tenable sur le long terme.

On ne peut pas continuer dans une situation où pour loger des gens gagnant bien leurs vies, on soit obligé de passer par l’HLM, donc les sous du contribuable…

 

En bonus, la célèbre caricature du Groland qui n’a pas pris une ride.

23 juillet 2015 Posted by | Politique nationale, Régionales 2015 | , , , | Laisser un commentaire

CA 2014 de Malakoff (2/10): Le bilan financier

Le compte administratif (CA) permet de faire le bilan financier.

Soit R les recettes de fonctionnement et D les dépenses de fonctionnement.

 

En général, on essaye d’avoir une vision sur le long terme. On enlève ce qui n’est pas récurent (comme la vente d’un bien immobilier, on ne le revend pas une seconde fois).

On définit Re les recettes exceptionnelles et De les dépenses exceptionnelles.

 

On définit donc les recettes corrigés Rc et les dépenses corrigés Dc.

 

On a Dc = DDe et Rc = RRe.

 

On définit CAF, la capacité d’autofinancement brut, par :

CAF = RcDc.

 

CAF est une donnée très importante. C’est l’équivalent du bénéfice engendré par la commune. C’est la marge de manœuvre. C’est ce qui peut être dégagé en vue de faire des investissements sans avoir recours à l’emprunt.

 

On définit E l’encours de la dette et C la capacité de désendettement.

C = E / CAF.

Cette donnée, exprimée en année, est très importante.

Ça représente le temps qu’il faudrait pour désendetter la commune si on y met tout l’autofinancement brut.

Par convention, en dessous de 10 ans, on convient que c’est correct.

Entre 10-15 ans, on estime qu’il faut faire attention.

Au-dessus de 15 ans, on parle de mauvaise gestion.

 

Reste à déterminer Re et De.

C’est la question délicate. Les avis peuvent diverger.

 

A partir de maintenant, j’ai décidé de me fier aux calculs de la commune (dont les conventions sont ceux de la chambre régionales des comptes).

Un exemple de calcul est ici.

Pour l’année 2013, on m’a communiqué un chiffre pour la capacité d’autofinancement de 6 872 562,72€.

 

La dette de Malakoff dans le CA est de 36 973 234,76€.

 

On arrive donc à une capacité de désendettement de 5,37 ans.

16 juillet 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le bilan de Catherine Margaté (3/3) : Les recommandations pour notre nouveau maire

Bon, je sais qu’elles ne seront pas suivies, mais je me permets de les faire.

 

Je pense qu’il faut faire de la marge, faire ce que l’on appelle grossièrement de l’autofinancement.

Il y a deux raisons à cela.

 

La première est que la dette de Malakoff est un problème préoccupant (voir ici le calcul à partir du CA 2013).

Certes, contrairement à l’Etat, c’est une dette d’investissement.

Mais comme je l’ai expliqué lors de la CDD, où l’on m’avait expliqué que grâce à la dette on avait construit la maison des associations, si celle-ci s’écroule ou est victime d’un tremblement de terre, nous n’avons pas les moyens de la reconstruire.

C’est d’ailleurs de l’aveu même de notre ancien maire.

La dette importante de Malakoff fait que la ville ne peut plus lancer d’investissements d’envergure.

 

La deuxième raison est qu’il y a baisse des dotations.

La municipalité râle, et en ce qui me concerne, c’est mal venu.

L’endettement de l’Etat, qui là est une dette de fonctionnement, n’est plus tolérable.

Ce n’est plus acceptable, sauf si on veut devenir une Grèce bis.

Par ailleurs, les études montrent qu’il y a des économies à faire du côté des collectivités locales.

Pour Malakoff, c’est entre 10 et 15% des recettes de fonctionnement qui sont en jeux.

 

Donc il faut retrouver de la marge.

Il y a deux façons de faire.

La première est l’augmentation des impôts (plutôt bas à Malakoff).

C’est en particulier le choix de la municipalité, qui a augmenté la taxe foncière sur le bâti.

Ce n’est pas, à mon avis, l’option souhaitable.

Il y a trois raison à cela :

  1. Les impôts locaux sont physiocrates. Ils sont par définition injustes car indépendant du revenu. Si mon salaire est multiplié par 5, mes impôts locaux ne sont pas multipliés par 5.
  2. Une augmentation des impôts se fait avec une diminution du pouvoir d’achat. D’autant que François Hollande est passé par là en début de mandat. Bon, dans le cas de la France, il fallait le faire. Mais ça devait s’accompagner d’une réduction des dépenses et d’une restructuration des services. Ce n’a pas été le cas.
  3. J’ai peur que l’on rentre dans une spirale infernale. Les dotations continuent à diminuer, du coup, la municipalité risque de continuer à augmenter les impôts.

 

C’est pour ça que je suis pour la réduction des dépenses. Réduction ne voulant pas dire suppression du service public.

Je pense qu’il faut avoir une réflexion global sur l’organisation de nos services publics locaux pour faire aussi bien, ou mieux, avec moins de moyens.

C’est cette voie qu’a choisi le nouveau maire de Pau, François Bayrou.

 

Par ailleurs, comme on est dans une période de vache maigre, qui risque de continuer assez longtemps, on ne fera pas l’économie d’un débat sur la priorisation de nos dépenses de fonctionnement, comme le signale l’ancien élu divers centre Jean Emmanuel Paillon (ici et ici).

10 juillet 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

CA 2014 de Malakoff (1/10): Les chiffres

Lors du conseil municipal du 29/06/2015, on a voté le CA (compte administratif) 2014.

 

C’est un évènement fort important qui clôture l’année 2014 pour les finances 2014.

Pour mémoire, pour une ville, le cycle financier se fait en trois étapes.

 

La première est le débat d’orientation budgétaire (voir ici).

On débat de l’orientation économique de la ville.

 

La seconde étape est le vote du budget (voir ici pour le dossier complet).

On définit ce que la ville recevra en recette et ce qu’elle dépensera.

C’est prévisionnel.

 

Enfin, on clôture par le CA.

C’est le bilan financier.

Le CA rend compte de l’application du budget.

Par ailleurs, le CA permet d’avoir un diagnostic de l’état de nos finances.

C’est au final le document budgétaire le plus important de la ville.

 

On commence donc par la base : les chiffres.

 

Il faut d’abord rappeler que le budget est divisé en deux sections : fonctionnement et investissement.

Chacune des sections, on a les recettes et les dépenses.

 

Parlons d’abord de la section de fonctionnement.

En simplifiant, c’est la gestion des dépenses courantes.

Côté recette, on a principalement les impôts, les taxes et les dotations (notamment d’Etat, sujet qui fâche à Malakoff, sur lequel je reviendrai)

Côté dépenses, on principalement le service public et l’entretien (bâtiments, voirie…).

 

Viens ensuite la section d’investissement.

Ça correspond aux biens que la municipalité acquiert sur le long terme.

Côté recette, on a les subventions.

Côté dépenses, on a les biens construit par la municipalité ou les remboursements d’emprunts.

 

Pour le cru 2014, on a :

Prévu au budget 2014 Réalisé au CA 2014 % réalisation
Dépenses de fonctionnement 48 084 552,00 44 747 024,45 93,0590441
Recettes de fonctionnement 48 084 533,00 46 206 225,95 96,09373964
Dépenses d’investissement 19 094 096,39 14 431 581,32 75,58137879
Recettes d’investissement 17 978 424,64 10 856 627,41 60,38697843

7 juillet 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Demande du CA 2014

Lors du conseil municipal du 29/06/2015, on a voté le compte administratif 2014.

Le moment de le demander, comme c’est la coutume chaque année.

 

« Madame le maire,

 

Lors du conseil municipal du 29/06/2015 a été voté le compte administratif 2014.

Je souhaiterais que vous me communiquiez l’ensemble des documents, budget principal et budget des parkings.

 

Je rappelle que l’article L2121-26 du code général des collectivités m’autorise à en faire la demande.

Selon cet article, je cite, on a :

Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes.

 

Par ailleurs, je souhaiterais également connaître le résultat de la capacité d’autofinancement brut calculée.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées. »

2 juillet 2015 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Syriza ou le chantage des cancres démagos

Après la victoire des cancres démagos, le chantage des cancres démagos.

Je parle évidement de Syriza, parti d’extrême gauche qui est aujourd’hui au pouvoir en Grèce.

Afin de vivre sur le dos des contribuables européens, Syriza organise un référendum.

Le but est simple, que le non l’emporte afin de dicter aux européens une conduite à suivre.

 

Or, c’est trop facile !

L’union européenne, c’est 506 913 394 habitants. La Grèce, c’est 10 815 197 habitants, soit 2,1% de la population de l’union européenne.

 

A titre de comparaison, l’Allemagne, c’est 80 925 000 habitants soit presque 16% de la population de l’union européenne (15,96% pour être exacte).

La France, c’est 66 917 994 habitants soit 13,2% de la population de l’union.

 

Il y a une malhonnêteté incroyable. On a 2,1% de la population de l’union qui espère imposer sa volonté à 97,9% de l’union européenne.

 

Mais le pire ne s’arrête pas là. On a 2,1% de la population européenne (ou pour être plus honnête Syriza) qui espère vivre au crochet des 97,9% d’autres européens.

Or, on est en crise, et la crise, c’est pour tout le monde.

L’Allemagne, pour mieux résister à la crise, elle a fait des efforts. Ses citoyens se sont serré la ceinture. Je comprends que l’opinion publique allemande, qui fait office de fourmis, ne veuille pas céder au chantage des cigales.

Par ailleurs, certains pays, comme la France, ont de sérieux problèmes de déficits.

 

Et puis il faut remettre les pendules à l’heure, la Grèce truquait ses chiffres…

 

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas de payer pour la Grèce, voir, pourquoi pas, d’annuler leur dette.

Mais il ne faut pas que ce soit gratuit. Je ne paye pas pour qu’ils vivent de ma charité, mais pour qu’ils s’en sortent.

 

Mais là, on a un chantage.

Franchement, si Angela Merkel faisait un référendum, avec pour question « Doit-on continuer à financer la dette de la Grèce » ou mieux, « La Grèce doit-elle sortir de la zone euro », il est fort probable que les Allemands répondraient majoritairement oui.

Il dira quoi Aléxis Tsípras ?

L’Allemagne, c’est 15,96% de la population de l’union européenne. La Grèce, c’est seulement 2,1% de l’union européenne.

 

Aujourd’hui, je pense que la question de la sortie de la Grèce de l’Europe et de la zone euro doit sérieusement se poser.

Si la Grèce sort de l’euro, ça sera un échec, en ce qui me concerne.

Mais je préfère être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Aider les pays en difficulté, ça ne me gêne pas, je trouve ça normal.

Mais il y a des limites.

Déjà, on les aide pour qu’ils s’en sortent, pas qu’ils vivent de la charité public.

Enfin, il y a des choses que l’on ne peut pas accepter. Le chantage, ça en fait partie.

 

Pour conclure, je donnerai un conseil à la France.

C’est de se faire discret. La France pourrait très bien être après la Grèce…

1 juillet 2015 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le bilan de Catherine Margaté (2/3) : Les points négatifs

Après les points positifs, passons aux points négatifs.

 

Ils sont au nombre de 3.

Le premier est l’inégalité territoriale.

Là où le Nord de la ville est développé (Place du 11 Novembre, ZAC Dolet Brossolette…), le Sud de la ville est laissé à l’abandon.

Néanmoins, cet aspect est en voie d’amélioration.

Dans le futur PLU, on s’intéresse au rond-point Henri Barbusse et au boulevard du Colonel Fabien.

Cet aspect sera à surveiller.

 

Le second est la propreté de la ville qui souvent laisse à désirer.

Je parlais de la Place du 11 Novembre, sujet abordé en conseil de quartier.

Sur le choix de peu dépenser dans le service de nettoyage, la ville est responsable.

Dans le budget 2014, la part dans la sécurité et salubrité publique est de 0,76%.

Mais on est aussi face à une irresponsabilité et un manque de civisme des gens.

Là, sur ce point, la municipalité n’y peut pas grand-chose.

C’est d’ailleurs pour ça qu’elle a revue à zéro le ramassage des encombrants lors du mandat 2008-2014.

Effectivement, elle était face à des gens, des fois étrangers à la ville, qui jetais leurs encombrant n’importe où.

La ville était sale et en plus, là ça coutait vraiment au trésor de Malakoff.

 

Et puis il y a le problème du développement économique.

Là, pour Malakoff, on peut vraiment écrire un roman.

 

Malakoff n’a pas la culture de l’autofinancement.

Du coup, elle mène ses investissements en ayant augmenté la dette qui aujourd’hui est un problème récurrent, du fait de sa lenteur à être remboursée.

Ça plombe les investissements futurs.

Comme je l’expliquais avec humour, on a construit la maison des associations, mais si celle-ci s’écroule, nous ne sommes plus capable de la reconstruire, car plus capable de d’endetter à nouveau.

 

Par ailleurs, Malakoff a du mal à rationaliser ses dépenses de fonctionnement.

Pour ma part, il ne s’agit pas de supprimer le service public local.

Mais il n’est pas admissible de dépenser 15€ dans un service quand il est possible de faire la même chose, à qualité équivalente ou supérieur, pour 10€.

Du coup, on peut dégager 5€pour soit diminuer les impôts, soit pour investir, soit pour proposer un nouveau service public.

 

Hors, la question va vite devenir problématique.

Une partie des recettes de fonctionnement de la ville dépendent des dotations d’Etat (12,4% selon le budget 2015).

Hors, l’Etat est en faillite, il doit réduire ses dépenses de fonctionnement.

Il n’est plus tenable de laisser le problème du déficit public perdurer.

Ça fait des recettes en moins pour Malakoff.

 

Sud de Seine aurait dû permettre une rationalisation des dépenses afin d’offrir un service public local de qualité en réduisant les coûts.

Ce ne fut pas le cas.

Au contraire, Sud de Seine est l’outil des doublons.

20 juin 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Les centristes jouent un jeu dangereux.

Ça fait longtemps que je veux écrire cet article mais je n’en prends jamais le temps.

Néanmoins, lorsque j’ai appris (totalement par hasard), que le Modem (et en particulier le Modem 92) lâchait Blanche Mühlmann à Asnières, je me suis dit que j’allais prendre le temps.

Faut dire que quand je l’ai appris, j’étais furax.

Ce n’est pas la première fois.

Il y a la candidature, sans conditions dans ma circonscription à Clément Forrestier, que je n’ai toujours pas compris (voir ici, ici , ici), et le non soutien à Christophe Grébert qui nous fait passer pour des cons, alors que celui-ci mène un combat difficile et symbolique à Puteaux.

Christophe Grébert, il y arrive car il a une véritable notoriété.

Mais le reste, ils ont besoins d’un Modem départemental qui les appuie. Au lieu de ça, le modem départemental est une plaie en plus, ce qui est gênant, surtout si la ville est difficile.

Je me doute bien que l’on fait ça pour faciliter un accord aux régionales avec les républicains (ex-UMP).

Mais il est temps que le Modem comprenne que son avenir, sur le long terme, c’est le score que fait Christophe Grébert ou Blanche Mühlmann, pas le futur accord qui sera intenable si Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, reviens.

Franchement, si Nicolas Sarkozy revient, ce qui aujourd’hui est une hypothèse sérieuse, je pense que l’on va vraiment avoir l’air malin…

 

Pour en revenir à Asnières, on décrédibilise Blanche, et on fait un cadeau au clan Sarkozy.

Pour mémoire, dans le clan Sarkozy, on a le couple Balkany, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Philippe Pemezec et Manuel Aeschlimann, l’ancien maire d’Asnières.

Ces personnalités sont symboliques du système Sarkozy.

Les faire tomber, c’est symbolique, et c’est rendre service à la droite qui n’arrive pas à faire le bilan du sarkozysme.

Par ailleurs, Manuel Aeschlimann est le concepteur de « la France d’après » qui a inspiré la politique de Nicolas Sarkozy.

Il a communautarisé sa ville pour diversifier ce que l’on appelle l’offre électorale.

Je renvoie à l’excellent ouvrage « 92, le clan du président » où un chapitre lui est consacré.

Bon, tout ceci étant dit, passons aux centristes.

 

Comme je le disais, les centristes, où qu’ils soient, jouent un jeu dangereux.

Ce jeu, il est aussi bien au Modem qu’à l’UDI.

Comme le signale le blog du centrisme, les centristes font tout pour avoir le plus de sièges possibles.

Le problème, c’est qu’ils essaient d’avoir un nombre de siège supérieur à ce qu’ils pèsent électoralement parlant.

Et pour l’instant, ça marche.

Ça marche car en réalité, Sarkozy, qui n’aime pas les centristes, fait tout pour qu’ils ne se regroupent pas.

Mais ce jeu est dangereux.

Déjà parce que la situation de la France, désastreuse, fait qu’il faut autre chose que François Hollande, mais il faut aussi autre chose que Nicolas Sarkozy.

Or, on est en train de l’aider, car une alternative possible à Sarkozy et au PS est en train de disparaître. Mieux, elle sera obligée de soutenir Sarkozy, à qui on devra tout, ce qui sera encore plus vrai si on a l’idée idiote de participer à la primaire.

Quand Nicolas Sarkozy augmentera la dette, ou qu’il nous refera le coup de la république des copains (comme avec l’affaire Tapie ou le pentagone à la Française), les centristes n’auront pas les moyens et la crédibilité pour râler. Ils devront tout à Sarkozy.

 

Par ailleurs, les français détestent les politiques. J’en suis navré pour les personnes (qui comme moi) s’investissent dans la vie locale, mais pour le reste, c’est un peu mérité.

On a une classe politique qui pense qu’à se servir, sur l’argent des contribuables d’ailleurs, mais qui peine à régler les problèmes de nos concitoyens.

C’est aussi ce qui explique que le FN soit aussi haut.

Sarkozy est d’ailleurs dans ce schéma-là.

 

Le problème, c’est que la stratégie centriste aussi.

Pendant que l’on parle de place, comment rejoindre au mieux les républicain, on ne parle pas projet.

On ne parle pas de la dette, de l’économie, du chômage, de la mondialisation…

On est dans le pur marchandage de tapis.

 

En ce qui me concerne, j’ai peur que le centre soit sanctionné pour ça, si d’aventure il lui venait à l’esprit de se présenter à une élection.

Un parallèle évident est à faire avec le destin funeste du Libdem.

 

Dans l’absolue, que faudrait-il faire ?

Il faudrait que les deux patrons centristes, François Bayrou et Jean Christophe Lagarde, se parlent.

Il faudrait qu’ils élaborent un diagnostic de la France et un projet.

Il faudrait qu’il prépare l’élection présidentielle.

 

Bref, il faut que l’UDI et le Modem se comportent en véritables partis politiques, qu’ils fassent le job, à savoir porter un projet et permettre qu’aux élections, leurs sympathisants ait l’offre électoral qui leur correspond au premier tour.

 

Peut-être que l’on n’ira pas jusqu’au bout.

Mais se dire d’abord « Comment j’y vais et sur quelle base » plutôt que « Comment je les rallie », arriver à la table des négociations avec « J’aimerais que ceci soit pris en compte dans le projet » plutôt « Je vaux 25% des places, même si je ne vaux rien », c’est quand même une démarche plus positif.

 

A lire :

Sur le blog du centrisme, le plan de Nicolas Sarkozy pour zigouiller le centre.

19 juin 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

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