Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le Grand Paris démocratique doit se faire avec une remise à plat du millefeuille français

Je dois reconnaître que j’ai été un peu énervé de lire dans le canard enchaîné que Jean Marc Ayrault expliquait que la vrai réforme institutionnelle serait la suppression du département mais que ça ne sera pas fait, car le PS met en place les métropoles.

 

Cette position ne m’a pas surpris. Le jour où les politiques auront du courage (excepté Bayrou), les poules auront des dents (malheureusement).

 

Or, la création d’un Grand Paris (ou toute autre métropole) n’a de sens que si on définit clairement les échelons pertinents.

 

Le premier échelon est la commune.

Le maire est l’élu le plus proche du terrain, c’est l’élu qui est directement en contact avec les habitants.

 

L’échelon au-dessus est, éventuellement, la métropole. Certains problèmes, comme le déplacement, l’emploi ou le logement se posent au niveau des métropoles.

 

L’échelon supérieur est la région, suivit de l’état puis de l’Europe.

 

On voit bien que je suis pour la suppression du département, qui est souvent un doublon avec la région.

Par ailleurs, si on pouvait en même temps réduire le nombre d’élus, ça serait pas mal.

 

Cette simplification doit se faire pour deux raisons.

 

La première est qu’il faut réduire les dépenses de fonctionnement, surtout par les temps qui courent. Il faut clairement rationnaliser la dépense publique. De fait, il faut supprimer les doublons. Le département est donc de trop.

La suppression du département permettra aussi de réduire le nombre d’élus en France.

 

De fait, également, il faut clairement redéfinir le rôle de chacun.  Il faut clairement définir qui fait quoi.

 

Enfin, chaque échelon doit être démocratique. Toutes les sensibilités qui ont fait un score doivent être représentées, tout en dégageant une majorité.

 

Le scrutin de liste à deux tour, calqué sur les municipales, est le meilleure scrutin possible.

 

La métropole, qui doit avoir un nombre d’élu restreint (disons une centaine) qui doivent être élus directement  par les administrés via un scrutin de liste à deux tour, comme aux municipales.

 

Dans la même logique, pour l’échelon européen, il faut donner plus de pouvoir au parlement européen.

 

En plus : Marielle de Sarnez se prononce pour un Grand Paris

30 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale, Sud de Seine | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Finissons-en avec Sud de Seine et misons enfin sur un Grand Paris démocratique !!!

Grâce à mon positionnement (original) sur le Grand Paris, je viens d’avoir mon heure de gloire chez  l’Hérétique.

Du coup, je vais me permettre de préciser ma position.

Je suis pour un Grand Paris (ça, ça n’a pas changé) mais plus dans l’optique « à la place de » plutôt que dans l’optique « élargissement de Paris ».

En résumé, Le Grand Paris doit prendre la place d’intercommunalités comme Sud de Seine (celle que je subis) ou Puteaux/Courbevoie

En ce qui me concerne, je ne différencie plus l’arrondissement de Paris d’une ville comme Malakoff.

Le 16ème, le 17ème, le 14ème sont au même niveau que des villes comme Malakoff, Vanves, Montrouge…

Je tiens à rappeler que je suis profondément contre les intercommunalités (comme Sud de Seine, au hasard).

Je sais que je vais radoter mais je vais en rappeler les principales raisons.

La première est que les intercommunalités sont foncièrement antidémocratiques.

Si on prend Sud de Seine (regroupant Malakoff, Clamart, Fontenay-Aux-Roses, Bagneux), il y a des choses à dire.

Les maires communistes dans la distribution des sièges à l’opposition ont une logique défendable.

A Malakoff, il y avait un siège pour l’opposition, c’est l’UMP qui l’a eu et c’est normal, car l’UMP a fait un meilleur score que le Modem.

A Bagneux, deux sièges, un pour l’UMP, un pour le Modem, car le Modem avait fait plus que 10%.

Par contre, dans les villes PS, là, c’est carrément condamnable. A Clamart, il y avait trois sièges. Le Modem avait fait un bon score. Les trois sièges sont passés à l’UMP (d’un autre côté, le Modem à Clamart a une tendance à souvent déconner).

Mais à Fontenay-aux-Roses, ça a été le festival.

Il y avait un seul siège pour l’opposition, c’est le Modem (au début) qui l’a eu, alors que l’UMP est passé devant le Modem.

Notons qu’il y a pire. Par exemple, dans l’intercommunalité Puteaux/Courbevoie, l’opposition n’a aucun siège.

Notons, car il faut être honnête, que cet aspect va changer. Le conseil communautaire sera désigné à partir des listes municipales.

Deuxième raison : L’incohérence du territoire. En ce qui concerne Sud de Seine, il y a un grand trou, il s’appelle Châtillon (UMP) Montrouge (UDI).

L’incohérence du territoire ne permet pas d’avoir une politique de valorisation du territoire.

Exemple concret dont j’ai souvent parlé : le déplacement. Il se traduit concrètement par des embouteillages le matin rue Avolée (par exemple).

Le déplacement est décrit dans un document stratégique qui s’appelle le PLD (pour plan local de déplacement) ou PDL (pour Plan de déplacement local).

Il se trouve que l’on n’a pas de PLD pour Malakoff. Raison invoqué (quand je ramène le sujet avec mes gros sabots à la CDD) : c’est une compétence de l’agglomération (en l’occurrence Sud de Seine).

Et pourquoi nos élus ne font pas de PLD sur Sud de Seine ?

Réponse : ça ne sert à rien, il y a un trou appelé Châtillon-Montrouge.

Vous savez, il ne s’agit que du trou de droite que l’on ne voulait pas avant, mais que l’on veut bien maintenant, ou plutôt, on veut bien Montrouge, car Montrouge, c’est le coffre-fort.

Notons que Chatillon-Montrouge d’un côté, Sud de Seine de l’autre, ont chacun leur politique de l’emploi. C’est sympa vis-à-vis des gens qui subissent ce fléau appelé le chômage.

J’ai également un autre exemple : le territoire de la défense coupé en deux intercommunalités, Puteaux/Courbevoie et Rueil-Malmaison/Suresnes/ Nanterre.

Troisième raison : toutes les compétences « au plus proche » passent à Sud de Seine.

Les programmes du conservatoire ne sont pas votés en conseil municipal, ils sont votés à Sud de Seine. Les horaires du bus traversant Malakoff (l’Hirondelle) sont votés à Sud de Seine. Ça aurait un sens si l’Hirondelle traversait d’autres villes de Sud de Seine. Ce n’est pas le cas.

En résumé, l’élu UMP de Clamart pour qui je n’ai pas voté a plus de poids que mon élu divers centre sur des compétences qui touchent directement la vie des malakoffiots.

L’objectif (théorique) est de faire des économies d’échelle.

Ce n’est pas le cas, et comme le signale si souvent le canard enchaîné, on a au contraire des doublons.

Exemple concret pour Sud de Seine : Malakoff a une personne chargé du développement durable payé par la ville.

Or le développement durable est une compétence de Sud de Seine.

Disons le net, la personne qui s’occupe du développement durable pour Malakoff fait un très bon boulot. Elle est investie, va à la CDD une fois par mois tard le soir, regarde ce qui se fait dans les autres villes…

D’ailleurs, à la CDD, comme certains ne font pas confiance au service urbanisme pour prendre en compte le développement durable, on a demandé à ce que cette personne soit intégrée au processus de développement de la ZAC Dolet Brossolette.

Pour cette personne le débat est donc anecdotique. L’importance n’est pas de savoir qui la paye, mais qu’elle soit payée, bien payé (car elle fait un bon travail) et le cas échéant, éventuellement, qu’elle puisse avoir une augmentation de salaire.

Par contre, le débat n’est pas  anecdotique du point de vue du contribuable.

Le contribuable paye des impôts à la commune de Malakoff, paye des impôts à Sud de Seine, paye donc, en partie pour que Sud de Seine s’occupe du développement durable, mais paye en plus la mairie également pour faire la même chose.

Je suis désolé, pour moi, ça s’appelle un doublon !

Enfin, dernière raison, là ou Sud de Seine est attendu, on ne voit pas Beaucoup Sud de Seine.

En ce qui me concerne, Sud de Seine est attendu sur la valorisation du territoire.

Mais il n’y a pas de PDL, pas de valorisation économique du territoire

En ce qui me concerne, le système Sud de Seine a vécu, il faut passer à autre chose.

Cet autre chose, c’est le Grand Paris.

Les problèmes de valorisation du territoire, comme le développement économique, le logement, l’égalité territoriale, le déplacement se posent pas au niveau de Malakoff, pas au niveau de Sud de Seine mais au niveau de Paris et la proche couronne.

Pour cela, et en ce point, je suis d’accord avec l’hérétique, il faut limiter les compétences du Grand Paris qu’à la valorisation du territoire.

Le Grand Paris n’a pas à s’occuper des piscines et des conservatoires…

La ville le fait très bien, au plus proche des citoyens. Et rien n’empêche un malakoffiot de profiter d’un stade géré par Issy Les Moulineaux.

Il faut limiter le Grand Paris qu’à la valorisation de Paris et de la proche banlieue.

Un PLD a plus de sens sur le Grand Paris que sur Sud de Seine ou Malakoff.

La lutte contre le chômage concerne plus Paris et sa proche Banlieue que Malakoff.

Comme le signale Dallier, l’explosion du département de la Seine a contribué à une in-égalisation du territoire, qu’il faut aujourd’hui combattre.

Le passage au Grand Paris permettra aussi de clarifier les compétences des communes, échelon indispensable et de faire un ménage nécessaire dans les doublons.

Le Grand Paris, tout comme Sud de Seine, n’a pas à légiférer sur les programmes du conservatoire de Malakoff.

Il va de soi que les communes, de fait, vont passer du pouvoir décisionnel au Grand Paris.

Pour que ce soit accepté, il faut que le futur Grand Paris soit démocratique.

Il faut donc un scrutin de liste, à deux tours, pour choisir l’assemblée du Grand Paris.

Peut-être que les socialistes arriveront aux commandes du Grand Paris, mais au moins, ça sera clair, ils y arriveront à la suite d’une élection.

Il ne faut pas une armée d’élus du Grand Paris, une centaine devrait suffire.

Le grand Paris remplace de fait le conseil de Paris.

Enfin, je vais me permettre de faire un parallèle avec l’Europe.

L’Europe va prendre de plus en plus de pouvoir. Et c’est nécessaire, car certains problèmes se posent au niveau européen.

Du coup, des compétences nationales vont atterrir aux mains de l’Europe.

Mais pour que les français l’acceptent, il faut que l’Europe soit clairement plus démocratique, en donnant plus de pouvoir au parlement européen, par exemple.

28 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , | Laisser un commentaire

La droite et les municipales 2014 sur Malakoff (3/5) : Thierry Guilmart (2002-+) : L’homme qui voulait exporter le sarkozysme sur Malakoff

Précédemment, j’avais parlé de la période durant laquelle Thierry Guilmart était sur un positionnement centre droit.

 

Les choses changèrent lorsqu’en 2002, il rejoignit l’UMP.

Pourquoi rejoignit-il l’UMP ?

Pour certain, il s’était juste dégonflé, ayant peur pour sa carrière de la grosse machine UMP.

 

Pour d’autre, c’est par dépit. Se sentant pas soutenu par les pontes de l’UDF, il alla à l’UMP où il fut accueilli par le maire de Châtillon (qui était RPR et qui maintenant est UMP).

 

Je pense que la bonne raison est la seconde.

D’autant que dans les pontes de l’UDI (qui faisaient partie majoritairement de l’UDF puis du nouveau centre), il y a un maire qui a promis de réserver Bagneux et Malakoff avec un succès très médiocre pour l’instant (notamment à Bagneux).

 

Donc Guilmart est passé à l’UMP en 2002.

Mais ce passage ne fut pas que tactique. Il fut également idéologique.

Guilmart changea totalement sa conception de la société et du monde.

Il adopta un positionnement nettement plus à droite, plus conservateur et très proche de ce que l’on appelle le sarkozysme.

 

En résumé, il devint plus royaliste que le roi.

 

Il alla vers une critique systématique de la municipalité en place également.

 

C’est aussi pour ça, à mon avis, qu’il a loupé des choses essentielles, comme la dette qui a été multipliée par 10 entre 2001 et 2008.

La conclusion fut qu’il récolta seulement 3 sièges (il en avait 5 dans la mandature précédente).

 

S’il n’y avait pas eu de liste Modem et que toutes les personnes qui ont voté Modem avaient voté UMP (ce qui est loin d’être évident vu la différence entre les électorats), il aurait également perdu un siège.

 

A noter qu’en 2008, il avait également utilisé des méthodes contestables. Il avait sorti un tract où il était pris en photo avec Bayrou, photo datant de 2002. C’était sans doute par hasard.

 

En ce qui me concerne, heureusement qu’il y avait une liste centriste conduite par Jean Emmanuel Paillon.

26 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

La droite et les municipales 2014 sur Malakoff (2/5) : Thierry Guilmart (1997-2002) : L’homme qui construisait l’opposition sur le centre droit

C’est donc Thierry Guilmart qui prit les rennes de l’opposition et de la droite à la suite de Gérard Lesuisse (RPR).

Il sera conseiller municipal jusqu’aux prochaines échéances de 2014.

 

Pour écrire sur Thierry Guilmart, il est important de rappeler plusieurs choses.

 

La première est que la droite est plurielle.

Il existe plusieurs courants de la droite comme les libéraux, les gaullistes, les conservateurs et le centre-droit.

D’ailleurs, le centre-droit est un peu particulier car c’est une famille qui fait partie du centre et de la droite.

 

Il faut aussi rappeler l’histoire de la droite.

Avant 2002, la droite est représentée par trois partis : Le RPR, les gaullistes, DL, les libéraux  et l’UDF qui à cette époque est un parti de centre-droit.

En 2002, Jacques Chirac crée l’UMP regroupant le RPR, DL et une partie non négligeable de l’UDF.

 

L’UDF survit et décide de s’ouvrir vers le centre gauche afin de devenir un parti centriste. Il deviendra par la suite le Modem (avec d’autre départ vers le nouveau centre).

Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy va pousser l’UMP vers la droite décomplexé.

Un peu avant 2012, une partie de la droite modérée, en désaccord avec la ligne dure de l’UMP, la quittera.

Ils créeront avec le nouveau centre l’UDI.

 

Pourquoi faire ces rappels ?

Parce que l’approche de Thierry Guilmart doit être composé en deux périodes : avant 2002 et après 2002 (qui correspond à la création de l’UMP).

 

Je vais donc ici me centrer sur la première période.

 

A cette époque, Thierry Guilmart est UDF.

Il construit donc l’opposition municipale sur un positionnement centre-droit.

 

Entre 1997 et 2001 (date des municipales), on peut réellement noter une différence majeure avec son prédécesseur.

 

Là où son prédécesseur est sur une critique systématique, Thierry Guilmart aborde le fond.

 

Ces tribunes dans le Malakoff-info sont plus construites et petit à petit permettent de construire une vision de ville.

 

En fait, à cette époque, Thierry Guilmart apporte à la ville ce qu’il manquait : une opposition constructive ce qui apporte une véritable pierre au débat démocratique de Malakoff.

 

Ça se conclue par une droite qui apporte un plus au débat local.

En 2001, bien qu’étant plutôt électeur de gauche (à cette époque, bien que c’était moins vrai, Hollande avait pris les rênes du PS), j’avais voté Thierry Guilmart car son travail était utile pour le débat local.

 

Seulement, moins connu à cette époque, il n’avait eu que 5 sièges.

 

Par la suite, Thierry Guilmart rejoignit l’UMP en 2002.

25 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Je suis pour la création d’un Grand Paris

Le débat faisant rage, je me permets de donner mon opinion sur le sujet.

 

En ce qui me concerne, je suis pour la création d’un Grand Paris, Grand Paris qui se doit de supprimer les intercommunalités actuelles, dont Sud de Seine.

 

Même si je suis conscient que certaines intercommunalités, comme GPSO, font des efforts pour rationaliser les dépenses et pour être transparentes dans les conseils municipaux, les intercommunalités n’ont rien à envier au monstre bureaucratique et antidémocratique du futur Grand Paris dénoncé en particulier par Jean Christophe Lagarde.

 

Jean Christophe Lagarde dénonce en plus :

« Ce projet supprime toute autonomie des maires dans les communes. Ils n’auront plus de réel pouvoir ».

Je tiens à signaler que c’est déjà le cas pour Malakoff.

 

Les décisions importantes pour Malakoff ne se prennent pas au conseil municipal, elles se prennent au conseil communautaire de Sud de Seine, agglomération regroupant Malakoff, Clamart, Bagneux et Fontenay-aux-Roses.

 

Je rappelle que Sud de Seine est également anti-démocratique, le Modem n’a pas eu le siège d’opposition de Clamart, malgré son bon score, et il a eu l’unique siège d’opposition de Fontenay (au moins au début) malgré le fait que l’UMP ait fait un meilleur score.

Je signale également qu’il n’y a aucun siège pour l’opposition dans l’intercommunalité de Puteaux/Courbevoie.

 

Certes, cela va changer prochainement (aux municipales, on votera aussi le conseil communautaire), mais souvent, les économies d’échelles se font attendre.

C’est notamment le cas pour Sud de Seine.

 

Je pense qu’il faut garder l’échelon local, mais que l’intercommunalité est un échelon non-pertinent.

 

Je pense que l’échelon pertinent est le Grand Paris.

Certains problèmes, comme le logement, l’emploi, le déplacement (Les transports sont plutôt bien gérés au niveau de la région) ou le développement territorial, se posent au niveau de Paris et la petite couronne.

 

Néanmoins, pour être accepté, le Grand Paris doit être démocratique.

J’en profite pour rappeler que la société du Grand Paris n’est pas démocratique, André Santini en a été désigné président par Nicolas Sarkozy.

 

Le rapport Dallier est pour moi une très bonne base de travail.

A noter que le rapport Dallier explique bien en quoi l’explosion du département de la Seine a été une catastrophe.

 

J’ai néanmoins un désaccord avec le rapport Dallier.

Monsieur Dallier se prononce pour des circonscriptions du Grand Paris, en ce qui me concerne, je suis pour un scrutin de liste.

 

Pour conclure, on a un Grand Lyon, un Grand Marseille, un Grand Lille, …

 

Je trouve anormal qu’il n’y ait pas un Grand Paris et je trouve anormal, sur Malakoff, que l’on subisse le millefeuille antidémocratique Sud de Seine.

 

En plus :

23 juillet 2013 Posted by | Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

La droite et les municipales 2014 sur Malakoff (1/5) : Gérard Lesuisse, l’homme qui détestait les communistes

On est à moins d’un mois et demi du lancement des municipales de Malakoff et aucune solution viables sur le long terme pour l’opposition ne se dessine.

Les communistes risquent de garder la ville pendant encore 100 ans (minimum).

L’opposition, que ce soit par ses responsables ou par ses états-majors, est irresponsable.

Notons que les états-majors pensent que la ville de Malakoff est perdue, alors on n’investit pas dessus.

Pire, les états-majors sont souvent contre-productifs (comme ici).

 

Je trouve ça dommage, car par sa géopolitique particulière, le centre a une carte à jouer sur Malakoff. Au final, simplement par bêtise, le centre risque de disparaître sur Malakoff.

 

A chaque fois que j’ai vu les choses mal évoluer, j’ai donné sur mon blog des éléments de ma réflexions sur les municipales sur Malakoff.

J’avais commencé par l’opposition (1, 2,3 et 4), puis le PS (1,2 et 3), cette fois ci, j’ai décidé d’aborder la droite.

Parler de la droite est un peu plus difficile, d’autant que Malakoff est une ville avec une forte identité, et que cette identité est à gauche.

Néanmoins, avec la chute de Nicolas Sarkozy, la création de l’UDI, il y a d’éventuelles perspectives pour la droite sur le long terme.

Une droite décomplexée, sarkoziste ou copéiste sera toujours inadapté à une ville comme Malakoff.

D’ailleurs, en ce qui me concerne, je ne tiens pas vraiment à voir ce type de droite.

 

Contrairement aux autres sujets, j’ai décidé d’aborder celui-ci chronologiquement.

Je vais donc remonter le temps en 1995.

 

A cette époque, le chef de file de la droite était Gérard Lesuise. Il était RPR.

De mon point de vue, je pense qu’entre lui et les communistes, c’était personnel.

 

D’après la légende (et ce que l’on m’avait raconté), il s’était fait tabasser par les communistes.

Encore une fois, c’est ce que l’on m’a raconté.

Lors d’un dépouillement, un scrutateur avait déchiré un de ses bulletins, puis un second.

Gérard Lesuise lui en avait fait la remarque. Il s’était fait tabasser.

Encore une fois, je ne sais pas si cette légende est vrai ou pas.

 

Ce qui est sûr, c’est que par la suite, entre Gérard Lesuisse et les communistes, c’était personnel

Il a mené face aux communistes une guerre sans merci.

L’anticommunisme primaire était sa philosophie d’opposition.

Quoiqu’il arrive, il était contre. Il votait contre.

La mesure phare de son programme était, par exemple de débaptiser le stade Lénine (et oui, on en a un).

 

Néanmoins, à partir d’une époque, Gérard Lesuisse était très pris par son travail (comme il le disait lui-même, il était chef de cabinet de maires qui redressaient les mairies anciennement communistes).

 

C’est à ce moment-là qu’a eu lieu sa chute.

C’était en 1996 ou 1997.

Il se prouve que je connais la personne qui a fait chuter Gérard Lessuise. Et pour ma part, c’est une personne que j’apprécie.

Elle comprenait que Gérard Lesuisse soit pris par son boulot,  mais elle estimait qu’elle devait faire les choses proprement.

Elle avait jeté un pavé dans la mare en déclarant que la prochaine fois, elle ne serait plus sur la liste de Gérard Lesuisse.

D’ailleurs, Gérard Lesuisse, par la suite, faisait tout pour l’éviter.

 

Par la suite, Gérard Lesuisse ne pouvant plus assurer ses obligations d’élu de l’opposition, passa la main à Thierry Guilmart, qui à l’époque était UDF.

22 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Tout va très bien Madame la marquise, futur tube de l’été ?

Lorsque j’ai appris que François Hollande a annoncé que la reprise est pour bientôt, je me suis tout de suite dit que ce type vit définitivement sur une autre planète et n’a aucune notion de la réalité.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je l’écrit.

 

Alors autant le prendre avec humour, car de toute façon, il n’y a malheureusement que ça à faire (et serrer les fesse pour ne pas avoir un second tour Hollande/Copé ou Hollande Sarkozy en 2017).

 

Et puis, je me suis rappeler d’une chanson, qui a été mise dans un dessin du canard enchaîné ; tout va très bien Madame la Marquise.

« Allô, allô James !

Quelles nouvelles ?

Absente depuis quinze jours,

Au bout du fil

Je vous appelle ;

Que trouverai-je à mon retour ?

 

Tout va très bien, Madame la Marquise,

Tout va très bien, tout va très bien.

Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise,

On déplore un tout petit rien :

Un incident, une bêtise,

La mort de votre jument grise,

Mais, à part ça, Madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien.

 

Allô, allô James !

Quelles nouvelles ?

Ma jument gris’ morte aujourd’hui !

Expliquez-moi

Valet fidèle,

Comment cela s’est-il produit ,

 

Cela n’est rien, Madame la Marquise,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,

On déplore un tout petit rien :

Elle a péri

Dans l’incendie

Qui détruisit vos écuries.

Mais, à part ça, Madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien.

 

Allô, allô James !

Quelles nouvelles ?

Mes écuries ont donc brûlé ?

Expliquez-moi

Valet modèle,

Comment cela s’est-il passé ?

 

Cela n’est rien, Madame la Marquise,

Cela n’est rien, tout va très bien.

Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,

On déplore un tout petit rien :

Si l’écurie brûla, Madame,

C’est qu’le château était en flammes.

Mais, à part ça, Madame la Marquise

Tout va très bien, tout va très bien.

 

Allô, allô James !

Quelles nouvelles ?

Notre château est donc détruit !

Expliquez-moi

Car je chancelle

Comment cela s’est-il produit ?

 

Eh bien ! Voilà, Madame la Marquise,

Apprenant qu’il était ruiné,

A pein’ fut-il rev’nu de sa surprise

Que M’sieur l’Marquis s’est suicidé,

Et c’est en ramassant la pell’

Qu’il renversa tout’s les chandelles,

Mettant le feu à tout l’château

Qui s’consuma de bas en haut ;

Le vent soufflant sur l’incendie,

Le propagea sur l’écurie,

Et c’est ainsi qu’en un moment

On vit périr votre jument !

Mais, à part ça, Madame la Marquise,

Tout va très bien, tout va très bien. »

 

D’ailleurs, selon Wikipédia, on apprend :

« Ses auteurs, Charles Bach et Henry Laverne, et son interprète, Ray Ventura, se moquaient par là de l’optimisme forcené que montraient les gouvernements français successifs devant la montée du nazisme. La création des premiers camps de concentration, l’incendie du Reichstag, les lois de Nuremberg… n’inspiraient aucune inquiétude. Il était plus facile de dire que « tout allait bien » ! Cette indifférence française participa à l’enchaînement d’autres événements historiques hors de France, tel la guerre d’Espagne ou l’invasion de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. Tout continuait à aller bien en France… jusqu’au 10 mai 1940, où l’on cessa de chanter. »

 

Car le problème est là, que ce soit avec Sarkozy ou Hollande, Tout va très bien Madame la Marquise.

 

D’ailleurs, une parodie a été faite avec notre président.

 

Pour aller plus loin : le tube.

20 juillet 2013 Posted by | Humour, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Daniel Autheuil rend hommage à Marcel Pagnol

Samedi, j’ai été voir au cinéma les deux nouvelles adaptations des pièces de Pagnol,  Marius et Fanny.

Ce n’est pas la première fois que Daniel Autheuil fait un remake d’un film de Pagnol.

Il avait déjà tourné La fille du puisatier (qui d’ailleurs traite le même thème que Marius et Fanny).

 

Sur l’ensemble, la qualité y est. L’interprétation des personnages est correcte, les décors sont parfaitement reconstitués et on est pris dans l’action, et dans les malheurs de Fanny qui doit faire des choix difficiles.

D’ailleurs, j’ai préféré Fanny à Marius.

 

Un défaut quand même : on voit, dans les dialogues, que c’est de la pièce de théâtre.

Mais à la base, Marius et Fanny, c’est d’abord des pièces de théâtres.

15 juillet 2013 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Julie Sommaruga sur nosdeputes.fr (année 2013)

sommaruga_2013

L’année dernière, j’avais été voir sur nosdeputes.fr le bilan de l’activité de notre député PS, Julie Sommaruga.

Certes, elle était député depuis quelques mois, mais ce n’était vraiment pas brillant.

 

Je rappelle que le site permet de mesurer l’assiduité de nos députés, en prenant en compte divers paramètres (présence en hémicycle, présence en commission, …).

Ce site ne juge pas de l’idéologie du député, ni de la pertinence de son travail.

Par exemple, si le député est celui qui dépose le plus d’amendements mais que ses amendements sont totalement idiots, le site ne le juge pas.

 

Et l’année dernière, notre député était dans les mauvais élèves.

Je vais raconter une anecdote.

Lors des vœux du maire, je vois notre député et elle me lance :

« Alors comme ça je travaille pas beaucoup ? »

Je réponds :

« Ce n’est pas moi qui le dit mais le site nosdeputes.fr »

Elle m’a même traité de Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes étant mégalomane, j’aurai préféré être traité de Columbo, qui est mon enquêteur préféré. Au moins, contrairement à Sherlock Holmes, Columbo est un personnage sympathique.

Heureusement que je ne me suis pas fait traité d’Hercule Poirot.

Je déteste ce personnage prétentieux et orgueilleux.

 

Par ailleurs, un des élus socialistes avait été voir mon élu divers centre, Jean Emmanuel Paillon, et lui avait expliqué qu’il fallait que je me calme.

Déjà, il faut rappeler que j’écris ce que je veux, et la réponse de mon énarque était la bonne. Je ne faisais que de donner une information.

 

J’ai donc décidé d’actualiser mon information.

Contrairement à la dernière fois, il y a un réel progrès.

Il y a beaucoup moins de chiffre en rouge (signant un député dans les 50 derniers).

En fait, il n’y a qu’un seul chiffre rouge.

 

Elle est donc dans les députés lambda, ceux qui sont dans la moyenne.

Du coup, elle travaille beaucoup mieux que le cancre repéré dans la 10ème circonscription, à savoir Andrée Santini (UDI).

 

Mais elle est loin des bons élèves comme Jean Christophe Fromantin (UDI) ou Jean Marc Germain (PS).

 

Mais elle a 4 ans pour s’améliorer. Après tout, elle est sur la bonne voie.

14 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Sur le fond, François Fillon a raison

Fillon commence sa guerre contre Sarkozy.

Je ne compte pas intervenir dans les affaires internes de l’UMP, mais rien ne m’empêche d’avoir une opinion.

 

Et même si pendant 5 ans la guerre Fillon-Sarkozy va peut-être donner une image déplorable de la politique, il y a un point sur lequel il faut insister : Fillon a raison sur le fond.

 

Il convient de signaler que François Hollande mène la France dans le mur.

Il faut donc, dès 2017 une alternative à François Hollande, tout comme il fallait une alternative à Nicolas Sarkozy.

 

Or arriver sur l’échec de l’autre et le vote sanction, comme le souhaite Nicolas Sarkozy et Jean François Copé n’est pas une alternative.

Le PS est arrivé sur un vote sanction, sans préparation, et on en voit le résultat.

 

Pour ma part, il fallait sanctionner Nicolas Sarkozy, mais il ne fallait surtout pas voter Hollande. Conclusion : au second tour, j’avais voté blanc.

 

En 2017, je n’aimerai pas me retrouver dans un duel Hollande/Sarkozy ou Copé et ça me chagrinerai de voter blanc.

 

Au vu de la situation de la France, il serait temps de rechercher l’efficacité de l’action publique, et non pas l’idéologie et à diviser les français.

 

François Fillon a déjà un atout : je pense qu’il a une lucidité sur la situation de la France. Chose malheureusement rare dans la classe politique (on a par exemple François Bayrou également).

 

Le problème est qu’il faut une alternative crédible. L’UMP peut devenir cette alternative si elle fait un diagnostic sérieux de la situation de la France. Le diagnostic est l’étape nécessaire, cette étape est avant l’élaboration d’un programme de gouvernement.

 

Pour pouvoir faire ce diagnostic, l’UMP doit faire l’inventaire de la présidence Sarkozy, et en finir avec ceux qui veulent son retour, notamment Peltier et Buisson.

 

Disons le net, François Hollande n’a pas été élu sur ses qualités ou la qualité de son programme. Il a été élu sur le ras-le-bol de Sarkozy, son piètre bilan et son comportement.

 

Sarkozy a fait élire Hollande comme Hollande risque de faire réélire Sarkozy.

 

Il faudra bien un jour que l’UMP remette sur la table les points suivants.

 

Pour commencer, l’attitude de Sarkozy, qui aimait à s’auto satisfaire,  son attitude d’enfant tyran et gâté, n’est pas saine.

Rappelons que Sarkozy a surtout enrichi les riches avec le bouclier fiscal, boulet du quinquennat Sarkozy.

N’oublions pas la puissance publique qui a été, contre le contribuable, partie prenante dans des affaires (affaire Tapie par exemple).

 

N’oublions pas la politique économique désastreuse du gouvernement, qui a préféré au début du quinquennat, enrichir les ménages au détriment de notre appareil productif.

 

N’oublions pas le rapprochement entre l’UMP et le FN, la stigmatisation des catégories fragilisés, chose inacceptable.

D’autant qu’en plus de diviser les français, contrairement à ce que dit Buisson, ça horripile les centristes qui, en particulier, ont fait semblant de faire la campagne de Sarkozy (comme le NC) ou ont directement voté contre par principe à Nicolas Sarkozy (Bayrou).

 

Au final, le bilan de Sarkozy est médiocre économiquement, a explosé le déficit (point de désaccord avec François Bayrou en 2007), explosé les inégalités et a monté les français les uns contre les autres.

 

Il faudra bien que l’UMP regarde ça avec lucidité si elle veut progresser et durer, au cas où elle parvienne à nouveau au pouvoir.

13 juillet 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire