Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Suite du feuilleton « 6 Rue Jean Jaurès »

Si lors du conseil municipal du 13/12/2017, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais voté contre la délibération sur le 6 et 6 bis Rue Jean Jaurès.

 

Au final, on devrait néanmoins s’en sortir, y compris financièrement parlant.

 

Mais par principe, pour raisons punitives, j’aurais voté contre.

 

Pour mémoire, c’est au 6 rue Jean Jaurès que se situe CASACO.

 

Le feuilleton remonte à très loin.

 

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, le conseil municipal donne droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (l’ancêtre de l’EPFIDF, Etablissement foncier d’Ile de France).

 

Le foncier étant cher, l’EPF92, fusionné au sein de l’EPFIF, sert de bras armé à la municipalité, car l’EPFIDF apporte le financement, les moyens.

L’EPFIDF permet d’avoir des moyens financiers pour faire les politiques d’urbanismes.

 

Néanmoins, une première interrogation, soulevé à l’époque par l’élu centriste Jean Emmanuel Paillon, est levé.

C’est celle de la transparence et des informations.

 

Bien vu, et Grand Moment de Jean Emmanuel Paillon, c’est totalement par un commentaire, donc par hasard, que j’apprends que l’EPF92 préempte 6 rue Jean Jaurès, chose qui me sera confirmé plus tard.

 

C’est intéressant car la personne qui m’a appris ça avait l’intention de faire un centre de formation professionnelle, ce qui finalement aurait été mieux.

 

A partir de là, c’est CASACO, espace de coworking, qui s’installe là.

 

Mais au conseil municipal du 13/12/2017, c’est le coup de théâtre.

Le potentiel projet dans le coin Jean Jaurès est réduit. La mairie ne voulant pas exproprier.

Il y aurait, selon la municipalité, des gens qui finalement, voudraient rester.

 

Du coup, une partie de la zone sort de l’EPFIDF.

 

Seulement, voilà, l’EPFIDF n’est pas un organisme caritatif.

 

La municipalité se retrouve donc obligé de racheter le 6 (et 6bis) rue Jean Jaurès.

 

Et pour CASACO.

Le contrat est prolongé 3 ans mais pas au-delà.

Soient ils rachètent à la mairie le 6 Rue Jean Jaurès, soient ils déménagent.

 

Et si CASACO déménage, la municipalité revendra le bien.

Espérons que dans ce cas, il n’y ait pas de perte comptable.

 

Que dire ?

 

Deux choses.

La première est que CASACO est (ou semble trop) favorisé. D’autant qu’ils sont sur un projet dans l’ancienne trésorerie.

Je rejoins la remarque de Frédérique Perrotte.

D’autant que je pense que l’on avait mieux à faire avec l’ancienne trésorerie.

 

Par ailleurs, j’ai l’impression que l’on est face à un projet mal préparé et mal anticipé.

 

On devrait s’en sortir, enfin j’espère. Mais par principe, pour raison punitif, un vote contre n’aurait pas fait de mal.

 

Selon le compte rendu sommaire, le point a été adopté à l’unanimité.

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21 décembre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal

C’est donc officiel, Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal.

 

La raison principale étant qu’il était sur la liste en Marche aux sénatoriales.

Il avait également soutenu Laurianne Rossi, notre député LREM, lors des législatives.

 

Après les votes le concernant, il avait dû partir et il avait d’ailleurs donné mandat à Emmanuelle Jannès, qui elle a rejoint LREM (sans doute par hasard, évidement).

 

Pour ma part, je comprends la municipalité. Elle a été élue clairement et elle se situe dans l’opposition à Emmanuel Macron.

 

Au fond, elle vit ce que j’ai vécu avec Emmanuelle Jannès en 2014…

 

Il est clair que Monsieur Ben Malek doit faire une réflexion sur ses convictions politiques.

 

Je le dis, d’autant que j’ai des désaccords de fond sérieux avec la municipalité de Malakoff, notamment sur l’économie.

 

Néanmoins, beaucoup de questions se posent.

 

Effectivement, Monsieur Ben Malek était dans la commission d’appel d’offre, une commission stratégique.

 

Déjà, juridique. Il semblerait que la municipalité ne peut pas démissionner un membre de la commission d’appel d’offre.

 

Mais aussi politique. J’espère qu’il y a au moins un membre de l’opposition.

Là, je ne sais pas où aller chercher l’information.

14 décembre 2017 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

9 décembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

J’ai décidé de sécher la réunion du 21/11/2017 de Malakoff et moi

Ce soir, il y a une réunion Malakoff et moi, enfin de l’atelier auquel je participe, et j’ai décidé de la sécher.

 

Comme ça fait un petit moment que je veux parler de la démocratie locale sur Malakoff (point que j’ai abordé sur une proposition de Malakoff et moi d’ailleurs), je me dis que c’est le moment de se lancer et de donner les arguments qui font que je ne suis pas à la réunion Malakoff et moi ce soir.

 

Je serai néanmoins présent le 2 Décembre.

 

La première raison est que la réunion est à 19H30, or il est temps de comprendre que les gens travaillent. Et par extension, il serait également souhaitable de comprendre que les gens qui travaillent payent les impôts qui permettent à la collectivité de tourner.

 

De plus, je travaille à Elancourt.

Même si j’ai la chance d’avoir le bus direct (le 475), il faut me laisser le temps d’arriver.

Comme je pars vers 18H, et qu’il me faut 1H30 pour arriver, ça me fait arriver vers 19H30.

Aujourd’hui, à 19H30, j’étais à la station de bus…

Et encore, c’est si tout va bien. La fréquence du 475 est faible, et il peut y avoir sur l’A86 et la N118 des embouteillages.

 

Laisser un peut de temps, le temps d’arriver, ce n’est pas un mal.

On pourrait commencer la réunion à 20H.

 

Deuxième raison, je ne sais même pas ce qu’il s’y passe.

 

La première réunion était 19/09/2017.

Il y a eu une réunion le 17 Octobre, réunion à laquelle je n’ai pas pu participer, à cause de mon travail.

Sur le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé, et je n’ai pas eu l’occasion de suivre les dossiers.

Je ne vois pas ce que je peux apporter.

 

Troisième raison, il s’agit de faire un bilan sur ce que la municipalité a tenu des promesses faites lors de la séquence de Malakoff et moi.

Très franchement, je trouve l’intérêt limité. Déjà parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste encore 3 ans à la municipalité pour tenir les engagements.

De plus, une proposition qui était pertinente à un temps t ne l’est plus à un temps t+1.

Ou bien, des problèmes peuvent apparaître et il serait bien de pouvoir s’approprier le problème pour y apporter une solution, de débattre du problème pour y apporter une solution.

Comme le dit si bien notre maire, l’intelligence collective, à laquelle elle croit, c’est quelque chose de bien.

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains points, comme l’économie par exemple.

 

Ce qui amène la dernière raison, qui à mon avis est la plus importante.

Malakoff et moi se fait au détriment des conseils de quartiers.

Que Malakoff et moi soit complémentaire aux conseils de quartier, pourquoi pas.

Mais que Malakoff et moi se fasse au détriment des conseils de quartiers, non.

 

Les conseils de quartier, pour moi, c’est l’une des plus grandes réussites du mandat précédent.

Ils sont nécessaires.

C’est un lieu de vie, où l’on peut échanger, débattre, exposer un problème…

 

Le conseil de quartier, c’est le premier outil de démocratie local.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », expliquait que dans la société démocratique, l’individu est isolé dans la masse.

Pour lutter contre cet effet pervers, Alexis de Tocqueville expliquait qu’il fallait encourager les citoyens à monter des associations locales.

 

Le conseil de quartier sert à lutter contre l’isolement du citoyen.

 

Or, à Malakoff, les conseils de quartier sont de moins en moins actifs.

J’avais d’ailleurs évoqué le sujet.

Pire, sur des grands sujets, les conseils de quartiers ne se réunissent plus, ne s’emparent plus de sujets importants.

 

Il en est de même de la CDD qui ne s’est pas réunit depuis le 23 Juin 2016.

 

Or, du coup, il n’y a plus de lieu pour se rencontrer, pour discuter des problèmes, de la ville, du quartier ou des projets municipaux.

 

Il n’y a plus de lieux pour faire fonctionner l’intelligence collective.

 

Il n’y a plus de lieux pour débattre de la vie du quartier.

 

Je ne sais pas depuis quand les conseils de quartier tournent à sous régime, voir ne tournent plus.

 

Mais la priorité de la municipalité ne devrait pas être Malakoff et Moi, mais de relancer les conseils de quartier.

21 novembre 2017 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Sur l’ISF, Macron a raison, mais…

Je souhaite rebondir sur l’article de l’Hérétique, qui du coup va compléter mon article sur la Taxe d’Habitation.

 

En ce qui me concerne, je considère qu’Emmanuel Macron a raison de vouloir supprimer l’ISF, ou de le réformer.

C’est un impôt physiocrate, donc par définition, il est injuste.

 

Savez-vous que feu Liliane Bettencourt, femme la plus riche du monde, ne payait pas l’ISF.

 

Si on habite l’Île de Ré, on paye l’ISF indépendamment de son revenu ?

Même si on est retraité ou SMICARD ?

 

Allez, un dernier pour la route, auquel on ne pense pas forcement.

Si on habite en première couronne (possession d’une résidence principale) et que l’on possède un appartement en première couronne (que l’on loue), on paye aussi l’ISF.

Ce qui fait que l’on doit rentabiliser l’appartement à louer (en plus, il faut des fois y faire des travaux).

On paye aussi la taxe foncière (un autre impôt physiocrate…).

Bref, ça encourage à augmenter les prix de location.

 

Le problème, c’est qu’il y a une bulle immobilière à Paris et en petite couronne.

Les gens qui travaillent, et gagne au-dessus du salaire moyen ne peuvent pas se loger décemment.

 

Certes, l’ISF n’est pas la cause de la bulle immobilière. Ce n’est peut-être même pas une cause de la bulle immobilière, mais ça n’aide pas à faire exploser la bulle immobilière.

 

Le problème de l’ISF, c’est que c’est un impôt symbolique.

Il a été créé par le PS pour punir les riches, et expliquer que le PS est toujours de gauche.

 

Or, je ne vois pas en quoi un impôt, payé par les SMICARDS de l’Île de Ré, auquel ont échappé des riches, dont Liliane Bettencourt, est un impôt sur les riches.

 

Pour moi, c’est normal de payer des impôts.

Le problème, c’est qu’un impôt doit avoir une logique économique.

Or, l’ISF a une logique politique (voir politicienne), idéologique, clientéliste et punitive.

 

C’est juste un impôt débile.

 

Par ailleurs, même si sur ce sujet Emmanuel Macron a raison, je pense qu’il ne va pas assez loin.

En fait, je pense que la fiscalité est l’un des points faibles d’Emmanuel Macron, même s’il est largement au-dessus de François Hollande, qui lui osait se prétendre grand fiscaliste.

 

Le problème, c’est que notre système d’impôt a été pensé par les physiocrates, en 1789, soit il y a 228 ans, il y a plus de 2 siècles !

 

Selon les physiocrates, il est inconcevable de payer des impôts sur les revenus.

On paye des impôts sur son outil de travail.

 

Par exemple, si on a un champ, on paye des impôts pour la possession de son champ, car on va le labourer, et donc obtenir un bénéfice sur ses récoltes.

 

Le problème, c’est que si on a une inondation, une sécheresse et/ou une invasion de sauterelle, on a moins (voir pas) de récoltes.

Par contre on a les impôts.

 

Sur ce principe, on a inventé 4 impôts, les 4 vielles, la taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti, la taxe foncière sur le non-bâti et la patente (devenue taxe professionnelle puis CET).

 

A l’époque, ces impôts étaient touchés par l’Etat.

 

Vers les années 1870, il arrivait que l’Etat investissait beaucoup dans l’économie.

Seulement, le retour en investissement était faible.

Effectivement, selon le principe physiocrate, si on gagne beaucoup d’argent, mais que l’on a peu de bien, on paye peu d’impôt.

L’Etat a donc créé de nouveaux impôts et a passé les 4 vielles aux communes.

 

Le problème, c’est que l’on a un nombre important d’impôts physiocrates.

 

Certains font sourire, comme la redevance télévision.

Notez aussi la débilité de cet impôt.

Si on a un écran de télévision mais que l’on ne la regarde jamais (ou presque jamais en ce qui me concerne), on paye la redevance télé.

En ce qui me concerne, ma télévision me sert surtout d’écran d’ordinateur.

Mais si on ne possède qu’un écran d’ordinateur et que l’on regarde souvent la télévision sur son écran d’ordinateur, on ne paye pas la redevance télé.

Bonjour la logique.

 

Mais d’autres impôts physiocrates font des dégâts économiques (et par extension sociaux).

Je pense principalement aux charges patronales.

 

Par ailleurs, les impôts physiocrates peuvent créer des inégalités territoriales.

Dans le cas de la taxe d’habitation et de la taxe foncière, il y a une base, base définie par un obscur fonctionnaire du trésor public, dans un obscur couloir, loin des regards.

 

Effectivement :

Taxe = Base * Taux voté en conseil municipal (Pour la taxe d’habitation ou taxe foncière).

 

De fait des villes comme Neuilly (fortes bases) sont plus avantagé que des villes avec bases plus faibles (genre Malakoff).

 

En résumé, un mauvais maire de Neuilly fera toujours mieux qu’un bon maire de Malakoff.

 

Conclusion :

Pour moi, c’est normal de payer des impôts.

Tout le monde se doit de participer à la solidarité et à l’investissement collectif.

 

Le problème, c’est que tout le monde doit participer à la vie en collectivité à hauteur de ses moyens.

 

Et c’est là le problème de fond.

 

L’impôt doit se définir sur sa capacité à le payer, sur ses revenus.

Plus les revenus sont élevés, plus il est normal de payer des impôts.

Les impôts doivent être dépendant seulement des revenus.

Plus les revenus sont élevés, plus on paye des impôts.

 

C’est le principe du « A hauteur de ses moyens ».

 

Or, avec un système physiocrate, ce n’est pas le cas.

 

Dans l’absolu, même si sur la Taxe d’Habitation ou sur l’ISF a raison sur le fond, il est insuffisant.

 

C’est d’abord une refonte complète du système fiscal qu’il faut, et en finir avec la logique physiocrate.

5 novembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 et Éducation nationale (4/4) : Il faut pouvoir reprendre les études plus facilement

Dernièrement, j’écrivais que l’école devait être plus sélective.

Néanmoins, je considère que ça ne doit pas être à vie et définitif.

 

De mon point de vue, si les probabilités d’avoir le Bac à 18 ans sont faibles, autant ne pas le passer.

 

Mais si à 30 ou 40 ans tu as les capacités de l’avoir, je pense qu’il est sain de le passer.

 

Mieux, la société doit y encourager.

Ce qui compte, ce n’est pas le niveau actuel, mais les progrès que tu vas effectuer.

 

Le problème, c’est que c’est l’inverse qui se passe.

 

Si on n’a pas le Bac, on est un déchet. Pire, c’est à vie.

Et le pire, c’est que le Bac est dévalué année après année.

 

Au contraire, il faut faire un véritable travail sur le fait que ne pas avoir un diplôme, ce n’est pas un jugement de valeur, ce n’est pas un jugement de personnalité.

 

Par contre, un diplôme doit sérieusement sanctionner des connaissances, aussi bien théorique et/ou pratique.

Et il doit sanctionner sérieusement.

 

De fait, si on a les capacités, quel que soit l’âge de la vie, de pouvoir repasser un diplôme, pour diverses raisons, ça doit toujours être possible.

 

Il faut en particulier concevoir qu’à un moment donné, on peut ne pas être en situation d’obtenir un diplôme, mais ce n’est pas définitif. Plus tard, on peut gagner en maturité et dont évoluer et être capable de décrocher le diplôme.

 

Pouvoir reprendre les études doit être une nécessité, et ceci pour plusieurs raisons.

 

La première, c’est que la progression dans la société se fait pas les connaissances et le diplôme.

Si on a la capacité de progresser, on doit pouvoir le faire.

Si c’est par les études, on doit donc pouvoir les reprendre.

 

Par ailleurs, les connaissances doivent s’acquérir au long de la vie.

Certaines connaissances ne sont pas figées.

Au contraire, elles évoluent vite.

C’est en particulier vrai en Informatique.

 

Par ailleurs, c’est très rare que l’on exerce un métier dans son domaine d’étude initial.

 

Pour toutes ces raisons, reprendre ses études doit toujours être possible.

 

En ce sens, pour moi, le CNAM est un exemple.

1 novembre 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (6/16) : Les dépenses de fonctionnement

Pour le cru 2016, on a :

Valeur (€) %
Charges à caractères générales 9 244 912,61 16,11
Charges de personnel 29 182 182,71 50,84
Atténuation produit 489 427,00 0,85
Autres charges de gestion courante 9 905 787,31 17,26
Charges financières 1 005 244,67 1,75
Charges exceptionnelles 45 559,39 0,08
Dotation provisions semi-budgétaires 93 000,00 0,16
Opération ordre transfert entre sections 7 436 769,72 12,96
Total 57 402 883,41 100,00

 

 

Comme d’habitude, le principal poste de dépense reste les charges de personnel.

 

J’y reviendrai.

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (5/16) : Les recettes de fonctionnement

Rentrons donc dans le vif du sujet.

Et commençons par les recettes.

 

Pour le CA 2016, on a :

Valeur (€) %
Atténuations de charges 2 722 405,92 4,52
Produits, services et vente diverses 6 583 491,44 10,92
Impôts et taxes 38 203 235,35 63,38
Dotations et participation 8 712 877,82 14,45
Autres produits gestion courante 1 707 645,79 2,83
Produits exceptionnels 421 132,70 0,70
Reprises provision semi-budgétaire 60 896,15 0,10
Opération Transfert Ordre entre section 1 052 229,72 1,75
Excédent de fonctionnement reporté 815 441,11 1,35
Total 60 279 356,00 100,00

 

Rien de transcendant.

Comme la dernière fois, les principales recettes sont les impôts et taxe (63,38%), les dotations (14,45%) et les produits, services et vente diverses (10.92).

 

Notons que les recettes liées à l’impôts ont fortement augmentés (+30% environ).

Les dotations ont diminué (environ -8%).

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (4/16) : Le bilan financier

 

 

Le CA permet aussi de faire un bilan financier de la ville.

 

Soit Rf, Re et Rc respectivement les recettes de fonctionnement, les recettes exceptionnelles et les recettes de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Rc = RfRe.

 

Soit Df, De et Dc respectivement les dépenses de fonctionnement, les dépenses exceptionnelles et les dépenses de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Dc = DfDe.

 

Soit CAF la capacité d’autofinancement brut.

 

CAF = RcDc et en général, CAF > 0.

 

La capacité d’autofinancement brut est le premier indicateur pour mesurer la bonne gestion d’une ville. C’est le bénéfice net.

 

On retire soigneusement ce qui est exceptionnel, car l’objectif est de faire de la prospection.

 

Le problème est de définir « ce qui est exceptionnel ».

Avec les conventions admises, on a un exemple de calcul ici.

 

Je vais prendre les chiffres ici et sur la présentation du CA 2016.

 

Soit ED l’encours de la dette.

 

On définit la capacité de désendettement CD par CD = ED / CAF.

La capacité de désendettement représente le nombre d’année qu’il faudrait pour rembourser la dette si on y mettait toute la capacité d’autofinancement brut.

 

Elle est exprimée en année.

 

On considère qu’il y a bonne gestion si CD < 10 ans.

 

En période d’investissement, on admet une CD ~ 12-15 ans.

 

Cette année, j’ai décidé d’innover, et de remonter dans le temps.

 

On arrive à :

Année CAF (en millier d’€) €/hab (Malakoff) €/hab (Moyenne Strate)
2000 4 634 156 164
2001 5 124 173 161
2002 3 854 130 166
2003 3 736 126 189
2004 2 376 80 193
2005 2 321 78 152
2006 2 983 101 148
2007 403 15 141
2008 -717 -24 133
2009 3 027 99 142
2010 4 944 159 171
2011 6 428 206 186
2012 6 868 219 180
2013 6 807 217 172
2014 6 875 221 152
2015 8 840 287 176
2016 8 228

 

Année CAF (en millier d’€) Dette (en millier d’€) Capacité de désendettement (ans)
2000 4 634 5 726 1
2001 5 124 4 913 1
2002 3 854 4 813 1
2003 3 736 3 949 1
2004 2 376 12 159 5
2005 2 321 21 583 9
2006 2 983 33 374 11
2007 403 41 184 102
2008 -717 47 278 -66
2009 3 027 46 703 15
2010 4 944 43 841 9
2011 6 428 40 737 6
2012 6 868 37 929 6
2013 6 807 37 369 5
2014 6 875 36 262 5
2015 8 840 33 323 4
2016 8 228 34 850 4

 

Les années 2001-2009 représentent des années d’investissement intensives.

On y voit une forte augmentation de la dette et une chute de l’autofinancement brut.

La capacité de désendettement augmente fortement.

Avec la chute brutale de l’autofinancement brut en 2007, on a une capacité de désendettement de 102 ans.

 

A noter que 2008 représente une mauvaise gestion. La capacité d’autofinancement brut est négative. Ce qui veut dire que les dépenses de fonctionnement ont été supérieures aux recettes de fonctionnement. J’ai calculé CD, mais pour 2008, très franchement, CD n’a pas de sens.

 

Depuis 2009, on remarque une politique pour consolider la CAF. Entre 2008 et 2015, on a également une politique de désendettement.

Ce qui permet de réduire la capacité de désendettement.

 

De 2015 à 2016, on a une période d’investissement (Garage municipal …).

La dette a donc légèrement augmenté.

 

A noter que la municipalité a changé de stratégie.

 

Lors de la phase d’investissement 2001-2008, la municipalité a principalement financé ses investissements par de la dette. Elle a fortement augmenté ses impôts en 2008 (la taxe d’habitation si mes souvenirs sont bon).

 

Pour la période d’investissement actuelle, elle a augmenté ses impôts fortement avant en 2015 (la taxe foncière sur le bâtit).

 

A noter que j’ai aussi trouvé un ratio CAF/Habitants.

 

De 2000 à 2010, on a toujours une CAF (par Habitant) inférieur à la moyenne.

Depuis 2010, elle est toujours supérieure à la moyenne.

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (3/16) : Les ratios

Les ratios nous permettent de nous comparer par rapport aux autres communes de la strate (c’est-à-dire les communes équivalentes).

 

Pour le CA 2016, on a :

Numéro Ratio Ville de Malakoff Moyenne de la Strate
1 Dépenses réelles de fonctionnement / population 1613,74 1284
2 Produit des impositions directes / Population 705,45 608
3 Recette réelle de fonctionnement / population 1912,84 1445
4 Dépenses d’équipement brut / population 326,66 308
5 DGF / Population (DGF = Dotation Globale de fonctionnement) 136,17 267
6 Dépenses de personnel / Dépenses de fonctionnement 58% 59%
7 Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement de la dette / recette réelles de fonctionnement 89% 96%
8 Dépenses d’équipement brut / Recettes réelles de fonctionnement 17% 21%
9 Encours de la dette / Recettes réelles de fonctionnement 59% 77%

 

Nous sommes une commune qui dépensons plus que la moyenne pour la population (1 et 4).

Néanmoins, on dépense moins en équipement par rapport à nos recette (8).

 

Par contre, côté recette, on charge plus la mule que la moyenne sur notre population (2 et 3).

 

A noter que l’on vit moins de la générosité que la moyenne (5)

 

Côté personnel (6), on a fait des efforts, on est légèrement en dessous de la moyenne de la strate.

 

Côté dette, elle semble moins importante que la moyenne (9) mais on la rembourse moins vite (7)

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire