Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le problème Wauquiez (2/3) : Macron L’addition, entre mauvaise foi et fake news

Face à Emmanuel Macron, LR a lancé l’opération « Macron l’addition » afin de prouver qu’il y a une baisse du pouvoir d’achat.

 

Seulement, les arguments sont au mieux de la mauvaise foi, au pire des « fake news ».

 

Bon, d’un autre côté, ça a été éclipsé par la brillante intervention de Laurent Wauquiez en tant que prof…

 

Mais je me permets de répondre, car je pense que sur ce point, Macron fait beaucoup.

Mieux, il n’est pas, comme Nicolas Sarkozy, dans l’optique de baisser le pouvoir d’achat, seulement en favorisant les riches. Donc de favoriser le pouvoir d’achat exclusivement des hauts revenus.

 

Pour commencer, je tiens à préciser, car j’ai depuis regardé ma feuille de paye, que j’ai bien gagné environ 50€, ce qui était d’ailleurs annoncé par divers simulateurs.

 

Et ça, grâce à Macron.

Je vais y revenir.

 

Plus sérieusement, Macron part de très loin (je rappelle que depuis 2002, on a eu successivement Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), mais je sais qu’il fait de son mieux.

 

Selon une étude plus sérieuse sur le site des décodeurs, sur 24 mesures, 12 sont bénéfiques pour le pouvoir d’achat, 9 sont négatives pour le pouvoir d’achat et 3 sont neutres.

 

On arrive donc à :

  • 50% de mesures positives pour le pouvoir d’achat.
  • 37,5% sont négatives pour le pouvoir d’achat.
  • 12,5% sont neutres.

Le bilan est loin d’être la catastrophe annoncée par LR. Au contraire, on a un bilan plus nuancé, voir plutôt bon.

 

Par ailleurs, je me permets de revenir sur la hausse de la CSG, car là, il y a vraiment mauvaise foi.

Comme je l’avais écrit récemment ici et ici, il faut diminuer les charges.

Je ne vais pas réexpliquer pourquoi en détail, mais la baisse des charges, élevées, est une nécessité.

 

Il est nécessaire de réduire les charges patronales car elles empêchent le développement des entreprises, surtout les TPE/PME, sont un frein à notre économie, et fabriquent du chômage, aussi bien à court terme que à long terme.

 

Quant aux charges salariales, elles sont trop élevées et plombent le pouvoir d’achat des gens qui travaillent. En fait, faire supporter la solidarité que sur les gens qui travaillent est un peu injuste.

Ce n’est pas très malin et ça ne récompense pas les gens qui jouent le jeu et apportent à la société par leur travail.

 

L’idée est donc de financer la baisse des charges (patronales et salariales) en augmentant un impôt qui a une assiette plus large. L’idée est de financer la baisse des charges en augmentant un impôt payé par plus de monde.

 

Dans le cadre du programme Macron, c’est la CSG.

 

Mais je tiens à rappeler que François Fillon, candidat de la Droite, donc de LR, faisait le même constat. Par contre, il proposait d’augmenter la TVA.

 

Donc, si François Fillon avait été élu président, il aurait également diminué les charges, en augmentant la TVA.

 

Pour ma part, l’importance, pour moi, n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais d’enfin diminuer les charges, aussi bien patronales que salariales.

 

Et Emmanuel Macron le fait enfin.

 

Il est d’ailleurs à noter que lors de la primaire 2012, Manuel Valls s’était prononcé pour une augmentation de la TVA et une diminution des charges.

 

Par contre, la Droite, principalement la Droite dure, incarnée respectivement par Nicolas Sarkozy et aujourd’hui par Laurent Wauquiez, n’a rien à dire. Qu’ils longent les murs et qu’ils se fassent discrets. Sur le sujet, ils n’ont rien fait, contrairement à Macron.

 

L’un des premiers à avoir parlé de TVA sociale (hausse de la TVA pour diminuer les charges, en général patronales), c’est Jean Louis Borloo. C’était en 2007.

Seulement, cette intervention pertinente de Jean Louis Borloo a fait perdre des sièges à la Droite.

Conclusion, Nicolas Sarkozy a transféré Jean Louis Borloo au ministère de l’écologie, et il s’est empressé d’enterrer la TVA sociale.

 

Idée qu’il a néanmoins reprise en 2012 histoire de faire un piège à cons de centristes.

 

Enfin, je me permets de signaler que les chiffres annoncés sont délirants.

Selon un autre article du site des décodeurs, les différentes hausses ne sont pas aussi élevées qu’essaye de faire croire la Droite.

 

Pire, beaucoup de ces hausses ne sont pas imputable au gouvernement.

En fait, on est dans de vrais chiffres fantaisistes, de vrais fakes news.

 

Mais quand on n’a pas de projet et de vision, comme Laurent Wauquiez, il ne reste… que les Fakes News…

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22 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème Wauquiez (1/3) : Wauquiez, l’homme qui empêche LR d’évoluer

Puisque que l’on est en plein Wauquiez Gate, je me permets de donner mon avis sur certains points.

 

A commencer par un sur lequel j’ai insisté, c’est que Wauquiez, il est l’inverse de ce dont la Droite a besoin.

 

Il faut déjà commencer par un point important : c’est que les défaites de 2012 et 2017 étaient méritées.

 

Il est plus que temps à LR de l’accepter pour pouvoir vraiment passer à autre chose.

 

La défaite de Nicolas Sarkozy était méritée.

Attention, je ne dis pas que François Hollande était un bon président. C’était même un président médiocre.

Et personnellement, au second tour de la présidentielle 2012, j’avais voté blanc.

 

Mais il convient de rappeler que François Hollande est arrivé sur le vote sanction, vote sanction envers Nicolas Sarkozy, et à juste titre.

 

Sans entrer dans les détails, Nicolas Sarkozy a augmenter la dette de la France (2/3 est à son dû, 1/3 à cause de la crise selon la cour des comptes), il a d’ailleurs fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans, et encore, François Mitterrand a eu deux cohabitations, dont une catastrophique avec Edouard Balladur qui avait comme ministre du budget un certain Nicolas Sarkozy.

 

Toujours dans les griefs, sa politique économique a été une catastrophe. Il a fait une politique centrée sur la demande, augmentant la dette d’ailleurs, en aidant financièrement les riches.

Politique désastreuse car elle n’a pas permis d’augmenter la productivité et l’appareil productif.

 

Il a rendu le service public inefficace par des réformes débiles qui sont contre le bon sens. Je pense au pôle emploi, que j’ai subis, mais on peut penser à la police, aux services secrets (qui du coup sont moins bons pour déjouer les attentats…) …

 

Il a enrichi une oligarchie sur les deniers publics (je pense à Tapie ou au pentagone à la français), sans parler de son style de gouvernance.

 

Quant à 2017, la défaite était aussi méritée.

Au lieu de réfléchir aux causes de la défaite de 2012, LR a préféré se construire sur la nullité de la Gauche et de François Hollande.

 

En fait, j’ai un exemple d’un gars qui a fait ça : François Hollande lui-même.

 

En 2002, le PS a subi un échec terrible : Lionel Jospin est éliminé au premier tour face à Jean Marie Le Pen.

 

Au lieu de se remettre en cause, le PS a préféré, sous l’impulsion de François Hollande, alors premier secrétaire, construire le PS sur l’échec de la Droite, mené d’abord par Chirac puis Sarkozy.

 

Ça a marché, car la Droite était particulièrement mauvaise, et ça a permis au PS de gagner toutes les élections intermédiaires (régionales, municipales…).

 

Seulement, ça a permis au PS d’arriver au pouvoir en 2017. Sauf que là, ils étaient vraiment mal préparés, ce qui a donné le mandat catastrophique de François Hollande.

 

Mais le vrai problème de LR n’est pas là.

Le vrai problème de LR est sa droitisation excessive.

 

Ça a commencé avec Sarkozy, qui a mis le FN et le PS au même niveau, et Laurent Wauquiez est dans la continuité.

 

Je ne reproche pas à LR d’être de droite, je reproche à LR sa stratégie pour faire accepter une politique de droite.

 

Ils pensent qu’être de droite est plus important que de faire une politique labélisée de Droite plutôt que de faire une politique de Droite pragmatique, donc moins de Droite, mais qui marche.

 

Du coup, une fois élu, LR fait des politiques contre les gens, clientélistes, contre le bon sens, qui empire la situation des gens et du pays.

C’est Sarkozy qui est responsable de la droitisation excessive de LR, et Wauquiez est dans la continuité.

 

Cette situation m’attriste pour deux raisons.

La première est qu’elle appauvri le débat démocratique.

 

La seconde raison est que s’il faut une alternative à Macron, elle ne s’appelle pas LR. Et comme elle ne s’appelle pas PS…

20 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Lancement du projet « La porte de Malakoff »

Hier avait lieu le lancement du projet « La porte de Malakoff ».

Il n’y a pas vraiment de projet, juste la municipalité qui va consulter la population.

Il est à noter qu’il y avait le maire du 14ème et le maire de Vanves.

 

Effectivement, l’INSEE, qui occupait l’entrée de ville, la tour INSEE, s’en va.

La tour risque d’être raser.

 

Question : Que fait-on à la place ?

 

Certes, le terrain appartient à l’Etat, mais l’idée est d’être acteur et de peser sur l’Etat.

 

Pour commencer, je vais me permettre de remettre en place un argument qui a été donné plusieurs fois durant la réunion.

 

Faire venir des entreprises n’enrichit plus une ville.

Ça été vrai une époque. C’est de cette façon que des villes comme Puteaux (avec le territoire de la défense), Issy les Moulineaux et Montrouge se sont enrichis. Sauf que c’était à l’époque de la taxe professionnelle.

 

Aujourd’hui, ce n’est plus vrai, et cela pour deux raisons.

 

La première est que l’impôt économique, la CET (Contribution économique territoriale), n’est pas touché par la commune, mais par le territoire, en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris.

 

La seconde est que la suppression de la taxe professionnelle s’est faite avec une perte d’autonomie fiscale.

La CET est composé de la CVAE (Contribution sur la Valeur ajouté des entreprise) et la CFE (Contribution Foncière des entreprise). La collectivité a une autonomie fiscale sur la CFE (elle fixe les taux), qui d’ailleurs est un impôt physiocrate, mais pas sur la CVAE. Or, dans la CET, la CVAE représente l’essentiel des revenus.

 

Ceci-dit, je peux donner mon opinion sur le terrain de l’INSEE.

 

D’abord, je me réjouis du départ de l’INSEE.

Effectivement, ils étaient dispensés de payer des impôts locaux. Ils ont juste financé le gymnase Duclos (qui lui, a généré des dépenses de fonctionnement).

 

Les infrastructures, comme les trottoirs, ou les services municipaux, comme le ramassage des ordures, ça coûte de l’argent.

L’INSEE en a profité, c’est anormal qu’ils n’y aient pas contribués.

 

D’autant qu’ils sont à Malakoff depuis 1974 (soit 44 ans) et qu’ils avaient 2 bâtiments (il leur en reste donc 1).

 

Pour remplacer la tour INSEE, j’opte pour deux possibilités.

 

La première est une zone économique, avec entre autres une pépinière d’entreprise et/ou un hôtel d’activité.

Certes, comme je l’ai rappelé au préalable, faire de l’économique n’enrichit plus la ville comme à la grande époque de la taxe professionnelle (supprimée par un certain Nicolas Sarkozy, je tiens à le rappeler).

 

Mais pourtant, c’est important de faire de l’économique. En fait, c’est l’économique qui fait le cœur d’une ville. C’est l’économique qui apporte la vie sur un quartier.

Dans un registre particulier, on peut prendre le commerce de proximité.

 

Pour faire du lien social, on développe un commerce de proximité. On développe un commerce de proximité pour les habitants de la ville.

Mais ce n’est pas les habitants de la ville qui font vivre le commerce de proximité, mais les gens qui travaillent sur la ville. C’est pour ça qu’il est important de faire venir des gens pour qu’ils travaillent sur Malakoff car c’est eux qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

De plus, dans cette logique, la tour INSEE est une zone économique. C’est donc normal de remplacer une zone économique par une zone économique.

 

La deuxième piste serait un investissement productif.

Effectivement, les ressources de la ville, pour diverses raisons, dont certaines tout à fait normal, sont vouées à se raréfier.

Or, la demande de service, elle, est toujours présente.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a une tendance à vivre sur l’argent des autres (en particulier l’Etat), c’est problématique, car les autres (surtout l’Etat), ils n’ont plus d’argent.

 

Et un jour, il faudra bien que Malakoff réfléchisse à ses recettes et à la façon de les augmenter.

De les augmenter non pas en augmentant les taux (une des grandes mauvaises habitudes de la municipalité) mais en augmentant le nombre de contribuable…

14 février 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons de Star Wars épisode 8

Il n’y a pas longtemps, j’ai été voir l’épisode 8 de Rian Johnson (qui soit dit au passage a fait par le passé un excellent film de science-fiction que je recommande : Looper).

 

Vu que les fan-boy le démolissent, je me suis dit que ça serait bien de le défendre.

 

Mais commençons par l’épisode 7, Le réveil de la Force, de JJ Abrams.

Très franchement, je n’ai pas aimé l’épisode 7.

Le voir en 3D a d’ailleurs empiré le film.

 

En lui-même, le film n’est pas foncièrement mauvais. Mais je l’ai foncièrement détesté.

Pourquoi : car j’avais l’impression d’un vaste foutage de gueule.

 

Mon reproche : L’épisode 7 est une photocopie de l’épisode 4 (le premier sorti).

Il n’y avait aucune prise de risque. On a juste photocopié le scénario de l’épisode 4.

 

Et très franchement, ça m’a vraiment énervé.

 

On peut reprocher, à juste titre, beaucoup de choses à George Lucas.

Mais au moins, lors de la prélogie, il a essayé de faire des choses.

Même si les épisodes 1, 2 et 3 ont des défauts, il y a une prise de risque et chaque film est différent. Mieux, chaque film est différent d’un film de la trilogie original.

On a des complots politiques, des amours tragiques, et on apprend à découvrir Anakin Skywalker, et on apprend comment et pourquoi il est devenu mauvais.

 

C’est simple, la même année, j’ai préféré Batman V Superman, car même s’il y a des défauts dans Batman V Superman, au moins, Zack Snyder, il a essayé de faire des choses.

 

Après, on a eu Rogue One.

Là, c’est beaucoup mieux. Ça traine en longueur mais au moins, il y a des choses intéressantes et une prise de risque.

La bataille finale de fin est magnifique. C’est à ça que devrait ressembler un film de guerre se déroulant dans l’univers de Star Wars.

Et la fin (où les héros meurent) est juste parfaite. D’autant que la fin est ouverte sur l’espoir et la création de l’alliance rebelle.

 

Que dire de l’épisode 8.

Pour moi, il est clairement au-dessus de l’épisode 7.

Et de loin.

 

Le film raconte l’histoire de rebelles qui essayent de fuir pendant que l’héroïne, Rey, essaye de convaincre Luc Skywalker de l’aider.

 

Les points forts sont nombreux, et les prises de risque aussi.

 

D’abord, on voit les rebelles accumuler défaites sur défaites. On est enfin face à une situation désespérée.

Les seules victoires sont dues… à des sacrifices.

 

L’idée de voir un Luc Skywalker vieux, usé et fatigué apporte un vrai plus au film.

Le personnage est dépassé par sa légende, et même si c’est un héros, il a échoué en tant que maître en créant Kylo Ren.

 

L’idée de faire mourir le grand méchant Snoke (comme un caca, disent certains) est vraiment bien trouvé.

D’autant qu’il est abusé et tué par son propre disciple (en l’occurrence Kylo Ren).

 

J’ai bien aimé aussi la relation ambiguë entre Rey et Kylo.

 

Bref, il y a vraiment des trouvailles et une prise de risque.

 

Par contre, il y a aussi des défauts.

Certes, certaines scènes sont des facilités scénaristiques (comme le fait de passer en hyperespace pour détruire un croiseur).

 

Mais le plus gros défaut, c’est que le film est trop dense.

Du coup, la narration est trop accélérée et on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et au film.

 

C’est vraiment dommage, car il y a vraiment des choses dans ce film. En fait, il y a trop de choses.

 

Certain disent que le plan pour aller bousiller le traqueur à travers l’hyperespace est en trop.

D’autant que les personnages échouent.

Je ne suis pas d’accord.

Ça va avec le film, et avec une situation héroïque inutile, qui participe à l’ambiance de rebelles qui accumulent les défaites.

 

En fait, je pense qu’il manque 30 minutes. Le film dure 2H32min. Je pense qu’il aurait gagné à durer 3H. D’autant qu’un film de 3H, ce n’est pas une tare.

 

Un film doit durer la durée nécessaire.

 

Mais au final, même si le film est accéléré, j’apprécie les prises de risque et les diverses trouvailles. Sur une échelle Allociné, je lui mets 3.5/5.

28 décembre 2017 Posted by | Cinéma | , | Laisser un commentaire

Suite du feuilleton « 6 Rue Jean Jaurès »

Si lors du conseil municipal du 13/12/2017, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais voté contre la délibération sur le 6 et 6 bis Rue Jean Jaurès.

 

Au final, on devrait néanmoins s’en sortir, y compris financièrement parlant.

 

Mais par principe, pour raisons punitives, j’aurais voté contre.

 

Pour mémoire, c’est au 6 rue Jean Jaurès que se situe CASACO.

 

Le feuilleton remonte à très loin.

 

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, le conseil municipal donne droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (l’ancêtre de l’EPFIDF, Etablissement foncier d’Ile de France).

 

Le foncier étant cher, l’EPF92, fusionné au sein de l’EPFIF, sert de bras armé à la municipalité, car l’EPFIDF apporte le financement, les moyens.

L’EPFIDF permet d’avoir des moyens financiers pour faire les politiques d’urbanismes.

 

Néanmoins, une première interrogation, soulevé à l’époque par l’élu centriste Jean Emmanuel Paillon, est levé.

C’est celle de la transparence et des informations.

 

Bien vu, et Grand Moment de Jean Emmanuel Paillon, c’est totalement par un commentaire, donc par hasard, que j’apprends que l’EPF92 préempte 6 rue Jean Jaurès, chose qui me sera confirmé plus tard.

 

C’est intéressant car la personne qui m’a appris ça avait l’intention de faire un centre de formation professionnelle, ce qui finalement aurait été mieux.

 

A partir de là, c’est CASACO, espace de coworking, qui s’installe là.

 

Mais au conseil municipal du 13/12/2017, c’est le coup de théâtre.

Le potentiel projet dans le coin Jean Jaurès est réduit. La mairie ne voulant pas exproprier.

Il y aurait, selon la municipalité, des gens qui finalement, voudraient rester.

 

Du coup, une partie de la zone sort de l’EPFIDF.

 

Seulement, voilà, l’EPFIDF n’est pas un organisme caritatif.

 

La municipalité se retrouve donc obligé de racheter le 6 (et 6bis) rue Jean Jaurès.

 

Et pour CASACO.

Le contrat est prolongé 3 ans mais pas au-delà.

Soient ils rachètent à la mairie le 6 Rue Jean Jaurès, soient ils déménagent.

 

Et si CASACO déménage, la municipalité revendra le bien.

Espérons que dans ce cas, il n’y ait pas de perte comptable.

 

Que dire ?

 

Deux choses.

La première est que CASACO est (ou semble trop) favorisé. D’autant qu’ils sont sur un projet dans l’ancienne trésorerie.

Je rejoins la remarque de Frédérique Perrotte.

D’autant que je pense que l’on avait mieux à faire avec l’ancienne trésorerie.

 

Par ailleurs, j’ai l’impression que l’on est face à un projet mal préparé et mal anticipé.

 

On devrait s’en sortir, enfin j’espère. Mais par principe, pour raison punitif, un vote contre n’aurait pas fait de mal.

 

Selon le compte rendu sommaire, le point a été adopté à l’unanimité.

21 décembre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal

C’est donc officiel, Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal.

 

La raison principale étant qu’il était sur la liste en Marche aux sénatoriales.

Il avait également soutenu Laurianne Rossi, notre député LREM, lors des législatives.

 

Après les votes le concernant, il avait dû partir et il avait d’ailleurs donné mandat à Emmanuelle Jannès, qui elle a rejoint LREM (sans doute par hasard, évidement).

 

Pour ma part, je comprends la municipalité. Elle a été élue clairement et elle se situe dans l’opposition à Emmanuel Macron.

 

Au fond, elle vit ce que j’ai vécu avec Emmanuelle Jannès en 2014…

 

Il est clair que Monsieur Ben Malek doit faire une réflexion sur ses convictions politiques.

 

Je le dis, d’autant que j’ai des désaccords de fond sérieux avec la municipalité de Malakoff, notamment sur l’économie.

 

Néanmoins, beaucoup de questions se posent.

 

Effectivement, Monsieur Ben Malek était dans la commission d’appel d’offre, une commission stratégique.

 

Déjà, juridique. Il semblerait que la municipalité ne peut pas démissionner un membre de la commission d’appel d’offre.

 

Mais aussi politique. J’espère qu’il y a au moins un membre de l’opposition.

Là, je ne sais pas où aller chercher l’information.

14 décembre 2017 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

C’est donc Wauquiez

Sans surprise, Laurent Wauquiez est élu président des républicains.

 

Au fond, c’est une conséquence de l’élection d’Emmanuel Macron.

C’est la droite qui veut être fier d’être de droite et empêcher la recomposition politique, portée par Emmanuel Macron, et pour résister, a voté identitaire, c’est-à-dire Laurent Wauquiez.

 

Mais je préfère avoir un président qui fait le job, et que je critique sur le fond, comme Emmanuel Macron, plutôt qu’un président qui fait une politique débile et idéologue, que je critique sur le fait qu’il fasse une politique débile et idéologue.

Dans cette catégorie, on a Nicolas Sarkozy, et François Hollande.

 

Pour moi, Laurent Wauquiez, c’est Nicolas Sarkozy, en pire.

Pour moi, Laurent Wauquiez est aux républicains ce que Benoît Hamon est au PS.

 

C’est un dinosaure d’une autre époque, dinosaure qui empêche la France de se réformer et d’avancer.

 

Laurent Wauquiez veut faire de sa région un laboratoire de sa France d’après.

Quand je vois ce qu’il s’y passe, ça fait froid dans le dos (voir ici, ici et ici).

A mon humble niveau, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher la France d’après de Laurent Wauquiez, en ne votant pas pour lui, par exemple…

 

Mais au-delà de l’élection de Laurent Wauquiez, c’est le problème du grand parti de droite, les républicains, et de son incapacité à se réformer, et à se remettre en cause.

 

Déjà, commençons par la base.

La défaite de Nicolas Sarkozy était méritée.

Certes, François Hollande a été un président médiocre, mais ça ne doit pas faire oublier le bilan catastrophique de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012.

 

Il y avait tout un tas de raisons pour lesquelles il fallait congédier Nicolas Sarkozy.

Elles sont très bien expliquées d’un point de vue économique dans le Livre de Peyrelevade, mais il y avait aussi une gouvernance à sanctionner, très bien décrit dans le livre de François Bayrou.

 

Pour faire rapide, il a augmenté la dette, enrichi une oligarchie, fait des affaires la norme, rendu inefficace le service public…

 

Ce qui amène au second problème avec la droite, problème qui existe d’ailleurs au PS, et dont la désignation de Benoît Hamon est une conséquence.

 

Pour la droite, être de droite est plus important que de faire une bonne politique.

 

Soyons clair, je n’ai rien contre la droite, et j’estime que c’est normal que la droite soit de droite.

 

Le problème, c’est la stratégie que la droite (et donc de l’autre côté la Gauche) applique pour faire accepter une politique de droite.

 

En gros, à droite, ils pensent qu’ils sont beaux, magnifiques et intelligents, et que la droite a la vérité absolue.

 

De fait, ils ont les solutions, idéologiques, avant d’avoir analysé et fait un diagnostic de la situation.

 

Or, pour ma part, je suis pour une approche cartésienne.

 

On fait une analyse de la situation, on fait un diagnostic et à partir de ce diagnostic, on construit un plan d’action.

 

La droite a élu le pire président possible.

Elle doit faire un diagnostic sur ses échecs et la situation de la France pour pouvoir se reconstruire.

 

Au lieu de ça elle va rester dans sa vérité, ce qui n’est pas une bonne chose pour un parti sensé être capable d’appliqué le pouvoir.

 

Pour moi, c’est parce qu’elle a refusé de faire le bilan des années Sarkozy et qu’elle a essayé d’imposer son point de vue par la Force que la droite a perdu une élection imperdable.

Elle aurait pu choisir Alain Juppé et être là, en train de faire les réformes dont la France a besoin.

Elle aurait pu rentrer dans l’Histoire.

 

Au lieu de ça, elle a préféré imposer par la Force sa vision. Elle a préféré sens commun aux modérés et aux gens.

 

Pour moi, c’est la Droite, qui en préférant François Fillon à Alain Juppé, a choisi la défaite.

Pour moi, si François Fillon avait été élu, il n’aurait pas été en capacité de réformer la France.

 

Avec l’élection de Wauquiez, la droite persiste dans son erreur.

 

La seule chose à espérer aujourd’hui, c’est que l’élection de Wauquiez accélère l’implosion de la Droite et la recomposition politique dont la France a besoin.

11 décembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

9 décembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

J’ai décidé de sécher la réunion du 21/11/2017 de Malakoff et moi

Ce soir, il y a une réunion Malakoff et moi, enfin de l’atelier auquel je participe, et j’ai décidé de la sécher.

 

Comme ça fait un petit moment que je veux parler de la démocratie locale sur Malakoff (point que j’ai abordé sur une proposition de Malakoff et moi d’ailleurs), je me dis que c’est le moment de se lancer et de donner les arguments qui font que je ne suis pas à la réunion Malakoff et moi ce soir.

 

Je serai néanmoins présent le 2 Décembre.

 

La première raison est que la réunion est à 19H30, or il est temps de comprendre que les gens travaillent. Et par extension, il serait également souhaitable de comprendre que les gens qui travaillent payent les impôts qui permettent à la collectivité de tourner.

 

De plus, je travaille à Elancourt.

Même si j’ai la chance d’avoir le bus direct (le 475), il faut me laisser le temps d’arriver.

Comme je pars vers 18H, et qu’il me faut 1H30 pour arriver, ça me fait arriver vers 19H30.

Aujourd’hui, à 19H30, j’étais à la station de bus…

Et encore, c’est si tout va bien. La fréquence du 475 est faible, et il peut y avoir sur l’A86 et la N118 des embouteillages.

 

Laisser un peut de temps, le temps d’arriver, ce n’est pas un mal.

On pourrait commencer la réunion à 20H.

 

Deuxième raison, je ne sais même pas ce qu’il s’y passe.

 

La première réunion était 19/09/2017.

Il y a eu une réunion le 17 Octobre, réunion à laquelle je n’ai pas pu participer, à cause de mon travail.

Sur le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé, et je n’ai pas eu l’occasion de suivre les dossiers.

Je ne vois pas ce que je peux apporter.

 

Troisième raison, il s’agit de faire un bilan sur ce que la municipalité a tenu des promesses faites lors de la séquence de Malakoff et moi.

Très franchement, je trouve l’intérêt limité. Déjà parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste encore 3 ans à la municipalité pour tenir les engagements.

De plus, une proposition qui était pertinente à un temps t ne l’est plus à un temps t+1.

Ou bien, des problèmes peuvent apparaître et il serait bien de pouvoir s’approprier le problème pour y apporter une solution, de débattre du problème pour y apporter une solution.

Comme le dit si bien notre maire, l’intelligence collective, à laquelle elle croit, c’est quelque chose de bien.

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains points, comme l’économie par exemple.

 

Ce qui amène la dernière raison, qui à mon avis est la plus importante.

Malakoff et moi se fait au détriment des conseils de quartiers.

Que Malakoff et moi soit complémentaire aux conseils de quartier, pourquoi pas.

Mais que Malakoff et moi se fasse au détriment des conseils de quartiers, non.

 

Les conseils de quartier, pour moi, c’est l’une des plus grandes réussites du mandat précédent.

Ils sont nécessaires.

C’est un lieu de vie, où l’on peut échanger, débattre, exposer un problème…

 

Le conseil de quartier, c’est le premier outil de démocratie local.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », expliquait que dans la société démocratique, l’individu est isolé dans la masse.

Pour lutter contre cet effet pervers, Alexis de Tocqueville expliquait qu’il fallait encourager les citoyens à monter des associations locales.

 

Le conseil de quartier sert à lutter contre l’isolement du citoyen.

 

Or, à Malakoff, les conseils de quartier sont de moins en moins actifs.

J’avais d’ailleurs évoqué le sujet.

Pire, sur des grands sujets, les conseils de quartiers ne se réunissent plus, ne s’emparent plus de sujets importants.

 

Il en est de même de la CDD qui ne s’est pas réunit depuis le 23 Juin 2016.

 

Or, du coup, il n’y a plus de lieu pour se rencontrer, pour discuter des problèmes, de la ville, du quartier ou des projets municipaux.

 

Il n’y a plus de lieux pour faire fonctionner l’intelligence collective.

 

Il n’y a plus de lieux pour débattre de la vie du quartier.

 

Je ne sais pas depuis quand les conseils de quartier tournent à sous régime, voir ne tournent plus.

 

Mais la priorité de la municipalité ne devrait pas être Malakoff et Moi, mais de relancer les conseils de quartier.

21 novembre 2017 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Justice League au cinéma

Vendredi soir, j’ai été voir Justice League, et franchement, je n’ai pas aimé.

J’ai même signé la pétition pour avoir la vision de Zack Snyder.

 

J’aime bien les films de super-héros, et bizarrement, même si je n’ai pas lu beaucoup de comics (excepté Batman), je préfère DC à Marvel.

 

Entre autres, la série Batman de Tim Bruce et Paul Dini est l’une, si ce n’est ma, série animée préférée, et la meilleure série sur Batman.

Elle a permis à Mark Hamill de se recycler dans le doublage, et de devenir le meilleur Joker.

 

Pour replacer le contexte, les films de super-héros, c’est surtout Marvel.

Enfin, non, les X-Men sont chez la fox (j’en profite aussi pour signaler X-Men First Class qui est l’un de mes films de super-héros préféré).

Mais le reste de Marvel, c’est chez Disney.

 

Or, le problème, c’est que les films Marvel sont formatés.

On sait ce que l’on va voir, on passe un bon moment (sauf sur Avengers 2 que j’ai détesté), mais on ne va pas voir un chef-d’œuvre.

C’est oubliable.

 

Il existe de grands films de super-héros.

Je pense aux Batman de Nolan, de Burton, Watchmen de Zack Snyder, Spiderman de Sam Raimi (Spiderman est chez Sony) ….

 

Pour Warner DC, il y a une place, à mon avis, pour concurrencer Marvel.

C’est juste histoire de voir autre chose.

J’ai envie de voir autre chose.

 

Prenons les Batman de Nolan, dont Batman Begin est mon film de super-héros préféré.

Le ton est sombre, mais ça apporte un vrai plus. On rentre dans la tragédie de Bruce Wayne, qui n’arrive pas à passer à autre chose. On rentre dans le personnage. On est avec lui.

Par ailleurs, dans Batman Begin, ça n’empêche pas, malgré le drame Bruce Wayne montré en long, large et travers, d’avoir des moments épiques et super-héroïques, comme la poursuite avec la Batmobile. Avec en plus une magnifique musique de Hans Zimmer.

 

Le problème, et je suis désolé de dire ça, c’est que les producteurs manquent de couilles.

Zack Snyder, à mon avis, en plus touché une tragédie familiale, est parti et Joss Whedon l’a remplacé.

 

Pour moi, le problème n’est pas Zack Snyder.

Zack Snyder a des défauts, mais ses films sont travaillés, notamment au niveau du visuel.

De plus, il a fait d’excellents film dans le passé, comme les Watchmen, qui est l’un de mes fils de super-héros préférés, et j’aime bien Sucker Punch.

 

Le problème du DCCU n’est pas le ton. On peut faire de très bons films de super-héros sombres.

Les films de Nolan sur Batman le prouvent.

 

Et puis, franchement, même s’il y a des défauts dans Batman V Superman (le précédent), au moins, Zack Snyder, il a essayé de faire des choses différentes.

Et puis, j’ai acheté le Blue Ray là où je n’ai jamais acheté en DVD/Blu-Ray Marvel (à l’exception de Iron Man parce que l’on m’avait dit que c’était bien, mais je le trouve surestimé).

 

Le problème, c’est les producteurs qui manquent de couilles. Au lieu de penser long-terme et de donner ce que le public a besoin de voir (façon de parler), et donc quelque chose de différent, différent de Marvel, ils mettent court-circuite toutes les décisions artistiques.

 

Pourquoi Wonder Woman est le meilleur film du DCCU ?

Réponse, car les producteurs ont ignoré la réalisatrice, en l’occurrence Patty Jenkins, qui a fait tout ce qu’elle voulait et qui a pu faire un film de 2H30.

 

Par exemple, le président de Warner DC a imposé une durée de 2H maximale.

Cette décision est stupide.

Un film doit durer la durée nécessaire.

Ce type de décision a par exemple gâché Batman V Superman à sa sortie cinéma (2H30).

C’est fou comme la version longue (3H) améliore le film. Franchement, ce n’est plus le même film, et c’est beaucoup mieux.

Et dire qu’il existe une version de 4H de ce film…

 

 

Prenons un autre exemple : Il était une fois l’Amérique du Grand Sergio Leone.

Le film dure 251 minutes (version Extended Director’s Cut de 2012).

Le montage initial durait 4H25.

Or, il était sous contrat avec la Warner pour livrer un film de durée maximale de 2H45.

Il coupa des scènes pour arriver à 3H41.

Il ne pouvait pas descendre plus bas pour des raisons narratives.

Le super Twist ne marche que si on prend le film dans son ensemble.

Mais la Warner décida de sortir une version de 2H19.

Pire, le film fut monté en ordre chronologique, ce qui dénaturait l’ouvre du grand Sergio Leone.

Conclusion, le film fut aux USA un échec public et critique. Pire, le Grand Sergio Leone ne tourna plus de film jusqu’à la fin de sa vie. Il était dégouté.

 

Aujourd’hui, le film, dans sa version de plus de 3H, est reconnu comme un chef d’œuvre.

 

Et pour conclure sur la durée, j’aurais bien voulu qu’un film comme Dunkerque dure moins longtemps.

 

Au final, on arrive sur un film trop court et moche (alors que en général, le visuel chez Snyder, c’est son point fort).

Le méchant en plus est trop basique.

 

Enfin, je me permets d’aborder le pire point du film : la musique.

Junkie XL a été remplacé par Danny Elfman.

 

Danny Elfman a fait de bonne partition comme celles du Batman de Tim Burton ou les Spiderman de Sam Raimi.

 

Sauf que là, il s’est foutu de la gueule du monde.

En particulier, pour Batman, il a réutilisé la partition du Batman de Tim Burton.

 

La partition marchait très bien pour l’univers Gothique de Tim Burton, mais là, ça ne marche pas.

Et puis, Danny Elfman n’est pas le seul à avoir fait de bonnes partitions pour Batman.

Celles de Hans Zimmer sont toutes aussi bonnes, que ce soit pour Nolan, ou Zack Snyder.

Mieux, quand il est passé de Nolan à Zack Snyder, Hans Zimmer a changé de partition.

Et c’est un bon choix, car les deux réalisateurs proposent une vision différente de Batman.

 

Le Batman de Nolan, joué par Christian Bale est un Batman jeune. Il se cherche, cherche un sens à sa vie et se construit.

 

Le Batman de Snyder, joué par Ben Affleck, qui franchement est bon, et a un potentiel, est un Batman vieux, usé, fatigué.

Il est devenu amer, mauvais et a sombré dans le côté obscur.

Il est proche de la vision de Franck Miller dans Le Dark Knight return.

Il a raté sa vie, et est l’exemple du Mythe de Sisyphe.

La partition au piano, composée par Hans Zimmer, mélancolique, colle parfaitement à un Batman amer, qui cherche la rédemption et à faire une chose de bien dans sa vie (comme monter la Justice League).

Par contre, la partition de Danny Elfman, qui collait bien à la vision de Tim Burton, ne colle pas au Batman de Ben Affleck.

D’autant que pour moi, le Batman de Ben Affleck a du potentiel.

Et n’empêche pas des moments de bravoure.

Si la BD de Frank Miller est très pessimiste, il y a des moments de bravoure et des moments super-héroïque.

Et pourtant, dans la BD, Batman est objectivement, un sale type.

 

Sur la musique, des exemples comme ça, j’en ai plein.

Et si j’insiste dessus, c’est qu’elle ruine le film, elle est vraiment inadaptée au film, y compris dans les moments épiques.

Elle rend le film encore plus mauvais.

Pire, elle n’est même pas synchronisée à l’action.

C’est dommage, car Junkie XL a fait la musique d’un autre très bon film de super-héros, en l’occurrence Deadpool.

 

Donc au final, à cause de la production, on n’a même pas un film passable ou on passe un bon moment, comme un Marvel, mais un horrible film.

 

On pouvait faire beaucoup mieux, et il y a de la place pour faire autre chose que Marvel.

Pourvu qu’un jour, on puisse profiter de la vision de Zack Snyder.

19 novembre 2017 Posted by | Cinéma | , , , , , , | Laisser un commentaire