Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Catherine Margaté pourrait démissionner, mon avis sur la question

On m’a appris que le Parisien publiait un article sur la démission de Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff.

Pour l’instant, ce n’est pas officiel. C’est encore du conditionnel.

 

Je vois l’opposition crier de joie. Margaté étant sympa, ayant un relationnel impeccable, c’était impossible.

Mais maintenant qu’elle est partie, on va enfin y arriver.

 

En ce qui me concerne, ça ne change rien au problème.

Les communistes, avec ou sans Catherine Margaté tiennent bien la mairie.

De plus, Catherine Margaté sera remplacé par Jacqueline Belhomme, qui disons-le avec humour, n’est rien d’autre que la fille cachée de Catherine Margaté.

 

Ça ne change rien au problème, car comme je l’écrivais il y a fort longtemps, l’opposition n’a jamais travaillé sérieusement sur la durée, construisant un contre-projet de ville.

En 2013, exaspéré suite à une réunion politique où l’on racontait n’importe quoi, j’avais écrit que Catherine Margaté avait déjà gagné.

Aujourd’hui, les choses n’ont pas changé.

Certes, il y a eu une amélioration lors du dernier conseil municipal (Stéphane Tauthui a fait une proposition lors du dernier conseil municipal, l’opposition a enfin posé des questions sur divers sujets lors du dernier conseil municipal), mais ça reste insuffisant.

 

En particulier, je n’ai pas beaucoup vu l’opposition lors de la pétition demandant la baisse des dotations d’état, Cette critique n’est d’ailleurs pas nouvelle.

Autre exemple, sur un sujet fondamental pour Malakoff, l’opposition ne s’est même pas exprimée au conseil municipal.

 

Point qui m’est revenu : j’ai un ami qui a participé à la campagne de Thierry Guilmart en 2001.

Il était persuadé que celui-ci allait gagner.

Il était fort déçu du résultat.

Il m’avait expliqué que les communistes avaient sorti Léo Figuères (l’ancien maire).

Mais si les communistes n’avaient pas sorti Léo Figuères, Thierry Guilmart aurait gagné.

 

Vous savez quoi : mon ami déteste Thierry Guilmart depuis 2008…

 

Cette histoire m’est revenue car une sympathisante de Malakoff Plurielle m’expliquait que Catherine Margaté n’était pas éternelle et qu’en 2020, ça sera bon. La mairie communiste tombera.

Franchement, si Emmanuelle Jannès n’est pas élue maire en 2020, c’est parce que Jacqueline Belhomme, maire pressentie, ressortira Catherine Margaté ?

 

On ne pourra pas empêcher Catherine Margaté de soutenir Jacqueline Belhomme en 2020.

 

Reprenons ça plus sérieusement.

Les résultats municipaux d’abord.

Je suis remonté jusqu’en 2001.

 

En 2001, Thierry Guilmart (UDF à l’époque) avait fait 28,59% alors que Catherine Margaté (PCF) avait fait 71,41%.

En 2008, Catherine Margaté avait fait 65,76%, Thierry Guilmart (UMP) avait fait 17,88%, et Jean Emmanuel Paillon (Modem) avait fait 7,34%.

 

En 2014, Catherine Margaté avait fait 68,14%, Emmanuelle Jannès (DVG) 18,08% et Stéphane Tauthui 8,74%.

 

Comme on le voit Catherine Margaté reste indéboulonnable.

 

Je pense que ça vient du fait que l’opposition n’a pas la bonne approche.

De mon point de vue, il faut en finir avec Margaté est nulle parce qu’elle est communiste.

Au contraire, il faut développer un véritable diagnostique de ville.

 

Il faut que l’opposition fasse un véritable travail de réflexion, réflexion qui fasse ressortir les points forts et les points faibles, faire un diagnostic de la gestion municipale, préparer, à partir de ce diagnostic un projet de ville crédible.

C’est finalement la seule chose qui n’a pas été faite.

Et de mon point de vue, c’est seulement comme ça que l’on y arrivera.

 

Le « Margaté pense ça donc je vais penser l’inverse, je ne sais pas pourquoi, mais je trouverai », c’est fini, ça ne marche pas.

 

Il y a des points forts dans la gestion municipale.

La ville de Malakoff est agréable à vivre (par exemple, je n’aimerai pas habiter Puteaux), est plutôt mixé (contrairement à Bagneux) et fait beaucoup dans le domaine social.

 

Mais il y a aussi des points faibles.

Je pense en particulier au développement économique, à l’incapacité pour la ville de rationaliser ses dépenses de fonctionnement.

Pour moi, le plus gros échec de Catherine Margaté restera Sud de Seine.

Si Sud de Seine avait été une réussite, la diminution des dotations ne devrait pas être un problème.

 

L’opposition appuie sur les points faibles. C’est normal, c’est son rôle.

Mais elle doit avoir une vision plus globale, plus nuancé des choses.

 

Puis, il faut aussi garder à l’esprit que les choses évoluent.

Certaines critiques, qui avaient un sens fut un temps, seront moins juste à long terme.

 

Je pense à la cassure Nord/Sud que j’ai été le premier à mettre en évidence.

Lors d’une réunion publique, j’avais même déclaré que je me félicitais que l’on s’occupe enfin du Tiers-monde de Malakoff, désespérant Catherine Margaté.

Mais cette question évolue, notamment avec le PLU.

J’en avais déjà parlé précédemment.

Avec le PLU, ce n’est pas sûr que les arguments restent pertinents.

Peut-être que le Sud de la ville sera réhabilité.

 

Au final, mon propos est que la démission de Margaté ne change rien pour moi. C’est d’un véritable travail de fond dont a besoin l’opposition.

 

Pour moi, on est en plein dans la fable du lièvre et la tortue.

Le lièvre, il est tellement beau, magnifique et intelligent qu’il n’a pas besoin de courir.

Au final, c’est la tortue qui arrive.

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30 mai 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (11/11) : Les choix politiques

Comme écrit précédemment, le budget traduit un choix politique.

Le moment d’en établir clairement.

 

Le diagnostic d’abord.

Malakoff fait énormément dans le social.

Malakoff fait tout son possible pour maintenir un service public local de qualité.

Je n’ai rien à dire, la municipalité a été élue sur ce programme.

Néanmoins, cela a un coût.

Je ne dis pas ça contre le service public. Au contraire, je pense que le service public est important, je pense que le service public permet de maintenir la cohésion de la société.

Non, je dis ça comme un constat de lucidité.

 

Dans le diagnostic, toujours, je rappelle que côté recettes, la part des impôts est de 58%, celle des dotations et participations est de 21%. Les dotations et participations sont le deuxième poste de recette.

Une étude approfondie des dotations permet de remarquer que les dotations d’états représentent 57% du total des dotations, soit 12% des recettes totale de la ville.

 

Côté dépense, la part la plus importante est le personnel, avec une part de 56%.

En regardant en détail la répartition des dépenses de personnel, on remarque que la plus grosse part est dans l’administratif, avec une part de 30%.

 

Par ailleurs, la ville de Malakoff a une dette importante. Certes, il s’agit d’une dette d’investissement, mais si on continue comme ça, elle sera remboursée en 2033.

De l’aveu même du maire, la ville de Malakoff ne peut plus investir aujourd’hui.

 

Quels sont les dangers qui planent sur Malakoff ?

Le premier est une perte de recettes.

Evidemment, l’Etat est endetté, et ça ne peut plus durer.

Il doit réduire son train de vie.

Réduire les dotations en fait partie. Près de 10 à 15% des recettes de la ville sont concernés.

Rappelons que selon la cour des comptes, en général, les communes ne font aucun effort pour rationaliser leurs dépenses.

 

Il faut aussi rembourser la dette de Malakoff.

Pour cela, il faut faire de l’autofinancement brut (de l’excédent budgétaire).

Ça passe par réduire les dépenses et/ou augmenter les recettes.

 

A partir de là, quelles sont les options ?

 

Parlons d’abord de la municipalité.

Dans un premier temps, elle agite les bras avec une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable.

Mais ça ne sert à rien. Peut-être même que la municipalité le sait.

La diminution des dotations par l’Etat, la municipalité n’y peut rien. De plus, le problème va se répertorier sur d’autres échelons, comme le département et la région.

Il faut des recettes, point.

Et pour augmenter ses recettes, la ville a augmenté la taxe foncière sur le bâti.

 

Dans les autres options, il y a celle des libéraux pur et dur : supprimer le service public.

En ce qui me concerne, je ne suis pas d’accord.

 

Et puis, il y a ma vision.

Elle consiste à rationaliser les dépenses.

C’est un état d’esprit. Avant de se poser la question des moyens, on se pose la question de l’organisation.

En organisant le service public au mieux, on fait la même chose, peut-être mieux, mais avec moins de moyens.

Ça passe par une réflexion sur le rôle du service public.

Je pense pour ma part que c’est d’ailleurs un problème franco-français.

En général, on se pose la question des moyens et après, on regarde ce que l’on fait avec.

En réalité, il faut d’abord se poser la question du fonctionnement, et après voir les moyens que l’on peut coller.

 

Pour rationaliser nos dépenses de fonctionnement, Sud de Seine aurait dû en être le moteur.

Au lieu de ça, Sud de Seine est devenu l’outil des doublons.

Pire, Sud de Seine est de déficit de fonctionnement, déficit de fonctionnement qui est financé par l’excédent 2014.

Quand je dis que le plus grand échec de Catherine Margaté est Sud de Seine, ce n’est pas une blague.

12 mai 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Cérémonie du 8 Mai 2015

P1000593Dépôt de germe au monument au mort, maison des associations, par madame le maire.

P1000600Le cortège marche jusqu’au carrefour du 8 Mai 1945.

P1000605Dépôt de germe par Madame le maire au carrefour du 8 Mai 1945.

P1000607Dépôt de germe au monument aux morts par Madame le maire.

P1000633Dépôt de germe au monument aux morts, au cimetière de Malakoff.

 

11 mai 2015 Posted by | actualité, Malakoff | , , | Laisser un commentaire

Le Libdem se prend une branlée

Désolé pour le titre, mais au moins, il est clair et net.

 

Effectivement, au Royaume-Uni, il y avait des législatives.

Selon la BBC, on a (résultat non définitif au moment où j’écris):

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 36,1 36,4
Libdem (centre) 23,0 7,8
Travaillistes (gauche socialiste) 29,0 30,7
UKIP (Extrême droite) 3,1 12,5
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 1,7 5,0
Green (Les verts) 1,0 3,7

 

Et en sièges :

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 307 303
Libdem (centre) 57 8
Travaillistes (gauche socialiste) 258 222
UKIP (Extrême droite) 0 1
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 6 56
Green (Les verts) 1 1

 

Je n’ai pas énuméré tous les partis.

En tout, il y a 650 sièges. La majorité absolue est donc de 326 sièges.

Il convient de rappeler en premier lieu que le système britannique est injuste, encore plus injuste que le système français.

 

Les conservateurs gagnent, mais ils n’ont pas la majorité absolue.

Même avec le Libdem. Ils n’ont pas la majorité absolue.

Faut dire que celui-ci a pris cher.

 

Quant à la gauche, même avec le parti indépendantiste écossai, on est loin du compte.

Mais pour en revenir au Libdem, qui est le parti centriste au Royaume Uni, c’est le grand perdant de cette élection.

Il passe de 23% à 7,8%, soit -15,2%.

Son nombre de sièges s’écroule de 57 à 8.

 

Le problème est que le Libdem paye sa participation au gouvernement conservateur de David Cameron.

 

Effectivement, les conservateur ont petit à petit passé à la trappe le programme du Libdem pour s’empresser de ne rien appliquer.

Pire, sur les positions importantes du Libdem, ses dirigeants se sont empressés de ne rien dire.

 

Un point important était la réforme du mode de scrutin, dont David Cameron était hostile.

Celui-ci a fait un référendum histoire d’enterrer la réforme.

Et ça a marché.

Mieux, le Libdem qui considérait l’abandon de cette réforme comme un Casus Belli s’est empressé de rester au gouvernement.

 

On a aussi dans la même veine le droit d’inscription aux universités.

 

Au final, la leçon est pour moi la suivante :

A ne pas être exigent vis-à-vis de nos partenaire, c’est les inviter à nous prendre pour des paillassons.

 

La politique n’est qu’une question de rapports de force.

La politique durable est de construire ce rapport de force.

A la table des négociations, on a plus de chose à dire avec 25% des voix qu’avec 5%.

 

C’’est important d’avoir des élus, oui, c’est vrai.

Mais il y a une chose encore plus importante : c’est le message que l’on porte.

Les élus ne sont pas durables. Mais si le message est identifiable, les électeurs nous identifient, et ils nous encouragent.

Le message, c’est le côté durable.

Le message, c’est ce qui fait que les électeurs continuent à voter pour nous.

 

Si le message est clair, les électeurs qui le soutiennent continuent à voter pour nous.

Mais pour que le message reste clair, il faut, sur l’essentiel, que le message soit suivi par les actes.

Si François Bayrou a une visibilité médiatique, malgré que le Modem soit un petit parti, c’est parce son message a été suivi par des actes.

En 2007, alors que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale faisaient marcher la machine à promesses démagogiques non financées, alors que François Bayrou faisait campagne contre le déficit public, ce dernier n’a donné au second tour aucune consigne de vote.

 

C’est aussi au nom de la cohérence et du message que j’ai refusé de soutenir la candidature de Clément Forestier aux départementales. Pour moi, l’alliance Centre-Droite n’est pas automatique.

 

Hors, aujourd’hui, le centre, qu’il soit UDI ou Modem, court derrière les sièges, n’hésitant pas à décrédibiliser le message.

 

Il est fort probable que le centre devienne, aux yeux des électeurs, une machine à carrière sans conviction.

Je reconnais être inquiet, car je pense que le centre, en général, qu’il soit UDI et Modem, risque de faire un faible score en 2017.

L’interview de Chantal Jouanno, permet de voir que certains n’ont pas une bonne image du centre.

Dernièrement, le blog du centrisme parlait du jeu consternant des centristes.

 

Pour ma part, je pense que la défaite du Libdem est une leçon à méditer pour l’UDI et le Modem.

 

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

 

Mise à jour:

  • Les résultats sont définitifs. Les conservateurs ont 331 sièges. Ils ont donc la majorité absolue. Ils peuvent donc gouverner seuls.
  • Le Libdem a toujours 8 siège. L’analyse reste donc identique avec la confirmation des résultats.
  • Le blog du centrisme en parle aussi.

Nouvelle mise à jour:

8 mai 2015 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour que le Centre se ressaisisse, pour que le Centre arrête les conneries, pour que le Centre arrête de creuser sa propre tombe, signez la pétition « Rassemblez les centristes! »

Olivier Nataf est à l’initiative d’une pétition pour le rassemblement du centre que je me permets d’appeler de signer.

Evidemment, je ne connais pas le bonhomme, et je ne me suis donc pas cordonné avec lui.

 

Mais je pense que la stratégie court-terme du centre, basé sur l’envie d’avoir des sièges sans conditions, risque de nous être extrêmement préjudiciable.

 

Alors que certains estiment que l’on est là pour seulement avoir des sièges, j’ai la faiblesse de penser que le centre est un grand courant qui est utile au débat politique français.

 

Le problème, c’est qu’on est dans la soumission et les marchandages de tapis, loin des problèmes économiques et sociaux de la France, loin du vécu des gens. Et que l’on décrédibilise notre message.

 

Je pense qu’en 2017, les centristes risquent d’être lourdement sanctionnés.

 

Je ne m’en réjouis pas, au contraire, ça m’exaspère et ça me désespère.

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, risque de gagner la primaire de l’UMP.

Et on va, au mieux, avoir le match retour Hollande Sarkozy, au pire le Pen.

 

Au fond, le problème, c’est que le PS et l’UMP ne respectent que le rapport de force.

Si on fait 15%, rêvons, 25%, on sera plus respecté que si on fait 5%, au mieux 7-8%.

 

La meilleure solution n’est pas d’avoir des élus en s’agenouillant dans l’UMP.

Si nos sièges dépendent de l’UMP, alors l’UMP nous fera du chantage. Alors, on sera plus sensible aux pressions de l’UMP, surtout quand il s’agira d’abandonner ce qui est primordial pour nous.

 

Pire, si on abandonne nos valeurs, les électeurs nous sanctionnerons. C’est ce qui arrive en ce moment au Libdem en Grande Bretagne.

 

La meilleure solution, à long terme, c’est de travailler sur le rapport de force. La meilleure solution, c’est de créer le rapport de force.

Alors oui, c’est du long terme. Oui, au début, ça sera décourageant. Mais à long terme, on sera identifié.

 

Et pour créer ce rapport de force, comme le dit si bien le blog du centrisme, la solution est simple.

Il faut que le Modem et l’UDI travaillent ensemble, réfléchissent ensemble, et trouvent un moyen de désigner le candidat centriste pour que tout le monde s’y retrouvent.

 

Bref, il faut que l’UDI et le Modem, Jean Christophe Lagarde et François Bayrou, se parlent.

 

Et vite, car si on continue comme ça, le centre risque de disparaître et la fessé risque de vraiment piquer les fesses.

 

Si une pétition peut les faire changer.

 

Je ne voudrais pas voir le centre disparaître définitivement, ce qui appauvrirait l’offre politique en faveur du PS, de l’UMP et des extrêmes…

4 mai 2015 Posted by | Politique | , , , , | Un commentaire

A quel jeu consternant jouent les centristes?! (Blog du centrisme)

Je suis habitué à voir les centristes français être « Le centre le plus bête du monde », comme le dit le blog du centrisme, mais là, je dois reconnaître que l’on est en train de battre des records.

 

A force de courir après les sièges, on est en train de rendre notre message inaudible et pire, de creuser nous-même notre propre tombe.

Et le Modem est particulièrement innovant sur ce point.

Dernière exemple en date : selon Marielle De Sarnez, numéro 2 du Modem, on pourrait rejoindre l’UMP lors des régionales dès le premier tour.

Certes, ça reste du conditionnel, mais ça fait mal de l’apprendre…

Alors je n’ai pas toute la cuisine électorale (certains diraient que l’UDI ne veut pas nous parler, veut nous tuer mais ça reste du conditionnel), mais résumons :

  • Le Modem est un centre indépendant mais on rejoint l’UMP dès le premier tour en IDF.
  • L’UDI est un centre satellisé mais ils présentent une liste de premier tour en IDF.
  • On a critiqué de 2007 à 2012 Sarkozy (à juste titre en ce qui me concerne) mais on rejoint dès le premier tour l’UMP, dirigé également par un certain Nicolas Sarkozy…
  • Pire, les régionales est un scrutin de liste, où il est plus facile de créer un rapport de force. Et on n’a même pas le courage d’y aller.

Vous comprenez quelques choses à la stratégie du centre, qu’il soit UDI et/ou Modem ?

Personnellement, à part si l’ambition est d’avoir des sièges sans conditions, je n’y comprends rien.

J’ai peur qu’à long terme, les électeurs, y compris et surtout centristes, sanctionnent lourdement l’UDI et le Modem.

Heureusement, le blog du centrisme (encore lui) met en avant ce jeu consternant des centristes.

Je me permets de reproduire ci-dessous l’article.

 

« Quand l’UDI semble faire allégeance à l’UMP, le MoDem monte au créneau pour clamer son indépendance et dénoncer les petits arrangements entre Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Lagarde.

Et puis, ne voilà-t-il pas que ce même MoDem, par la bouche de sa vice-présidente, Marielle de Sarnez – propos avalisés par François Bayrou – trouve tout à fait logique de s’allier à l’UMP en Ile-deFrance pour les élections régionales sur le dos de l’UDI puisque celle-ci présente une liste indépendante dans laquelle elle voulait accueillir le MoDem…

Tout cela donne l’impression que quand l’un dit noir, l’autre dit blanc et inversement.

On l’a compris, il s’agit d’une chasse aux sièges à tout prix, de suprématie obsessionnelle au centre et de petits règlements de compte personnels, toutes choses auxquelles les centristes nous ont malheureusement habitués depuis des lustres.

Mais le spectacle actuel est bien consternant pour tous ceux qui entretiennent l’espoir de voir un Centre uni (ou allié) dans la clarté, la responsabilité et l’indépendance.

Tout cela fait, évidemment, le bonheur de l’UMP et de Nicolas Sarkozy qui boit du petit lait de voir qu’on se tiraille et tire dans les pattes à l’intérieur même de l’UDI ainsi qu’entre l’UDI et le MoDem.

Oui, les centristes sont incorrigibles.

Peut-être jusqu’à ce que les Français les corrigent – électoralement parlant – une bonne fois pour toutes!

 

Centristement votre. »

4 mai 2015 Posted by | Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , | Laisser un commentaire