Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Non Monsieur Alain, les dotations ne sont pas un du, c’est le désendettement de l’Etat qui est un du !

Hier, Monsieur Alain, lors de la présentation du compte administratif 2015, expliquait  que les dotations étaient un du.

Il a d’ailleurs même remarqué que je faisais la gueule, mais il a insisté en disant que c’est comme ça.

Je vais encore répondre, et ça ne sera sans doute pas la dernière fois.

 

Non monsieur Alain, les dotations de l’Etat ne sont pas un du, surtout quand les communes ne font pas d’effort pour réduire leurs dépenses de fonctionnement (cours des comptes, Député Dosière).

 

Ce qui est un du, surtout envers les générations futures, c’est d’en finir avec le déficit de l’Etat.

Ce qui est un du, c’est de réduire la dette de l’Etat.

D’ailleurs, il semble que ce soit mal parti, selon le dernier rapport de la cour des comptes.

Et comme 2017 sera une année électorale, on n’est pas dans une situation propice à la lutte contre le déficit public.

 

Il s’agit bien, dans le cas de l’Etat, d’un déficit de fonctionnement. On a les dépenses de fonctionnement supérieures aux recettes de fonctionnement.

En gros, on s’endette pour payer le chauffage.

 

Selon le principe de bon sens qu’une dette se rembourse, on laisse une ardoise aux générations futures, ardoise dont ils n’auront pas profité.

On a déjà un aspect moral très contestable !

 

Mais il convient aussi de rappeler que le déficit est un poison économique, sociale et démocratique.

La Grèce devrait être un exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

Poison économique d’abord.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans son excellent livre,  la dette sert à financer les ménages pour qu’ils consomment.

Or, notre appareil productif est très dégradé.

Du coup, comme la France n’est pas compétitive dans l’économie mondiale, les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour faire gagner nos concurrents.

Cette politique, économiquement, n’est rien d’autre que du suicide.

 

Par ailleurs, cette politique est clientéliste, car ce n’est pas l’ensemble de la population qui en profite (faute de moyen).

C’est une politique injuste, qui en général se fait d’abord au détriment des classes moyennes.

 

Poison social ensuite.

Effectivement, la France a la chance d’avoir un service public.

Celui-ci permet l’égalité (Education nationale) et d’aider les gens à se relever (sécurité sociale, assurance chômage).

Le dernier point est d’autant plus important qu’aujourd’hui, les accidents de vies sont plus fréquents.

Or, en dehors de considérations sur l’efficacité du service public, celui-ci a un coût.

Augmenter le déficit, c’est s’assurer qu’à terme, celui –ci ne sera plus en mesure d’être financé.

Augmenter le déficit public, c’est donc condamner le service public à disparaître.

 

Vu que le service public est un facteur du vivre ensemble, je m’y refuse.

 

Enfin, le déficit est aussi un poison démocratique.

Un gouvernement démocratiquement élu n’a pas les moyens de sa politique s’il croule sous une montagne de dette.

 

Difficile d’avoir une politique ambitieuse si le banquier hurle à vos oreilles pour que vous remboursiez vos dettes.

 

Ce n’est pas pour rien que je place la lutte contre le déficit public au-dessus de tous.

C’est une question politique, morale, économique, sociale et démocratique.

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30 juin 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Demande du CA 2015

Lors du conseil municipal d’hier, on a voté le CA (compte administratif) 2015.

Ce document étant important, je vais, comme d’habitude, me permettre de le demander.

 

Madame le Maire,

Le compte administratif 2015 a été voté lors du conseil municipal du 29/06/2015.

Je vous permets de vous demander ce document.

Je vous rappelle que l’article L2121-26 m’autorise à demander ce document, et que ce même article vous oblige à me le communiquer.

Par ailleurs, je souhaiterais connaître la valeur de l’auto financement brut.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Cordialement.

30 juin 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (2/3) : L’Europe, un bien précieux

Il convient de rappeler que l’Europe est un bien précieux, une chance et également une nécessité.

 

Pourquoi ?

 

Déjà parce que l’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Il convient de rappeler qu’il y a eu trois guerres entre la France et l’Allemagne :

  1. Celle de1870 perdu par la France, qui a vu la chute du second empire.
  2. La première guerre mondiale de 1914-1918 qui a vu la victoire de la France et l’humiliation de l’Allemagne.
  3. La seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, qui a vu les pires horreurs, comme le génocide des juifs.

Soit 75 années de rivalités Franco-allemande.

Les générations franco-allemandes de nos grands-parents étaient rivales.

Pour notre génération, la rivalité franco-allemande n’existe plus.

L’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Pourvu que ça dure.

 

L’Europe a été la réponse aux pires régimes totalitaires européens.

Ce n’est pas anodin si les partis extrémistes sont anti-européens, notamment le FN.

A noter que le leader de l’UKIP, parti anti-européen et populiste anglais, a reconnu avoir menti pour pousser le Brexit.

 

De plus, il faut une entité politique au niveau européen.

Certains problèmes, dans la mondialisation, se posent au niveau européen.

Pour imposer des règles du jeu face à des géants comme la Chine, les USA ou le Japon, c’est au niveau européen que ça se passe.

 

La défense de notre territoire, c’est au niveau européen que ça se passe.

Beaucoup de problèmes ne se posent plus au niveau franco-français, mais au niveau européen.

 

Par ailleurs, faire partie de l’Europe impose une discipline. Je souhaite même que l’Europe aille plus loin.

Marre d’avoir un déficit public français qui hypothèque notre avenir.

 

Ça aussi, Mélenchon qui veut faire tourner la planche à billet et emprunter sans compter l’a compris…

26 juin 2016 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (1/3) : C’est le manque de démocratie qui est sanctionné

Etant Centriste, et donc de fait Européen, je ne pouvais pas ne pas m’exprimer sur le Brexit, même si je suis plus sur de la politique locale et éventuellement nationale.

 

Ayant beaucoup de point à mettre en avant, je vais donc le faire sur trois points.

 

Le premier est que le Brexit, pour moi, sanctionne le manque de démocratie en Europe.

Certes, on pourrait dire que les Anglais, il n’était pas vraiment pour l’Europe, et que c’est mieux qu’ils s’en aillent.

Le blog du Centrisme le dit, et le général de Gaulle le disait, empêchant le Royaume Uni d’entrer dans l’Europe.

 

Mais il faut néanmoins regarder l’Europe tel quelle est, et il y a en Europe un problème de démocratie.

 

Effectivement, le seul organe européen élu directement par le peuple au niveau européen est le parlement européen.

 

Or, c’est finalement l’organe européen qui a le moins de pouvoir.

Le parlement européen n’a qu’un pouvoir consultatif.

 

C’est la commission européenne qui propose les textes de loi. C’est la commission européenne  qui a le pouvoir exécutif.

 

Commission européenne certes contrôlée par le parlement, mais elle est nommé par le conseil européen, qui est constitué des chefs d’Etat et de gouvernement.

 

Or, les chefs d’Etat ou de gouvernement sont élu pour conduire la politique au niveau national.

 

Il faut donc que la commission européenne soit directement choisi par les peuples européen, ou au pire par le parlement.

Certes, le président de la commission européenne est désigné lors de l’Election européenne (depuis 2014). Mais il faut aller plus loin.

C’est la commission européenne qui doit être désigné par le peuple européen.

 

Pourquoi ?

Pour diverses raisons, l’Europe va, et doit prendre le pas sur les compétences des nations.

Or, pour que l’Europe prenne le pas sur les compétences nationales, sur des prérogatives nationales, les dirigeants doivent pouvoir rendre des comptes au peuple européen.

 

Ce n’est pas le cas, même si il y a des timides progrès.

 

La commission européenne ne rend des comptes qu’aux chefs d’Etats et de gouvernement.

Au contraire, elle doit passer au-dessus des chefs d’Etat et de gouvernement, et rendre directement compte de ses actions au peuple européen.

 

Un peu comme le président de la république française passe au-dessus des présidents de régions, des présidents de conseils départementaux et des maires.

 

Il faut donc que la composition de la commission européenne ne dépende que du peuple européen, pas des chefs d’Etat européen.

 

Voyez-vous votre président de la république élu par seulement les 36 000 maires français ?

 

La commission européenne doit donc au mieux, être désignée par le peuple européen (avec cerise sur le gâteau un président européen   élu au suffrage direct par le peuple européen), au pire par le parlement européen, seul organe directement élu par le peuple européen pour la politique européenne.

 

L’Europe est amenée à prendre de plus en plus de pouvoir. Les dirigeants européens doivent être clairement identifiés. Seule la démocratie directe le permet.

 

Qui sait que le président de la commission européenne est Jean-Claude Juncker ?

25 juin 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Les investitures chez les républicains

Ça y est, les investitures sont tombées pour les républicains.

 

Et c’est mauvais signe, car c’est du Sarkozy tout craché.

 

Bon, il y a évidemment l’investiture de Balkany, ajouté de celle de Manuel Aeschlimann, qui représente le clan Sarkozy avec tous les travers inimaginable.

 

Mais il convient d’ajouter plusieurs points.

Le premier est que l’on trouve beaucoup de droite dure.

En particulier, on a Philippe Pemezec et Camille Bedin.

 

On a aussi des carriéristes, comme Clément Forestier, dans notre circonscription.

 

Mais c’est avant tout un moyen de faire taire les modérés.

C’est Sarkozy qui choisit les députés, indépendamment   du résultat de la primaire.

 

Si Fillon ou Juppé gagnent, ils vont avoir du mal à imposer une politique dans l’intérêt général.

 

Mais ça montre une constante Sarkozienne, l’envie de diriger sur un socle minimal, alors qu’il faudrait bâtir des coalitions, comme en Allemagne, afin de s’en sortir enfin, et faire des réformes où tout le monde s’y retrouve.

 

Et surtout, c’est un camouflet pour le centre.

Certes, les sortants UDI n’ont pas de concurrents, mais ils n’ont aucune circonscription nouvelle.

Et lorsqu’il s’agira de construire une coalition, face à des candidats républicains déjà en campagne, ça sera difficile de faire valoir ses droits.

 

Bref, Sarkozy, qui pense qu’il va gagner la primaire, espère diriger seul la France sur une base réduite pour une minorité.

Du Sarkozy quoi.

Et comme d’habitude, il piétine le centre, centre qu’il méprise tant.

 

Le problème, c’est que le centre l’a mérité.

Je l’avais d’ailleurs déjà écrit lors des régionales.

 

En ne faisant pas une liste au premier tour, et en y allant avec la droite dure comme Wauquiez et Peletier, on a invité la droite dure à prendre le centre pour des paillassons.

 

Pourquoi s’en priveraient-ils, puisqu’on les y a invités…

 

Résultat : On a besoins des idées centristes, mais on est affaibli et on ne pèsera pas dans la prochaine législature.

 

En fait, on ne sera même pas présent.

 

Tout ça à cause d’un travail peu sérieux… Comme je l’avais écrit

 

Évidemment, je suis furax, et aussi inquiet pour la suite.

23 juin 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Législatives 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les travaux du garage municipal commencent

garage_municipal

garage_municipal2

Trop dur pour moi. Je vais devoir parler d’un sujet sur lequel j’ai très peu d’information, et où je n’ai pas réussi à en avoir beaucoup.

 

Depuis le vote du budget, je savais que l’on allait reconstruire le garage municipal.

 

A la limite, pourquoi pas.

 

Mais je viens d’apprendre par un tweet que les travaux ont commencé.

 

Malgré le manque d’information, je me permets certaines remarques.

 

La première, c’est que je n’ai pas souvenir que le projet ait été présenté à la population.

Je n’ai pas souvenir qu’il y ait eu une réunion publique.

En tout cas, je n’en ai pas trouvé trace sur le site de la municipalité.

 

Pour une municipalité qui cherche à relancer la démocratie locale, ça manque de transparence.

La municipalité cherche-t-elle à cacher quelque chose ?

 

Evidemment, je n’ai pas de trace sur les sites de l’opposition (dont l’un des groupes était trop occupé à imploser).

Par ailleurs, le sujet n’a pas été débattu au conseil municipal.

Le dernier conseil municipal date du 23/03/2016. C’était le vote du budget.

 

Donc à un manque d’information vis-à-vis des habitants s’ajoute un manque d’information vis-à-vis des élus.

 

Il aurait été souhaitable, même si l’opposition eut raconté des conneries, que le projet soit à minima, débattu en conseil municipal.

 

La seule trace que j’ai trouvée est l’appel d’offre.

Appel d’offre à clôturer le Vendredi 27/05/2016.

 

Après, sur le fond, difficile de juger, vu que je n’ai pas eu le droit à une présentation, du projet.

 

Sur le fond, s’il s’agit d’un regroupement de l’ensemble des services municipaux, je n’y suis pas défavorable, au contraire.

La construction du garage municipal doit s’accompagner du regroupement, à minima, des services techniques (rue Avaulée).

Malakoff doit faire des économies, et les économies, ce n’est pas que sur le personnel.

C’est aussi sur les bâtiments.

 

Selon le site d’appel d’offre, ça semble être le cas.

21 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

Malakoff et le regroupement des adjoints (2/2) : L’aspect économique

Diminuer les adjoints, c’est aussi une question financière.

Certes, vu de loin, la question semble compliquée.

Je vais donc faire un calcul très grossier, en me basant sur les chiffres ici.

 

Dernièrement, j’étais passé de 11 à 6 adjoints, soit une économie de 5 adjoints.

 

Pour une ville comme Malakoff (30 304 habitants selon Wikipédia), un adjoint gagne 1 258,48€ brut mensuel.

Pour simplifier, on va supposer (même si c’est sans doute faux) que la collectivité paye ses adjoints

1 258,48€ par mois.

Dans la pratique, il faudrait prendre en comptes diverses charges, mais je n’ai pas trouvé beaucoup de données sur le sujet.

 

Donc, en continuant le raisonnement, un adjoint coûte annuellement 1 258,48 * 12 = 15 101,76€.

Comme on en a enlevé 5, on arrive à une économie de 15 101,76 * 5 = 75 508,80€.

 

Sur un budget de fonctionnement de près de 60 millions d’euros, c’est une goutte d’eau dans l’océan.

Néanmoins, il faut le faire quand même car c’est symbolique.

 

Avant de demander des efforts aux contribuables (par augmentation d’impôts) ou aux fonctionnaires (par réduction de postes), les élus ont un devoir d’exemplarité.

 

Cette remarque vaut pour toute la classe politique. On ne peut pas demander des efforts aux contribuables et aux fonctionnaires si on n’est pas exemplaire.

 

Le cas des députés est, malheureusement, symbolique.

13 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronales, ça joue aussi contre les emplois dans la fonction publique territoriale (cas de Malakoff)

En essayant de chiffrer des économies sur le dos du personnel de Malakoff (voir ici et ici), j’ai eu une révélation : les charges patronales jouent aussi contre l’emploi dans la fonction publique territoriale.

 

Et après vérification, c’est bien le cas…

 

J’aime bien taper sur les charges patronales.

Je pense que c’est un impôt stupide, injuste qui joue contre notre économie, et qui joue contre l’emploi, surtout des personnes qui en sont éloignés.

 

Il faut petit à petit lever les barrières à l’emploi, et les charges patronales en font parties.

Pire, ce frein est même plus important que les problèmes de flexibilité, débattu de manière détourné par la loi travail.

C’est pour ça que la proposition de François Bayrou en 2007 de créer deux emplois sans charges me tenait particulièrement à cœur.

 

Je hais les charges patronales, et taper dessus cette aberration est toujours un plaisir.

Et vu que j’ai un nouvel angle d’attaque…

 

Car je ciblais les charges patronales sur les TPE/PME, mais en fait, je vais aussi montrer que ça impact les collectivités territoriales.

 

Mais d’abord, pourquoi je déteste autant les charges patronales ?

Parce que c’est un impôt physiocrate !

Donc, par définition, il est injuste et non corrélé à l’économie moderne.

 

Pour mémoire, en 1789 (soit plus de deux siècles), on estimait que l’on ne devait pas payer d’impôts sur nos revenus.

On payait donc des impôts sur nos outils de travail.

Si on avait un champ, on paye des impôts pour la possession d’un champ, car on allait s’enrichir avec.

Or, si on est dans une année de grêle, sauterelle ou inondation, on produit moins, donc de facto, on gagne moins d’argent.

Par contre, on paye toujours autant d’impôts.

 

L’impôt physiocrate est criminel car il est indépendant du revenu. On peut être smicard et payer l’ISF (un autre impôt physiocrate) car on habite l’ile de Ré.

 

Pire, les impôts physiocrates sont économiquement suicidaires.

La collectivité peut se retrouver à payer des fortunes, et avoir un faible retour en investissement, car le bénéficiaire paye peu d’impôt physiocrate, il a peu de bien…

 

Dans le cas des charges patronales, l’impôt physiocrate le plus méprisable, une entreprise paye car elle embauche.

Le problème, c’est le montant.

Pour un salaire de x, on paye x charges patronales.

Pour un salaire de 2000€/mois, l’entreprise paye 4000€/mois.

Evidemment, c’est indépendant du fait que l’entreprise concernée soit une TPE/PME ou la World Compagnie.

 

C’est même punitif.

Ça fait « Salaud de patron qui ose embaucher, je te punis à coup de charge patronales ».

Ça devrait être l’inverse. Une entreprise qui embauche, elle joue un rôle sociétal !

 

Pire, ça joue contre l’emploi…

Et surtout pour les catégories éloignées de l’emploi, car pour ces catégories, l’emploi est avant tout dans la TPE/PME, les entreprises les plus touchées par les charges patronales.

 

Aujourd’hui, une baisse massive des charges patronales est une obligation.

Ça réduirait les coûts d’embauches pour l’emploi,  et ça permettrait aux entreprises de faire de la marge pour réinvestir et consolider, préparant l’avenir.

 

De plus, une baisse des charges patronales est juste.

Contrairement à la baisse de la TVA sur la restauration qui est clientéliste, la baisse des charges profite à toutes les entreprises.

 

Mais comme je l’ai annoncé, c’est aussi bon pour la collectivité territoriale.

Arès une recherche, j’ai trouvé des charges patronales de 53,05% du salaire brut (pire cas).

Les charges salariales sont (toujours pire cas) de 22,43%.

 

Pour mémoire, salaire net = salaire brut * (1 – charge salariale)

= salaire brut * 0,7757.

 

Coût = salaire brut * (1 + charges patronales) = salaire brut * 1,5305

 

Coût = (1,5305/0,7757) * salaire net  = 1.97 * salaire net ~  2 * salaire net.

 

On retrouve donc un résultat connu : le coût d’un salarié pour la collectivité est le double du salaire net.

 

Prenons le cas de Malakoff et chiffrons les économies de deux façons dans le cas où les charges patronales sont réduites de 50%.

 

La première façon est de se rappeler que les charges de personnels sont de 30M d’€ (29,5 pour être exact).

En supposant que tout passe dans le salaire, on a donc 15M d’€  qui passent dans les poches des employés, et 15M d’€ qui passe en charges patronales.

Si on réduisait de 50% les charges patronales, on ferait 7,5 M d’€ d’économies.

 

Faisons un calcul plus fin.

 

On part des postes budgétisé (je rappelle que certains postes ne sont pas pourvus).

 

Pour Malakoff, on a :

EMPLOIS BUDGETAIRES
Libelle Catégorie A Catégorie B Catégorie C Total
Emplois fonctionnels 5 0 0 5
Filière administrative 23 23 89 135
Filière technique 7 14 271 292
Filière sociale 2 1 45 48
Filière Médico-sociale 17 2 20 39
Filière Médico-technique 4 2 0 6
Filière sportive 1 2 0 3
Filière culturelle 0 0 1 1
Filière animation 0 22 67 89
Filière police 0 0 1 1
total 59 66 494 619

 

Je ne prends pas en compte le fonctionnaire hors catégorie.

 

Je rappelle les chiffres INSEE (qui datent d’ailleurs) sur les salaires nets moyens par catégorie, soit :

 

Catégorie Salaire  net
mensuel
Salaire net
annuel
Coût collectivité
(Charges *2)
Coût collectivité
(Charges *1,5)
A 3 260 39 120 78 240 58 680
B 2 284 27 408 54 816 41 112
C 1 689 20 268 40 536 30 402

 

Soit des économies de :

Coût
(Avec charges actuelles)
Coût
(Charges réduites de 50%)
Economies (€)
Libelle
Emplois fonctionnels 391 200 293 400 97 800
Filière administrative 6 667 992 5 000 994 1 666 998
Filière technique 12 300 360 9 225 270 3 075 090
Filière sociale 2 035 416 1 526 562 508 854
Filière Médico-sociale 2 250 432 1 687 824 562 608
Filière Médicotechnique 422 592 316 944 105 648
Filière sportive 187 872 140 904 46 968
Filière culturelle 40 536 30 402 10 134
Filière animation 3 921 864 2 941 398 980 466
Filière police 40 536 30 402 10 134
total 28 258 800 21 194 100 7 064 700

 

Si on diminuait les charges patronales, la ville de Malakoff ferait 7M d’€ d’économies.

7 M d’€ sans toucher un seul poste, je tiens à le préciser.

Je rappelle (car je ne vais pas refaire le calcul) qu’avec 8 Md’€, on pourrait compenser largement la baisse des dotations, ou rembourser au plus vite la dette de la ville ce qui permettrait de partir sur des base saines.

 

7 Md’€ d’économies sans toucher le moindre poste, mais qui malheureusement ne dépendent pas du maire de Malakoff.

 

Au lieu de faire des pétitions contre la baisse des dotations, la municipalité ferait mieux de faire des pétitions pour la baisse des charges.

 

La baisse des charges, à court terme et à long terme, tout le monde en profiterait.

La ville de Malakoff, mais aussi le contribuable, les PME, les TPE, les salariés, les chômeurs…

11 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff et le regroupement des adjoints (1/2) : Regrouper les adjoints, c’est possible

Il est tout à fait possible de regrouper les adjoints.

Effectivement, aujourd’hui, on a :

Adjoint Délégation
Serge Cormier Personnel communal, urbanisme
Catherine Picard Affaires scolaires
Dominique Cardot Communication, vie associative
Vanessa Ghiati Petite enfance, enfance
Fatiha Alaudat Culture
Gilbet Métais Bâtiments communaux
Corinne Parmentier Économie locale, économie sociale et solidaire, commerce, emploi et formation
Rodéric Aarsse Développement durable, Agenda 21, déplacements, aménagement numérique
Gilles Clavel Sport
Antonio Oliveira Santé, hygiène publique, prévention santé, risques majeurs, handicap
Sonia Figuères Jeunesse, action sociale

 

Que l’on pourrait regrouper de la façon suivante :

Adjoint Délégation
Economie/Finance Personnel communal, économie locale, économie sociale et solidaire, commerce, emploi et formation, Développement durable, Agenda 21
Urbanisme Urbanisme, bâtiments communaux
Culture Communication, vie associative, sport, culture, démocratie locale
Jeunesse Affaires scolaires, petite enfance, enfance, jeunesse
Action social Action sociale, santé, hygiène publique, prévention santé, risques majeurs, handicap
Déplacement Déplacement, trottoirs, stationnement, sécurité

 

Ce n’est qu’une proposition et d’autres peuvent être possible.

 

On passerait donc de 11 à 6 adjoints.

Evidemment, il y a aussi des questions financières. J’y reviendrai.

7 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

Maîtrise des dépenses de fonctionnements : Une nécessité, cas des dotations et de la dette

remboursement_dette_budget_2016_hypothese

Précédemment, j’avais expliqué que si on réduisait de moitié le nombre de fonctionnaire dans la filière technique et administrative, on pouvait générer aux alentours de 8 M d’€ d’économies (8,8 pour être précis).

Certes, c’est un calcul grossier, certes, ça ne sera pas fait dans l’immédiat, certes, on est dans de la macro économie et le passage à la micro serait plus compliqué.

 

Mais réussir à faire 8 M d’€ d’économie ferait beaucoup de biens aux finances de Malakoff.

Déjà aux niveaux des dotations.

En 2015, elles étaient de 10 316 405,00€.

En 2016, elles sont de 8 056 295€, sans compter le jeu d’écriture comptable « Recettes/fonds compensation charges territoriales »

On a une baisse de 2 260 110€, très largement compensées par les économies annoncées ici.

 

Mais il a aussi le cas de la dette.

Cette année, la municipalité a emprunté 5 665 000,57€. Il est important de signaler que les économies annoncées ici permettraient de financer les investissements de la ville (non productifs).

Car rappelons-le, une dette, ça doit se rembourser.

 

Et parlons donc du remboursement de la dette…

Au 01/01/2017, elle sera de 37 403 092,85€.

Faisons un calcul.

 

Soit D(t) la dette à l’année t au 1er Janvier.

Dans notre système, D(t) est positif, c’est une dette que la commune a contracté et doit donc remboursée.

D(t) est en €.

Soit V(t) la vitesse d’endettement de la ville.

La fonction V(t) est la dérivée de D(t).

V(t) s’exprime en €/ans.

Comme on a une volonté politique de rembourser de la dette dès 2017, on va supposer que V(t) < 0.

 

Reste à calculer V(t), chose que l’on ne sait pas faire sans une hypothèse de calcul.

L’hypothèse de calcul sera la suivante : on rembourse la même somme de dette chaque année.

 

Dans ce cas :

V(t) = Constante = V.

Soit D(t) = V.(t0 – t) + D0.

D0 est la dette à la date t0, c’est la constante d’intégration.

 

Soit, en prenant 3 cas possibles :

Année Dette (cas 1) Dette (cas 2) dette (cas 3)
2017 37 403 092,85 37 403 092,85 37 403 092,85
2018 34 403 092,85 29 403 092,85 26 403 092,85
2019 31 403 092,85 21 403 092,85 15 403 092,85
2020 28 403 092,85 13 403 092,85 4 403 092,85
2021 25 403 092,85 5 403 092,85 -6 596 907,15
2022 22 403 092,85 -2 596 907,15 -17 596 907,15
2023 19 403 092,85 -10 596 907,15 -28 596 907,15
2024 16 403 092,85 -18 596 907,15 -39 596 907,15
2025 13 403 092,85 -26 596 907,15 -50 596 907,15
2026 10 403 092,85 -34 596 907,15 -61 596 907,15
2027 7 403 092,85 -42 596 907,15 -72 596 907,15
2028 4 403 092,85 -50 596 907,15 -83 596 907,15
2029 1 403 092,85 -58 596 907,15 -94 596 907,15
2030 -1 596 907,15 -66 596 907,15 -105 596 907,15

 

Le cas 1 correspond au scénario probable de la municipalité : remboursement de 3M d’€ de dette par an. C’est ce que rembourse, en moyenne, la municipalité.

 

Le second cas correspond à un remboursement de 8M d’€ par ans, soit le cas où je réinjecte la totalité des économies hypothétiques faites en réduisant le personnel de la mairie.

 

Le second cas correspond au cas où les 8M d’€ sont ajouté aux 3 M d’€ déjà provisionné chaque année.

 

Comme on considère D(t) > 0, on peut en déduire l’année quand la dette sera remboursée.

Dans le cas 1, on la remboursera en 2030. Dans le cas 2, on la remboursera en 2022.

Dans le cas 3, on la remboursera en 2021.

 

Je rappelle que les prochaines municipales sont en 2020, 2026 et 2032.

Dans le scénario (probable) de la municipalité, on trainerait le boulet de la dette durant 3 mandats (dont l’actuel).

 

Mais si on avait fait les 8 M d’€ d’économies, on partirait sur des bases saines dès le mandat de 2020.

Je tiens à rappeler que la dette est un piège, comme le dit si bien Bernard Gauducheau, maire de Vanves.

 

La dette est un piège. Trop de dette hypothèque les investissements futurs, car la dette, il faut la rembourser.

 

Par ailleurs, la dette, ce n’est pas vraiment la municipalité qui la contracte, c’est le contribuable.

 

Augmenter la dette, c’est appauvrir la ville et par extension le contribuable.

 

Augmenter la dette, c’est augmenter demain les impôts, comme le disait Jean Loup Metton, maire de Montrouge.

5 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire