Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

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12 septembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Mobilisons-nous contre les JO

Dernièrement, j’exprimais mon opposition à l’organisation des JO à Paris.

 

Je suis donc ravi que l’Hérétique s’exprime sur le sujet en allant dans le même sens.

 

Je suis opposé à l’organisation des JO pour deux raisons.

 

La première est financière.

Les JO ont un coût, et c’est rarement rentable.

Pire, il y a toujours des dépassements et évidement, c’est le contribuable qui paye.

Dans un pays qui doit, comme le dit si bien Emmanuel Macron, faire une double désintoxication sur ses dépenses publiques (trop élevées) et son niveau de prélèvement (trop élevé aussi), organiser les JO est un mauvais signal.

 

Lorsque l’on a des problèmes d’argent, comme la France, et que l’on doit réduire ses dépenses, comme la France, on commence par ce qui est superficiel.

Et les JO, c’est clairement superficiel.

 

Par ailleurs, lorsque l’on a des problèmes d’infrastructures, comme à la Gare Montparnasse, je préfère qu’on investisse pour remettre en Etat l’existant.

 

L’argent, ça ne tombe pas du ciel, derrière, c’est le contribuable.

Par ailleurs, des dépenses d’investissement induisent des dépenses de fonctionnement.

C’est pour ça qu’il faut investir dans le durable et non pas dans de l’éphémère.

On investit pour 30 ans, pas pour 1 mois !

 

Enfin, il y a un vrai problème avec l’immobilier à Paris et en première couronne.

Il est trop cher et les gens ne peuvent pas se loger décemment.

Je parle de gens qui sont au-dessus du salaire médian.

Je crains que les JO induisent une flambée des prix de l’immobilier empirant une situation déjà catastrophique.

 

Enfin, je me permets d’ajouter un nouvel argument, donné par les opposants d’ailleurs : l’aspect démocratique et institutionnel.

 

La population n’est pas consultée. Les opposants ne sont pas reçus par Anne Hidalgo.

 

De plus, Paris n’a pas à décider.

Les JO ne concernent pas seulement Paris, mais Paris et la petite couronne.

C’est du ressort du Grand Paris, et le président du Grand Paris est Patrick Ollier.

 

C’est pour ça que j’appelle à signer la pétition contre les JO.

 

A écouter : Le responsable du collectif Non aux JO 2024 à Paris

2 août 2017 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (11/13) : Les dotations

Un autre sujet qui fâche.

La maxime sur Malakoff, selon moi-même, c’est que la municipalité fait une politique globalement correcte, mais elle le fait sur l’argent des autres.

 

Là est toute la différence entre la municipalité et moi-même.

 

D’autant que les autres, principalement l’Etat, ils n’ont plus d’argent.

 

D’un autre côté on a une municipalité communiste qui vit sur l’argent des autres, qui pense qu’il est normal de vivre au crochet des autres, en l’occurrence l’Etat.

 

De l’autre côté, il y a moi-même qui pense qu’il faut avoir une réflexion globale pour augmenter les recettes de la ville. Une réflexion sur l’économique.

 

D’autant que j’estime que :

  1. J’estime qu’il est immoral de vivre sur le dos de l’Etat, qui est lui-même en faillite. Je considère que le désendettement de l’Etat est une nécessité et un dû.
  2. Derrière l’Etat, il y a toujours un contribuable, et vis-à-vis des contribuables, il est un devoir de réduire le déficit de l’Etat.

En fait, ça ne me gêne pas de payer des impôts. Mais je paye des impôts pour un service public de qualité et des infrastructures. Pas pour m’appauvrir et financer des politiques clientélistes.

 

Par ailleurs, le déficit public, c’est immoral car c’est pour les générations futures.

 

Et comme François Hollande est passé par là, la situation va se dégrader.

 

Bon, voyons le bon côté des choses, contrairement à l’année dernière, il n’y a pas de jeux d’écriture comptable.

 

Pour le budget 2017, on a :

Valeur Dotation Etat Compensation
Dotation forfaitaire 3 615 097 Oui Non
Dotation de solidarité urbaine 270 000 Oui Non
FCTVA 2 300 Non Oui
Dotation spéciale instituteurs 12 000 Oui Non
DGD 262 000 Non Oui
Emplois d’avenir 85 000 Oui Non
Autre participation Etat 17 500 Oui Non
Participation région 25 000 Non Non
Participation Département 360 967 Non Non
Participation Autres organismes 3 120 282 Non Non
Compensation Perte droit de mutation 2 000 Non Oui
Attribution Fond départemental TP 172 000 Non Non
Compensation CET 87 000 Non Oui
Compensation Exonération Taxe Foncière 42 000 Non Oui
Compensation Exonération Taxe Habitation 347 000 Non Oui
Dotation de recensement 6 500 Oui Non
Dotation pour les titres sécurisés 10 100 Oui Non
Autres Attributs et participations 205 000 Non Non
Total 8 641 746
Dépenses fonctionnement 57 998 494,00
%(Dotations et participations/Dépenses Fonctionnement) 14,90
Dotation Etat 4 211 097
%(Dotation Etat/Dotation et participation) 48,73
%(Dotation Etat/Recette Fonctionnement) 7,26

 

Rappelons d’abord qu’il faut différentier les dotations des compensations.

Les dotations, c’est ce que l’Etat nous donne pour fonctionner.

Les compensations, c’est l’Etat qui nous prive de recette propre et qui compense derrière.

 

Les dotations de l’Etat représentent 48,73% du total des dotations et 7,26% de notre budget total.

L’année dernière, c’était de 5,88% (en prenant en compte l’écriture comptable).

 

On a une augmentation des dotations (+7,2%).

Sans doute l’année électorale. Mais ça ne va pas durer. En 2016, la baisse des dotations diminuait de 22%.

9 juillet 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Ma position sur la suppression de la Taxe d’Habitation : Je suis contre la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron

Le sujet a été abordé lors du vote du CA hier, au conseil municipal.

La Taxe d’Habitation est un sujet compliqué, et j’avais donné mon opinion sur plusieurs points (1, 2, 3, 4 et 5).

 

Avant toute choses, je rappelle que je suis adhérent à aucun parti politique. J’ai été adhérent au Modem (de 2007 à 2016), mais j’ai l’intention de laisser du temps avant d’adhérer à un nouveau parti politique.

 

Par ailleurs, j’ai voté Emmanuel Macron, et je n’ai aucun regret. J’ai voté sur une vision globale et il peut arriver que je ne sois pas d’accord sur certains points particuliers.

 

Là, le sujet est un peu compliqué, car je suis d’accord sur le fond avec Emmanuel Macron, mais je suis en désaccord sur la manière de remettre en cause la Taxe d’Habitation.

 

C’est pour ça que j’ai décidé de regrouper ma position sur un post, en donnant les raisons qui font que je suis contre la Taxe d’Habitation, en donnant les raisons qui font que je suis contre le projet d’Emmanuel Macron, en expliquant ce qu’il aurait dû faire, et en ajoutant pourquoi, à mon avis, il n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’habitation.

 

  • Pourquoi la Taxe d’Habitation est un mauvais impôt.

Pour plusieurs raisons. La première est qu’il s’agit d’un impôt Physiocrate (Voir cet excellent livre).

Selon les Physiocrates (1789, je tiens à le rappeler), il est inconcevable de payer des impôts sur ses revenus.

On paye des impôts sur son outil de production.

Par exemple, si on a un champ, on paye des impôts sur la possession de son champ car on va le labourer et donc en tirer un bénéfice.

Le problème, c’est que cet impôt est indépendant des revenus générés.

Si on a de la grêle, ou une invasion de sauterelle, on a moins de récoltes, donc moins de bénéfices.

Mais on a toujours les impôts.

 

Sur ce principe, on a inventé en 1789 4 impôts, la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le non-Bâti et la Patente (devenue Taxe professionnelle puis CET).

Depuis ces impôts sont passés aux collectivités locales.

 

Par ailleurs, cet impôt crée une inégalité territoriale.

Pour mémoire, V = T * B où V est la valeur de l’impôt payé, T les taux (votés en conseil municipal) et B la base.

Le concept de Base est inégalitaire, car la Base dépend du territoire.

Par exemple, le maire de Neuilly sera toujours plus compétent que celui de Malakoff car les Bases sont plus élevées à Neuilly qu’à Malakoff.

 

Autre argument, on paye une Taxe d’Habitation, car on habite (soit en tant que locataire, soit en tant que propriétaire, dans ce cas, on paye en plus la Taxe Foncière).

Ça va contre le principe de Droit au logement.

 

Enfin, il convient de rappeler que les communes ne touchent des impôts que sur les ménages.

Les impôts sur les entreprises sont touchés par l’intercommunalité (en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris), qui en plus est devenue encore plus anti-démocratique.

 

Faire du développement économique n’est pas intéressant car il n’y aura aucun retour sur investissement (qui ira dans les caisses de Vallée Sud Grand Paris).

 

Pour enrichir la commune, il faut donc attirer les ménages riches, et éviter les ménages pauvres, ce qui se fait au détriment de la mixité sociale.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a pour point positif d’avoir une véritable mixité sociale, c’est un vrai problème.

 

Je rappelle également qu’enrichir la ville n’est pas péjoratif. Enrichir la ville permet d’offrir un service public de qualité.

  • Pourquoi Macron n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’Habitation

La raison invoquée par Macron est l’augmentation du pouvoir d’achat.

Or, il y avait une autre mesure dans le programme de Macron en faveur du pouvoir d’achat : la baisse des charges salariales.

 

Comparons…

Je paye environ 500 à 600€ de TH (Taxe d’Habitation).

Je fais donc une économie de 600/12 = 50€ par mois.

 

Pour un ami habitant le même type de logement que moi sur Antony, et qui paye 1000€, c’est 1000/12=83€ par mois.

 

Les charges salariales sont en moyenne de 23%.

On a Sn = (1 – Cs) * Sb ou Sb = Sn / (1 – Cs) avec Sn salaire net, Cs Charges salariales et Sb salaire brut.

Si on applique des diminutions sur le taux de 23%, on obtient :

Diminution (%) 5 10 15 20
Nouveau Taux 21,85 20,7 19,55 18,4

 

Ce qui donne pour divers salaires :

Salaire Net 1 000,00 1 500,00 2 000,00
Salaire Brut 1 298,70 1 948,05 2 597,40
Salaire Net (-5%) 1 014,94 1 522,40 2 029,87
Salaire Net (-10%) 1 029,87 1 544,81 2 059,74
Salaire Net (-15%) 1 044,81 1 567,21 2 089,61
Salaire Net (-20%) 1 059,74 1 589,61 2 119,48
Gain (-5%) 14,94 22,40 29,87
Gain (-10%) 29,87 44,81 59,74
Gain (-15%) 44,81 67,21 89,61
Gain (-20%) 59,74 89,61 119,48

 

Une diminution « raisonnable » de 20% des charges salariales permet de récupérer par mois environ 60€ pour un SMICARD, à comparer avec les 60€ que je récupère via la Taxe d’Habitation.

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que le pouvoir d’achat est la différence entre le salaire net et le coût de la vie, ou plus exactement les dépenses courantes.

 

Ce qui bouffe le budget en IDF, c’est les loyers.

  • Pourquoi la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron est une mauvaise idée

Pour deux raisons.

Là aussi, le livre de Michel Bouvier est une référence.

Il convient de rappeler qu’une commune doit avoir l’indépendance financière, mais aussi l’indépendance fiscale.

 

L’indépendance financière consiste à savoir si une commune a les moyens de mener à bien ses missions.

C’est d’ailleurs la première inquiétude, légitime, exprimée par notre maire hier.

 

La seconde est l’indépendance fiscale. Elle est aussi importante, voire plus, que l’indépendance financière.

La commune doit pouvoir lever ses impôts comme elle l’entend. C’est fondamental pour avoir la maîtrise de sa stratégie économique.

Par exemple, si on veut faire venir des entreprises, on doit pouvoir baisser les impôts sur les entreprises. C’était d’ailleurs une stratégie lors de l’époque de la Taxe Professionnelle, faire venir des entreprises pour enrichir sa ville. Cette stratégie était intéressante, car elle permettait de garder une mixité sur sa ville.

En particulier, cette stratégie a été mise en œuvre à Montrouge, Issy les Moulineaux et Puteaux.

 

Seulement, depuis Sarkozy, l’autonomie fiscale est remise en cause.

Ça a commencé avec la CET (qui remplace la Taxe Professionnelle), où la collectivité a la main que sur le taux de la CFE.

Hollande n’a rien fait pour améliorer l’autonomie fiscale.

La suppression de la Taxe d’Habitation va encore réduire l’autonomie fiscale, donc le pouvoir des maires.

Au contraire, il faut revaloriser le rôle du maire, c’est le seul élu de proximité.

Pour cela, il faut lui donner plus de pouvoir, et en particulier plus d’autonomie fiscale.

  • Ce qu’il faut faire

Ce qui est bien avec Macron, c’est qu’il tourne au moins autour du pot.

Sur le sujet, bien qu’il soit largement plus pertinent que ses concurrents, Macron reste insuffisant.

 

C’est une réforme globale de la fiscalité qu’il faut faire.

En France, le système d’impôt est économiquement suicidaire et socialement injuste.

 

C’est lié au fait que c’est les physiocrates, en 1789, qui l’ont défini.

Je ne compte plus le nombre d’impôts physiocrates, parmi lesquels on a la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le Non-Bâti, l’ISF, la redevance télé…

 

Certains impôts physiocrates, comme la redevance télé, font sourire.

 

D’autre induisent des désastres, comme l’ISF que l’on paye si on est au SMIC et que l’on habite l’Ile de Ré.

 

D’ailleurs, les impôts physiocrates participent à l’inégalité territoriales.

 

Enfin, le pire impôt physiocrate, les charges patronales, fait un dégât économique considérable, que ce soit dans la lutte contre le chômage (cet impôt fabrique du chômage) ou dans la compétitivité de nos entreprises.

Pire, les dégâts des charges patronales sont dans les TPE/PME, qui feront l’économie de demain, et qui sont le terreau d’emplois pour les gens qui sont éloignés de l’emploi.

29 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (10/13) : Les 46 CDD de la municipalité de Malakoff

Pour terminer le sujet qui fâche, je vais me permettre de mettre en avant une hypocrisie de la municipalité de Malakoff, les CDD.

 

J’en avais parlé l’année dernière.

 

Je vais juste commenter l’aspect politique. On est dans les législatives, après tout.

 

Donc commençons.

La municipalité de Malakoff est communiste.

Elle est contre la flexibilité du travail, et contre la revue du code du travail.

 

Sauf que là, c’est faite ce que je dis, pas ce que je fais.

 

Effectivement, l’emploi de CDD permet d’avoir une flexibilité dans les embauches.

Je pense qu’il doit être plus facile de licencier, en cas de besoin, des salariés en CDD que des fonctionnaires.

A noter que dans le privé, c’est l’inverse. C’est plus facile de licencier des salariés en CDI qu’en CDD.

 

En France, on a une particularité, il est relativement difficile de licencier un salarié, étant donné que le travail est surprotégé.

Je me suis déjà exprimé à maintes reprises sur le sujet (ici et ici).

 

Je pense qu’en surprotégeant le travail, on crée un mensonge.

Effectivement, on a tendance à penser (communistes compris) qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

 

C’est exactement l’inverse qui se passe.

Effectivement, de fait, embaucher devient un risque. Car si on est face à un coup dur, licencier devient une véritable difficulté.

De fait, on crée des travers malsains, comme des entretiens d’embauches avec questions débiles (comme dans cet excellent film) ou patron qui va faire le fils de pute pour licencier.

La rigidité n’est pas la seule cause de chômage. Il y a plusieurs causes, comme les charges patronales.

Mais c’est l’une des causes, et il faut traiter toutes les causes de chômages (qui sont, j’en conviens, nombreuses).

 

D’autant que les victimes de cette rigidité, contrairement à ce que l’on croit, c’est les jeunes et les vieux, les gens qui sont éloignés de l’emploi.

 

Au contraire, je pense qu’il faut accepter cette flexibilité, mais en échange accompagner beaucoup mieux les gens, et mieux les former tout au long de la vie.

Bref, l’inverse de ce que l’on fait actuellement.

 

Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, on change régulièrement d’entreprise.

Pour mon cas, j‘en suis à ma quatrième entreprise depuis 2008.

En fait, comme actuellement je suis en SSII, j’en suis à ma septième entreprise depuis 2008…

 

Et pour en revenir à la municipalité communiste, elle défend exactement l’inverse !

Elle est pour une rigidité du travail et une surprotection du travail.

Pourquoi pas, sauf que là, elle fait exactement l’inverse, en rajoutant même 2 CDD depuis l’année dernière.

Je rappelle qu’en plus, on a ici du CDD de cador (Médecin, Dentiste…).

 

Par ailleurs, je ne serais pas surpris d’apprendre que le CDD est renouvelé de manière …indéterminé … plus que s’est permis en entreprise et dans le privé…

3 juin 2017 Posted by | Finances locales, Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (9/13) : Répartition du personnel

Toujours dans l’étude du sujet qui fâche, on peut aussi regarder la répartition du personnel.

 

Pour commencer, le sujet fâche tellement qu’encore une fois, quand il s’agit de comptabiliser le nombre de fonctionnaire, la municipalité de Malakoff ne sait pas faire une addition (pourtant, les calculatrices et Excel, ça existe).

 

Donc, commençons par le compte est bon.

5 + 119 +282 + 67 + 54 + 4 + 3 + 2 + 80 + 2 = 618 (Et non 613).

3 + 106 + 249 +60 + 49 + 4 + 2 + 0 + 75 + 1 = 549 (Et non 546).

 

Il est surprenant qu’à chaque fois que l’on comptabilise le nombre de fonctionnaire, il y ait une erreur d’addition, qui fait qu’il est sous-évalué…

 

Par ailleurs, j’en ai un peu marre de vérifier chaque étape intermédiaire pour m’apercevoir que mon total (fait avec Excel) ne correspond pas avec celui écrit dans le budget. Heureusement que je me suis rappelé que c’était le cas l’année dernière

 

Donc, cette remarque étant faite, on peut commencer l’étude.

 

Pour commencer, il faut différentier les postes budgétisés et les postes pourvus.

Effectivement, les postes budgétisés sont ce que la municipalité a l’intention de dépenser en 2017.

Ça prend en compte les futures embauches prévues, qui peuvent ne pas être faite (parce que l’on trouve pas la bonne personne, par exemple).

 

A différentier avec les postes pourvues. C’est des postes existant, qu’il faut continuer à payer.

 

Pour le budget 2017, pour les postes budgétisés, on a :

Poste budgétisé
Catégorie A Catégorie B Catégorie C Total
Emploi fonctionnel 5 0 0 5
Filière administrative 5 23 91 119
Filière technique 0 14 268 282
Filière sociale 2 13 52 67
Filière médico-sociale 18 10 26 54
Filière Médico-Technique 1 3 0 4
Filière sportive 1 2 0 3
Filière culturelle 1 0 1 2
Filière d’animation 0 17 63 80
Filière de police 0 0 2 2
Total 33 82 503 618

 

Et pour les postes pourvus, on a :

Poste pourvu
Catégorie A Catégorie B Catégorie C Total
Emploi fonctionnel 3 0 0 3
Filière administrative 5 23 78 106
Filière technique 0 12 237 249
Filière sociale 2 12 46 60
Filière médico-sociale 17 8 24 49
Filière Médico-Technique 1 3 0 4
Filière sportive 0 2 0 2
Filière culturelle 0 0 0 0
Filière d’animation 0 15 60 75
Filière de police 0 0 1 1
Total 28 75 446 549

 

Pour, les (futurs ?) calculs (de potentielles économies), il est intéressant d’avoir la différence entre ce qui est budgétisé, et ce qu’il est pourvue, soit :

Différence
Catégorie A Catégorie B Catégorie C Total
Emploi fonctionnel 2 0 0 2
Filière administrative 0 0 13 13
Filière technique 0 2 31 33
Filière sociale 0 1 6 7
Filière médico-sociale 1 2 2 5
Filière Médico-Technique 0 0 0 0
Filière sportive 1 0 0 1
Filière culturelle 1 0 1 2
Filière d’animation 0 2 3 5
Filière de police 0 0 1 1
Total 5 7 57 69

Que dire (en se basant sur ce qui est pourvue) ?

Les fonctionnaires de Malakoff sont principalement en catégorie C (446).

Ils sont principalement dans l’administratif (106) et le technique (249).

On retrouve de fait un travers pour Malakoff.

 

Effectivement, il existe deux types de fonctionnaires : ceux qui font tourner la machine, et ceux qui sont au contact de la population pour apporter un service à cette dernière.

 

Or, dans le cas de Malakoff, c’est le premier type qui est majoritaire.

Or, c’est sur le premier type que l’on peut réduire le nombre de fonctionnaire sans altérer la qualité du service public.

 

Si on fait le parallèle avec l’éducation nationale, on a surtout besoin de professeurs et de surveillants (second type) et moins de personnes dans les locaux du rectorat (premier type), surtout si ces derniers écrivent les programmes débiles dont souffre l’Éducation nationale.

 

3 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (8/13) : Répartition des charges de personnel

Continuons dons dans l’étude du sujet qui fâche. En l’occurrence les charges de personnel.

 

Et intéressons-nous dans la répartition des charges de personnel.

 

Pour le cru 2017, on a :

Valeur %
Services généraux, Administration publique 8 103 246,00 27,44
Sécurité et salubrité publique 274 800,00 0,93
Enseignement et formation 3 589 220,00 12,15
Culture 498 930,00 1,69
Sport et jeunesse 4 811 330,00 16,29
Investissement social et santé 4 643 248,00 15,72
Famille 5 673 276,00 19,21
Logement 0,00 0,00
Aménagement et services urbains, urbanisme 1 936 050,00 6,56
Action économique 0,00 0,00
Total 29 530 100,00 100,00

 

On remarque que la part la plus importante, 27,44%, est encore dans l’administratif.

 

On retrouve ensuite la vocation sociale de la municipalité avec la Famille (19,21%), le Sport et la jeunesse (16,29%), le social (15,72%) et l’Enseignement et la Formation (12,15%).

 

La municipalité en a rien à faire de la sécurité et de la salubrité publique (un ridicule 0,93%).

 

La culture dépend de l’agglomération, à savoir Vallée Sud Grand Paris.

 

En dehors de la sécurité et du nettoyage qui, visiblement, n’est pas une priorité de la municipalité, le principal problème est la part de l’administratif qui est trop élevé.

Trop élevé car pratiquement à 30%.

 

Or, aujourd’hui, il est possible de réduire la part de l’administratif.

L’informatisation des moyens fait que l’on a besoin de moins de personnes pour faire tourner la machine.

On a aujourd’hui besoin de moins de personne pour remplir la paperasse, vu que l’on stocke les données en BDD (Base de données).

 

Je peux comprendre, pour des raisons de génération, que certaines personnes sont allergiques à l’informatique, mais on peut éventuellement accompagner ces personnes (voir leur donner des cours d’informatique comme c’est le cas à la MJQ).

 

Donc, avec l’informatisation, il est possible de réduire la part du personnel dans l’administratif et donc de soit récupérer de la marge de manœuvre pour faire autre chose, anticiper certaines baisses de recettes (inévitables, second sujet qui fâche que j’aborderai), soit réduire les impôts. Au choix…

3 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (7/13) : Les charges de personnel

Le temps d’aborder le premier sujet qui fâche : Les charges de personnel.

 

Pourquoi le sujet fâche ?

Car entre la municipalité communiste et moi-même, il y a deux visions totalement différentes.

 

Pour les communistes, le nombre de fonctionnaire est synonyme de qualité du service public.

En ce qui me concerne (surtout que je travaille dans l’informatique), je sais que ce n’est pas vrai. La question étant d’abord de savoir comment est organisé le service (qu’il soit public ou privé d’ailleurs).

Par ailleurs, dans l’administratif, l’informatisation permet de réduire le nombre de personnes nécessaires pour faire tourner la machine.

 

D’autant que derrière, c’est l’argent du contribuable.

 

Je reconnais que pour faire tourner un service public, il faut un nombre minimum de fonctionnaire sérieux, mais il n’est pas acceptable de faire tourner un service public avec 100€ quand il est possible de le faire tourner aussi bien, voire mieux avec seulement 50€.

Encore une fois, il s’agit de l’argent du contribuable, qui lui-aussi traverse une situation économique difficile.

 

Je ne suis pas contre le service public, au contraire.

J’ai longtemps été au chômage et je sais ce que c’est que d’avoir un service public de l’emploi inefficace.

 

Néanmoins, j’attends que la collectivité gère au mieux les deniers publics.

 

Par ailleurs, le sujet fâche pour une deuxième raison.

Entre 2005 et 2015, Malakoff faisait partie de Sud de Seine (l’ancêtre de Vallée Sud-Grand Paris).

Or, beaucoup de compétences ont été transférées à Sud de Seine, le but étant de faire des économies d’échelle, notamment sur les charges de personnel.

 

Or, c’est exactement l’inverse qui s’est passé.

Sud de Seine a été l’outil des doublons.

Alors que l’on transférait, les charges de personnels de la ville ont… augmentés.

 

Bref, c’est pourquoi l’étude du budget de Malakoff passe toujours par cette question délicate.

 

Pour le cru 2017, on a :

 

Année Charges de
Personnel
Variation %
(Par rapport année
précédente)
2012 25 299 731,00
2013 26 319 179,00 4,03
2014 26 916 066,00 2,27
2015 27 391 937,00 1,77
2016 29 505 896,00 7,72
2017 29 530 100,00 0,08

 

Après une forte augmentation entre 2015 et 2016, due à la municipalisation des crèches, on a une stabilisation.

 

C’est une très bonne chose, et j’encourage dans un premier temp la municipalité à continuer dans cette voie.

 

Par la suite, j’encourage la municipalité à réfléchir, sur le long terme, à la réorganisation des services en vue de voir où il est possible de réduire le personnel.

L’objectif étant de faire mieux ou aussi bien avec moins.

1 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (6/13) : Répartition des dépenses de fonctionnement

Comment sont réparties les dépenses de fonctionnement ?

Après tout, c’est un indicateur de la politique municipale choisie.

Pour le cru 2017, on a :

Valeur %
Opération non ventilable 9 631 781,00 16,04
Services généraux, Administration publique 19 860 917,00 33,08
Sécurité et salubrité publique 398 500,00 0,66
Enseignement et formation 6 320 104,00 10,53
Culture 858 716,00 1,43
Sport et jeunesse 6 064 056,00 10,10
Investissement social et santé 6 186 355,00 10,30
Famille 6 643 154,00 11,06
Logement 152 500,00 0,25
Aménagement et services urbains, urbanisme 3 813 955,00 6,35
Action économique 115 600,00 0,19
Total 60 045 638,00 100,00

 

Les ordres de grandeurs sont globalement comme le budget précédent.

 

On retrouve une forte proportion dans l’administratif.

 

La sécurité et la salubrité publique n’est pas dans les préoccupations de la municipalité.

La municipalité estime que la sécurité est du ressort de la police nationale, sur ce point, ça se traduit dans le budget.

Notons que le ramassage des poubelles dépend de Vallée Sud Grand Paris (Notre intercommunalité).

Mais le nettoyage des trottoirs, c’est la municipalité, dont ce n’est pas sa priorité…

 

On retrouve la vocation sociale de la municipalité avec l’Enseignement et la formation, le Sport et la jeunesse, le social et la santé et la famille à 10-12% chacun.

 

La culture est à 1,43%, mais c’est aussi du ressort de Vallée Sud Grand Paris.

 

L’action économique est à 0,19, mais c’est aussi du ressort de Vallée Sud Grand Paris.

Quoique pour le commerce de proximité, c’est du ressort de la ville.

 

De toute façon, la municipalité est communiste, le développement économique, ça lui passe par-dessus…

26 mai 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le tract de Yasmine Boudjenah est démagogique

La campagne législative commence, notamment dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine (regroupant Malakoff, Bagneux et Montrouge).

 

Yasmine Boudjenah est le candidat du PCF/Front de Gauche.

 

Son tract étant particulièrement démagogique, je me permets de donner mon avis.

 

Déjà, je tiens à rappeler qu’une bonne politique n’est ni de Droite, ni de Gauche.

Elle est de bon sens et part d’un diagnostic partagé.

 

Ensuite, il est écrit : « Avec Bruno Lemaire et Gérald Damadin, obsédés par les coupes budgétaires, comment imaginer que cette équipe va développer les services publics, le droit au travail et la création d’emplois stables ? »

 

Commençons déjà par un point important : ce qui est un dû, c’est en finir avec le déficit public.

Pour commencer, je rappelle qu’un pays peut faire faillite. Je pense à la Grèce et à l’Argentine.

Je rappelle que la dette de l’Etat est une dette de fonctionnement. En résumé, on s’endette pour payer le chauffage.

Par ailleurs, le déficit public pose de réels problèmes.

Sans renvoyer à l’excellente démonstration de Jean Peyrelevade qui explique que la dette finance nos concurrents dans la mondialisation, il convient de rappeler certains principes.

 

Le premier est que la dette de l’Etat condamne le service public car si on continue, on ne sera plus en mesure de le financer.

C’est ce qui se passe en Grèce d’ailleurs.

 

Le second est que le déficit public appauvrit les ménages. Payer pour s’endetter, c’est diminuer à long terme le pouvoir d’achat des ménages.

Les déficits d’aujourd’hui sont… les impôts de demain.

 

Enfin, il est écrit : « Avec Jean Yves le Drian, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, partisans de l’Europe libérale actuelle, comment penser que ce gouvernement va agir pour une Europe sociale et solidaire. »

 

Il convient d’abord de rappeler d’abord que Sylvie Goulard (qui soit dit au passage a écrit un très bon livre sur l’Europe) sont des centristes. Ils siègent au parlement européen dans l’ADLE.

La droite européenne, c’est le PPE.

 

Il est vrai que le parlement européen est majoritairement de droite, sauf qu’il a été élu lors des dernières élections européennes.

Accepter le résultat, même si on n’est pas d’accord (personnellement, j’avais voté pour l’ADLE), ça s’appelle la démocratie.

 

Par ailleurs, il est vrai que l’ensemble des dirigeants européen sont de droite. Mais là encore, ils ont été élus démocratiquement dans l’ensemble des pays européens…

22 mai 2017 Posted by | Législatives 2017, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire