Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Réaction aux européennes 2019 (3/4) : Que les britanniques sortent l’UE, et avec un Brexit dur

Comme je l’avais écrit précédemment, je suis pour un Brexit dur.

C’est peut-être le seul point avec lequel je suis en accord avec le camp du Brexit, et en particulier avec Boris Johnson, probable premier ministre, qui m’a fait hurler en déclarant ne pas vouloir payer la facture du Brexit. Brexit que le Royaume Uni a choisi, peut-être pas en connaissance de cause, mais choisi quand même.

 

Et le sieur Johnson s’y est investi, avec une véritable campagne de désinformation !

 

Soyons clair, les britanniques auraient pu se dire, suite aux turbulences politiques que traverse le pays qu’ils se sont trompés, et auraient pu profiter des élections européennes pour le faire savoir.

 

Sauf que le résultat est :

  • Parti du Brexit : 31,6%
  • Libdem (c’est les centristes, pro-européen) : 20,3%
  • Travaillistes : 14,1%
  • Verts (qui sont aussi pro-européen) : 12,1%
  • Parti conservateur : 9,1%
  • Parti national écossais : 3,6%.

Donc, le camps anti-Brexit représente 36%.

Je rappelle que Jeremy Corbyn, leader des travaillistes, et clone de Mélenchon, est anti européen lui-même.

 

Donc soyons clair, les britanniques ont confirmé leur envie de Brexit, pas en connaissance de cause, mais il l’on confirmé quand même, et démocratiquement.

 

Pour commencer, je n’ai rien contre Theressa May, qui je pense, sait que le Brexit va être une catastrophe, mais qui en tant que dirigeante responsable essaye d’éviter le pire.

En gros, Theressa May est une vraie dirigeante qui essaye de faire au mieux pour son pays.

 

Le problème, c’est l’ensemble de tous ces députés démagogiques qui votent comme des pieds. De ces députés démagogiques qui ont une vision démagogique et idéologique.

 

J’attribut également une mention spéciale à Jeremy Corbyn, qui n’est qu’un clone de Mélenchon. Rien de bon pour l’avenir.

Précédemment, j’avais expliqué qu’il y avait y trois raisons pour lesquelles j’étais pour un Brexit dur.

 

La première est que lors de la campagne du Brexit, les pro-Brexit ont craché sur l’Europe, ont pissé sur l’Europe et ont organisé une campagne de Fake-news.

Le « Je ne payerai pas la facture du Brexit » de Boris Johnson est le dernier mensonge démagogique en date.

Pourquoi aider des gens qui nous crachent dessus ?

 

La seconde raison est que non seulement les britanniques ont profité de l’Europe, ils avaient même un rabais, mais en plus, ils ont essayé de la détruire de l’intérieure.

 

Il convient d’ailleurs de répéter la célèbre phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Tout est dit.

 

Pourquoi devrait-on faire un effort pour des gens comme ça ?

 

Mais je reconnais que la troisième raison est franco-française.

J’ai, en France, un problème de « Politiques incompétents ».

Ça se voit avec la décomposition de la Gauche, de la Droite, et la montée des extrêmes.

Mieux, aujourd’hui, on a les Gilets Jaunes.

 

Et en général, l’excuse de tous ces incompétents et des extrêmes, c’est : « C’est la faute à l’Europe ».

 

Et bien, j’espère un Brexit dur qui coulera le Royaume-Uni, notamment économiquement, comme ça, on verra que le problème, ce n’est pas l’Europe, malgré ces nombreuses imperfections.

 

Donc, soyons clair, les britanniques ont choisi un Brexit, et un Brexit dur.

Je ne vois pas pourquoi on ferait autrement.

 

C’est la moins pire des solutions et on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif.

 

Mais que les britanniques ne s’y trompent pas.

Un Brexit dur, ça implique :

  • La fermeture des frontières.
  • Des droits de douanes, de l’Europe vers le Royaume Uni, certes, mais aussi du Royaume Uni vers l’Europe.
  • Ça implique aussi une frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud, qui a été la cause d’une guerre de 30 ans. Ça tombe bien, Boris Johnson ne veut pas d’exception irlandaise.

 

Mais du coup, c’est une série de conflits qui va s’annoncer.

 

En Irlande déjà, car la future frontière va vraiment rendre la vie en Irlande du Nord invivable.

 

Mais il se peut que l’Ecosse, dirigé par les indépendantistes, pro-européens, décident de faire un nouveau référendum, et que le « oui » à l’indépendance, l’emporte.

Effectivement, l’Ecosse est pro-européenne, et s’était prononcé majoritairement contre le Brexit.

Et lorsque l’Ecosse a du rallié le Royaume-Uni, ce n’était pas beau à voir.

 

Bref, si l’Ecosse organise un référendum pour l’Indépendance et que le oui l’emporte, Boris Johnson aura l’air malin.

A moins qu’il interdise le référendum, ce qui ne serait pas malin non plus.

 

Bref, le Brexit est la source de futures emmerdes, aussi bien économiques que territoriales.

 

Mais encore une fois, les britanniques l’ont choisi, démocratiquement. Qu’ils l’assument !

10 juin 2019 Posted by | Européenne 2019, International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Trois raisons pourquoi je suis pour un Brexit dur

L’heure de vérité est enfin arrivée pour le Brexit. Je me dis que le moment de donner mon avis est venu.

 

En ce qui me concerne, je suis clairement pour un Brexit dur, et je félicite Emmanuel Macron de défendre un idéal européen. Idéal européen nécessaire.

 

Pour commencer, je tiens à rappeler que je suis profondément européen. Je suis pour une Europe fédérale, Europe fédérale qui prendra le pas sur les Etats.

 

Pour commencer, l’Europe est avant tout un bien précieux. C’est un facteur de paix (et par extension de prospérité).

 

Pour mémoire, entre 1870 et 1945, il y a eu 3 guerres Franco-Allemandes, celle entre 1870 et 1871, celle entre 1914 et 1918, et celle entre 1939 et 1945, qui fut d’ailleurs la pire.

Celle de 1939-1945 a d’ailleurs permis de déboucher sur le régime Nazi, et a permis certaines horreurs, comme le génocide des juifs.

 

Aujourd’hui, pour ma génération, faire la guerre aux allemands me paraît insensé.

Mais pour la génération de mes grands-parents, ce n’est pas vraiment le cas. Ils ont subi entre 1914 et 1945 deux guerres, deux guerres avec les allemands. Pas sur que la génération de mes grands-parents appréciait les allemands.

On a eu trois guerres en 75 ans, et deux guerres en 31 ans.

 

Je prétends que l’Europe a, quelque part, mit fin à 75 ans de conflits Franco-Allemand.

Déjà en favorisant le commerce entre nos deux nations, mais aussi en favorisant la coopération et à long terme, l’amitié.

 

Rien que pour ça, l’Europe est déjà un bien précieux et une réussite.

 

En parlant de paix, d’ailleurs, le Brexit met à mal le conflit en Irlande du Nord.

 

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les extrémistes, poujadistes et populistes, qui prônent des politiques de fermetures, haïssent l’Europe et veulent la démolir.

 

Mais l’Europe est aussi une nécessité, aussi bien économique que politique.

Les menaces qui planent sur la France sont des menaces mondiales.

On a le Terrorisme Islamique, la concurrence économique déloyale de la Chine, le protectionnisme et les inepties géopolitiques de Donald Trump…

La France est incapable de répondre seule à ces menaces, menaces qui touchent les autres pays européens.

 

C’est pour ça que les pays qui ont une envie de faire bouger les choses doivent s’unir.

 

Cela implique que l’Europe doit être plus qu’un marché, ça doit être un projet politique, projet politique pour défendre les valeurs, l’économie et le territoire européen.

 

Néanmoins, je ne suis pas un européen béat.

Je sais qu’il y a un long chemin pour faire émerger une vraie Europe fédérale, notamment en termes de communication, l’Europe communique mal sur ses actions, mais aussi en termes de démocratie.

 

Si l’Europe doit prendre plus de pouvoir, ce qui pour ma part est souhaitable, ça se fait au détriment des Etats membres.

 

Il faut donc que le patron de l’Union Européenne soit clairement identifié.

Ce n’est pas encore le cas. C’est d’ailleurs pour ses raisons que j’avais voté contre le traité constitutionnel.

 

Au fond, l’Europe, c’est comme le Grand Paris, ça doit se faire, et ça va se faire. Il y a tellement de problèmes qui se posent pour ces territoires, et que l’on peut résoudre que en créant une structure politique clairement établie.

 

Néanmoins, pour que cette structure fonctionne, il faut que le patron soit clairement identifié et légitime à diriger la structure.

Commencer par l’institutionnel, comme l’a fait Philippe Dallier, était une bonne chose.

Il est à noter qu’à cause de François Hollande, le Grand Paris a perdu beaucoup de temps et est parti sur des mauvaises bases, tellement qu’il a construit une structure technocratique et antidémocratique.

 

Pour en revenir au Brexit, il y a trois raisons qui fait que je veux un Brexit dur.

 

La première est que les pro-Brexit n’ont pas arrêté de déverser des mensonges sur l’Europe. Le plus connu étant celui sur la santé. Mieux, ils ont expliqué que l’Europe, c’était le mal, et en ont profité pour chier sur l’Europe, lui cracher dessus et lui vomir dessus.

 

Question : Vu comment l’Europe a été malmenée par le camp du Brexit, pourquoi devrait-elle faire des efforts ?

L’Europe a des devoir, des devoirs envers ses citoyens. Elle n’a aucun devoir envers les citoyens non européens (Maintenant, le Royaume-Uni ne fait plus parti de l’Union Européenne). Et l’Europe n’a plus à favoriser le Royaume Uni, surtout si c’est contre sa survie et/ou contre les citoyens européens, citoyens européens dont je fais partie.

 

Car soyons clair, c’est le Royaume-Uni qui a choisi de sortir de l’Europe, peut-être pas en connaissance de cause, mais ils l’ont choisi démocratiquement.

 

Ce qui amène à la seconde raison : les anglais ont tout fait pour détruire l’Europe de l’intérieur.

Ils ont favorisé le marché unique, mais ont tout fait pour bloquer une Europe politique.

Pire, ils ont été dans l’Europe avec un mauvais état d’esprit pour la saborder de l’intérieur.

En résumé, ils ont voulu le beurre, l’argent du beurre, et le cul de la crémière.

Ils ont voulu avoir les avantages de l’Europe sans en faire les sacrifices nécessaires pour faire fonctionner ce projet.

En résumé, ils étaient sur leurs droits, mais surtout pas sur leurs devoirs.

La phrase de Margaret Thatcher, « I want my money back », illustre cet Etat d’esprit.

Autant que la Grande Bretagne avais une ristourne, donc elle a profité de l’Europe.

Question : Pourquoi l’Europe devrait faire des efforts pour un ancien pays qui a profité de l’Europe (Et pas qu’économiquement car il y a le problème de l’Irlande du Nord), et l’a détruit de l’intérieur ?

D’autant que les anglais ont eu une ristourne en 1983 car Thatcher menaçait de quitter l’Europe.

Ce que les anglais feront finalement 36 ans plus tard.

 

Ce qui amène à la dernière raison, qui je l’admet est égoïste, mauvaise foi, voir dégueulasse.

Cette raison est franco-française.

En France, j’ai un véritable problème.

J’ai un problème car mes hommes politiques sont, souvent, incompétents.

Ils prennent des décisions stupides, qui sont des non-sens économiques qui nous mettent dans une merde, mais une vraie merde.

 

J’accepte l’erreur, mais pas à la suite d’une décision qui est tellement stupide que ça se voit des kilomètres à la ronde, ce qui est malheureusement trop souvent le cas.

 

Mais en plus d’être incompétents (et donc stupides), mes hommes politiques sont démagogiques et surtout lâches.

 

Et au lieu d’être honnête et de reconnaître leurs erreurs, et donc de progresser, ils ont trouvé un bouc-émissaire : L’Europe, l’union européenne.

 

Comme je l’ai dit, je ne suis pas un européen béat, je sais que l’Europe (ou plus exactement l’union européenne) a des défauts.

 

Mais j’en ai vraiment marre que l’union européenne serve de bouc émissaire à tous les problèmes franco-français, alors que les difficultés de la France, notamment économiques, sont liées aux politiques lâches et démagogiques faites en France depuis 1974, soit 44 ans.

 

L’Europe a des défauts, mais c’est les gouvernements français qui ont signé les chèques de déficit de fonctionnement, qui ont créé les conditions d’une économie peu compétitive, donc d’une économie qui n’intègre pas sa population et d’un chômage de masse.

Pire, nos gouvernements, jusqu’à l’élection d’Emmanuel Macron, ont continué dans l’erreur…

 

Et à chaque fois, ils avaient l’excuse trouvée :

« C’est la faute à l’Europe ».

 

Un exemple parmi tant d’autre…

Jacques Chirac a promis la baisse de la TVA dans la restauration (mesure clientéliste qui sera mise en œuvre par Nicolas Sarkozy).

Jacques Chirac n’a pas fait cette mesure.

Devinez son excuse…

« C’est la faute à l’Europe ».

Franchement, c’est prendre les gens pour des cons, mais pire, c’est discréditer l’Europe, alors que Jacques Chirac le savait depuis… le début.

Mais le pire, c’est sur le déficit.

Pour faire du déficit de fonctionnement, qui est aujourd’hui une vraie plaie sur l’économie française, les différents présidents ont été voir l’Europe pour expliquer qu’ils ne feront aucun effort pour réduire la dette et le déficit.

 

Je reproche à l’Europe de ne pas avoir tapé sur les doigts de la France.

Mais cette politique, qui a été une catastrophe pour la France, n’est pas la cause de l’Europe, mais de la France. C’est la France qui a choisi de faire des déficits excessifs.

 

« Ouin, si on ne peut pas faire de déficits excessifs, c’est de la faute à l’Europe ».

J’ai envie de dire : mais heureusement, vu le résultat.

 

Je ne vous dis pas comment ça m’a énervé de voir Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande aller voir l’Europe pour expliquer comment ils allaient augmenter le déficit, déficit qui en plus est de fonctionnement.

 

Ça m’a vraiment rendu malade, d’autant que je suis dans les classes moyennes et que l’on parle de mon pognon, là.

Je ne roule pas sur l’or.

 

Mais grâce au Brexit, ça va changer.

Je nourris l’espoir secret de voir l’économie anglaise s’effondrer.

Ça a d’ailleurs déjà commencé.

 

Voir l’économie anglaise s’effondrer me ferait réellement plaisir.

Je sais, c’est égoïste.

Ça ne règlerait pas mes problèmes de politiques lâches et incompétents.

Mais au moins, ils arrêteraient avec « C’est la faute à l’Europe » et ils seraient obligés de trouver une autre excuse, chose trop dure pour eux.

 

Par ailleurs, on verrait enfin la nécessité de l’Europe et son importance pour le développement économique, malgré ses défauts.

 

D’ailleurs, ça tombe bien, Marine le Pen est moins anti-européen dernièrement.

 

A lire sur le blog du centrisme :

23 septembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons mode de scrutin (1/2) : Je me réjouis qu’Emmanuel Macron soit revenu à la circonscription unique pour les européennes

S’il y a une mesure, dont j’avais parlé, qu’il était temps de faire, c’est de revenir au scrutin à circonscription unique pour les européennes.

 

Emmanuel Macron l’a fait, et je m’en félicite.

 

Pour mémoire, on vote aux européennes pour les députés européens.

C’est-à-dire pour les gens qui vont siéger au parlement européen.

 

De plus, les élections européennes sont les élections où l’on débat de la politique européenne.

 

Avant, on avait un scrutin de liste pour les députés européens.

Sauf que Jacques Chirac en 2003 a fait un scrutin par région (8 grandes régions).

 

Officiellement pour rapprocher le citoyen de son député européen.

 

Sauf que dans la pratique, ça a été une catastrophe.

 

Déjà, lors des européennes, on ne débat plus de l’Europe.

Comme il n’y a pas de tête de liste identifiée, c’est le chef de parti qui prend les commandes, ou le chef de gouvernement.

De fait, il en profite pour défendre son bilan national, ou pour démolir la politique nationale.

Du coup, on ne débat plus de l’Europe, mais de la politique nationale.

 

C’est lié au fait que le parti politique ne personnifie plus une tête de liste, il y en a 8.

De fait, c’est le chef de parti qui fait le job.

 

Par ailleurs, je ne sais pas qui sont mes députés européens.

On a donc loupé le rapprochement du député européen avec le citoyen.

 

Mais le pire n’est pas là.

 

En réalité, Chirac a construit ce mode de scrutin pour bipolariser la vie politique et tuer la concurrence.

Ce mode de scrutin a été fait pour tuer les petits partis et réduire la concurrence.

C’est la véritable raison, hypocritement cachée, par Jacque Chirac.

 

Lors des européennes 2014, le FN a eu 24 sièges, l’UMP (LR) 20, le PS 13, les centristes 7, les verts 6, le Front de Gauche 4.

 

Mais avec une circonscription unique, on aurait eu 22 sièges pour le FN, 18 pour l’UMP, 12 pour le PS, 9 pour les centristes, 8 pour les verts, 5 pour le Front de Gauche.

 

De fait, il était temps que cette mauvaise farce se termine, elle a assez fait de dégâts comme ça.

25 février 2018 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (4/8) : L’avenir de la France est dans l’Europe

Aujourd’hui, l’ensemble des problèmes que traversent la France sont mondiaux.

 

On a les problèmes de concurrence faussé, notamment avec la Chine, le terrorisme Islamiste, les envie de grandeur de la Russie de Vladimir Poutine, les USA de Donald Trump, la crise des migrants…

 

Et j’en oublie certainement.

 

Aujourd’hui, la France est incapable de régler ce genre de problèmes elle-même, elle est incapable de régler ce genre de problèmes seule.

 

Il faut un ensemble plus grand et plus fort pour imposer des solutions à tous ces défis mondiaux.

 

Cet ensemble existe. C’est l’Europe.

Mais pour que ça marche, l’Europe doit être accepté par les peuples.

Par ailleurs, régler ces problèmes implique un transfert de compétences des Etats membres vers l’Europe.

 

C’est pour cela qu’une étape importante doit être faite : plus de démocratie.

En particulier, il faut donner plus de poids au parlement européen, seul organe élu directement par le peuple européen pour mener la politique européenne.

Par ailleurs, le débat sur la politique européenne doit avoir lieu lors des élections européennes.

 

De plus, la France sera enfin prise au sérieux par ses partenaires européens, notamment l’Allemagne, quand elle fera enfin des réformes de structure chez elle.

 

Un parallèle est intéressant, d’ailleurs, avec le Grand Paris.

Beaucoup de problèmes comme le logement, la mixité du territoire, la mixité sociale se posent pour Paris et les départements de la petite couronne.

Il faut donc une entité qui mène une politique cohérente à l’échelon de Paris et de la petite couronne, ce que l’on appelle le Grand Paris.

 

Cela implique que les villes constituant le Grand Paris transfèrent des compétences au Grand Paris.

Ça ne peut être accepté que si les représentants du Grand Paris sont élus directement lors d’une élection où l’on débat de la politique du Grand Paris. A partir de là, les dirigeants du Grand Paris sont identifiés et légitimes à diriger le Grand Paris.

 

Exactement l’inverse de ce qu’a fait François Hollande.

20 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, International, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | 2 commentaires

L’Europe, acteur de la paix (et de la cohésion des nations), ce n’est pas une blague

Dernièrement, j’avais expliqué que l’Union européenne est un bien précieux.

 

En particulier, l’Europe avait permis la paix entre la France et l’Allemagne qui s’étaient battus, souvent avec des bilans humains désastreux, en 1870, entre 1914 et 1918 et entre 1939 et 1945.

Grâce à l’Europe, ma génération n’a plus de ressentiments négatifs vis-à-vis des allemands, et cela malgré trois guerres d’affilées.

 

Et j’espère que ça durera, et qu’aucun irresponsable et/ou nationaliste et/ou poujadiste ne remettra ça en cause.

Une guerre a un bilan humain très lourd. D’autant qu’avec les guerres modernes, c’est les civiles qui trinquent.

 

Le problème est que ces guerres sont éloignées, historiquement parlant, pour les générations après moi.

 

Néanmoins, le Brexit m’a fait prendre conscience que l’Europe n’a pas apporté la paix entre seulement les Allemands et les Français.

 

L’Europe a été moteur de paix entre l’Irlande du Nord et l’Angleterre (voir l’article sur Wikipdia sur l’Histoire de l’Irlande du Nord et celui sur le conflit).

L’Europe a été garant des accords de paix. Mais avec le Brexit, et l’Irlande du Nord qui a voté à 55,8% pour le maintien, les républicains pourraient être tentés, histoire de rester dans l’UE, de demander un rattachement à l’Irlande du Sud (Exemple ici et ici).

D’autant que les cicatrices n’ont pas eu, contrairement aux guerres franco-allemandes, le temps de cicatriser.

 

Le deuxième exemple est l’Ecosse.

Certes, il n’y a pas eu de guerre entre l’Ecosse et l’Angleterre dernièrement.

Mais en regardant l’histoire et la chronologie, les anglais se sont accaparés l’Ecosse avec déplacement de population, confiscation de terre et même massacre.

 

C’était en 1745, après la bataille de Bataille de Culloden.

Par ailleurs, les anglais ont souvent été moralement ignobles avec l’Ecosse.

C’est en particulier illustré dans le film Braveheart, qui raconte la vie de William Wallace (même si c’est de manière très romancé).

 

Il n’est donc guère étonnant de voir un sentiment écossais important, voir un nationalisme écossais.

D’ailleurs, c’est un parti nationaliste, le parti national écossais, qui est majoritaire à l’assemblée d’Ecosse.

Or ce parti a une particularité. Il est au centre gauche.

Il est certes pour une Ecosse indépendante, mais une Ecosse indépendante dans l’UE.

En 2014, un referendum sur l’indépendance de l’Ecosse avait été organisé.

Mais l’Ecosse était restée dans le royaume Uni.

 

Seulement, le Brexit change tout.

Le premier ministre d’Ecosse voit l’occasion de retenter un référendum. Elle a déjà lancé un ultimatum.

D’autant que l’Ecosse a voté à 62% pour le maintien dans l’union.

 

Conclusion : Un processus de paix en Irlande du Nord qui pourrait être compromis, une Ecosse qui pourrait retenter le coup pour l’indépendance, car l’Ecosse préfère être avec l’UE que le royaume Uni, la cohésion du royaume semble compromis.

 

Ceux qui ont organisé le referendum pour raison démagogique et électoralistes n’ont pas été très malins.

Ceux qui ont appelé à voter non risque de faire imploser le royaume.

18 juillet 2016 Posted by | International, Politique | , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (3/3) : La cause des problèmes Franco-Français, c’est la France, pas l’Europe

S’il y a une chose qui mérite d’être répétée en boucle, c’est que la cause de nos problèmes est la France, et non l’Europe.

 

Certes, l’Europe a des défauts, mais seule la France est responsable de ses propres problèmes.

 

Au mieux, l’Europe est le bouc-émissaire de politiques incompétents.

 

Au pire, c’est l’ennemi de poujadistes qui prônent le repli sur soi et/ou qui veulent ruiner la France en augmentant le déficit public.

Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon ne s’y sont pas trompés.

Répondons d’ailleurs à Jean Luc Mélenchon qu’un pays peut faire faillite, y compris en dehors de l’UE.

Je pense à l’Argentine.

 

Donc l’Europe est d’abord le bouc-émissaire de politiques lâches et incompétents qui n’assument pas leurs actions démagogiques et leurs politiques qui défient seulement le bon sens.

 

D’ailleurs, il convient de dire que certains hommes politiques, par calculs politiciens, n’aident pas à faire aimer l’Europe.

Je pense en particulier à Jacques Chirac qui promet la baisse de TVA sur la restauration sachant que l’Europe ne le permet pas. En gros, il fait une promesse qu’il compte ne pas tenir en disant : « Vous voyez, c’est la faute à l’Europe ! ».

 

En fait, mon seul reproche vis-à-vis de l’Europe est que celle-ci n’a pas encore sanctionné la France pour déficit excessif, car là, la France exagère vraiment.

Je rêve d’ailleurs de voir l’Europe descendre avec sa règle et taper sur les doigts de Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Marre de voir un déficit public. Je rappelle que les finances de l’Etat, c’est le bien de tous les français.

Donc donnons au moins trois problèmes français où l’Europe n’a rien à voir.

Trois problèmes français liés seulement aux mauvais choix, souvent par démagogie, lâcheté ou égoïsme, des dirigeants français.

 

Le premier est le déficit.

Je tiens à rappeler que le problème (re ?)commence en 2002, avec l’élection de Jacques Chirac.

Histoire de dire que c’est un gars cool et qu’il tient ses promesses, Jacques Chirac a diminué les impôts.

Problème : un audit de finances publiques montrait déjà un déficit dans une situation difficile.

Mais Chirac a diminué les impôts, aggravant le problème de la dette.

 

Viens ensuite Nicolas Sarkozy. Celui-ci a directement négocié avec l’Europe pour ne pas réduire automatiquement le déficit. Par la suite, c’est lui-même qui a fait une politique de la demande, au détriment de la lutte contre les déficits.

Aujourd’hui, la cours des comptes pointe encore des problèmes de déficit publics.

 

Autre problème : la compétitivité.

Là aussi, la France en est la seule responsable.

Le manque de déficit est dû principalement à un coût du travail élevé et à un manque de flexibilité.

Or, c’est la France qui maintient des charges patronales élevées et c’est la France qui maintient un code du travail lourd et incompréhensible.

 

Enfin, on pourrait parler de la faible qualité de notre enseignement.

Mais là encore, la faute est encore à la France.

C’est la France qui décide de ses programmes scolaires.

 

Je pense que l’on pourrait multiplier les exemples.

 

Avant de critiquer l’union européenne, la France ferait mieux de balayer devant sa porte.

 

Sur le même sujet, un livre à lire : Europe : La France qui triche, de Muriel de l’Ecotais.

7 juillet 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (2/3) : L’Europe, un bien précieux

Il convient de rappeler que l’Europe est un bien précieux, une chance et également une nécessité.

 

Pourquoi ?

 

Déjà parce que l’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Il convient de rappeler qu’il y a eu trois guerres entre la France et l’Allemagne :

  1. Celle de1870 perdu par la France, qui a vu la chute du second empire.
  2. La première guerre mondiale de 1914-1918 qui a vu la victoire de la France et l’humiliation de l’Allemagne.
  3. La seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, qui a vu les pires horreurs, comme le génocide des juifs.

Soit 75 années de rivalités Franco-allemande.

Les générations franco-allemandes de nos grands-parents étaient rivales.

Pour notre génération, la rivalité franco-allemande n’existe plus.

L’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Pourvu que ça dure.

 

L’Europe a été la réponse aux pires régimes totalitaires européens.

Ce n’est pas anodin si les partis extrémistes sont anti-européens, notamment le FN.

A noter que le leader de l’UKIP, parti anti-européen et populiste anglais, a reconnu avoir menti pour pousser le Brexit.

 

De plus, il faut une entité politique au niveau européen.

Certains problèmes, dans la mondialisation, se posent au niveau européen.

Pour imposer des règles du jeu face à des géants comme la Chine, les USA ou le Japon, c’est au niveau européen que ça se passe.

 

La défense de notre territoire, c’est au niveau européen que ça se passe.

Beaucoup de problèmes ne se posent plus au niveau franco-français, mais au niveau européen.

 

Par ailleurs, faire partie de l’Europe impose une discipline. Je souhaite même que l’Europe aille plus loin.

Marre d’avoir un déficit public français qui hypothèque notre avenir.

 

Ça aussi, Mélenchon qui veut faire tourner la planche à billet et emprunter sans compter l’a compris…

26 juin 2016 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (1/3) : C’est le manque de démocratie qui est sanctionné

Etant Centriste, et donc de fait Européen, je ne pouvais pas ne pas m’exprimer sur le Brexit, même si je suis plus sur de la politique locale et éventuellement nationale.

 

Ayant beaucoup de point à mettre en avant, je vais donc le faire sur trois points.

 

Le premier est que le Brexit, pour moi, sanctionne le manque de démocratie en Europe.

Certes, on pourrait dire que les Anglais, il n’était pas vraiment pour l’Europe, et que c’est mieux qu’ils s’en aillent.

Le blog du Centrisme le dit, et le général de Gaulle le disait, empêchant le Royaume Uni d’entrer dans l’Europe.

 

Mais il faut néanmoins regarder l’Europe tel quelle est, et il y a en Europe un problème de démocratie.

 

Effectivement, le seul organe européen élu directement par le peuple au niveau européen est le parlement européen.

 

Or, c’est finalement l’organe européen qui a le moins de pouvoir.

Le parlement européen n’a qu’un pouvoir consultatif.

 

C’est la commission européenne qui propose les textes de loi. C’est la commission européenne  qui a le pouvoir exécutif.

 

Commission européenne certes contrôlée par le parlement, mais elle est nommé par le conseil européen, qui est constitué des chefs d’Etat et de gouvernement.

 

Or, les chefs d’Etat ou de gouvernement sont élu pour conduire la politique au niveau national.

 

Il faut donc que la commission européenne soit directement choisi par les peuples européen, ou au pire par le parlement.

Certes, le président de la commission européenne est désigné lors de l’Election européenne (depuis 2014). Mais il faut aller plus loin.

C’est la commission européenne qui doit être désigné par le peuple européen.

 

Pourquoi ?

Pour diverses raisons, l’Europe va, et doit prendre le pas sur les compétences des nations.

Or, pour que l’Europe prenne le pas sur les compétences nationales, sur des prérogatives nationales, les dirigeants doivent pouvoir rendre des comptes au peuple européen.

 

Ce n’est pas le cas, même si il y a des timides progrès.

 

La commission européenne ne rend des comptes qu’aux chefs d’Etats et de gouvernement.

Au contraire, elle doit passer au-dessus des chefs d’Etat et de gouvernement, et rendre directement compte de ses actions au peuple européen.

 

Un peu comme le président de la république française passe au-dessus des présidents de régions, des présidents de conseils départementaux et des maires.

 

Il faut donc que la composition de la commission européenne ne dépende que du peuple européen, pas des chefs d’Etat européen.

 

Voyez-vous votre président de la république élu par seulement les 36 000 maires français ?

 

La commission européenne doit donc au mieux, être désignée par le peuple européen (avec cerise sur le gâteau un président européen   élu au suffrage direct par le peuple européen), au pire par le parlement européen, seul organe directement élu par le peuple européen pour la politique européenne.

 

L’Europe est amenée à prendre de plus en plus de pouvoir. Les dirigeants européens doivent être clairement identifiés. Seule la démocratie directe le permet.

 

Qui sait que le président de la commission européenne est Jean-Claude Juncker ?

25 juin 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Syriza ou le chantage des cancres démagos

Après la victoire des cancres démagos, le chantage des cancres démagos.

Je parle évidement de Syriza, parti d’extrême gauche qui est aujourd’hui au pouvoir en Grèce.

Afin de vivre sur le dos des contribuables européens, Syriza organise un référendum.

Le but est simple, que le non l’emporte afin de dicter aux européens une conduite à suivre.

 

Or, c’est trop facile !

L’union européenne, c’est 506 913 394 habitants. La Grèce, c’est 10 815 197 habitants, soit 2,1% de la population de l’union européenne.

 

A titre de comparaison, l’Allemagne, c’est 80 925 000 habitants soit presque 16% de la population de l’union européenne (15,96% pour être exacte).

La France, c’est 66 917 994 habitants soit 13,2% de la population de l’union.

 

Il y a une malhonnêteté incroyable. On a 2,1% de la population de l’union qui espère imposer sa volonté à 97,9% de l’union européenne.

 

Mais le pire ne s’arrête pas là. On a 2,1% de la population européenne (ou pour être plus honnête Syriza) qui espère vivre au crochet des 97,9% d’autres européens.

Or, on est en crise, et la crise, c’est pour tout le monde.

L’Allemagne, pour mieux résister à la crise, elle a fait des efforts. Ses citoyens se sont serré la ceinture. Je comprends que l’opinion publique allemande, qui fait office de fourmis, ne veuille pas céder au chantage des cigales.

Par ailleurs, certains pays, comme la France, ont de sérieux problèmes de déficits.

 

Et puis il faut remettre les pendules à l’heure, la Grèce truquait ses chiffres…

 

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas de payer pour la Grèce, voir, pourquoi pas, d’annuler leur dette.

Mais il ne faut pas que ce soit gratuit. Je ne paye pas pour qu’ils vivent de ma charité, mais pour qu’ils s’en sortent.

 

Mais là, on a un chantage.

Franchement, si Angela Merkel faisait un référendum, avec pour question « Doit-on continuer à financer la dette de la Grèce » ou mieux, « La Grèce doit-elle sortir de la zone euro », il est fort probable que les Allemands répondraient majoritairement oui.

Il dira quoi Aléxis Tsípras ?

L’Allemagne, c’est 15,96% de la population de l’union européenne. La Grèce, c’est seulement 2,1% de l’union européenne.

 

Aujourd’hui, je pense que la question de la sortie de la Grèce de l’Europe et de la zone euro doit sérieusement se poser.

Si la Grèce sort de l’euro, ça sera un échec, en ce qui me concerne.

Mais je préfère être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Aider les pays en difficulté, ça ne me gêne pas, je trouve ça normal.

Mais il y a des limites.

Déjà, on les aide pour qu’ils s’en sortent, pas qu’ils vivent de la charité public.

Enfin, il y a des choses que l’on ne peut pas accepter. Le chantage, ça en fait partie.

 

Pour conclure, je donnerai un conseil à la France.

C’est de se faire discret. La France pourrait très bien être après la Grèce…

1 juillet 2015 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Syriza ou la victoire des cancres démagos

Je ne me suis pas exprimé sur Syriza, n’étant pas forcement agréé politique international, mais je vais quand même le faire maintenant.

D’autant que Syriza donne des ailes aux populistes chez nous, à commencer par la municipalité communiste de Malakoff.

Effectivement, la municipalité de Malakoff doit se sentir renforcé dans sa lutte contre ce qu’elle appelle l’austérité (le mot péjoratif pour remplacer rigueur).

 

Pour mémoire, elle fait signer une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable pour demander l’annulation de la baisse des dotations.

Cette pétition est malhonnête car elle cache certains travers de la gestion municipale comme l’état de la dette, l’explosion des dépenses de personnels ou la future hausse de la taxe sur le foncier bâti.

Elle est démagogique car l’Etat étant surendetté (point souligné par François Bayrou dès 2007), celui-ci sera obligé de réduire son train de vie.

Enfin, c’est irresponsable car pousser l’Etat à s’endetter, c’est pousser l’Etat à la faillite, avec les conséquences sociales désastreuses (comme en Grèce, par exemple).

 

Le problème, c’est que l’on est en train de féliciter des cancres démagos.

On est en plein dans la fable de la cigale et la fourmi, en train de féliciter la cigale, se baladant avec sa batte de baseball.

Je tiens à rappeler que c’est la fourmi qui crée des richesses.

 

Je comprends le vote des grecs. Je comprends aussi leurs problèmes de corruption qu’ont les grecs avec leurs dirigeants.

Je comprends leurs frustrations, leurs ras-le-bol, leurs désespoirs…

 

Mais je pense qu’il faut rétablir certaines vérités.

 

Je considère qu’Alexis Tsipras est légitime. Il a gagné, je n’ai rien à dire sur le résultat, c’est le principe d’une démocratie.

Il représente, à partir de maintenant, le peuple grec.

 

Mais comme j’ai coutume de le dire, on ne choisit pas ses voisins, mais on choisit les relations que l’on a avec ses voisins.

D’ailleurs, Hans-Peter Friedrich, vice-président du groupe conservateur (CDU) de Mme Merkel au Bundestag, est plus explicite :

« Les Grecs ont le droit d’élire qui ils veulent. Nous avons le droit d’arrêter de financer leurs dettes »

 

Car il faut rappeler les deux principes de base :

  1. Une dette, ça se rembourse
  2. Si on n’est plus en mesure de rembourser sa dette, c’est le créancier qui devient seul maître à bord.

Car le problème de fond est là !

La Grèce a laissé filer ses déficits, pire, des déficits de fonctionnement.

Cela veut dire qu’elle n’a créé aucune infrastructure à partir de sa dette.

Cela veut dire que les enfants grecs paieront pour une dette dont ils ne profiteront jamais.

 

Par ailleurs, les grecs ont menti sur l’Etat de leurs finances publiques.

Par ailleurs, la corruption est record, et la fraude est un sport national.

 

Alexis Tsipras rappelle que l’Allemagne n’a pas payé une dette je ne sais plus quand.

Soit…

Mais je tiens à rappeler que lors du dernier mandat de Gerhard Schröder, les allemands ont modernisé leur économie. D’ailleurs, Gerhard Schröder l’a payé électoralement.

 

Les allemands se sont serré la ceinture. Et maintenant qu’ils résistent mieux à la crise, les cigales, qui ont chanté tout l’été, et qui sont fort dépourvu, leur demande de passer à la caisse et de les financer.

Je comprends que les allemands ne veulent pas financer des branquignols.

 

Ça ne me gêne pas d’annuler la dette de la Grèce, mais si c’est pour qu’elle recommence…

Au final, voici le genre de discours que j’aimerais que l’on tienne face à l’arrivée de Syriza au pouvoir.

D’autant que ce discours est valable en France, pays qui également joue un jeu dangereux avec ses déficits.

Problème, la France, c’est le pays où je vis, accessoirement…

 

En plus :

29 janvier 2015 Posted by | International, Politique | , , , , , , | Laisser un commentaire