Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Les charges patronales ou le pire impôt physiocrate (suite)

Suite aux commentaires ici, j’ai décidé de remettre une couche sur un impôt que je déteste tant : les charges patronales.

 

D’autant qu’on ne me la fait pas. J’ai passé la première partie de ma vie au chômage (ce qui a été très désagréable), j’ai commencé dans les TPE avant d’être dans un grand groupe.

 

Mieux, mon métier consiste à gérer les travers induits par la rigidité du code du travail et les charges patronales.

 

Donc je connais un peu le sujet.

 

Donc répétons-le, les charges patronales, c’est le pire impôt physiocrate.

C’est un impôt qui coule notre économie, et qui fabrique du chômage.

 

C’est un impôt débile, qui crée de la misère sociale et humaine.

 

C’est par son travail que l’on progresse dans la société.

Cet impôt imbécile va contre ça, et empêche les gens de progresser dans la société, et juste de s’intégrer.

 

Mais pourquoi cet impôt, physiocrate, est le pire ?

Après-tout, n’importe quel impôt physiocrate est débile, idiot, stupide et injuste.

 

Tout simplement à cause de ce que l’on paye en charge patronale en valeur.

 

En prenant ce qui est ici, on peut dérouler les formules.

Le site ici est aussi une autre source.

 

2 phrases sont importantes :

  • Les charges salariales sont calculées sur la base du salaire brut, le taux moyen étant de 22 %.
  • Quant aux charges sociales patronales, celles-ci correspondent en moyenne à 42 % du salaire brut

Soit CS les charges salariales et CP les charges patronales.

Soit SN le salaire net et SB le salaire brut.

 

Selon le point 1, on a :

SN = (1 – 22%).SB = (1 – 0,22).SB = 0,78.SB.

 

Soit C le coût d’un employé pour un employeur.

 

C = SB + CP = (1 + 0,43).SN = 1,43.SN = (1,43/0,78).SB = 1,83.SN

 

Mea-culpa.

Je n’avais pas actualisé mes chiffres.

J’avais déclaré C ~ 2 SN, en fait, ce n’est que 83%.

 

Effectivement, François Hollande les a diminués un peu entre temps.

Ce qui est délirant, d’ailleurs, c’est que même François Hollande a été meilleur sur le sujet que Nicolas Sarkozy…

 

Néanmoins, ça reste élevé, surtout pour les TPE et PME, endroit où se trouve l’emploi pour les salariés qui y sont éloignés (comme les jeunes et les seniors).

 

Par ailleurs, pour payer moins de charges, il existe des dispositifs, comme les tickets restaurant.

D’ailleurs, depuis que je suis passé du panier repas au ticket restaurant, je pense que je suis perdant.

 

D’autant que là où je travaille, ma cantine n’accepte pas les tickets restaurants (ou pour être exact ma carte Ticket Restaurant).

Il m’arrive de les utiliser le soir, mais certains restaurants ne prennent pas ma carte Ticket Restaurant.

De plus, elle est plafonnée, et non utilisable le Dimanche.

 

Mais bon, je m’égares.

Dans l’absolu, les charges patronales sont toujours trop élevées.

Le mieux serait de les supprimer, mais là, comme la Taxe d’Habitation (un autre impôt physiocrate), ça doit se faire sur une refonte totale du système fiscal français.

Et la fiscalité, c’est le point faible de Macron.

 

Donc, dans l’absolu, il faut continuer de diminuer les charges patronales, jusqu’à ce que ce soit supportable.

 

Quand Emmanuel Macron dit que les retraités peuvent payer 10€ pour le plus grand nombre, je suis d’accord avec lui.

 

Encore une fois, ce qui est vraiment dégueulasse, c’est que les gens restent au chômage.

C’est que les gens qui jouent le jeu ne puissent pas avoir la possibilité de progresser.

 

En plus : Pourquoi Macron a raison d’augmenter la CSG :

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10 novembre 2017 Posted by | Uncategorized | , , , | Laisser un commentaire

Il est fondamental de réduire les charges (Patronales et Salariales)

Comme j’en ai assez (depuis un moment) des critiques de mauvaise foi, venant aussi bien de la Droite comme de la Gauche, sur la hausse de la CSG, je vais me permettre de défendre notre président de la république.

 

D’autant que je trouve que les députés de LREM, ils dorment un peu trop.

Sur ce sujet, majeur, il faut rentrer dans le lard.

 

La droite est hypocrite, elle n’a rien fait au pouvoir.

Seule la gauche semble plus cohérente, mais c’est en réalité de l’idéologie malsaine.

 

Pire, il est critiqué comme président des riches.

Rappelons que grâce à la baisse des charges salariales (je suis dans la classe moyenne, je rappelle), mon salaire net, donc mon pouvoir d’achat, va augmenter.

Chose que j’attends depuis un bon moment (genre 10 ans, voir plus).

 

Donc en résumé, Emmanuel Macron, qui fait une mesure profitant au plus grand nombre (que ce soit la baisse des charges patronales ou salariales) est le président des riches.

De plus, la baisse des charges patronales profite plus aux TPE/PME qu’aux grands groupes, qui eux ont les moyens de faire de l’optimisation fiscale.

 

Macron président des riches… Mais franchement, de qui se moque-t-on ?

 

Le moment de reprendre le sujet à la base.

 

Le principe est de diminuer les charges, aussi bien salariales que patronales.

Le problème est de maintenir les dépenses de solidarité (notamment de santé).

 

Pour le faire, on augmente un impôt, TVA dans le programme de Fillon, CSG dans celui de Macron.

Avec l’augmentation d’un impôt, on finance la baisse des charges patronales et salariales.

 

En ce qui me concerne, l’importance n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais une bonne fois pour toute de réduire les charges qui sont une plaie sur notre économie, surtout les charges patronales.

 

D’ailleurs, les charges patronales sont surtout une plaie sur les TPE et les PME.

 

Le débat ne date pas d’hier.

 

En 2007, François Bayrou avait une excellente mesure dans son programme, la création de 2 emplois sans charges.

L’intéressé expliquait, à juste titre que ça allait débloquer la situation. Et je pense qu’il avait (voir a encore) raison.

Dans un grand groupe, 2 emplois, ce n’est rien.

Mais dans une PME, et surtout dans une TPE, c’est énorme.

De plus, dans la logique de François Bayrou, on aurait montré que les charges sont un frein à la création d’emploi dans une TPE/PME.

Ayant commencé dans une TPE, je confirme que les charges sont un frein à l’embauche.

 

Même si lors de la primaire socialiste en 2012, Manuels Valls s’est prononcé pour une hausse de la TVA, en général, pour le PS, pour raison idéologique, le PS ne veut pas entendre parler de la baisse des charges.

 

Quant à la droite, c’est Tartuffe.

Jean Louis Borloo avait évoqué la hausse de la TVA (la TVA sociale) en 2007, ce qui avait fait perdre des sièges à la Droite.

 

Sarkozy s’était empressé de ne pas appliquer la mesure, jusqu’en 2012, histoire de faire un piège à con de centrisme.

 

 

Mais rentrons dans le vif du sujet.

 

Pourquoi faut-il diminuer les charges ?

 

Les charges patronales d’abord.

Comme pour la Taxe d’Habitation, ou l’ISF, je pourrais expliquer que les charges patronales est un impôt physiocrate, dont par définition, il est injuste et débile, et doit être supprimé à long terme.

 

Mais je vais me placer sur le court terme.

A savoir qu’il fait un vrai dégât sur l’économie française, et qu’il fait en plus un dégât social.

 

En fait, les charges patronales, c’est juste le pire impôt physiocrate.

Pour rappel, on paye cet impôt parce que l’on embauche un salarié.

C’est un peu punitif.

En fait, on punit un patron parce qu’il embauche.

Ça devrait être juste… l’inverse.

 

Mais le pire, c’est que c’est un impôt qui a une valeur élevée.

Pour mémoire, si on embauche un salarié avec un salaire de x, on paye en charge patronale x.

Ce qui fait qu’un salarié coûte 2 x à un employeur.

 

Par exemple, si vous embauchez un salarié à 2000€ net, vous payez 2000€ de charges patronales, il vous coûte au total 4000€.

 

Ça fait donc un coût élevé pour le travail. Et pas que dans le privé. C’est aussi vrai pour le public (cas de Malakoff).

C’est surtout les TPE et PME qui morflent, car les revenus générés sont moindres.

Ça dissuade d’embaucher.

Ce qui est criminel car les emplois pour les gens qui y sont éloignés (principalement les jeunes et les séniors), c’est dans la TPE/PME.

 

De fait, en maintenant les charges patronales à niveau élevé, on éloigne les catégories les plus fragiles de l’emploi.

C’est là qu’il y a quelque chose de vraiment criminel et dégueulasse.

 

En résumé, si un patron paye 2000€ un salarié, il paye également 2000€ pour qu’un autre salarié soit « Une merde au chômage ».

On est en plein dans un roman de Kafka.

 

Vu le coût économique, humain et social que représente le chômage, au lieu de payer 2000€ un salarié et 2000€ (via les charges) à être « Une merde au chômage », autant embaucher 2 salariés.

 

Ce n’est vraiment pas pour rien que je qualifie les charges patronales de « Pire impôt physiocrate ».

En plus d’être un impôt physiocrate (ce qui est déjà un crime en soi), c’est un impôt avec une haute valeur.

 

De plus, cet impôt est contre la logique Schumpeter.

 

Effectivement, selon Schumpeter, le capitalisme, c’est la destruction créatrice.

A un instant t, on fabrique un bien (ou un service). Mais celui-ci va disparaître car il va être remplacé par autre chose.

La disparition du produit est destruction d’emploi, mais la création d’un nouveau produit est créatrice d’emploi.

C’est pour ça que Schumpeter parle de destruction-créatrice.

 

Pour créer de nouveaux produits, qui dans la logique de Schumpeter représentent les emplois de demain, il faut investir, notamment dans la recherche.

 

Or, pour investir, il faut faire de la marge, du profit. Le profit est par la suite réinvesti.

Or, les charges patronales jouent contre le profit, contre la marge, et empêche donc de réinvestir pour innover, et créer des emplois à long terme.

 

Ce n’est pas pour rien qu’en France, on est dans la « Destruction Pas création ».

 

Passons aux charges salariales.

Là, l’impôt est juste, car c’est un pourcentage sur le salaire brut.

Sauf que le problème, c’est que les charges salariales sont élevées, presque 25% du salaire brut.

 

Or, aujourd’hui, on est dans une stagnation des salaires.

Pour diverses raisons, malheureusement compréhensibles, les entreprises rechignent à augmenter les salaires. Les charges patronales et le contexte économique n’aidant pas.

 

Or, le pouvoir d’achat des gens qui travaillent diminue, notamment à cause de l’inflation.

Ce qui laisse le sentiment, malsain, que si on joue le jeu (par son travail), et bien, on se fait vachement couillonner.

 

Il faut combattre ce sentiment. Il est dangereux que ceux qui jouent le jeu soient les couillons.

Il faut encourager les gens qui jouent le jeu, et de fait, aider les gens qui travaille.

Le travail doit être la norme.

Le travail doit être récompensé.

 

C’est pour ça qu’il faut revaloriser le pouvoir d’achat des gens qui travaillent.

 

Comme le contexte économique des entreprises est difficile, le seul moyen est de diminuer les charges salariales.

La diminution des charges salariales augmentera le pouvoir des salariés (les gens qui travaillent) sans que l’entreprise augmente les salaires.

 

Pour conclure, diminuer les charges patronales, c’est diminuer le coût du travail, et c’est permettre aux entreprises de faire plus de marges pour réinvestir derrière.

C’est une mesure en faveur des entreprises.

 

Diminuer les charges salariales, c’est augmenter le salaire net des salariés et donc leurs pouvoirs d’achat. C’est une mesure en faveur des salariés.

 

Je pense que les deux diminutions sont à faire.

 

C’est pour ça que sur ce point, je suis sur la même longueur d’onde qu’Emmanuel Macron.

7 novembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | 4 commentaires

CA 2016 de Malakoff (6/16) : Les dépenses de fonctionnement

Pour le cru 2016, on a :

Valeur (€) %
Charges à caractères générales 9 244 912,61 16,11
Charges de personnel 29 182 182,71 50,84
Atténuation produit 489 427,00 0,85
Autres charges de gestion courante 9 905 787,31 17,26
Charges financières 1 005 244,67 1,75
Charges exceptionnelles 45 559,39 0,08
Dotation provisions semi-budgétaires 93 000,00 0,16
Opération ordre transfert entre sections 7 436 769,72 12,96
Total 57 402 883,41 100,00

 

 

Comme d’habitude, le principal poste de dépense reste les charges de personnel.

 

J’y reviendrai.

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (5/16) : Les recettes de fonctionnement

Rentrons donc dans le vif du sujet.

Et commençons par les recettes.

 

Pour le CA 2016, on a :

Valeur (€) %
Atténuations de charges 2 722 405,92 4,52
Produits, services et vente diverses 6 583 491,44 10,92
Impôts et taxes 38 203 235,35 63,38
Dotations et participation 8 712 877,82 14,45
Autres produits gestion courante 1 707 645,79 2,83
Produits exceptionnels 421 132,70 0,70
Reprises provision semi-budgétaire 60 896,15 0,10
Opération Transfert Ordre entre section 1 052 229,72 1,75
Excédent de fonctionnement reporté 815 441,11 1,35
Total 60 279 356,00 100,00

 

Rien de transcendant.

Comme la dernière fois, les principales recettes sont les impôts et taxe (63,38%), les dotations (14,45%) et les produits, services et vente diverses (10.92).

 

Notons que les recettes liées à l’impôts ont fortement augmentés (+30% environ).

Les dotations ont diminué (environ -8%).

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (4/16) : Le bilan financier

 

 

Le CA permet aussi de faire un bilan financier de la ville.

 

Soit Rf, Re et Rc respectivement les recettes de fonctionnement, les recettes exceptionnelles et les recettes de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Rc = RfRe.

 

Soit Df, De et Dc respectivement les dépenses de fonctionnement, les dépenses exceptionnelles et les dépenses de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Dc = DfDe.

 

Soit CAF la capacité d’autofinancement brut.

 

CAF = RcDc et en général, CAF > 0.

 

La capacité d’autofinancement brut est le premier indicateur pour mesurer la bonne gestion d’une ville. C’est le bénéfice net.

 

On retire soigneusement ce qui est exceptionnel, car l’objectif est de faire de la prospection.

 

Le problème est de définir « ce qui est exceptionnel ».

Avec les conventions admises, on a un exemple de calcul ici.

 

Je vais prendre les chiffres ici et sur la présentation du CA 2016.

 

Soit ED l’encours de la dette.

 

On définit la capacité de désendettement CD par CD = ED / CAF.

La capacité de désendettement représente le nombre d’année qu’il faudrait pour rembourser la dette si on y mettait toute la capacité d’autofinancement brut.

 

Elle est exprimée en année.

 

On considère qu’il y a bonne gestion si CD < 10 ans.

 

En période d’investissement, on admet une CD ~ 12-15 ans.

 

Cette année, j’ai décidé d’innover, et de remonter dans le temps.

 

On arrive à :

Année CAF (en millier d’€) €/hab (Malakoff) €/hab (Moyenne Strate)
2000 4 634 156 164
2001 5 124 173 161
2002 3 854 130 166
2003 3 736 126 189
2004 2 376 80 193
2005 2 321 78 152
2006 2 983 101 148
2007 403 15 141
2008 -717 -24 133
2009 3 027 99 142
2010 4 944 159 171
2011 6 428 206 186
2012 6 868 219 180
2013 6 807 217 172
2014 6 875 221 152
2015 8 840 287 176
2016 8 228

 

Année CAF (en millier d’€) Dette (en millier d’€) Capacité de désendettement (ans)
2000 4 634 5 726 1
2001 5 124 4 913 1
2002 3 854 4 813 1
2003 3 736 3 949 1
2004 2 376 12 159 5
2005 2 321 21 583 9
2006 2 983 33 374 11
2007 403 41 184 102
2008 -717 47 278 -66
2009 3 027 46 703 15
2010 4 944 43 841 9
2011 6 428 40 737 6
2012 6 868 37 929 6
2013 6 807 37 369 5
2014 6 875 36 262 5
2015 8 840 33 323 4
2016 8 228 34 850 4

 

Les années 2001-2009 représentent des années d’investissement intensives.

On y voit une forte augmentation de la dette et une chute de l’autofinancement brut.

La capacité de désendettement augmente fortement.

Avec la chute brutale de l’autofinancement brut en 2007, on a une capacité de désendettement de 102 ans.

 

A noter que 2008 représente une mauvaise gestion. La capacité d’autofinancement brut est négative. Ce qui veut dire que les dépenses de fonctionnement ont été supérieures aux recettes de fonctionnement. J’ai calculé CD, mais pour 2008, très franchement, CD n’a pas de sens.

 

Depuis 2009, on remarque une politique pour consolider la CAF. Entre 2008 et 2015, on a également une politique de désendettement.

Ce qui permet de réduire la capacité de désendettement.

 

De 2015 à 2016, on a une période d’investissement (Garage municipal …).

La dette a donc légèrement augmenté.

 

A noter que la municipalité a changé de stratégie.

 

Lors de la phase d’investissement 2001-2008, la municipalité a principalement financé ses investissements par de la dette. Elle a fortement augmenté ses impôts en 2008 (la taxe d’habitation si mes souvenirs sont bon).

 

Pour la période d’investissement actuelle, elle a augmenté ses impôts fortement avant en 2015 (la taxe foncière sur le bâtit).

 

A noter que j’ai aussi trouvé un ratio CAF/Habitants.

 

De 2000 à 2010, on a toujours une CAF (par Habitant) inférieur à la moyenne.

Depuis 2010, elle est toujours supérieure à la moyenne.

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (3/16) : Les ratios

Les ratios nous permettent de nous comparer par rapport aux autres communes de la strate (c’est-à-dire les communes équivalentes).

 

Pour le CA 2016, on a :

Numéro Ratio Ville de Malakoff Moyenne de la Strate
1 Dépenses réelles de fonctionnement / population 1613,74 1284
2 Produit des impositions directes / Population 705,45 608
3 Recette réelle de fonctionnement / population 1912,84 1445
4 Dépenses d’équipement brut / population 326,66 308
5 DGF / Population (DGF = Dotation Globale de fonctionnement) 136,17 267
6 Dépenses de personnel / Dépenses de fonctionnement 58% 59%
7 Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement de la dette / recette réelles de fonctionnement 89% 96%
8 Dépenses d’équipement brut / Recettes réelles de fonctionnement 17% 21%
9 Encours de la dette / Recettes réelles de fonctionnement 59% 77%

 

Nous sommes une commune qui dépensons plus que la moyenne pour la population (1 et 4).

Néanmoins, on dépense moins en équipement par rapport à nos recette (8).

 

Par contre, côté recette, on charge plus la mule que la moyenne sur notre population (2 et 3).

 

A noter que l’on vit moins de la générosité que la moyenne (5)

 

Côté personnel (6), on a fait des efforts, on est légèrement en dessous de la moyenne de la strate.

 

Côté dette, elle semble moins importante que la moyenne (9) mais on la rembourse moins vite (7)

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (2/16) : La réalisation

Il y a ce qui est budgétisé, et il y a ce qui est réellement réalisé.

 

Pour le CA 2016, on a :

Section Dépenses Recettes
Budgétisé Réalisé % Budgétisé Réalisé %
Fonctionnement 59 638 252,17€ 57 402 883,41€ 96,25% 59 638 252,17€ 60 279 356€ 101,07%
Investissement 20 444 721,05€ 19 338 847,91€ 94,59% 20 444 721,05€ 18 509 519,25€ 90,53%
Total 80 082 973,22€ 76 741 731,32€ 95,83% 80 082 973,22€ 78 788 875,25€ 98,38%

 

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (1/16) : Les chiffres

Bon, il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017.

Ayant beaucoup de travail en ce moment, j’ai donc tardé à en parler.

 

De plus, ce type de sujet, j’aime bien l’approfondir, et c’est donc long, et ça demande du temps et du travail.

 

Mais comme je suis en vacances, je peux donc commencer.

 

Pour rappel, le budget de Malakoff se déroule sur 3 phases, 3 moments forts.

 

Le premier, c’est le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

C’est sans vote.

On y débat de la politique financière de la ville.

 

La seconde étape est le vote du budget.

L’équipe municipal budgétise ce qu’elle a l’intention de dépenser l’année en cours. C’est prévisionnel. Et c’est sujet à un vote.

 

La dernière étape est le CA (compte administratif).

C’est le bilan financier. C’est ce qui a été réellement dépensé.

Et c’est également avec vote.

 

Le CA est l’étape la plus importante.

Elle permet de cartographier l’état des finances de la ville à une date donnée.

 

Je vais donc commencer par les chiffres.

 

Pour rappel, le CA (comme le budget, d’ailleurs), est divisé en deux sections, la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

Chaque section a les recettes et les dépenses.

 

La section de fonctionnement représente le courant.

Dans les dépenses, on a les charges de personnels, de fournitures, de fonctionnement (du service public local, par exemple) et les intérêts de la dette.

 

Dans les recettes, on a les impôts, les taxes et les dotations de l’Etat (un sujet qui fâche, sur lequel je reviendrai)

 

La section d’investissement représente le long terme.

Dans les dépenses, on a les travaux, la construction d’une infrastructure et l’acquisition d’un bien. On a aussi le remboursement de la dette.

 

Dans les recettes, on a les emprunts et diverses subventions.

 

Pour le cru 2016, on a :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 57 402 883,41€ 60 279 356€
Section d’investissement 19 338 847,91€ 18 509 519,25€

 

 

A titre de comparaison, en 2015, on avait :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 50 066 405,30€ 53 307 402,01€
Section d’investissement 14 881 902,05€ 14 020 763,38€

 

Soit une évolution de (Troncature) :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement +14,65% +13,07%
Section d’investissement +29,94% +32,01%

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

12 septembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Mobilisons-nous contre les JO

Dernièrement, j’exprimais mon opposition à l’organisation des JO à Paris.

 

Je suis donc ravi que l’Hérétique s’exprime sur le sujet en allant dans le même sens.

 

Je suis opposé à l’organisation des JO pour deux raisons.

 

La première est financière.

Les JO ont un coût, et c’est rarement rentable.

Pire, il y a toujours des dépassements et évidement, c’est le contribuable qui paye.

Dans un pays qui doit, comme le dit si bien Emmanuel Macron, faire une double désintoxication sur ses dépenses publiques (trop élevées) et son niveau de prélèvement (trop élevé aussi), organiser les JO est un mauvais signal.

 

Lorsque l’on a des problèmes d’argent, comme la France, et que l’on doit réduire ses dépenses, comme la France, on commence par ce qui est superficiel.

Et les JO, c’est clairement superficiel.

 

Par ailleurs, lorsque l’on a des problèmes d’infrastructures, comme à la Gare Montparnasse, je préfère qu’on investisse pour remettre en Etat l’existant.

 

L’argent, ça ne tombe pas du ciel, derrière, c’est le contribuable.

Par ailleurs, des dépenses d’investissement induisent des dépenses de fonctionnement.

C’est pour ça qu’il faut investir dans le durable et non pas dans de l’éphémère.

On investit pour 30 ans, pas pour 1 mois !

 

Enfin, il y a un vrai problème avec l’immobilier à Paris et en première couronne.

Il est trop cher et les gens ne peuvent pas se loger décemment.

Je parle de gens qui sont au-dessus du salaire médian.

Je crains que les JO induisent une flambée des prix de l’immobilier empirant une situation déjà catastrophique.

 

Enfin, je me permets d’ajouter un nouvel argument, donné par les opposants d’ailleurs : l’aspect démocratique et institutionnel.

 

La population n’est pas consultée. Les opposants ne sont pas reçus par Anne Hidalgo.

 

De plus, Paris n’a pas à décider.

Les JO ne concernent pas seulement Paris, mais Paris et la petite couronne.

C’est du ressort du Grand Paris, et le président du Grand Paris est Patrick Ollier.

 

C’est pour ça que j’appelle à signer la pétition contre les JO.

 

A écouter : Le responsable du collectif Non aux JO 2024 à Paris

2 août 2017 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire