Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Pourquoi je hais les Gilets Jaunes

Bon, comme c’est dur d’argumenter sur Tweeter, je vais le faire ici.

 

Je hais les Gilets Jaunes. Je les déteste, et je pense que les Gilets Jaunes sont ce que représente de pire la France.

Je hais les gilets jaunes et je me permets de l’assumer sans y aller par quatre chemins.

 

Je pense également, excepté ceux qui sont manipulé par les Gilets Jaunes et leurs façade (Extrêmes Droites et Extrêmes Gauches) que les gilets jaunes sont des gens égoïstes, hypocrites et dangereux.

 

Ils sont particulièrement dangereux par leurs méthodes mais aussi par ce qu’ils font économiquement à la France. Ou plutôt en empêchant la France de se moderniser.

 

Je les hais tellement, aussi bien pour des raisons de fond que de forme que je ne sais vraiment pas par où commencer.

 

J’avais écrit par le passé en quoi j’en avais marre des gilets jaunes mais là, je vais regrouper, même si je sais que je vais en oublier plein.

 

  1. Ce sont des fachos et des voyous

Commençons par leurs méthodes, ce sont des fachos et des voyous. Je ne compte pas le nombre de permanence de député LREM saccagé (dont dernièrement ici). Pire, des fois, il aurait pu vraiment avoir des morts, comme lorsqu’ils ont tenté de bruler la permanence d’un député LREM. Ils ont été attaquer une ministre. Ce qui pose une question. Quand Emmanuel Macron, élu démocratiquement (je le rappelle) dit à ses ministres de partir en vacances la « peur au ventre », je vis dans quel pays ?

Mais si c’était que les politiques.

Mais on a aussi de simple citoyen. On a même un citoyen qui a été menacé sur Facebook. Le Foulard rouge n’y a pas prêté attention. Grave erreur ! Il les a vu devant chez lui. Et ce n’est pas une blague. C’est une histoire vraie.

 

Par ailleurs, c’est dès le début du mouvement. Un restaurateur qui les a critiqués sur Facebook a vu son restaurant brûler.

 

Commençons par la base. C’est normal qu’il y ait des désaccords en démocratie. C’est normal qu’il y ait une opposition en démocratie. C’est le jeu. Mais en démocratie, on accepte de perdre. C’est aussi le jeu. Et si les Gilets Jaunes sont en désaccord avec Emmanuel Macron, ils attendent 2022 pour voter contre lui.

 

Nicolas Sarkozy a été médiocre. François Hollande a été médiocre. Ils ont été virés par les urnes (ou alors, ils ne se sont pas représentés).

 

La démocratie est un bien précieux.  Comme le disait le père d’un ami, une élection, ça coûte moins cher qu’une guerre civile.

 

Je n’étais pas d’accord avec Nicolas Sarkozy ou François Hollande. D’autant que je n’ai pas voté pour eux, notamment au premier tour. J’ai pris mon mal en patience et je me suis exprimé en 2012 et 2017 contre eux. En gros, j’ai accepté le résultat des urnes. J’ai accepté de perdre !

 

  1. Ils disent qu’Emmanuel Macron est un dictateur, là, il faut remettre les pendules à l’heure

Ça fait 39 semaines que les gilets jaunes manifestent.

En réalité, il faut rappeler que ce n’est pas une manifestation pacifique, contrairement à ce qu’ils laissent entendre. Enfin, veut-on manifester pacifiquement quand on vient avec des battes de baseball…

 

Gandhi et les indiens qui manifestent, ça ce sont des manifestations pacifiques.

Martin Luther King aussi.

 

Dernièrement, on peut parler des algériens. Et pourtant, eux, ils ont vraiment un pouvoir corrompu et des élections truqués. Mais ils ne cassent pas tout… comme les gilets jaunes.

 

En réalité, Emmanuel Macron les laisse manifester, car dans une démocratie, on laisse simplement les gens manifester.

 

A titre de comparaison, en URSS, ils auraient fini au Goulag. Dans la Russie de Poutine, qui assassine opposant et journalistes, ils auraient fini en camps de concentration.

 

En Chine, ils auraient été écrasés par les chars.

  1. Ils disent que Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne veulent pas les recevoir, c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Au début de la crise, Edouard Philippe, a bien voulu recevoir une délégation de Gilets Jaunes. C’est eux qui ont refusé. Ce n’est pas une blague. Je répète, ce n’est pas une blague.

La raison étant que les gilets jaunes menaçaient les gilets jaunes qui iraient voir Edouard Philippe.

Ce qui en dit long sur les gilets jaunes d’ailleurs…

 

Donc quand les gilets jaunes m’expliquent que je ne veux pas dialoguer (ce qui admettons le, est un peu vrai aujourd’hui), je hurle et je saute au plafond.

 

Les gilets jaunes veulent-ils dialoguer, eux ?

Je ne pense pas, car sinon, ils auraient accepté d’être reçu par Edouard Philippe.

 

  1. Emmanuel Macron a fait un geste, et ils continuent encore et encore….

Emmanuel Macron a fait un geste. Geste qui va nous coûter cher et qui va plomber notre déficit public. Déficit public qui est notre épée de Damoclès. C’était en Décembre. On est en Août (soit 8 mois plus tard) et ils continuent encore à manifester.

 

  1. Ils vont coûter cher à la collectivité

Parlons pognons maintenant. Déjà, le déficit, on va devoir le rembourser. Et les mesures annoncées par Macron, ce sont des mesures catégorielles. Seulement une minorité en profitera. En revanche, tout le monde payera. En résumé, on va encore payer alors que l’on n’en profitera pas.

 

Par ailleurs, la casse aussi, il faudra payer. Là aussi, c’est encore le contribuable qui payera.

Et ce qui sera payé pour réparer, c’est de l’argent qui n’ira ni à l’école, ni à la santé, ni au pôle emploi.

 

C’est vrai qu’il m’est souvent arrivé de critiquer l’organisation du service public (notamment le pôle emploi). Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, je suis attaché au service public.

Ça ne me gêne pas de payer des impôts. Je trouve ça normal.

Mais si je paye des impôts, c’est pour permettre aux gens de s’en sortir. C’est pour donner les moyens aux gens de s’en sortir.

« Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour, apprend lui à pêcher, tu le nourris pour toujours ».

Si je donne de l’argent, par les impôts, c’est pour que l’on puisse apprendre aux gens à pêcher.

Pas l’impression que les gilets jaunes veulent apprendre à pêcher.

 

Par ailleurs, si on doit payer pour rembourser les dégâts causés par les gilets jaunes, il faut clairement dire que c’est moins d’argent pour aider les gens à s’en sortir.

 

En résumé, il y a des gens qui veulent s’en sortir, mais on n’aura plus l’argent pour les aider. Je trouve ça particulièrement injuste et dégueulasse.

 

Pour continuer sur ce point, les gilets jaunes se plaignent de payer trop d’impôts (c’est l’une des raisons du mouvement). Mais si on doit payer des impôts pour réparer les dégâts des gilets jaunes, c’est un peu comme si on payait des impôts pour rien.

 

Moi, personnellement, ça ne me gêne pas de payer des impôts. Je trouve ça normal. Je préfère d’ailleurs le terme contribution. Mais je préfère payer des impôts pour aider les gens à s’en sortir (notamment par la formation) que pour réparer de la casse, ou pire, que des gens vivent sur le dos de la société.

 

Par ailleurs, rappelons que les commerçants, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, ont un véritable manque à gagner.

 

Pour plus de détail, je recommande cet article.

 

  1. Ils empêchent Emmanuel Macron (démocratiquement élu) de faire les réformes économiques dont la France a besoin

J’ai surtout parlé de la forme, maintenant, je vais parler du fond. Et pour être honnête, même si sur la forme, c’est déjà très grave, c’est surtout sur le fond que je les déteste (même si je les hais pour la forme).

 

Déjà, commençons par un principe de base : j’ai été au chômage. J’en ai même tiré une amertume.

Sans entrer dans les détails, je me permets de rappeler plusieurs éléments significatifs de la mentalité France et la mienne :

  • On m’a regardé de haut quand j’ai expliqué que j’étais prêt à faire la plonge. Effectivement, je suis Bac +5 mais là, je voulais vraiment m’intégrer et commencer à travailler. J’étais d’ailleurs presque en fin de droit.
  • J’ai payé de ma poche la moitié de ma formation qui m’a permis de trouver un emploi.
  • J’ai même un moment payé … pour travailler. Bon, ce n’est pas vraiment vrai, mais j’ai fait des sondages, et ça me coutaient plus que ça me rapportait. Mais j’étais presque en fin de droit, et franchement, j’avais besoin de travailler.

Donc d’une certaine façon, j’apprécie peu les leçons des gilets jaunes. Certes, aujourd’hui, par l’expérience et par mon métier, je retrouve rapidement un travail (au bout d’un mois, statistiquement, contre 1,5 ans en moyenne pour la population).

 

Mais au début, j’ai vraiment galéré.

 

Pour en revenir au fond du problème, le chômage est certes un drame social, mais les causes sont d’abord économiques. Et malgré tous les défauts (souvent réels) qu’Emmanuel Macron a, il a une qualité.

C’est d’avoir compris que les problèmes de la France, et en particulier le Chômage, c’est avant tout un problème économique.

 

Ça change de la Gauche bien-pensante qui pense que le mal, c’est le patron car le patron est un voyou par définition, et de la droite bien-pensante qui pense que le problème vient de l’immigration.

 

Là où les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont eu un traitement social du chômage, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir un traitement économique sur la question du chômage.

Et sur ce point, Emmanuel Macron a raison d’avoir un traitement économique sur la question.

Quand on a un problème, il faut le prendre à la racine car sinon, il repousse.

 

Il faut traiter les problèmes à la racine. Et le mérite de Macron, c’est d’essayer de le faire.

Je sais que Macron a raison. J’ai été longtemps au chômage, et même si aujourd’hui je suis dans un grand groupe, j’ai commencé en TPE.

Je suis donc très bien placé pour savoir que c’est sur l’économie que ça se joue.

 

Pour essayer de faire simple, il faut réformer notre appareil productif.

Il faut que l’on sache que l’on est dans une économie ouverte, en concurrence avec les autres.

Il faut donc proposer ce que les autres n’ont pas.

Ça passe par un mixte entre le coût et la qualité de ce que l’on produit.

Il faut que l’on s’appauvrisse momentanément pour permettre à nos entreprises de croitre.

 

Une fois que nos entreprises pourront jouer à armes égales dans la mondialisation (car je rappelle que nous sommes dans une économie ouverte), elles auront des carnets de commandes à remplir. Elles seront donc obligées de recruter, et en plus, pour garder les salariés, ils seront obligés de bien les payer.

C’est lorsque nos entreprises pourront jouer à armes égales avec leurs concurrents dans la mondialisation que l’on pourra s’enrichir collectivement et c’est lorsque nos entreprises auront des besoins qu’elles soient forcées de recruter. Si elles ont des besoins, elles recruteront même des tocards, et en plus, elles les paieront décemment !

 

Il faut donc flexibiliser le système pour permettre aux entreprises françaises de se battre avec leurs concurrents dans la mondialisation. Car rappelons-le, nos concurrents, ils ne nous feront pas de cadeaux.

En résumé, c’est notre système de pensé qui est à revoir totalement.

En France, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage. Je suis désolé, mais les chiffres montrent l’inverse !

 

Au contraire, il faut flexibiliser le travail pour permettre aux entreprises de s’adapter, et en même temps, mieux accompagner les gens, que ce soit simplement par l’accompagnement, et aussi par la formation qui doit se faire au long de la vie.

 

Il faut expliquer une vérité que les gens (en particulier les gilets jaunes) ne veulent plus entendre : dans les faits, le CDI n’existe plus.

 

De fait, il faut aussi expliquer que trouver un emploi, c’est une question de chance. Au niveau d’Emmanuel Macron, la seule chose que l’on peut faire, c’est travailler sur la fonction probabilité qui dépend de divers paramètres (expérience, domaine de recherche, compétences, besoin des entreprises …).

 

Bref, de travailler sur les règles économiques !

 

Avant Emmanuel Macron, il faut rappeler également que les premières victimes du système français, ce sont les gens éloignés de l’emploi, en particulier les jeunes (sans expérience souvent) et les seniors.

 

En bloquant les réformes nécessaires qu’Emmanuel Macron tente de mettre en œuvre, les gilets jaunes maintienne un système qui continue à éloigner de l’emploi les gens qui en sont déjà éloigné.

Ils laissent les jeunes avoir de grandes difficultés à s’intégrer.

En ce sens, je trouve les gilets jaunes criminels et égoïstes.

11 août 2019 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

J’appelle le 27/01/2019 à participer à « La Marche Républicaine des Libertés »

La blague pas drôle des Gilets Jaunes continue. Ils ont fait assez de dégât comme ça, notamment dans l’économie du pays.

 

Je les hais, et depuis le début, je m’efforce d’expliquer en quoi je les hais, aussi bien pour des raisons idéologiques que personnelles.

 

Il est temps de montrer à ces gens, qui sous couvert de grandes causes (Pouvoir d’Achat …) sont en réalité des fachos, des terroristes et des voyous qui bloquent le pays et n’ont comme seule ambition de virer Emmanuel Macron, démocratiquement élu, qu’ils ne sont pas, comme ils le prétendent, majoritaires.

 

Comme j’aime à le dire, Macron, ce n’est pas le président que l’on mérite, mais celui dont on a besoin.

 

Je mettrai donc mes paroles en accords avec mes actes, et j’irai donc manifester le 27/01/2019.

 

Et j’appelle tous les lecteurs de mon blog, tous les sympathisants centristes, tous ceux qui aiment la démocratie et tous ceux qui savent qu’il faut faire des réformes économiques à venir manifester le 27/01/2019.

 

J’avais un engagement le 27/01/2019 où je me suis empressé de ne pas confirmer ma présence.

J’aurais préféré être à cet évènement, mais j’estime que j’ai le devoir (moral) d’être présent à la manifestation du 27/01/2019.

 

Nous devons être le plus nombreux possible. La chienlit doit stopper. Et la farce des gilets jaunes doit s’arrêter maintenant. Stop, ça suffit !

 

Il est impératif que l’on soit le plus nombreux.

 

Nombreux pour montrer aux soutiens directs (Jean Luc Mélenchon, Florian Philippot, Nicolas Dupont Aignan) qu’il n’y a des français qui n’apprécient pas les méthodes des gilets jaunes.

 

Nombreux pour montrer aux soutiens indirects, comme Laurent Wauquiez, qu’ils feraient mieux de travailler plutôt que de jeter de l’huile sur le feu.

 

C’est le moment de montrer aux médias, en quête d’audience, qu’il y a autre chose que les gilets jaunes.

 

J’appelle à manifester le 27/01/2019 pour deux raisons.

 

La première, c’est qu’il faut défendre la démocratie mise à mal par les gilets jaunes. Emmanuel Macron est légitime. Il a été élu démocratiquement et il est urgent de le rappeler.

Emmanuel Macron est légitime jusqu’en 2022, date de la prochaine élection présidentielle.

 

Enfin, il est également urgent de dire à l’exécutif qu’il ne faut pas baisser son froc fasse à des fachos, et qu’il est nécessaire de tenir bon, qu’il y a des gens qui veulent que ça change et qui veulent des réformes économiques pour vivre enfin dans un pays qui marche sur des bases saines.

 

Pour toutes ces raisons, j’invite les gens qui croient que la démocratie est un bien précieux, et les gens qui pensent qu’il faut des réformes économiques en France, à venir manifester le 27/01/2019.

 

Il faut que nous soyons nombreux pour faire passer un message fort aux gilets jaunes, à leurs soutiens, aux médias et à l’exécutif.

 

Ne pas venir serait irresponsable.

4 janvier 2019 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Conseil du 19/12/2018 : Pour moi, le bureau de poste Henri Barbusse est déjà fermé.

Le sujet est revenu sur la place public. Il y a même une pétition sur le sujet.

 

La fermeture a déjà été évité sous François Hollande, sans doute pour qu’il puisse être réélu.

Ça n’a visiblement pas marché.

 

J’ai déjà parlé de ce problème précédemment.

Pas directement, mais je l’ai évoqué dans le contexte global de la réhabilitation du Sud de la ville.

 

En ce qui me concerne, je considère le bureau de Poste du Rond-Point Henri Barbusse déjà fermé.

 

Je considère que ce n’est plus qu’une question de temps.

 

Je pense d’ailleurs la même chose du bureau de Poste Rue Jean Jaurès à Vanves.

 

Je tiens à préciser que certaines rumeurs sur la fénéantise, sur la gauchisation et sur la mauvaise volonté de ce bureau de poste est remonté à mes oreilles, notamment de la part de mes proches habitant dans le Sud de la ville, proches qui attendent avec impatience sa fermeture.

 

En plus d’être peu ouvert, et jamais en dehors des heures de travail ou seulement le Samedi Matin, certaines personnes (de mon entourage) se plaignent de l’inefficacité de ce bureau, et de la mauvaise volonté de son personnel.

 

Néanmoins, dans mon opinion, cet aspect ne rentre pas en ligne de compte.

De plus, je ne fréquente pas ce bureau.

 

C’est totalement pour d’autres raisons que je suis persuadé que ce bureau de poste va et doit fermer.

 

En ce qui me concerne, contrairement aux trente-glorieuses, on est aujourd’hui dans une réduction des ressources, et en particulier des ressources financières.

 

On doit faire de mieux en mieux, avec de moins en moins de ressources.

 

On doit optimiser les ressources financières.

 

Entretenir un bâtiment (et son personnel), c’est des dépenses de fonctionnement. Et la société actuelle va vers la nécessité de réduire les dépenses courantes, les dépenses de fonctionnement.

 

Les ressources sont limitées, il faut donc les utiliser à bon escient.

 

Intégrer cette idée, c’est ce que l’on appelle faire du développement durable.

 

Les ressources de la Poste étant limitées, ça ne me choque pas qu’ils cherchent à dépenser moins.

Car derrière se pose la question de qui paye.

 

D’après ce que j’ai compris, la poste est une Société anonyme dont l’actionnaire majoritaire est l’Etat.

La Poste doit donc réduire ses dépenses de fonctionnement (comme tout le monde d’ailleurs), déjà parce que l’Etat est surendetté, et ne peut pas financer exagérément des services publics.

En ce qui me concerne, ce n’est pas le service public qui est en cause. C’est le fait de le financer 100€ là où l’on peut le financer 50€ en rendant le même service.

Il faut rappeler que derrière, c’est le contribuable qui paye.

 

Mais aussi parce qu’en tant que société anonyme, la Poste doit être compétitive. Elle doit faire face à une concurrence acharnée, et elle doit rendre les meilleurs services possibles aux usagers, et à coût le plus bas possible.

 

Dans cette logique, je considère qu’une petite ville comme Malakoff n’a pas besoin de deux bureaux de Poste.

Pour rappel, la superficie de Malakoff est de 2,47 km2.

 

On a un changement des modes de consommation.

Internet a changé la vie des utilisateurs. Le réseau de transport à Malakoff est largement plus que correct. En plus, il est même compétitif.

Et faire 2 km (en 30 min selon Mappy) pour aller à la Poste n’est pas une fin en soi.

Je pense même que c’est quelque part égoïste de demander le maintien de la Poste Henri Barbusse.

 

Vu les problèmes de ressources financières que tout le monde rencontre (Poste compris), je préfère que l’on mette les moyens pour maintenir les bureaux de postes dans les très petits villages ruraux.

 

Après, l’un des arguments du maire pour maintenir le bureau de poste Barbusse est que sa fermeture va accélérer la désertification du quartier, désertification du quartier dont je parle sur ce blog depuis presque le début.

 

Très franchement, l’argument du maire est tout à fait pertinent, et d’une certaine façon, je le partage.

 

Ce qu’il fait que je dois revenir sur le projet de réhabilitation du Rond-Point Henri Barbusse.

 

Pour rappel, je suis en désaccord avec le projet présenté par la municipalité.

 

La principale raison étant le manque de réflexion économique.

 

A partir de là, il y a une véritable différence d’appréciation entre la municipalité et moi-même.

 

Je pense que le développement économique est une question primordiale.

Faire venir des entreprises, donc des gens qui travaillent, c’est fabriquer un cœur de ville.

Je pense que la Poste n’a pas à être un cœur de ville. C’est aux entreprises et en particulier aux gens qui travaillent de construire le cœur de ville.

 

En particulier, on investit dans le commerce de proximité pour créer du lien social, mais c’est les gens qui travaillent sur place qui font vivre le commerce de proximité.

 

C’est en particulier le cas dans le Centre-Ville.

 

Le Marché Boulevard Stalingrad, en particulier, a arrêté d’être un marché intéressant le jour où le Fort de Vanves (un autre sujet qui fâche) a arrêté d’être un cœur de ville.

 

Se battre pour la Poste Henri Barbusse ne sert à rien pour moi. Il faut se battre pour un cœur de ville.

Ce n’est pas au bureau de Poste Barbusse de devenir un cœur de ville. Mais aux entreprises qui vont travailler sur place.

 

C’est pour ça, et je me permets de le répéter, qu’il faut avoir une vraie réflexion pour faire venir des entreprises dans le Sud de la ville.

 

Peut-être, d’ailleurs, que si on faisait venir des entreprises dans le Sud de la ville, la Poste verrait un intérêt à rester dans le coin.

3 janvier 2019 Posted by | Malakoff, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

J’ai honte d’être français (Gilet Jaune)

Aujourd’hui, je tiens à exprimer ma honte d’être français, et mon dégoût d’être français.

 

D’abord, je tiens à apporter ma sympathie à notre président Emmanuel Macron qui a essayé de tenir seul contre tous ces irresponsables et fachistes.

 

Selon le Canard Enchaîné, il aurait répété « Je ne suis pas François Hollande, j’ai vu comment ça s’est terminé ».

On touche le fond du problème. Finalement, Emmanuel Macron, qui je pense veut le bien du pays et a compris qu’il faut faire des réformes (comme je l’ai expliqué ici), a été poussé à reculer comme un vulgaire Hollande.

 

En ce qui me concerne, je tiens à rappeler que j’ai été longtemps au chômage et que contrairement à ce que l’on pourrait penser, je sais ce que c’est.

J’étais tellement frustrer que j’ai même écrit un livre.

Et franchement, c’était désagréable.

On m’expliquait que j’étais une merde parce que j’étais au chômage.

Mais quand j’expliquais que j’étais prêt à prendre n’importe quel boulot, y compris la plonge, car j’avais besoin d’un emploi et qu’en plus, j’étais en fin de droit, on m’expliquait que j’étais une merde qui osait vouloir faire la plonge car j’avais un Bac +5. Mais je restais une merde au chômage !

 

Il y a vraiment une hypocrisie. On critique le système américain, mais au fond, on est dans une forme de système américain, sans les avantages.

On peut dire ce que l’on veut du système américain, et c’est vrai qu’il a énormément de défaut. Mais au moins, quand un ingénieur est au chômage et qu’il accepte de faire la plonge faute de mieux, on l’accueil. On le dépanne et on accepte qu’il fasse la plonge en attendant qu’il trouve mieux.

 

Pour survivre, quand on est au chômage, on a deux choix, soit on devient fou, soit on laisse une forme de haine vous envahir.

 

Souvent, dans mon cœur, je sentais une forme de haine monter en moi. Elle était même palpable. Je la sentais vraiment.

 

Tout ça, c’est une blessure, qui pour moi ne guérira jamais. Avec laquelle je vivrai éternellement.

Aujourd’hui, j’ai un emploi stable, et grâce à mon expérience, je trouve (relativement) facilement un emploi. Donc on arrive à avoir un certain recul sur tout ça.

 

Mais à l’époque, c’était vraiment pénible.

 

De tout ça, j’en ai tiré une leçon importante : le développement économique est une question clé.

On est face à une contradiction.

D’un côté, le travail est un droit, car il permet aux individus de s’intégrer dans la société.

Mais d’un point de vue économique, le travail correspond à un besoin pour une entreprise.

 

Pour gérer cette contradiction, il faut s’assurer que les opportunités soient présentes. Que la probabilité de trouver un emploi soit élevé, et ceci pour toutes personnes.

 

Je le sais d’autant plus que je n’ai pas commencé en grande boite, mais en TPE/PME avant d’intégrer un grand groupe.

 

Le développement économique est une question clé, et la France est piéger par des idéologues fous, qui fait que son développement économique est ridicule et ne permet pas d’intégrer la majorité des français.

 

La nécessité aujourd’hui, c’est de muscler l’appareil productif, même si ça appauvrit les ménages, car en musclant l’appareil productif, on permet aux entreprises de rivaliser avec ses concurrentes à égalité. Ça créera des emplois, condition nécessaire à l’intégration des gens dans la société.

Sur ce point, j’approuve le principe d’Alain Dolium qui explique qu’une entreprise joue un rôle sociétal.

 

Et quand il y aura plus d’emploi que de candidats, alors, dans un second temps, on aura une augmentation des salaires. Le patron, il devra faire un effort pour pouvoir embaucher et/ou garder ses bons employés.

 

Par ailleurs, c’est pour ça qu’il faut lever les freins qui empêche notre économie de se développer, et faire en sorte que le travail soit la norme.

 

C’est pour ça que j’estime qu’il faut baisser les charges patronales et salariales et les faire supporter par le plus grand nombre.

C’est pour ça que je suis pour l’augmentation de la CSG pour diminuer les charges patronales et salariales.

C’est une question de justice et d’efficacité économique.

 

Et par ailleurs, c’est aussi pour ça que je suis en accord avec une mesure similaire qui était dans le programme de François Fillon : la baisse des charges patronales et salariales avec augmentation de la TVA.

 

Pour en revenir à ma honte, j’ai honte d’être français pour plusieurs raisons.

 

La première est que là, les gilets jaunes viennent de chier sur la démocratie.

Selon la préfecture de Police, ils étaient 136 000 (je n’ai pas trouvé le chiffre selon les gilets jaunes).

La population française est de 67 120 000.  Les gilets jaunes représentaient 0,2% de la population.

0,2% de la population ont imposé par la violence leurs revendications au plus grand nombre. Pour moi, c’est l’inverse de la démocratie.

Si ils sont 2 millions, ils représentent moins de 3% de la population.

 

Quand je pense que j’ai supporté dans l’opposition el mandat de Jacques Chirac (2002-2007), dans l’opposition le mandat de Nicolas Sarkozy (2007-2012) et dans l’opposition le mandat de François Hollande (2012-2017), mais je me sens humilier d’avoir attendu 15 ans dans l’opposition.

Là, la leçon est claire.

Un centriste n’a pas le droit de se présenter, et encore moins de gagner une élection.

Une conclusion s’impose :

J’aurais du tout casser, et dès 2002 !

 

Je propose de même rendre ça légal par une loi. Comme ça, je pourrais faire valoir à la municipalité de Malakoff mon point de vue en cassant la mairie. Après tout, elle a beau avoir fait 68,14%, elle est maintenant illégitime, vu qu’une élection, selon les gilets jaunes, est illégitime.

 

Quand je pense qu’un jour, on m’a expliqué qu’une élection est moins chère qu’une guerre civile…

 

Ce qui amène à la seconde raison, j’ai honte de l’opposition républicaine, à savoir le PS mais surtout LR.

Par exemple, et c’est symbolique, Laurent Wauquiez a oublié avoir porté le Gilet Jaune, et il taxe le carburant chez lui dans sa propre région.

Le problème, c’est que l’opposition républicaine a perdu en 2017, et que c’était mérité.

En particulier, LR a perdu en 2017 une élection imperdable.

 

Ceux qui sont dans l’opposition aujourd’hui était au pouvoir hier. Et on les a laissé faire leurs conneries pendant la durée de leurs mandats.

 

Ils n’ont jamais réformé, et aujourd’hui, on assiste à l’explosion qui est la conséquence de nombreuses années de Non-réforme.

 

Le mandat de Nicolas Sarkozy a été une catastrophe. Il n’a pas réformé l’économie, il a augmenté plus rapidement la dette que François Mitterrand (Dixit Thierry Breton, ancien ministre de droite), et il a enrichi une oligarchie.

Par ailleurs, il a fait un eldorado de terroristes en buttant Kadhafi.

 

Une anecdote résume Nicolas Sarkozy. En début de mandat, il a déplacé de l’économie au développement durable Jean Louis Borloo. Celui-ci avait proposé une TVA sociale (augmentation de la TVA pour diminuer les charges patronales)

Mais en 2012, il a proposé de faire une TVA sociale, histoire de faire un piège à con de centriste.

 

Nicolas Sarkozy a un mandat catastrophique.

Sa défaite en 2012 était méritée. Dans une entreprise, il aurait pris la porte un coup de pied dans le cul. La démocratie est telle que on laisse, généralement, le mandat aller au bout.

Pour ma part, au second tour 2012, j’avais voté blanc.

 

Le problème, c’est que LR n’a jamais compris, n’a jamais accepté, la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012, et vit dans l’illusion que Nicolas Sarkozy était un grand homme.

 

C’est pour ça qu’ils ont perdu une élection imperdable, malgré que le président du moment, un certain François Hollande, était médiocre.

 

Le problème, c’est qu’ils continuent dans l’erreur. Ils ont élu à la tête de LR Laurent Wauquiez.

 

Quant à François Hollande, il n’a pas vraiment réformé. Pire, ses réformes territoriales sont une catastrophe. Elles amènent plus de technocratie, plus de strates au millefeuille français et moins de démocratie.

 

Ce n’est pas un hasard si Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’arrivent pas à décider sur l’avenir du Grand Paris. François Hollande a laissé une véritable usine à gaz.

Au moins, il a été lucide.

Mieux, au PS, ils ont élu un frondeur pour les représenter aux présidentielles, un type qui a démoli la politique mise en place pendant 5 ans.

 

Au lieu de se faire oublier, François Hollande a été soutenir les Gilets Jaunes.

Heureusement qu’ils ont oubliés qu’il a traité les pauvres de « Sans dents ».

 

La raison suivante est que tout le monde s’écrase devant les revendications délirantes des Gilets Jaunes.

 

Que pense Laurent Wauquiez de la suppression de l’ISF ?

C’était pourtant dans le programme de François Fillon !

 

Mais le pire n’est pas là.

Comme je l’ai expliqué, la France doit être réformé.

Je le sais d’autant plus car j’ai été longtemps au chômage et essayant de m’en sortir, je sais que c’est le développement économique qui fait tout.

 

Il faut réconcilier les français avec l’économie, avec l’entreprise.

Il est urgent de permettre de réformer notre appareil productif afin que nos entreprises croissent et que l’on ait une économie qui puisse décemment intégrer les français, et en particulier les jeunes et les seniors.

 

Sur ce point, le programme d’Emmanuel Macron, qui partage d’ailleurs certaines similitudes avec celui de François Fillon, est le seul qui apporte quelque chose de nouveau.

 

C’est bien pour ça que j’en ai marre de ceux qui aujourd’hui n’accepte pas la démocratie, j’ai attendu 15 ans pour avoir un président qui me convienne.

 

Et c’est pour ça que j’en ai marre de l’opposition qui au lieu de se remettre en cause, joue la politique du pire, même si le plus grand monde doit perdre.

 

Je pense que les gilets jaunes viennent de mettre un coup sévère aux réformes nécessaire dont a besoin la France. Les lendemains vont être difficiles. Economiquement et politiquement.

 

A lire sur le Blog du Centrisme :

6 décembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

J’en ai marre des Gilets Jaunes (2/3) : Le véritable problème de la France, c’est sa place dans la mondialisation

Emmanuel Macron a beaucoup de défaut, peut être plus de défaut que de qualités, mais il a une qualité que ses concurrents n’ont pas.

 

Il est l’un des seuls, l’un des rares, à avoir compris que le véritable enjeu est économique.

 

Et il est l’un des seuls, avec en son temp François Bayrou, et dans une certaine mesure François Fillon, à avoir expliqué que les problèmes de la France sont liés d’abord à la France. Que les problèmes de la France, ce n’est pas les autres. Les problèmes de la France sont Franco-français et que c’est son fonctionnement économique qui est le cœur de tous les maux de la France.

 

Les Le Pen, pire, accompagné des Wauquiez, expliquent que si la France va mal, c’est la faute aux immigrés. Ils ont beaux dos les immigrés, dont certains ne font que de fuir leurs pays dévastés par la guerre.

 

Laurent Wauquiez explique que les chômeurs sont des branleurs.

Là aussi, c’est méconnaitre la réalité. Beaucoup de chômeurs sont juste des gens qui n’ont pas les moyens de s’en sortir.

 

Jean Luc Mélenchon, relayé par Benoit Hamon, expliquent que s’il y a du chômage, c’est parce que les patrons sont des voyous.

Là aussi, c’est aussi mal connaître le travail des patrons.

Jean Luc Mélenchon et Benoit Hamon feraient bien de trouver un vrai travail !

Déjà, être patron, ce n’est pas la même chose que ce soit en TPE/PME et dans un grand groupe.

Mais un patron a un vrai job. C’est de faire survivre sont entreprise dans la mondialisation, qui implique une concurrence de plus en plus dure et de plus en plus sévère.

Et mine de rien, ce n’est pas facile.

 

Si on reste dans les patrons de grands groupes, Satya Nadella est un bon patron. Il a fait évoluer Microsoft, la culture d’entreprise de Microsoft pour qu’elle s’adapte à l’économie du 21ème siècle.

 

Par contre, ce n’est pas le cas de Larry Ellison. Bien qu’Oracle ait institutionnalisé la base de données relationnelle, Oracle a une politique de pressage du citron client.

Du coup, ils n’innovent plus, et ils se font rattraper dans leurs cœurs de métier par … Microsoft.

 

Pour en revenir aux opposants de Macron, ceux-ci ont une politique commune : la politique du Bouc-émissaire.

 

Mais le Bouc-émissaire n’est pas une solution, et encore moins une solution sur le long terme.

 

La réalité, c’est que notre économie est ouverte. C’est que l’on est en plein pied dans la mondialisation.

Et que la France est incapable de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

En résumé, la mondialisation nous appauvri.

 

Commençons par un point. Une économie fermée, ça fonctionne.

J’ai même un exemple concret : La Corée du Nord !

 

Mais je ne suis pas sûr qu’en Corée du Nord, la population soit très heureuse.

En tout cas, attaché à la démocratie, je ne veux pas vivre dans une Corée du Nord.

 

Ensuite, les autres, le reste du monde, ce n’est pas des amis mais des concurrents en affaires.

Eux-aussi, les autres, ils ont une famille à nourrir et quand ils travaillent, ils veulent vivre une vie correcte.

C’est juste normal.

Ils ne feront pas d’effort pour nous nourrir, surtout si nous, on n’en fait aucun et que l’on est dans la fable de La cigale et la Fourmi.

 

Enfin, la mondialisation peut enrichir les gens. C’est le cas, par exemple, de l’Allemagne et de la Corée du Sud.

 

Sur ce point, François Bayrou a raison de prendre ces deux pays en exemple lors de la campagne 2012.

 

La Corée du Sud a investi dans l’éducation. Et elle a raison, l’éducation, c’est la première richesse d’un pays.

D’ailleurs, le Japon a fait de même.

 

Et surtout, ils ont fait l’inverse de la France et de Philippe Meirieu. De fait, la France est un pays pauvre.

 

Mais l’Allemagne aussi est un cas intéressant.

Déjà, ils sont dans l’Europe. Ils ont la même monnaie que nous : l’Euro.

 

La différence avec la France : c’est qu’ils ont réformé l’économie (marché du travail…).

Ils ont appauvri les ménages pour renforcer l’appareil productif.

De fait, ils tiennent beaucoup mieux les crises, et ils ont une balance commerciale excédentaire.

L’appareil productif permet d’enrichir l’ensemble de la population, et non pas une minorité.

En résumé, ils se sont appauvris sur le court-terme pour s’enrichir sur le long terme collectivement, et mieux tenir face aux crises.

 

Mais en France, on continue dans l’erreur. On n’a toujours pas compris que le mur de Berlin s’est effondré.

La France, elle est comme son emblème, le coq.

Le coq étant le seul animal qui continue à chanter quand il a les pied dans la merde.

 

Le véritable enjeu, c’est la place de la France dans la mondialisation.

 

On n’est pas capable de tirer notre épingle du jeu, car on n’est pas compétitive.

 

Et pour être compétitif, c’est un mixte entre deux points : le coût et la qualité.

 

Pour résumé, on n’est ni les meilleurs, et nous ne sommes pas les moins chers.

 

On est cher, c’est vrai. Mais on a une bonne excuse (pour une fois) : on finance un système de solidarité.

Contrairement aux libéraux pur et dur, je n’y suis pas défavorable. Au contraire. Je sais que lorsque l’on a un accident, il faut aider les gens à se relever.

 

Néanmoins, on n’est pas les meilleurs en termes de qualité. Et faire de la qualité, ça prend du temps.

Il faut investir, innover…

Le problème, c’est que l’on part avec un lourd handicap : l’éducation nationale de Philippe Meirieu.

 

Dans l’absolu, ce qu’il faut faire, c’est permettre à nos entreprises de s’adapter à un contexte concurrentiel dû à la mondialisation de plus en plus difficile.

 

Ce qu’il faut, c’est permettre à nos entreprises d’aller chercher des marchés. C’est ça qui créera des emplois.

 

Il faut aussi donner aux entreprises étrangères l’envie de s’installer chez nous.

Ça aussi, ça crée des emplois.

 

En résumé, il faut faire une politique économique qui permettent à nos entreprises de combattre à armes égales avec leurs concurrentes dans la mondialisation.

 

C’est ça qui créera des emplois, et qui à terme cassera la logique de chômage de masse, et qui inversera le rapport de force entre l’employé et le patron, et permettra d’augmenter dans un second temps les salaires.

 

Ça tombe bien, c’est, dans les grandes lignes, le programmes d’Emmanuel Macron.

2 décembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | 2 commentaires

Réunion du 15/11/2018 sur le projet de réaménagement du quartier Barbusse le Clos

Jeudi dernier, il y avait une réunion sur le quartier Barbusse Le Clos.

 

Le projet n’a pas foncièrement évolué et je me suis déjà exprimé dessus.

 

Je vais donc répéter ce que j’ai dit lors de la réunion et précédemment.

 

Je vais aussi faire des compléments. Lors de ma prise de parole, je n’ai pointé que les points négatifs. J’avais un temp limité pour m’exprimer.

 

Je n’ai pas abordé, également, les infrastructures municipales, et pourtant, il faudrait le faire pour avoir une vraie réflexion d’ensemble.

Je vais donc le faire.

 

En ce qui me concerne, je ne suis pas en accord avec le projet présenté par la municipalité. Je pense qu’il ne va pas dans le bon sens, et que le projet ne répond pas aux enjeux du quartier.

 

Je me permets donc de le répéter ici.

 

Il n’y a pas que des ratés dans ce projet.

 

La suppression du Rond-Point par un carrefour me semble une bonne chose, idem pour le parking en Silo.

 

Néanmoins, pris dans sa globalité, je pense que le projet ne va pas dans le bon sens. Je suis donc opposé au projet dans sa forme actuelle.

 

Je suis opposé au projet dans sa forme actuelle pour deux raisons.

 

La première est que l’on parle de faire un équipement culturel. Je ne suis pas d’accord. Un équipement culturel implique des dépenses de fonctionnement. Or, par les temps qui courent, je pense qu’il faut éviter de multiplier inutilement les dépenses de fonctionnement.

On a de moins en moins d’argent, et il faut donc dépenser à bon escient.

 

Néanmoins, j’ai une contre-proposition sur le sujet. Je propose de déplacer la MJQ.

On libèrerait le local actuel de la MJQ, que l’on pourrait revendre, et on ferait un « Pôle MJQ » plus efficace et plus visible. On augmenterait le rapport qualité/coût.

 

La seconde raison est le manque d’économique. Effectivement, beaucoup de commerces de proximités sont prévus. Or, même si on fait un commerce de proximité pour maintenir le lien social, c’est les gens qui travaillent sur place qui font vivre le commerce de proximité, en particulier les TPE/PME.

En fait, ce qui manque dans le projet, c’est un véritable cœur. Et ce cœur, ce qui va dynamiser le quartier, c’est les entreprises qui vont employer des salariés. C’est les salariés, travaillant sur place, qui vont faire vivre le quartier et en particulier, qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

Pour ces deux raisons, je suis opposé au projet qui est présenté actuellement par la majorité municipale.

 

Je me permets d’ajouter un autre point que je n’ai pas abordé.

 

Je pense que le bureau de poste va fermer. Je pense même qu’il est déjà fermé. Ce n’est plus qu’une question de temps.

 

Je pense également que l’annexe du centre de santé doit également fermer pour les mêmes raisons que le bureau de poste.

 

Effectivement, aujourd’hui, les ressources, notamment financières, sont de plus en plus rares. Il faut utiliser les ressources financières à bon escient, et limiter les dépenses de fonctionnement.

 

Or, s’il est connu que la masse salariale est une dépense de fonctionnement, il en est de même pour l’entretien des bâtiments (auquel il faut ajouter les factures de chauffages, électricité…).

 

La poste ne peut pas maintenir 2 bureaux alors qu’une agence bancaire en moyenne n’en maintien que 1 par ville. Vu que les transports en IDF sont corrects, surtout en première couronne, je préfère que la Poste fasse un effort pour maintenir ses bureaux de postes dans les petites communes, plutôt que de maintenir 2 bureaux de poste dans les communes comme Malakoff.

 

Pour rappel, ce bureau est ouvert du Lundi au Samedi de 9H30 à 12H.

Enfin, on a aussi l’annexe du centre de santé, qui est ouvert du Lundi au Vendredi de 8H30/12H et 14H/19H et le Samedi de 8H30/12H.

Il est payé sur l’argent du contribuable de Malakoff.

 

Je ne suis pas contre le centre de santé, au contraire. Mais on a refait, durant la mandature 2001-2008 le centre de Santé Maurice Ténine. La logique, histoire de faire des économies, serait de regrouper le centre de santé dans le Sud avec le centre de santé Ténine.

 

Le maire de Malakoff est opposé à la fermeture de ces deux services (c.à.d. le bureau de poste et l’annexe du centre de santé).

Son argument, tout à fait pertinent, est que si l’on ferme ces deux structures, ça participera à la désertification du quartier.

 

Néanmoins, la logique économique finira par l’emporter. Que ce soit à la Poste où dans les finances locales de Malakoff.

 

C’est pour ça que pour lutter contre la désertification, tout à fait réelle, il faut un cœur économique. C’est pour ça qu’il faut avoir une réflexion économique sur le quartier afin de faire venir des gens qui vont y travailler, faire vivre le quartier, et stopper la désertification du quartier.

18 novembre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Je ne suis pas « Gilet Jaune »

Puisque le 17/11/2018 il y a une manifestation dite « Gilet Jaune », je me permets de donner mon avis.

 

Je ne suis pas favorable aux Gilets Jaunes, et je ne participerai donc pas à la manifestation.

 

Je ne suis pas favorable aux Gilets Jaunes et ceci pour plusieurs raisons.

 

Sur la forme déjà.

Emmanuel Macron a été élu. Il est légitime de 2017 à 2022.

Il applique le programme sur lequel il a été élu.

Pour le sanctionner, c’est en 2022.

 

Par ailleurs, la France ne peut plus continuer comme ça. Il faut la réformer. Emmanuel Macron a, malgré ces très nombreux défauts, la volonté de le faire.

Je l’en remercie.

D’autant qu’il essaye de faire des réformes pour tout le monde, en évitant le clientélisme et en aidant du mieux qu’il peut les gens qui travaille.

En plus, il a hérité d’une situation difficile…

 

Je n’apprécie pas la récupération politique.

Laurent Wauquiez, par exemple, au lieu de mettre un Gilet Jaune par-dessus sa Parka rouge devrait se demander pourquoi Sarkozy a perdu en 2012 et pourquoi la Droite a perdu une élection imperdable en 2017.

 

Des fois, ça devient même ridicule avec « Le Général De Gaulle aurait mis un Gillet Jaune », dixit Florian Phillipot.

 

Et puis il y a le fond.

Et franchement, ce n’est pas l’essence qui greffe le pouvoir d’achat.

Certes, l’offre de transport étant compétitive en première couronne, je n’ai pas de voiture.

 

Mais depuis, les voitures consomment moins (voir ici et ici).

 

Prenons un cas pratique.

Quand j’étais étudiant, j’étais à la faculté d’Orsay.

Entre Malakoff et Orsay, il y a un peu moins de 30 km.

Sur une semaine de 5 jours, je fais donc 150 km.

Avec un plein de 60€, on est autonome sur 632km.

 

Ce qui fait un plein toute les 2 semaines.

Soit 180€ par mois.

 

A mon époque, c’était un plein par semaine, soit 240€ par mois.

J’ai quitté Orsay en 2002…

 

Par contre, d’autres choses greffe vraiment le pouvoir d’achat, et ça, on n’en parle pas.

 

La première chose, c’est les charges salariales.

En ce qui me concerne, j’ai fait le calcul en vue de demander une augmentation, j’ai un salaire net de 3 172€/Mois mais je ne touche que 2 316,19€/Mois, soit un pourcentage de charges sociales moyenne (car le sujet est un peu plus compliqué) de 26,98%. Plus du quart de mon salaire.

 

Il va de soit que ça greffe vraiment mon pouvoir d’achat.

 

D’ailleurs, Emmanuel Macron essaye de favoriser les gens qui travaille, en diminuant les charges salariales. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a augmenté la CSG. L’idée étant d’augmenter la base des gens qui financent le système de santé.

 

Je rappelle que dans le programme de François Fillon, il y avait la même chose, mais au lieu d’augmenter la CSG, il y avait augmentation de la TVA.

 

Je sais qu’Emmanuel Macron aurait voulu aller plus loin, mais il a un autre problème : le déficit chronique de la France.

Déficit qui a été explosé par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

En particulier, selon Thierry Breton, ministre de droite de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans..

 

Enfin, il y a l’immobilier.

C’est 1/3 du revenu (net pour le coup).

Les prix de l’immobilier en IDF sont juste délirants, que ce soit à la location ou à l’achat.

 

Mieux, la bulle immobilière a atteint la seconde couronne.

 

Et le neuf n’est pas forcement meilleur qualité que l’ancien…

Vu le prix, c’est vraiment n’importe quoi.

 

Et avec les JO 2022, ça va s’empirer.

 

La caricature du Groland reste encore d’actualité.

15 novembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (2/3) : Les impôts locaux sont injustes et inadaptés aux mécanismes économiques actuels

En réalité ce sujet est plus vaste et ne touche pas que les impôts locaux.

Je pense même que c’est l’un des vrais reproches que je fais à Emmanuel Macron, même si je pense qu’il est meilleur, sur ce point, que ses concurrents.

 

Pire, il est meilleur que François Hollande, qui se dit grand fiscaliste.

 

Tout commence en 1789. A cette époque, il faut revoir le système d’impôts, celui-ci étant particulièrement injuste (Tocqueville donnant l’exemple de la corvée dans « L’ancien régime et la révolution »).

 

C’est les physiocrates qui conçoivent le nouveau système d’impôt.

Dans l’esprit des physiocrates, il était impensable de taxer les revenus.

On taxait les biens, car les biens permettaient de s’enrichir. A noter qu’employer quelqu’un, c’est comme avoir un bien.

 

Effectivement, si on possède un champ (car en 1789, la France est rurale), on va s’enrichir car on va le labourer ou le faire labourer. On taxe donc, dans la logique physiocrate, le fait de posséder un champ.

 

Sur ce principe, on a inventé 4 impôts, les 4 vielles :

  • La taxe d’habitation.
  • La taxe foncière sur le bâti.
  • La taxe foncière sur le non-bâti.
  • La patente, qui deviendra la taxe professionnelle puis la CET.

Notez qu’à l’époque, c’est l’Etat qui bénéficiait de ces 4 impôts.

 

Dans les années 1840, l’Etat se retrouvait à dépenser des fortunes dans le développement économique, mais à avoir, à cause de la logique physiocrate, un faible retour sur investissement.

 

Effectivement, selon la logique physiocrate, si on a peu de bien immobilier, on paye peu d’impôts.

 

L’Etat a passé les 4 vielles aux communes et a inventé de nouveaux impôts.

 

La logique physiocrate, que ce soit au niveau local ou au niveau national est une catastrophe.

 

Déjà, pour commencer, l’impôt est injuste.

Il est injuste car décorrélé des revenus.

Si on reprend l’exemple du champ, si on a la grêle, on fait moins, voir pas de récoltes.

On génère moins de revenus, mais on a autant d’impôt, car on possède, toujours de la même façon, le champ.

 

L’impôt physiocrate a une logique punitive.

Dans le cas la taxe d’habitation, on vous punit car vous habitez un logement. Ce qui est contraire au droit au logement.

 

Le pire étant les charges patronales. On punit le patron car il embauche et on punit le patron car il augmente les salaires. Le tout indépendamment du chiffre d’affaire généré par l’entreprise. Ça devrait juste être l’inverse.

 

C’est un impôt contre le développement économique, qui crée de la misère sociale.

Les charges patronales découragent d’embaucher, surtout les gens éloignés de l’emploi, en particulier les jeunes et les séniors.

 

C’est un impôt qui crée une inégalité territoriale.

Pour rappel, pour la taxe d’habitation, on a :

V = T * BV est la valeur de l’impôt perçu, T le taux (fixé en conseil municipal) et B les bases.

Les villes où les bases sont élevées auront toujours plus de facilités. De base, elles toucheront plus de revenu.

Par ailleurs, elles feront fuir les pauvres, car de fait, les impôts locaux seront plus élevés.

Par ailleurs, ça crée des villes avec plus de pauvre, qui cumuleront les problèmes, mais qui n’auront pas les moyens d’y faire face.

 

De fait, c’est aussi un impôt qui est contre la mixité sociale.

 

Enfin, c’est un impôt non transparent. Si les taux sont fixés par le conseil municipal démocratiquement élu, ce n’est pas le cas des bases fixées dans d’obscurs couloirs du trésor public, à l’abri des regards indiscrets.

 

Notons qu’à l’époque des députés-maires, le maire expliquait que c’était un bon maire car il n’augmentait pas les impôts locaux. Il n’augmentait pas les taux.

Mais à l’assemblée nationale, il augmentait les bases.

Ça a un nom, ça s’appelle l’hypocrisie.

De fait, les impôts locaux ont augmenté plus vite que l’inflation.

 

Sur le fond, quand Emmanuel Macron explique qu’il faut supprimer la Taxe d’Habitation, je suis d’accord avec lui. C’est un impôt physiocrate, et je suis contre les impôts physiocrates.

 

Néanmoins, je ne suis pas d’accord sur la façon dont cette suppression est mise en place.

  • Il faut maintenir l’autonomie fiscale.
  • Il faut donc un impôt (non physiocrate) pour remplacer la Taxe d’Habitation.
  • Il faut élargir la réflexion à l’ensemble du système fiscal français car les impôts physiocrates sont légions (Taxe d’habitation, Taxe foncière sur le bâti et le non-bâti, ISF, redevance télé, taxe professionnelle…).

3 novembre 2018 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour moi, il faut supprimer le statut du fonctionnaire

Puisqu’il y a un débat sur la réforme de l’Etat, je souhaite donner mon avis sur un point particulier : le statut du fonctionnaire.

 

Et en ce qui me concerne, je suis pour sa suppression. Comme l’avait déclaré Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie.

 

Excepté des métiers vraiment particuliers, comme le juge qui enquête sur Nicolas Sarkozy, car lui, il a un métier particulier, je suis contre le statut du fonctionnaire.

 

Et il est aujourd’hui remis en cause, de façon hypocrite d’ailleurs.

 

Pour commencer, je tiens à rappeler que je suis pour et que je suis attaché au service public.

 

Le service public permet l’égalité. Si l’école était privée, il n’y aurait pas d’égalité. Seuls les riches feraient des études, et le pauvre ne pourrait pas révéler son potentiel et ne pourrait pas gravir l’ascenseur social.

L’école, qui donne les bases (lire, écrire, compter), et une culture générale, permet de donner les bases pour survivre dans un monde de plus en plus difficile.

 

Toutes personnes doivent pouvoir avoir la chance de s’en sortir. Après, libre à elle de prendre le train en marche, ou pas.

 

Par ailleurs, l’Etat doit assurer sa sécurité intérieur ou extérieur, régler les différent, punir ceux qui ne jouent pas le jeu, et aider les plus fragiles et accompagner ceux qui ont un accident de vie, les accidents de vie étant de plus en plus fréquents.

 

Je suis donc, de fait, pour un service public. Je suis pour la police, l’armée, la justice, le service de santé, l’éducation nationale et l’agence pour l’emploi.

 

Mais il convient de rappeler qu’un service public doit rendre un service.

 

Contrairement à une entreprise qui est là pour faire du profit, un service public doit rendre un service.

Or, il convient de se demander si ce service est bien rendu.

C’est, dans le cas de la France, rarement le cas.

L’année dernière, lorsque j’avait des problèmes de nuisances (voir 1, 2, 3, 4, 5), la police se déplaçait rarement.

Du coup, des fois, j’hausse les épaules et je me dis : « A quoi bon perdre mon temps à téléphoner ».

Du coup, j’ai donc un service public qui, pour moi, n’est pas satisfaisant.

Pire, je me demande se qui se passerait s’il y avait de vrais problèmes d’insécurité.

 

Autre exemple, l’Ecole. Lorsque l’on perd des places dans PISA, qu’en plus on est une école inégalitaire toujours selon PISA, que les élèves sont de moins en moins bon (enquête Pirls), il est légitime de se poser la question de savoir si l’éducation nationale rend un bon service public.

 

Je pourrais prendre d’autres exemples (en ce qui me concerne, le pôle emploi est une catastrophe également).

Mais en résumé, on a un service public cher, mais le service rendu n’est pas à la hauteur des sommes investis.

 

Il convient aussi de mettre un autre point en avant.

Si le service rendu par un service public est insuffisant, ce n’est pas toujours la faute des fonctionnaires qui le font tourner.

Souvent, il a été pensé par des gens qui se disent beaux, magnifique et intelligents et qui en fait, ne connaissent rien à la vie.

De fait, le service public a été organisé de tel façon que les fonctionnaires, même avec la meilleure volonté du monde, ne peuvent tout simplement pas réussir.

Sur ce point, les réformes du service public fait par Nicolas Sarkozy sont une catastrophe.

J’ai en tête le Pôle Emploi.

Un autre exemple est l’éducation nationale, réformé par Philippe Meirieu.

J’en sais quelque chose, j’ai été à l’IUFM.

 

Pour résumer, la qualité d’un service public n’est pas qu’une question de moyens et d’embauche de personnel. C’est aussi une question d’organisation, et de bien définir ce qu’e l’on attend d’un service public.

 

Ce rappel étant fait, revenons sur la question posée, à savoir le statut des fonctionnaires.

 

Je suis contre ce statut et ceci pour plusieurs raisons.

La première est que ce statut est injuste. Vis-à-vis des gens qui travaillent dans le privé, ce statut est foncièrement injuste.

 

Pire, on va, nécessité de s’adapter à un monde de plus en plus complexe et difficile, vers plus de flexibilité.

Un emploi à vie, c’est contre la flexibilité.

 

Des génies de gauchistes, comme Jean Luc Mélenchon ou Philippe Martinez, des gens qui vivent des subventions de l’Etat (ou de cotisations) et qui n’ont jamais vraiment travaillé, des parasites, en fait, vont expliquer qu’en fait, il faut étendre le statut du public au privé. Sans doute.

Sauf qu’en réalité, comme je l’ai expliqué à maintes reprises, l’emploi est relativement « protégé ».

En résumé, c’est « relativement » difficile de licencier.

De fait, une entreprise privée, qui elle, subit une concurrence sévère, hésite à embaucher, car en cas de coup dur, elle ne pourra pas licencier, sauf si le patron fait « Le fils de pute ».

De fait, une entreprise privée cherche le « Mouton à 5 pattes ».

Elle préfère ne pas embaucher plutôt que de se tromper.

Et ça implique plein d’effets pervers comme le système de la SSII, les périodes d’essais qui s’allongent au-delà du raisonnable, les entretiens d’embauche aux questions débiles…

Le tout empiré par le coût du travail…

Et les premières victimes sont les jeunes et les seniors, les gens qui sont éloignés de l’emploi.

 

Ce qui amène à la seconde raison. Pour jouer la flexibilité, le service public a inventé des contrats précaires. Comme les vacataires à l’Education nationale.

Pire, le service public multiplie les CDD, ce qui est juste interdit dans le privé.

L’exemple le plus connu est la Poste.

 

Troisième raison : Pour jouer la flexibilité, le gouvernement fait de l’hypocrisie. Il recrute des contractuels.

 

Quatrième : l’Etat doit réduire son train de vie. Faire ce que l’on appelle un plan social est donc nécessaire. On ne peut pas se permettre de continuer avec un Etat endetté (en dette de fonctionnement, en plus), et qui produit du déficit.

Il faut vraiment réduire les dépenses et l’Etat doit pouvoir réduire les effectifs là où il est possible de les réduire.

Ce qui amène à la dernière raison : Comme l’Etat ne peut pas réduire, il n’embauche pas. Et comme il ne peut pas réduire pour récupérer des marges ne manœuvres, il ne peut pas embaucher là où il y a vraiment un besoin de fonctionnaires, c’est-à-dire dans la police, devant les élèves, devant la population…

 

La réforme du service passe certes d’abord par une redéfinition des services publics.

 

Mais dans un monde où l’on va devoir être de plus en plus flexible, l’Etat doit pouvoir s’adapter aux contraintes extérieures, comme une entreprise privée en somme.

 

Il doit pouvoir être flexible dans sa gestion du personnel, afin de pouvoir le supprimer là où il y a lieu de supprimer du personnel, et en embaucher là où il y a des besoins.

 

Le statut du fonctionnaire ne permet pas de faire ça.

1 novembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (1/3) : Pour moi, il y a des torts partagés dans la guerre État/Élus locaux

Ça fait un petit moment que l’on parle du ras-le-bol des maires et des élus locaux.

Dernièrement, un appel a été signé.

Il y aura une manifestation le 10/11/2018.

Le maire de Malakoff a signé, ainsi que celui de Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

C’est le nouvel épisode d’une guerre entre l’État et les collectivités locales.

Pour ma part, je pense que le problème est plus complexe est qu’il y a des fautifs dans les deux camps.

 

Commençons par les torts côté gouvernement.

 

Pour un maire, deux choses qui sont importantes.

La première est l’autonomie financière.

La question est de savoir si un maire a les moyens de sa politique et de ses missions/attributions.

La seconde est l’autonomie fiscale.

Le maire peut-il fixer les impôts comme il le souhaite.

 

Les gens n’en ont pas conscience, mais le second point est aussi, voir plus important que le premier point.

 

Effectivement, dans la capacité à fixer les impôts comme il le souhaite, le maire a la main sur sa stratégie économique.

En fixant les impôts comme il le souhaite, il peut définir sa politique économique et sa stratégie de développement urbain.

 

Par exemple, s’il veut faire venir des entreprises, il doit pouvoir diminuer les taux sur les impôts ciblant les entreprises.

 

D’ailleurs, faire venir des entreprises était financièrement rentable, grâce à la taxe professionnelle.

En faisant venir une entreprise, on augmentait les recettes de la commune, ce qui faisait que l’on pouvait rendre des services aux habitants sans demander plus d’efforts aux ménages.

 

C’est la stratégie qu’ont adopté Charles Ceccaldi-Raynaud (Maire de Puteaux de 1969 à 2004), André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux depuis 1980) ou Jean Loup Metton (Maire de Montrouge de 1994 à 2016).

 

Sauf que depuis un petit moment, l’autonomie fiscale est remise en cause.

 

D’abord, mettons les points sur les i !

Cette remise en cause ne date pas d’Emmanuel Macron.

Elle a débuté avec Nicolas Sarkozy.

 

Elle a débuté avec la suppression de la Taxe professionnelle.

Elle a été remplacée par la CET (Contribution économique territoriale).

La CET se compose de deux impôts :

  • La CVAE (Contribution sur la valeur Ajouté des Entreprise).
  • La CFE (Contribution foncière des entreprises).

La CVAE est, pour résumé, sur les revenus de l’entreprise.

La CFE est sur les bien immobiliers que possède l’entreprise.

 

De mémoire, la CVAE représente 2/3 des recettes là où la CFE en représente 1/3.

 

Sauf que la collectivité ne peut fixer les taux que sur la CFE.

On a donc perte de l’autonomie fiscale.

 

Mais ça a continué sous François Hollande. Il a été le maître d’œuvre d’un politique territoriale stupide, qui s’est faite avec une perte de démocratie, et une accentuation de la technocratie.

 

En particulier, il a continué dans l’erreur que sont (au moins à Paris) les intercommunalités et il a fait du Grand Paris une usine à Gaz.

 

Côté Macron, il est vrai que la suppression de la Taxe d’Habitation (que j’ai commenté : 1, 2, 3, 4, 5 et synthèse) va dans le sens d’une perte d’autonomie fiscale.

 

Donc, d’après tout ce que je viens de dire, les maires sont les gentils de l’histoire et l’Etat, représenté hier par Nicolas Sarkozy, François Hollande puis aujourd’hui Emmanuel Macron les grands méchants ?

 

Pas tout à fait, car même s’il y une vraie remise en cause de l’autonomie fiscale, les maires sont loin d’être blanc comme neige. Ils ont aussi leurs parts de responsabilité.

 

Il convient de rappeler que l’on est dans une époque où l’on a de moins en moins de ressources.

Il faut donc les utiliser avec parcimonie, et même faire des économies, notamment des économies sur les dépenses de fonctionnement.

 

Or, au contraire, on a un festival. En réalité, les communes ont exactement fait l’inverse.

Ça a été notamment mis en avant par la cour des comptes et le député René Dosière.

 

C’est en particulier pour ça que je suis contre les intercommunalités. Car même si certains font des efforts (je pense à GPSO), en général, les intercommunalités, ça a été l’outil des doublons.

J’ai en mémoire Sud de Seine, souvent critiqué ici, qui regroupait Malakoff, Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

Par ailleurs, l’État étant surendetté, il doit réduire ses dépenses de fonctionnement. Or on a des communes qui ont décidé de vivre des dotations de l’Etat. Moralement et économiquement, c’est contestable. Ça revient à vivre de la charité publique en faisant payer … les pauvre et les clochards.

 

Dans cette catégorie, on a des communes comme Malakoff.

 

Évidement, on n’a pas que des communes de Gauche. On a aussi des communes de Droite, comme Puteaux.

 

Dans l’absolu :

  • Je trouve normal que l’État se désendette, et qu’en particulier, il réduise les dotations.
  • Je trouve anormal que les communes, statistiquement, n’aient fait aucun effort pour réduire et rationnaliser les dépenses de fonctionnement.
  • Je trouve qu’il est anormal que certaines communes décident de vivre de la charité publique, surtout s’il s’agit de l’Etat qui est surendetté.
  • Par contre, je trouve anormal que l’on ne donne pas les moyens aux maires de définir leurs politiques économiques afin d’enrichir leurs communes et se prendre en main. Je trouve anormal que l’on réduise l’autonomie fiscale.

28 octobre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire