Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Malakoff et Moi, proposition 23, Droit de saisine

Droit de saisine ! La ville propose une modification du règlement intérieur du conseil municipal pour permettre aux habitants d’inscrire un point à l’ordre du jour.

 

Je voulais commenter le sujet à l’époque, mais je ne l’ai pas fait. Mais puisque Malakoff et Moi, me permet d’y revenir, je vais donc me permettre de commenter le sujet.

 

Déjà, commençons par la base : l’engagement a été tenu. Il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017, si mes souvenirs sont bon.

 

Pour ma part, je suis perplexe sur la proposition, je la trouve même démagogique.

 

Déjà, commençons par la base.

La municipalité a été élue lors des élections 2014.

Elle est donc légitime.

 

Elle a été élue sur un programme, elle applique donc son programme.

C’est là aussi, tout à fait normal.

 

Certes, selon les circonstances elle peut être amenée à revoir certains points de son programme, mais je ne lui en tiens pas rigueur.

 

Au contraire.

 

De plus, il y a un moment où il faut comprendre qu’un programme municipal, ce n’est pas des propositions, c’est une philosophie.

 

Les propositions peuvent être amenées à changer selon les contraintes extérieures.

Et c’est normal, car au-delà de l’aspect idéologique, je demande d’abord au maire de gérer la commune, et donc de faire preuve de pragmatisme.

Ce que mon maire fait plus ou moins.

 

En fait, je demande à mon maire d’avoir une attitude contradictoire.

Je lui demande de rester elle-même, de garder son identité profonde, tout en faisant néanmoins preuve de pragmatisme, pragmatisme indispensable pour la gestion d’une ville.

Ce qui est à peu près fait.

 

Par ailleurs, le débat sur la gestion de la ville se fait lors des municipales se fait durant l’élection.

Il se trouve que l’élection municipale 2014 a été faussée, mais le responsable n’est pas la tête de liste municipale de l’époque, à savoir Catherine Margaté, mais plutôt celle de Malakoff Plurielle, groupe qui par la suite a implosé (Voir ici et ici).

 

Par ailleurs, si on prend un problème concret, comme les nuisances sur la Place du 11 Novembre (Problème pris par hasard), la pétition n’a fait que 191 signatures, très loin des 500 requis pour que la saisine soit acceptée.

Heureusement que Madame le Maire n’a pas attendu pour faire une réunion publique et prendre en considération le problème (d’autant qu’elle habite place du 11 Novembre également).

 

De plus, généralement, la mairie organise des réunions pour les problèmes récurrents et/ou les nouveaux projets.

 

Pour ma part, au lieu de faire un droit de saisine, je pense qu’il faut relancer les conseils de quartier qui sont vraiment au point mort.

 

Faisons un Etat des lieux.

Conseil de quartier Derniers RDV Prochain RDV
Quartier Nord 5/11/2014, 9/10/2015 ?
Quartier Centre 29/06/2015, 23/01/2016 Rien à ma connaissance, je fais pourtant parti du collectif
Maison de l’enfant 9/02/2016, 23/03/2017 ?
Quartier des Collèges 7/04/2015, 11/11/2015 ?
Barbusse-le clos 15/04/2013, 25/09/2014 ?

A la grande époque, les conseils de quartier se réunissaient 2-3 fois par ans.

Aujourd’hui, ils se réunissent seulement 1 fois par ans.

Certains ne se sont pas réunis depuis 2015 (Nord, Collège), voir 2014 (Quartier Sud).

 

De fait, il n’existe plus de lieu pour pouvoir faire remonter les problèmes régulièrement.

Il n’existe plus de lieu pour faire remonter aux élus les divers problèmes du quotidien.

 

Par ailleurs, si on prend Tocqueville dans De la Démocratie en Amérique, le citoyen a une tendance à être isolé dans la masse dans une démocratie.

 

Pour lutter contre ça, Alexis de Tocqueville recommande de créer des associations locales.

Le conseil de quartier est l’une des solutions pour lutter contre l’isolement du citoyen dans la masse dans une démocratie.

 

Par ailleurs, un conseil de quartier crée du lien social, contrairement à une pétition.

 

Donc, pour ma part, je recommande plutôt de relancer la dynamique du conseil de quartier plutôt que le droit de saisine.

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24 septembre 2017 Posted by | Politique, Malakoff, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur l’atelier Malakoff et moi du 19/09/2017

Mardi avait lieu une réunion sur Malakoff et Moi, dont j’ai souvent parlé.

 

En toute honnêteté, j’étais d’abord venu parlé d’un sujet qui a empoisonné mon mois de Juillet-Août, les nuisances sur la place du 11 Novembre.

 

J’ai même été dans l’atelier « Vivre ensemble » au détriment d’un « Atelier économie ».

Certes, le point faible de Malakoff est la gestion économique, mais les nuisances sur la place du 11 Novembre, ça a vraiment empoisonné mes mois de Juillet-Août, et je dois reconnaitre que ça m’a excédé de passer un pantalon par-dessus mon pyjama et descendre demander pour demander de diminuer d’un ton.

 

Et ça m’a excédé d’arriver au travail totalement défoncé à la suite de mauvaises nuits de sommeil, car en Juillet/Août, je n’ai pas eu de vacances, moi !

 

Mais bon, comme j’ai abordé la question avec madame le Maire…

 

L’objet de la réunion était de faire un bilan sur les engagement Malakoff et Moi, de voir ce qui a été tenu et ce qu’il reste à faire.

 

Il est tout à fait normal de faire un bilan, et il est tout à fait normal que la municipalité communique sur le fait qu’elle respecte ses engagements.

D’autant qu’elle essaye vraiment de le faire.

 

Néanmoins, pour ma part, je reste assez dubitatif sur l’intérêt de la réunion.

 

Effectivement, les problèmes évoluent.

Or, si les problèmes évoluent, il faut être en mesure de le prendre en compte et évoluer.

 

Par exemple, j’ai expliqué que malgré les efforts réels de la municipalité sur le vivre ensemble, celui-ci prend un réel coup si on n’arrive pas à dormir la nuit suites aux nuisances place du 11 Novembre.

 

Il faut donc faire évoluer les propositions.

Or, celles-ci sont figées.

 

Des propositions pertinentes à un temps t ne le sont peut-être plus à un temps t+1.

 

De plus, Malakoff et moi a ralenti considérablement le rythme des conseils de quartier.

Je n’ai aucune nouvelle du mien qui est au point mort.

 

Cela veut dire que l’on n’a plus d’espace pour aborder les problèmes du quotidien.

 

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains sujets, notamment le développement économique.

24 septembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

12 septembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Mon avis sur les premiers mois Macron

Vu les critiques que subit notre président, à savoir Emmanuel Macron, j’ai décidé de donner mon avis sur les premiers mois de la présidence Macron.

 

D’autant que les critiques viennent de partis qui ne se sont jamais remis en cause (genre PS ou républicains) ou qui n’ont comme moteur que les ambitions personnels (genre l’UDI de Lagarde).

 

Je me permets aussi de rappeler que même si j’ai été au Modem de 2007 à 2016, je ne suis encarté à aucun parti politique, et en particulier, je ne suis pas encarté en Marche.

 

En ce qui me concerne, je trouve le président Macron moyen, mais je m’en contente volontiers.

 

Pourquoi je le trouve moyen.

Parce déjà, il fait dit des choses, qui je pense traduisent des intentions, qui font plaisir à entendre.

En particulier, j’ai apprécié que le président Macron explique qu’il doit faire une double désintoxication, dans les dépenses publiques, trop élevées, et dans le niveau de prélèvement, trop élevé aussi.

D’autant qu’il l’expliquait aux maires, qui sont loin d’être de bons élèves dans le domaine (voir ici et ici), ce qui en particulier le cas à Malakoff.

J’apprécie aussi, contrairement à ce que déclarent certains dinosaures, la réforme du marché du travail.

Enfin, la loi moralisation est un bon début, même si beaucoup reste à faire.

 

Par contre, il est vrai qu’il a fait des âneries, comme la suppression de la Taxe d’Habitation.

Mais là aussi, il convient de nuancer.

Déjà parce que, sur le fond, Emmanuel Macron a raison (la Taxe d’Habitation est un impôt injuste et débile). Mais aussi parce que, selon le canard enchaîné, il semblerait qu’il y ait une réflexion sérieuse derrière.

Et de toute façon, cette connerie est moins grave que le coup de la tranche à 75%, qui là, est vraiment démagogique, et montre du doigt une catégorie de la population, et en plus est confiscatoire.

 

Donc Emmanuel Macron est un président moyen.

Certes, je préfèrerais un bon, voir un excellent président, mais je me contenterai d’un président moyen, et finalement, je suis content d’avoir un président moyen, et ceci pour deux raisons.

 

La première, c’est que si Emmanuel Macron n’avait pas été élu, on aurait eu comme président « acceptable » Benoit Hamon ou François Fillon.

Le premier fait partie d’une gauche réactionnaire qui n’a pas compris que le mur de Berlin s’est effondré et que le monde a changé.

 

Le second ne pense qu’à sa pomme et n’a pas hésité à couler la droite pour rester candidat. Bref, il n’a absolument pas joué collectif.

Et comment quelqu’un qui ne joue pas collectif peut penser à l’intérêt général ?

 

Enfin, je rappelle que depuis 2002, les présidents sont vraiment médiocres.

 

Jacques Chirac d’abord.

Celui-ci a certes un point positif, c’est qu’il n’a pas été en Irak.

Avec Nicolas Sarkozy, on y aurait été.

Mais ça s’arrête là.

Il n’a pas fait les réformes économiques nécessaire.

Pire, il a diminué les impôts sur les plus riche.

Ce qui est clientéliste, injuste, et surtout a empiré un problème récurrent aujourd’hui : le déficit.

 

Nicolas Sarkozy ensuite.

Il a continué à aggraver le déficit, fait des cadeaux aux riches (bouclier fiscal), enrichi une oligarchie (comme le Pentagone à la Française), et réformé le service public de façon à ce qu’il soit inefficace (j’ai en tête le Pôle emploi).

 

Quant à François Hollande, il a lui aussi aggravé le problème de déficit, et il nous a laissé une réforme territoriale technocratique, antidémocratique et qui ne réduit pas les dépenses de fonctionnement.

En particulier, le Grand Paris, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Et pourtant, je suis pour le Grand Paris.

 

Donc, vu ce que l’on a depuis 2002, vu le choix qu’il y avait en 2017, je me contente avec joie d’un président moyen comme Emmanuel Macron.

17 août 2017 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (13/13) : L’aspect politique

Je finis donc de parler du budget 2017 (sur lequel j’ai un peu trainé, mais après tout, j’ai un vrai travail prenant) pour aborder l’aspect politique.

 

Certes, c’est toujours agréable de se prendre pour un élu sur un post, mais il est aussi important, contrairement à l’opposition actuelle, d’avoir une vision critique, certes, mais aussi intelligente et réfléchie de la politique locale sur Malakoff, chose que j’essaye de faire.

 

D’autant que le dernier article sur les finances locales de Malakoff, écrit par Malakoff Plurielle, est en dessous des enjeux.

 

En ce qui me concerne, j’aurais voté blanc sur ce budget.

 

D’abord le point positif, qui démontre une amélioration qu’il faut saluer et encourager, les dépenses de fonctionnement sont au même niveau que le budget 2016.

Par les temps qui courent, et vu que l’on a une municipalité communiste, qui a du mal avec l’économie, c’est vraiment très bien.

 

Autre point que j’avais évoqué il y a fort longtemps, le fait de préférer l’autofinancement à la dette automatique.

Bon, il faut aussi souligner que ça s’est fait avec une forte augmentation de la Taxe Foncière.

Mais quand on a connu la période 2001-2008, là aussi, c’est un progrès.

 

En particulier, l’augmentation de la dette était prévue en 2016, ça n’a pas été le cas.

Mais bon, c’est aussi dû au fait qu’à mon avis, tous les investissements n’ont pas été menés.

 

Mais même s’il y a des progrès, qu’il faut saluer, ça reste insuffisant, et ceci pour deux raisons.

 

La première c’est que stabiliser les dépenses de fonctionnement, c’est insuffisant. Il faut les réduire.

Il faut, en fait une volonté de réduire les dépenses de fonctionnement.

Dans une situation où les ménages/entreprises/collectivités ont une ba isse des recettes, il faut faire un effort pour dépenser moins.

 

Il faut une réflexion pour organiser au mieux les services publics pour qu’ils répondent au mieux aux besoins de la population à moindre coût.

 

En particulier, l’informatisation des moyens permet de réduire les coûts.

 

Enfin, il faut avoir une véritable réflexion sur les recettes de la ville.

De nouveaux besoins induisent de nouvelles dépenses. Il faut donc de nouvelles recettes pour y répondre.

Il convient néanmoins de signaler pour plusieurs raisons, que la question est difficile.

 

Sur ces deux derniers points, la ville de Malakoff doit faire des efforts.

14 août 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (12/13) : La dette de Malakoff

Autre sujet qui fâche.

En 2001, la dette de Malakoff était maîtrisée.

 

Or, sur le mandat 2001-2008, la municipalité a fait une série d’investissement.

Pourquoi pas.

En ce qui me concerne, je regrette qu’il n’y ait pas eu des investissements productifs, c’est-à-dire des investissements en vue d’augmenter les recettes de la ville, comme ce fut le cas à Montrouge, par exemple.

 

Le problème, c’est que les investissements ont été fait en s’endettant, ce qui fait que la dette a été multiplié par environ 10, et qu’à l’époque, les calculs montraient qu’il fallait environ 15 ans pour rembourser la dette (faite en environ 5 ans).

 

Au contraire, je pense qu’il fallait prioriser l’autofinancement.

Ça impliquait d’augmenter les impôts locaux en 2001, et non fortement en 2009 (1 an après les élections), où si mes souvenirs sont bons, la taxe d’habitation a fortement augmenté.

 

Sur le mandat 2008-2014, la dette a diminué, mais pas assez fortement à mon sens.

 

Là, nous sommes en période d’investissement, et de recapitalisation de la SAIEM du fond des Groux.

 

Evidemment, on parle de budget, donc de ce qui est prévu.

 

Dans le budget principal, la dette au 01/01/2017 est de 33 695 640,08€.

Ce chiffre a été calculé à partir du ratio Dette/population, la population étant donnée.

On rembourse 3 099 672,00€ et on emprunte 4 978 342,99€.

 

Dans le budget des parkings, la dette est de 1 155 263,65€.

On rembourse 120 245,00€ et on emprunte 0€.

 

Au 01/01/2017, la dette est donc de 34 850 903,73€.

On a une intention de rembourser 3 219 917€.

Mais on empruntera 4 978 342,99€.

Il est donc prévu de faire augmenter la dette.

 

C’est dû au fait que l’on soit dans une période d’investissement, et à la recapitalisation de la SAIEM du fond des Groux (suite à la fusion de la SAIEM et de l’OPH de Malakoff).

 

Il est prévu que la dette s’élève à 36 609 329,72€ au 31/12/2017.

13 août 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Mobilisons-nous contre les JO

Dernièrement, j’exprimais mon opposition à l’organisation des JO à Paris.

 

Je suis donc ravi que l’Hérétique s’exprime sur le sujet en allant dans le même sens.

 

Je suis opposé à l’organisation des JO pour deux raisons.

 

La première est financière.

Les JO ont un coût, et c’est rarement rentable.

Pire, il y a toujours des dépassements et évidement, c’est le contribuable qui paye.

Dans un pays qui doit, comme le dit si bien Emmanuel Macron, faire une double désintoxication sur ses dépenses publiques (trop élevées) et son niveau de prélèvement (trop élevé aussi), organiser les JO est un mauvais signal.

 

Lorsque l’on a des problèmes d’argent, comme la France, et que l’on doit réduire ses dépenses, comme la France, on commence par ce qui est superficiel.

Et les JO, c’est clairement superficiel.

 

Par ailleurs, lorsque l’on a des problèmes d’infrastructures, comme à la Gare Montparnasse, je préfère qu’on investisse pour remettre en Etat l’existant.

 

L’argent, ça ne tombe pas du ciel, derrière, c’est le contribuable.

Par ailleurs, des dépenses d’investissement induisent des dépenses de fonctionnement.

C’est pour ça qu’il faut investir dans le durable et non pas dans de l’éphémère.

On investit pour 30 ans, pas pour 1 mois !

 

Enfin, il y a un vrai problème avec l’immobilier à Paris et en première couronne.

Il est trop cher et les gens ne peuvent pas se loger décemment.

Je parle de gens qui sont au-dessus du salaire médian.

Je crains que les JO induisent une flambée des prix de l’immobilier empirant une situation déjà catastrophique.

 

Enfin, je me permets d’ajouter un nouvel argument, donné par les opposants d’ailleurs : l’aspect démocratique et institutionnel.

 

La population n’est pas consultée. Les opposants ne sont pas reçus par Anne Hidalgo.

 

De plus, Paris n’a pas à décider.

Les JO ne concernent pas seulement Paris, mais Paris et la petite couronne.

C’est du ressort du Grand Paris, et le président du Grand Paris est Patrick Ollier.

 

C’est pour ça que j’appelle à signer la pétition contre les JO.

 

A écouter : Le responsable du collectif Non aux JO 2024 à Paris

2 août 2017 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Je condamne l’agression de Laurianne Rossi

C’est par hasard que j’ai appris que le député de notre circonscription, Laurianne Rossi (LREM), avait été agressée.

 

Même si je l’ai fait sur Twitter, je me permets de recondamner l’acte et à apporter mon soutien à notre député.

 

Effectivement, ces méthodes sont intolérables dans une démocratie. C’est le débat qui doit primer.

 

D’autant qu’elle a été élue clairement, y compris en comptabilisant le bulletin blanc.

L’élection faisant foi, elle est légitime.

 

Si Emmanuel Macron et Laurianne Rossi doivent être viré pour incompétence, ça sera aux électeurs d’en décider, lors des prochaines élections nationales, à savoir les présidentielles 2022 et les législatives 2022.

31 juillet 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

Les jeux olympiques à Paris, une plaie

Ça fait un petit moment que j’entends parler des jeux olympiques à Paris, et ça fait un petit moment que je veux donner mon avis.

 

En ce qui me concerne, je suis opposé à l’organisation des JO à Paris, et ceci pour deux raisons.

 

La première est financière. Les jeux olympiques, ça coûte de l’argent, et c’est rarement rentable.

Dans un pays qui a de sérieux problèmes financiers, de sérieux problèmes de déficit, ce n’est pas le moment de dépenser inutilement les deniers de l’Etat.

 

Par ailleurs, la Grèce, qui je le rappelle est un pays en faillite, a organisé les jeux olympiques, et ça ne les a vraiment pas aidés. Je pense que ça a même ajouté de la difficulté à leurs problèmes.

 

Enfin, l’immobilier est un vrai problème en IDF, à Paris et en première couronne. Je ne peux qu’insister à revoir l’excellente parodie du Groland.

 

Or, j’ai peur, également, que les jeux olympiques induisent une flambée des prix de l’immobilier sur Paris, empirant une situation que je trouve déjà critique.

 

Pour ces deux raisons, je suis opposé à l’organisation des JO à Paris et je regrette que l’on ne m’ait pas demandé mon avis que je me serais fait un plaisir de donner.

 

Ça tombe bien, je le donne.

27 juillet 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (11/13) : Les dotations

Un autre sujet qui fâche.

La maxime sur Malakoff, selon moi-même, c’est que la municipalité fait une politique globalement correcte, mais elle le fait sur l’argent des autres.

 

Là est toute la différence entre la municipalité et moi-même.

 

D’autant que les autres, principalement l’Etat, ils n’ont plus d’argent.

 

D’un autre côté on a une municipalité communiste qui vit sur l’argent des autres, qui pense qu’il est normal de vivre au crochet des autres, en l’occurrence l’Etat.

 

De l’autre côté, il y a moi-même qui pense qu’il faut avoir une réflexion globale pour augmenter les recettes de la ville. Une réflexion sur l’économique.

 

D’autant que j’estime que :

  1. J’estime qu’il est immoral de vivre sur le dos de l’Etat, qui est lui-même en faillite. Je considère que le désendettement de l’Etat est une nécessité et un dû.
  2. Derrière l’Etat, il y a toujours un contribuable, et vis-à-vis des contribuables, il est un devoir de réduire le déficit de l’Etat.

En fait, ça ne me gêne pas de payer des impôts. Mais je paye des impôts pour un service public de qualité et des infrastructures. Pas pour m’appauvrir et financer des politiques clientélistes.

 

Par ailleurs, le déficit public, c’est immoral car c’est pour les générations futures.

 

Et comme François Hollande est passé par là, la situation va se dégrader.

 

Bon, voyons le bon côté des choses, contrairement à l’année dernière, il n’y a pas de jeux d’écriture comptable.

 

Pour le budget 2017, on a :

Valeur Dotation Etat Compensation
Dotation forfaitaire 3 615 097 Oui Non
Dotation de solidarité urbaine 270 000 Oui Non
FCTVA 2 300 Non Oui
Dotation spéciale instituteurs 12 000 Oui Non
DGD 262 000 Non Oui
Emplois d’avenir 85 000 Oui Non
Autre participation Etat 17 500 Oui Non
Participation région 25 000 Non Non
Participation Département 360 967 Non Non
Participation Autres organismes 3 120 282 Non Non
Compensation Perte droit de mutation 2 000 Non Oui
Attribution Fond départemental TP 172 000 Non Non
Compensation CET 87 000 Non Oui
Compensation Exonération Taxe Foncière 42 000 Non Oui
Compensation Exonération Taxe Habitation 347 000 Non Oui
Dotation de recensement 6 500 Oui Non
Dotation pour les titres sécurisés 10 100 Oui Non
Autres Attributs et participations 205 000 Non Non
Total 8 641 746
Dépenses fonctionnement 57 998 494,00
%(Dotations et participations/Dépenses Fonctionnement) 14,90
Dotation Etat 4 211 097
%(Dotation Etat/Dotation et participation) 48,73
%(Dotation Etat/Recette Fonctionnement) 7,26

 

Rappelons d’abord qu’il faut différentier les dotations des compensations.

Les dotations, c’est ce que l’Etat nous donne pour fonctionner.

Les compensations, c’est l’Etat qui nous prive de recette propre et qui compense derrière.

 

Les dotations de l’Etat représentent 48,73% du total des dotations et 7,26% de notre budget total.

L’année dernière, c’était de 5,88% (en prenant en compte l’écriture comptable).

 

On a une augmentation des dotations (+7,2%).

Sans doute l’année électorale. Mais ça ne va pas durer. En 2016, la baisse des dotations diminuait de 22%.

9 juillet 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire