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Aris de Hesselin. Fillon et Le Pen principaux bénéficiaires d’une candidature Bayrou! (Blog du centrisme)

Très bonne analyse de Aris de Hesselin sur le blog du centrisme.

Je me permets donc de la recopier honteusement.

 

François Bayrou va donc indiquer mercredi s’il est oui ou non candidat.

Ce suspens insupportable uniquement pour lui-même trouvera, si l’on en croit ses fidèles supporters, sa résolution dans une quatrième candidature sous la bannière de la «patrie est en danger», une variante de l’union nationale de sa précédente campagne et qui lui permettra de se présenter en endossant le costume du de Gaulle du XXI° siècle qu’il coud patiemment depuis plusieurs années.

Au-delà de ce qu’il va dire et faire au cours de cette campagne, il faut dire que sa candidature est du pain béni pour François Fillon, Marine Le Pen et aussi Jean-Luc Mélenchon, tous ceux contre qui il prétend lutter (même si on a un petit doute sur Mélenchon depuis qu’il en dit du bien…).

Car sa présence à la présidentielle n’enlèvera pratiquement aucune voix à Fillon, aucune à Mélenchon et, si on pouvait aller jusque là, encore moins qu’aucune à Le Pen…

Au contraire, cela va renforcer le camp de Fillon avec des sympathisants de droite qui détestent – et le mot est sans doute faible – Bayrou et qui vont encore plus se rassembler derrière le candidat LR.

De même, le camp Le Pen se félicitera d’une candidature qui empêchera peut-être Emmanuel Macron d’être au second tour alors que le leader d’En marche! est actuellement celui qui représente le meilleur rempart à l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite.

Car là où Bayrou peut puiser ses voix c’est évidemment d’abord chez Macron ainsi que chez ceux qui ne se sont pas encore déterminés et peut-être un peu chez Hamon.

Dès lors, sa candidature aboutira exactement à l’inverse de ce qu’il prétend en renforçant les chances de ses ennemis, de ceux qu’il affirme être des dangers pour la France.

Et tout cela par simple ambition personnelle.

Bien sûr, mercredi, il pourrait dire qu’il ne se présentera pas et qu’il va discuter avec Macron pour savoir si une alliance entre les deux hommes est possible.

Je n’y crois pas un instant comme j’ai toujours cru qu’il se présenterait.

Peut-être même que mes sombres prédictions ne se vérifieront pas et qu’il suscitera un enthousiasme tel qu’il sera le prochain hôte de l’Elysée.

En tant que réaliste, ce n’est pas vraiment ce que je pense qui va se passer mais rien n’est écrit d’avance comme le dirait Donald Trump.

Reste qu’aucun sondage ne montre une envie de Bayrou de la part des Français même s’il demeure haut dans les baromètres d’opinion.

Dès lors, Bayrou pourrait bien être celui qui fera battre son camp, celui du Centre et de l’axe central, celui d’une démocratie équilibrée, refusant le clientélisme, le populisme et la démagogie.

A moins, bien entendu, que son camp ne se résume qu’à sa propre personne…

21 février 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Bayrou va-t-il faire perdre le Centre et l’axe central ?

bayrou_fillon

En lisant le canard enchaîné de cette semaine, j’ai appris qu’il pourrait (conditionnel) y avoir un accord entre François Fillon et François Bayrou.

  • Soit François Bayrou rallie les députés contre un groupe à l’assemblé nationale.
  • Soit François Bayrou va vers une quatrième candidature, rallie François Fillon au soir du premier tour, et reçoit un groupe à l’assemblée nationale.

Bon, François Bayrou a démenti, mais plusieurs remarques doivent être faites.

 

Déjà, il faut parler du contexte politique de cette élection.

On devrait avoir un remake du 21 Avril 2002.

Selon les derniers sondages,  on a :

  • François Fillon 26-29%
  • Marine Le Pen 24-25%
  • Emmanuel Macron 13-18%
  • Jean Luc Mélenchon 13-14%
  • Le PS à 6-7 ou 11-12% selon que ce soit Arnaud Montebourg ou Manuel Valls.
  • François Bayrou à 6-7%

On devrait avoir un second tour François Fillon-Marine Le Pen.

Or, je ne garde vraiment pas un bon souvenir du 21 Avril 2002.

 

Le 21 Avril 2002 était une surprise, même si très vite après, les raisons sont très vite apparues.

Mais le problème, au fond, n’a pas été le 21 Avril 2002, mais l’après 21 Avril 2002.

 

Jacques Chirac avait fait une politique catastrophique et clientéliste qui avait coulé la France.

Il avait tué les centristes en les étouffants dans l’UMP.

Seul Bayrou a pu résister un peu. Une bonne chose d’ailleurs.

On était en plein Etat UMP…

En particulier, Jacques Chirac avait diminué les impôts, surtout sur les plus riches, ce qui avait aggravé le problème de déficit.

 

Il avait été sanctionné en 2004 lors des régionales où 20 régions sur 22 étaient passés au PS.

D’ailleurs, François Fillon avait parlé d’un 21 Avril à l’envers…

 

On ne me fera pas croire qu’à cette époque le PS a gagné sur son mérite et son programme les régionales. C’est d’abord Jacques Chirac, et son premier ministre Jean Pierre Raffarin, qui ont été sanctionnés.

 

Mais il avait gardé Raffarin envoyant un message subliminal malsain : pour changer les choses, il ne faut pas aller voter. Il faut tout aller casser dans la rue.

Indirectement, il a cautionné les actions d’un Philippe Martinez. Personnellement, je lui en veux vraiment.

Je crois en l’importance de la démocratie, et je pense que l’on ne le répètera jamais assez : Le premier tour d’une élection sert à ce que les gens s’expriment.

 

J’ai en tête cette excellente caricature des guignols à l’époque.

Chirac était en Louis XIV et Jean Louis Debré en monsieur Loyal.

  • (Debré) Le roi va vous dire merde.
  • (Chirac) <Rot>

 

Mais on ne peut pas parler du 21 Avril sans parler du PS.

Celui-ci n’a jamais réfléchi sur les raisons de son échec, et n’a jamais eu une réflexion pour avoir un diagnostic pour construire un projet et avoir un retour au pouvoir gagnant du PS.

Au contraire, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, il a construit le PS sur la nullité de la droite.

Ça tombe bien, François Hollande, que je considère plus responsable du 21 Avril 2002 que Lionel Jospin, est devenu président de la république et va nous refaire revenir le Pen…

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que là, on s’y attend et que les européennes 2014 et les régionales 2015 plaident en faveur d’un nouvel 21 Avril.

 

Le deuxième point est que dans la nouvelle assemblée les centristes ne pèseront rien.

Bon, vu le système électoral, il est difficile de faire des plans sur la comète.

Mais pour mémoire, on a 577 députés. La majorité absolue est de 289 députés.

Les républicains laissent 40 députés à l’UDI et un groupe au Modem (soit 15 députés).

Rappelons qu’il faudra d’abord gagner les élections, qui je le rappelle sont par circonscription.

L’élection étant très locale, ça va être compliqué pour les centristes qui n’ont pas bossés sur la durée…

Par ailleurs, les républicains laissent 55 circonscriptions. Il en reste donc 522. Pour gagner, il faudra donc, pour avoir la majorité absolue, gagner 289 circonscriptions sur 522, soit 55,3% des circonscriptions où le candidat sera républicain.

Je pense que c’est du domaine du faisable.

Ainsi, les républicains dirigeront encore seuls…

Mais bon, rappelons que le vrai problème, c’est que le centre n’a rien fait entre 2012 et 2017, et qu’ils sont en plein le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Et surtout, les places des centristes dépendront… des républicains et de François Fillon.

 

Enfin, j’ai un espoir secret et fou.

J’ai l’espoir de voir finalement le 21 Avril ne pas se produire, et avoir un second tour entre l’axe central et François Fillon.

Je pense qu’il y a un espoir, maigre, certes, mais un espoir quand même.

Certes, ce n’est peut-être que 10%, mais on peut tenter le coup.

Et le mieux placé, c’est, pour l’instant Emmanuel Macron.

Le problème, c’est que François Fillon l’a compris.

Et il préfère être face à Marine Le Pen qu’Emmanuel Macron.

Ce qui de mon point de vue est irresponsable.

Pire, il aimerait que François Bayrou se présente pour handicaper Emmanuel Macron.
D’où la question : François Bayrou acceptera-t-il de faire perdre l’axe central ?

 

A lire : La même chose sur le Blog du Centrisme.

29 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (2/3) : Le Centre, c’est le Chat, la Belette et le petit Lapin

J’adore les fables de la Fontaine.

On n’a pas inventé mieux pour éduquer et instruire les gosses.

Certaines fables, en fait beaucoup de fables, sont tout simplement géniales.

 

Et une décrit vraiment la situation du Centre : Le Chat, la Belette et le petit Lapin.

 

Du palais d’un jeune Lapin

Dame Belette un beau matin

S’empara ; c’est une rusée.

Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.

Elle porta chez lui ses pénates un jour

Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,

Parmi le thym et la rosée.

Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,

Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.

La Belette avait mis le nez à la fenêtre.

O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?

Dit l’animal chassé du paternel logis :

O là, Madame la Belette,

Que l’on déloge sans trompette,

Ou je vais avertir tous les rats du pays.

La Dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

C’était un beau sujet de guerre

Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.

Et quand ce serait un Royaume

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l’octroi

A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.

Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.

Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis

Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,

L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.

Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?

– Or bien sans crier davantage,

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C’était un chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jean Lapin pour juge l’agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,

Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.

L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,

Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Franchement, cette fable décrit parfaitement l’état du Centre.

J’en ai vraiment marre de voir Bayrou, Lagarde, Morin se tirer dans les pattes.

Pire, le Centre est tellement en état de faiblesse qu’il n’est vraiment pas intelligent de se tirer dans les pattes.

 

En réalité, il faudrait que les leaders centristes se réconcilient.

Il faudrait que François Bayrou et Jean Christophe Lagarde se réconcilient.

 

En politique, ça a un nom.

Ça s’appelle l’opportunisme !

6 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (2/4) : Pour l’axe central, ça va être compliqué…

L’axe central, c’est ce qu’il faut pour la France.

 

Mais qu’est-ce que l’axe central ?

 

C’est le camp des gens qui pense qu’il faut manier l’économie et le social.

C’est l’axe qui part d’abord du diagnostic pour construire un projet et un plan d’action.

C’est l’inverse des conservateurs, qui ont une vision dogmatique des choses et qui ont de sacro-saints principes qu’il ne faut jamais remettre en cause, même si ça bloque tout.

 

Les conservateurs sont d’ailleurs les ennemis de l’axe central.

En plus des extrémistes, dans le camp des conservateurs, on trouve Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez et Jean François Copé (pour la droite), Martine Aubry et Arnaud Montebourg pour la gauche.

 

Il est intéressant de noter que les conservateurs veulent généralement diriger sur une base la plus étroite possible.

 

Et puis, il y a l’axe central.

On y trouve Alain Juppé pour la droite, Jean Christophe Lagarde pour le centre droit, François Bayrou pour le centre, Emmanuel Macron pour le centre gauche et Manuels Valls pour la gauche.

 

Le problème, c’est que contrairement à l’Allemagne ou l’axe central s’est regroupé pour réformer (on a une coalition SPD/CDU), en France, l’axe central est extrêmement divisé.

Pire, le système électoral est un facteur aggravant.

 

Dans l’axe central, on a d’abord ceux qui pense que l’axe central, c’est leur camps. Ceux-là estiment que c’est l’un des deux grands partis qui doivent être le moteur de l’axe central. En fait, ils ne roulent pas pour l’axe central, mais pour l’un des deux grands partis.

 

Dans cette catégorie, on a Alain Juppé et Manuels Valls.

Alain Juppé n’a-t-il pas dit que si la primaire est honnête, il soutiendrait le gagnant de cette dite primaire, notamment si c’est Nicolas Sarkozy ?

 

Et puis il y a le centre.

Là, c’est vraiment le Chat, la Belette et le petit Lapin (fable de La Fontaine).

Au lieu de travailler à construire un rassemblement centriste capable d’être le moteur de l’axe central, l’UDI et le Modem se sont crêpé le chignon.

Quand l’UDI dit noir, le Modem s’empresse de dire rouge.

 

Pire, ils ont cherché à avoir le plus d’élus au détriment d’un positionnement clair.

L’alliance avec Laurent Wauquiez dès le premier tour aux élections régionales, un ennemi du centre et de l’axe central, est l’exemple symbolique de cette déchéance morale du centre.

 

Le problème, c’est que Sarkozy, qui déteste le centre, et qui est un ennemi du centre, a tout fait pour démolir le centre.

Le problème c’est qu’il y est arrivé, avec l’aide des centristes…

 

Centre divisé, décrédibilisé et inaudible, axe central non réuni, ça n’inaugure rien de bon pour la suite…

9 octobre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Centrisme contre tous les clientélismes (Blog du centrisme)

Rien à dire, c’est tellement vrai que je me permets de copier cet article du blog du centrisme.

 

A chaque élection ressortent les clientélismes de droite et de gauche.

Nicolas Sarkozy vient à nouveau de jouer cette carte peu reluisante avec ses déclarations sur nos ancêtres les Gaulois pour, dans un populisme démagogique de bas étage à la Trump et à la Le Pen, s’attirer la clientèle de la droite radicale et de l’extrême-droite.

La stratégie sarkozyste est, en effet, identique à la stratégie trumpienne et lepéniste.

Il faut s’attirer tout l’électorat en colère qui a refoulé plus ou moins sa frustration pour l’enrôler, à la manière du Front national dans une vague où la peur du lendemain, l’exclusion de l’autre et les promesses d’un nouvel ordre moral dominent et se mélangent entre elles sans aucune vision politique autre que de conquérir le pouvoir pour le pouvoir.

Il sera toujours temps, à l’instar de Trump et avec la complicité de certains médias, de se recentrer pour attirer le pourcentage d’électeurs qu’il faut pour gagner la primaire, surtout la présidentielle.

Même si Donald Trump perd en novembre l’élection présidentielle américaine, cette stratégie donne de bons résultats.

Sarkozy n’est évidemment pas le seul à draguer un tel électorat.

La famille Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont déjà positionnés sur le créneau populiste et la dénonciation des «méchants», ceux qui soi-disant empêchent le bon peuple d’être heureux.

Il n’est pas non plus le seul à utiliser sans vergogne le clientélisme.

Il suffit de regarder les derniers discours à gauche et en particulier ceux des leaders du PS mais aussi de François Hollande et de Manuel Valls pour s’apercevoir que l’on en revient petit à petit à la phraséologie de la division simpliste des «eux contre nous» et des promesses démagogiques envers tous les groupes socioprofessionnels dont les socialistes sont devenus les porte-voix.

Bien entendu, à droite, les candidats à la primaire de LR ne sont pas en reste même s’ils sont plus en retenue que Sarkozy, sauf évidemment, Jean-François Copé.

Tout ce beau monde lorgnera ensuite sur les électeurs centristes et, plus largement, sur la frange modérée de l’électorat en se parant d’une image responsable.

Consternant mais souvent efficace…

Car, malgré ce qu’a prétendu Nicolas Sarkozy, que les centristes n’ont jamais permis de gagner une élection, montrant une nouvelle fois son mépris pour ceux-ci, les quelques pourcentages qui feront la différence au premier tour (en prenant le schéma actuel où Marine Le Pen est qualifiée pour le second) se trouveront au centre.

Ce qu’a très bien compris Emmanuel Macron, d’ailleurs, qui talonne l’ancien président de la république dans un dernier sondage et enfonce François Hollande et François Bayrou.

Le Centre et le Centrisme détestent les clientélistes, les démagogues et les populistes.

C’est la négation de leur vision politique où la responsabilité et le réformisme sont essentiels pour gouverner afin de mettre en place un progrès pour tous et non pour des clientèles captives que l’on brosse dans le sens du poil à chaque élection.

Oui, mais voilà, les partis centristes sont, non seulement, faibles mais désunis, incapables de présenter un front commun pour défendre leur valeurs, leurs principes et leur projet.

Pire, ils recueillent en leur sein nombre d’opportunistes ou d’ambitieux qui n’ont d’autres buts que leur propre personne et leur propre avenir.

Ils gangrènent le cœur même du fonctionnement de ces partis et les font apparaître comme un rassemblement de gagnes-petits aux comportements misérables et à l’arrivisme pitoyable, pendant que l’on attend de ceux qui ont de vraies convictions centristes, qu’ils aient le courage d’aller au combat quel que soit le résultat arithmétique.

S’il n’y a pas de candidat centriste à la présidentielle, cette absence permettra à tous les clientélismes de prospérer sans réel contradicteur.

Ce serait grandement dommageable pour le pays et son avenir.

22 septembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les investitures chez les républicains

Ça y est, les investitures sont tombées pour les républicains.

 

Et c’est mauvais signe, car c’est du Sarkozy tout craché.

 

Bon, il y a évidemment l’investiture de Balkany, ajouté de celle de Manuel Aeschlimann, qui représente le clan Sarkozy avec tous les travers inimaginable.

 

Mais il convient d’ajouter plusieurs points.

Le premier est que l’on trouve beaucoup de droite dure.

En particulier, on a Philippe Pemezec et Camille Bedin.

 

On a aussi des carriéristes, comme Clément Forestier, dans notre circonscription.

 

Mais c’est avant tout un moyen de faire taire les modérés.

C’est Sarkozy qui choisit les députés, indépendamment   du résultat de la primaire.

 

Si Fillon ou Juppé gagnent, ils vont avoir du mal à imposer une politique dans l’intérêt général.

 

Mais ça montre une constante Sarkozienne, l’envie de diriger sur un socle minimal, alors qu’il faudrait bâtir des coalitions, comme en Allemagne, afin de s’en sortir enfin, et faire des réformes où tout le monde s’y retrouve.

 

Et surtout, c’est un camouflet pour le centre.

Certes, les sortants UDI n’ont pas de concurrents, mais ils n’ont aucune circonscription nouvelle.

Et lorsqu’il s’agira de construire une coalition, face à des candidats républicains déjà en campagne, ça sera difficile de faire valoir ses droits.

 

Bref, Sarkozy, qui pense qu’il va gagner la primaire, espère diriger seul la France sur une base réduite pour une minorité.

Du Sarkozy quoi.

Et comme d’habitude, il piétine le centre, centre qu’il méprise tant.

 

Le problème, c’est que le centre l’a mérité.

Je l’avais d’ailleurs déjà écrit lors des régionales.

 

En ne faisant pas une liste au premier tour, et en y allant avec la droite dure comme Wauquiez et Peletier, on a invité la droite dure à prendre le centre pour des paillassons.

 

Pourquoi s’en priveraient-ils, puisqu’on les y a invités…

 

Résultat : On a besoins des idées centristes, mais on est affaibli et on ne pèsera pas dans la prochaine législature.

 

En fait, on ne sera même pas présent.

 

Tout ça à cause d’un travail peu sérieux… Comme je l’avais écrit

 

Évidemment, je suis furax, et aussi inquiet pour la suite.

23 juin 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Législatives 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (3/3) : L’aspect marketing

Parlons un peu marketing…

Aujourd’hui, pourquoi préférer acheter une marque plutôt qu’une autre ?

Pourquoi le consommateur va préférer acheter une marque plutôt qu’une autre ?

Pourquoi acheter un IPhone plutôt qu’un Androïd ?

 

Évidemment, ça dépends de beaucoup de choses.

Ça dépend généralement de la marque, du prix et de la qualité. Surtout du prix et de la qualité.

Mais il y en a qui achètent IPhone car … c’est Apple.

 

La politique peut aussi se raisonner sur cette base.

Pourquoi le consommateur (l’électeur) achèterait (voterait) pour la marque (le parti politique) Modem ?

 

En ce qui concerne l’étiquette, on est déjà servi. En général, on vote les deux grosses franchisses que sont les républicains (ou UMP) et le PS.

 

Donc la franchisse Modem, qui est donc d’un point de vue marketing une petite franchise, ne peut pas forcement jouer que sur l’étiquette.

 

Par ailleurs, se plaçant au centre, elle est face à une concurrence sévère et dure.

Sur ce créneau, il y a l’UDI et l’UDE (avec le Front Démocrate).

 

Je pense qu’il y a deux points à garder en tête.

La première est qu’il faut proposer ce que les autres n’ont pas.

L’UDI se positionne sur une alliance automatique avec la droite. L’UDE se positionne avec une alliance automatique avec la gauche.

 

Le Modem se doit donc d’être original, et se placer pour une alliance à géométrie variable.

Je pense même qu’il y a un espace !

Comme je l’expliquais dernièrement, et comme le blog du centrisme l’expliquait, le débat Gauche-Droite est archaïque, stérile et ne permet pas à la France de se réformer.

Au contraire, si on prend par exemple l’Allemagne, c’est des coalitions Droite-Gauche qui ont permis d’avancer.

Pour continuer dans ce sens, la cassure droite-gauche permet à des Sarkozy et des Hollande de se construire, sans idées, sans visions, dans une démarche le bien contre le mal, c’est blanc ou c’est noir, nous c’est les gentils, eux, c’est les méchants.

 

Le problème, c’est que le monde est gris !

Je pense qu’il y a vraiment un espace pour une approche plus pragmatique de la politique.

Effectivement, Les républicains ou Le PS, Sarkozy ou Hollande, ont déjà le programme.

Ils ne connaissent pas les problèmes, mais ils ont les solutions…

Et ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution à tes problèmes qu’ils ne connaissent pas…

 

Or, il y a un espace pour un parti qui ne prônent pas des solutions, mais qui prônent des démarches.

Démarche basé sur mon livre de chevet : Discours de la méthode de Descartes.

On fait d’abord un diagnostic puis de ce diagnostic, on construit un programme.

Tout l’inverse d’une approche gauche-droite car dans ce cas, on discute sur un projet et non plus sur un camp.

 

C’est même une nouvelle définition de l’axe central, qui comme l’explique le blog du centrisme, est plébiscité par les français.

 

Le deuxième point est la qualité de l’offre électorale.

Si Bayrou est encore identifié, alors qu’il n’a pas de député, d’élus ou que sais-je, c’est grâce à la qualité que fut son offre électorale.

Il est le seul à avoir mis en avant les problèmes de dette, de désindustrialisation, d’institution…

 

Différence de l’offre électorale par rapport aux concurrents, notamment centristes, et qualité de l’offre électorale, notamment en matière de diagnostics et de propositions, c’est sur ces deux points que doit travailler et continuer de travailler le Modem.

 

Sur le court terme, c’est peut être frustrant, mais sur le long terme, ça nous identifiera.

Mieux vaut avoir 0 élus pour nous permettre d’en avoir 10 de façon durable que d’en avoir 50 et sur le long terme, car les républicains ne veulent plus de nous et qu’ils n’ont plus besoins de nous, d’en avoir 0 de façon durable…

13 février 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Candidature centriste en 2017 (1/2) : Pourquoi une candidature centriste n’est pas une bonne option ?

Tout est dans le titre, provocateur, ça va de soi.

Puisque le blog du centrisme aborde la question, j’ai eu envie de mettre ma pierre à l’édifice.

 

En réalité, la pertinence d’une candidature centriste dépend d’abord du résultat de la primaire UMP.

 

Mais dans le contexte actuel, avec une certaine tristesse et une certaine colère aussi, je pense que pour l’instant, une candidature centriste n’est pas pertinente.

 

C’est d’ailleurs tout le paradoxe.

Il faut que les idées centristes s’expriment. Mais les centristes ne sont pas prêts à prendre part au débat en 2017.

 

Pourquoi ?

 

Il y a plusieurs raisons.

La première est que la France est un pays qui va mal. Le déclin Français est une réalité.

Les problèmes économiques sont sérieux. La situation sociale est critique, et il est plus que temps de tenir un langage de vérité.

Après les gestions Chirac/Raffarin de 2002 à 2007, Sarkozy de 2007 à 2012 et Hollande de 2012 à 2017, il serait souhaitable d’avoir un bon dirigeant, lucide et plus pragmatique.

A défaut d’avoir un dirigeant qui améliore la situation, essayons d’avoir au moins un dirigeant qui n’empire pas la situation.

 

La seconde raison est que l’on a trois prétendants catastrophiques : Sarkozy, Hollande et Le Pen.

Sarkozy et Hollande ont fait leurs preuves, notamment en économie, dans la lutte contre les déficits …

Sur certains points, en laideur, en démagogie et dans la capacité à faire appel aux plus bas instincts de l’électeur, à esquiver les problèmes de la France, Hollande n’a rien à envier à Sarkozy.

Je pense en particulier au débat sur la déchéance de nationalité.

De plus, Sarkozy et Hollande n’ont pas fait l’effort pédagogique nécessaire pour expliquer aux français les enjeux économiques. Ils ont fait plutôt l’effort de démagogie.

De toute façon, je ne suis pas sûr que les deux zigotos aient conscience de l’environnement politique économique dans lequel évolue la France.

Quant à Le Pen, je ne souhaite pas cautionner une société de l’exclusion.

 

Ensuite, je pense que le résultat du premier tour de l’élection régionale est probablement une cartographie de ce qui va se dérouler lors du premier tour à l’élection présidentielle de 2016.

Pour mémoire, le FN a fait 27,73%, les républicains (avec les centristes) 26,65% et le PS 23,12%.

La dernière fois (Européenne 2014), les centristes avait fait 9,94%.

Donc si on part de cette base grossière (en fait, pour des raisons que je vais expliquer par la suite, je pense que le score centriste serait plus bas, en fait, il s’agit de majorer), et en supposant (hypothèse grossière) que tous les centristes aient votés à droite, le trio de tête serait FN (encore 27,73%), PS (toujours 23,12%) et républicains (16,71% cette fois-ci).

 

En se basant sur les européennes, on aurait FN (24,86%), Républicains (20,81%) et PS (13,98%).

Au pire, la candidature centriste empêche le candidat de la droite d’accéder au second tour.

 

Donc, la plus grande probabilité est d’avoir un second tour FN/Candidat des républicains, avec le candidat républicain devenant président ;

 

Argument suivant : le casting est quasiment connu.

Je ne vois pas, vu le fonctionnement du FN, Marine le Pen ne pas être candidate. Je pense qu’elle se présentera, et qu’elle sera au second tour.

 

Quant à François Hollande, qui pour moi a un bilan pourri, je pense qu’il sera le candidat du PS.

Effectivement, grâce à Manuel Valls d’ailleurs, il résiste bien.

Si on remonte le temps, lors des régionales 2004, Raffarin était haï. Le PS a gagné (en métropole) 20 régions sur 22.

Lors des régionales 2010, c’est Sarkozy qui était haï, le PS a eu 21 régions sur 22.

En 2015, c’est Hollande qui est impopulaire, mais la droite ne gagne que 7 régions, le PS en garde 5.

Pire, 2 régions sont gagnées par la droite grâce … au PS.

Dans un contexte où le pouvoir en place est haï, le PS résiste mieux que l’UMP/Les républicains.

Certes, le bilan global de François Hollande est mauvais, mais sa candidature reste malgré tout crédible.

Et si ce n’est pas lui, qui ?

Martine Aubry ? Je rappelle que le PS est très gauchiste !

La seule incertitude est pour l’instant sur le candidat de la droite.

Enfin, dernier argument : Les centristes sur la période 2012-2017 ont vraiment fait de la merde ! (Et je reste très poli).

Personnellement, j’ai une forte envie de baffer les responsables centristes, qui comme le dit si bien le blog du centrisme, ont trahi leurs sympathisants !

Ce n’est pas la première fois que je le dis. Je l’avais écrit lors des départementales et des régionales.

Les centristes ont d’abord pensé court-terme avant de penser long-terme.

Ils n’ont pas hésité à trahir leurs convictions justes pour aller à la soupe.

Le cas Wauquiez est de mon point de vue symbolique.

Pire, des élus (Modem) ont été sacrifiés à une vision court-terme. Ce qui rend la construction et la consolidation du Modem sur le long terme très compliqué.

 

Je me permets une anecdote : Un jour, une personne m’a expliqué qu’elle allait voter le Pen aux régionales. Il m’a expliqué qu’il ne savait pas si elle était compétente. Mais il a ajouté que les autres, ils avaient montré leur incompétence.

Le vote Le Pen étant protestataire, vous me voyez répondre « Votez les Républicains de Sarkozy, car comme ça, les centristes auront leurs places au chaud ».

Car il s’agit bien de ça malheureusement.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, je pense que les centristes sont vus comme des arrivistes.

Exemple ici

En particulier, il fallait identifier fortement un pôle centriste, notamment aux régionales où l’absence centriste est une faute grave.

Ça demande évidement, comme toute élection, un travail sur le long terme.

Travail qui n’a pas été fait, et qui ne sera pas fait, à mon avis, de façon qualitative (voir pas du tout) d’ici les quelques mois séparant la présidentielle.

 

Donc conclusion :

Face à la situation préoccupante de la France, face à la triple menace Le Pen/ Sarkozy/Hollande, face à la faiblesse des centristes (qui pour moi n’est due que aux centristes), face au fait que je crains que le débat risque d’être déjà faussé, et comme j’espère voir la situation s’améliorer, ou au pire ne pas se dégrader, j’ai décidé de jouer d’abord l’intérêt général.

 

J’irai donc voter à la primaire UMP et je voterai pour Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, je l’avais écrit, c’est un choix par défaut.

Je pense que Sarkozy est le maillon faible, et l’éliminer au plus tôt sera le mieux.

En fait, je vais à la primaire que pour éliminer Sarkozy.

Le fait que je me sente obligé d’aller à la primaire est d’ailleurs pour moi un signe que la démocratie française ne marche pas bien.

Mais face à une situation politique compliquée et une situation sociale et économique pas brillante, et des centristes qui se sont foutus de la gueule du monde, je fais le choix de la responsabilité.

Cette solution ne me convient pas, j’ai envie de baffer les responsables centristes mais je considère que au vue de la situation, on ne peut pas se permettre d’avoir Le Pen ou Hollande ou Sarkozy.

Juppé est la seule solution acceptable (avec Fillon, certes, mais je pense néanmoins que Juppé est mieux, et qu’il est aussi mieux placé).

 

Evidemment, hors de question de voter Sarkozy (sauf menace le Pen) et je n’aurais aucun remord.

Je me bats avec les armes de Sarkozy.

Par exemple, je rappelle que Wauquiez avait expliqué qu’il ne se droitiserait pas, avait même signé un papier… Et puis, il l’a fait quand même…

J’espère que sur la période 2017-2022, les centristes se ressaisiront !

Cette période commence tout de suite, la politique, c’est sur le long terme !

21 janvier 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire