Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

François Hollande renonce à un second mandat

Je n’aime pas beaucoup François Hollande, mais contrairement à Nicolas Sarkozy, il a su faire preuve de lucidité : il renonce à briguer un nouveau mandat.

Certes, il a sans doute été poussé, mais pour une fois, c’est une bonne décision.

Je pense qu’il faut la saluer.

 

Il admet implicitement son échec, mais il vaut mieux être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Il est intéressant, je le pense, de rappeler pourquoi François Hollande a échoué.

 

Pour moi, François Hollande est la personnification de l’échec de la Gauche française.

Je pense même que François Hollande a une part de responsabilité plus grande dans le 21 Avril 2002 que Lionel Jospin.

 

Pour ma part, je pense que François Hollande personnifie la non-transformation du PS.

 

Effectivement, le monde est aujourd’hui capitaliste. C’est largement clair depuis la chute du mur de Berlin.

La libération est un mouvement, plutôt inévitable, lié à la mondialisation.

 

En particulier, Internet a accéléré le mouvement.

 

Il convient de noter que cette mondialisation et libéralisation se fait avec accroissement des inégalités et une plus grande flexibilité sur le marché du travail.

 

Enfin, il convient de rappeler que même si une société dirigée par un Etat fort et omnipotent est une plaie, une société sans Etat et sans règle du jeu est également une plaie.

 

En fait, la crise que nous traversons est lié à une remise en cause des règles du jeu, à une absence de règles collectives. Au retour du laissez-faire d’Adam Smith.

 

Dans ce contexte, les gauches européennes ont su se réformer. Elles ont accepté le capitalisme, la libéralisation et la flexibilité du marché du travail.

Mais elles ont cherché à limiter le coût social en accompagnant les gens et en leur donnant les moyens de lutter dans un monde compétitif.

 

C’est le cas de Tony Blair en Grande Bretagne, et de Gerhard Schröder en Allemagne.

 

Notons que ce n’est plus vrai en Grande Bretagne, dernièrement.

 

Au contraire, la Gauche française, en l’occurrence le PS, ne l’a pas fait.

Elle est restée sur le mythe du patron voyou volant le gentil salarié.

Elle est restée sur la lutte des classes.

 

La tranche à 75%, promise par Hollande, est un exemple de cette idéologie débile.

 

Au lieu d’accepter le capitalisme, et d’essayer de corriger intelligemment les effets pervers, le PS est resté dans la lutte des classes de Karl Marx.

 

François Hollande, qui était le premier secrétaire, en est le premier responsable, car il a ménagé la chèvre et le chou là où il fallait un choix clair.

 

Pire, le PS a par la suite élu Martine Aubry, la Sarkozy qui prône une gauche décomplexée.

 

Aujourd’hui, l’échec de François Hollande est dû au fait que le PS, contrairement aux autres pays européens n’a jamais remis en cause son logiciel.

Il n’a jamais accepté la chute du mur et la libéralisation du système.

Il n’a jamais voulu rentrer dans le 21ème siècle, en acceptant le capitalisme et en corrigeant les effets pervers, car oui, il y a des effets pervers dans le capitalisme.

 

Cet échec est à médité, d’abord chez le PS, mais aussi chez les républicains qui prônent Thatcher (je rappelle que c’était entre 1979 et 1990) alors que la crise de 2008 est liée à une suppression des règles collectives.

Publicités

2 décembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

La réforme territoriale de François Hollande, l’un des Grands n’importe quoi de notre président (1/5) : Que devrait être une bonne réforme territoriale ?

J’ai déjà exprimé par le passé tout le mal que je pensais de la politique fiscale de François Hollande (ici et ici), mais il est vrai que je ne me suis pas beaucoup intéressé à ses réformes territoriales.

C’est très dommageable, car effectivement, on est dans le grand n’importe quoi.

Comme le dit l’ancien sénateur Modem Denis Badré, c’est l’improvisation totale.

 

C’est dommageable, mais vu mon histoire, je me sens plus concerné par la politique économique. Politique économique où François Hollande, qui je le rappelle se dit grand fiscaliste, et qui je le rappelle a été professeur d’économie politique, brille par son grand n’importe quoi.

 

Je suis donc passé à côté, mais sur la réforme territoriale, François Hollande brille aussi par son grand n’importe quoi.

Mais bon, le moment de se rattraper.

Et de commencer par ce que devrait être une bonne réforme territoriale.

 

Pour moi, elle doit se faire sur trois principes :

  1. Se faire sur autour d’une zone à problème.
  2. Avec plus de démocratie.
  3. Avec une fiscalité adaptée.

 

Commençons le premier point.

En ce qui me concerne, il faut délimiter les territoires pertinents où un ensemble de problématiques se posent.

Pour moi, ils se limitent à la commune, la métropole, la région, l’Etat et l’Europe.

La commune est un échelon important. C’est le lieu de démocratie direct, et c’est le lieu où les élus, à commencer par le maire, sont le plus proche de la population.

Contrairement aux autres échelons, la population est directement au contact de ses élus.

C’est très vrai pour des petites villes comme Malakoff.

 

Supprimer cet échelon dans un contexte où les élus s’éloignent de leurs concitoyens est donc pour moi une erreur.

Par ailleurs, les problèmes directs se jouent à ce niveau.

 

L’échelon suivant est le niveau métropolitain.

Certains problèmes, comme le logement, l’emploi, l’économie, le développement territorial se jouent à cet échelon.

Il faut donc une métropole du Grand Paris, comme il faut une métropole du Grand Lyon, du Grand Marseille, du Grand Lille…

 

Le suivant est la région, suivit de l’Etat et enfin l’Europe, qui correspond aux problématiques liées à la mondialisation.

 

On remarque donc que divers échelons sont aujourd’hui en trop.

On a le département et les intercommunalités.

D’ailleurs, je n’ai jamais caché mon hostilité vis-à-vis des intercommunalités, notamment Sud de Seine.

 

Il faut aussi clairement définir les compétences de chaque échelon.

 

Enfin, l’échelon supérieur prime évidement sur l’échelon inférieur.

Ce qui amène au deuxième point : la démocratie.

Le dirigeant de l’échelon doit être clairement identifié. Mieux, il doit être légitime à diriger son échelon.

Cela veut dire qu’il doit être directement élu par les populations habitants son échelon.

Par ailleurs, le scrutin doit être juste, permettre le débat, permettre à chaque courant d’avoir sa chance (du moment qu’il ne déconne pas), permettre d’avoir un poids dans l’assemblée dépendant de son score (plus celui-ci est haut, plus il y a des élus), et avec une majorité pour permettre à une politique de se faire.

 

Le meilleur scrutin est celui des municipales.

Un scrutin de liste, à deux tours, avec prime pour la majorité.

Je rappelle que pour le second tour, à 10%, on se maintient. A 5%, on peut fusionner.

On a un premier tour qui sert à s’exprimer, et un second tour qui sert à choisir les dirigeants de l’échelon.

 

Enfin, l’échelon doit avoir les moyens de sa politique.

L’échelon doit avoir les moyens pour remplir ses missions, et les moyens de fixer sa politique.

Pour cela, il faut un impôt où l’échelon décide qui paye, plutôt les entreprises, plutôt les ménages, une baisse des impôts pour faire rentrer populations et entreprises, ou au contraire une hausse pour assurer une qualité des services publics.

Il faut aussi en finir avec une vision physiocrate de l’impôt.

Déjà parce que l’on fait une inégalité territoriale entre les territoires, avec par exemple Malakoff et Neuilly.

Mais aussi par ce que l’on a un impôt basé sur les possessions, non sur la capacité à payer l’impôt.

Les impôts ne doivent être basés que sur le revenu. Mieux, ils doivent être proportionnels aux revenus.

Il faut en finir avec les impôts physiocrates.

Avec ce principe, par exemple, on peut habiter l’Ile de Ré, être smicard et se retrouver à payer l’ISF.

 

Au final, François Hollande fait l’inverse de ce qu’il faut faire.

Sa réforme territoriale se fait du Haut vers le Bas, est technocratique, se fait contre la population, sans supprimer les échelons en trop, sans une réflexion sur la fiscalité, et avec moins de démocratie.

Bref, le contraire de ce qu’il faut faire, et j’espère vous en convaincre prochainement en argumentant dans ce sens.

29 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

2017 commence bien mal (3/3) : Que faire face au second tour Sarkozy/Le Pen ?

Résumons :

Nicolas Sarkozy tenant les républicains, et organisant lui-même les primaires, devient le candidat de la droite.

L’UDI devrait sans doute se rallier.

Donc en réalité, Nicolas Sarkozy devient le candidat de la droite et du centre.

 

Les Français voulant sanctionner François Hollande, ils votent massivement Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen.

On a donc un second tour Nicolas Sarkozy/Le Pen au bout duquel Nicolas Sarkozy est élu président.

 

Néanmoins, François Bayrou (plus malin que l’UDI) y va. Au mieux, il fait entre 10% et 15% des voix.

En étant plus réaliste, il fait entre 5% et 10%.

De toute façon, pas assez pour peser et surtout, empêcher l’ignoble second tour Nicolas Sarkozy/Le Pen.

Se pose une question : Face à ce scénario assez probable, que faire concrètement.

 

Il y a trois possibilités.

La première est de voter François Bayrou.

Au moins, même si en ce moment, les partis centristes c’est du Grand n’importe quoi, je voterai pour mes convictions.

Je resterai dans la logique du premier tour.

Au premier tour, on exprime ses convictions.

 

Le problème, c’est que je ne veux pas être dans une situation où face à Marine le Pen, je vote Nicolas Sarkozy.

En fait, j’aimerais bien que l’on commence à s’intéresser aux problèmes de la France (économie, dette, chômage …).

Et je n’ai vraiment pas envie de prendre à nouveau 5 ans de sarkozysme.

En dehors du fait qu’il est en train de rouler les centristes dans la farine et de les faires frire, il y a un moment où l’intérêt général prime.

 

En fait, ce n’est pas tant le destin des centristes qui est en jeu, mais bien d’abord l’intérêt général.

Et l’intérêt général prime d’éliminé la triple impasse Le Pen, Sarkozy et Hollande.

Ça fait beaucoup.

 

Et si on pouvait en éliminer un, dès le premier tour…

 

Ce qui fait que la seconde solution est d’aller voter aux primaires des républicains (si celle-ci est suffisamment ouverte).

Et dans ce contexte d’aller voter Alain Juppé.

Mais en ce qui me concerne, je n’aime pas cette solution.

Je n’aime pas cette solution pour deux raisons.

La première est que j’estime que ce n’est pas à moi de faire le ménage dans les républicains.

C’est aux républicains de faire le ménage et de faire le bilan du sarkozysme, chose qui pour l’instant n’est pas faite.

Au contraire, c’est l’inverse qui est fait.

De plus, si je fais ça, c’est comme si je donnais corps à l’expression « La droite et le Centre », c’est nié mon combat, c’est-à-dire un centre indépendant et de détacher le centre de la droite et de la gauche.

Par ailleurs, si par aventure il y avait un second tour Manuels Valls/Nicolas Sarkozy, il est évident que je voterais Manuels Valls dans le secret de l’isoloir.

Cela veut dire qu’il y a une forme de malhonnêteté de ma part. La primaire est faite pour désigner le candidat de la droite. Et par extension, participer à la primaire, c’est accepter de voter le candidat de la droite, surtout au second tour.

 

Autre possibilité, plus improbable mais pas forcément impossible : François Hollande ne se représentera pas, et c’est un social-démocrate ou un social libéral qui y va.

C’est Manuels Valls, ou mieux Emmanuel Macron qui représentent le PS en 2017.

Le but est dans ce cas-là d’éliminer Marine le Pen au premier tour en permettant au PS d’être au second tour.

Dans ce cas-là, je vote Manuels Valls ou Emmanuel Macron. On est en plein dans le vote utile.

Evidemment, je n’aime pas aussi cette solution, et ceci pour deux raisons.

La première, c’est que ce n’est pas un vote de conviction. C’est la négation de mes convictions et de ma conception de la démocratie, et en particulier du premier tour.

Ensuite, même si je reconnais à Manuels Valls et à Emmanuel Macron la volonté de changer le logiciel du PS, je considère que le PS, ce n’est ni Manuels Valls, ni Emmanuel Macron.

Le PS est tenu par son noyau dur, c’est-à-dire les amis de Martine Aubry.

Or, le noyau dur du PS est contre le centre, totalement dans une logique dépassé et croit encore au mur de Berlin.

Là où l’ensemble des PS en Europe s’est social-démocratisé, le PS Français a fait de l’union de la Gauche un sacro-saint sujet et un tabou.

Même si Mélenchon et EELV chient sur le PS, le PS préfèrera toujours le PCF et EELV au centre.

Le PS refusera de se réformer et d’avoir une vision en adéquation avec le 21ème siècle.

 

Bref, face au plus que probable second tour Sarkozy/Le Pen, je n’ai que des mauvaises solutions.

19 octobre 2015 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

2017 commence bien mal (1/3) : Sarkozy, prochain président de la république…

Je tiens à répondre au billet de l’Hérétique, puisse qu’il aborde le sujet.

 

En ce qui me concerne, je suis très inquiet et très pessimiste pour la suite des évènements.

Je pense même que même que l’on va vers une catastrophe.

 

Je pense qu’en 2017, Nicolas Sarkozy sera, avec les données que j’ai aujourd’hui, réélu président de la république.

Evidemment, sachant que je ne veux pas de son retour, je suis très inquiet.

Le personnage a il est vrai changé, il est pire qu’avant.

 

Populiste, il dit aux électeurs ce qu’ils veulent entendre, pas ce qu’ils doivent entendre, démago, narcissique, enfant tyran et gâté, je ne veux pas reprendre 5 années de Sarkozy.

 

Droite dure, enrichissement d’une oligarchie, politique du bouc émissaire, nullité en économie, et bien évidement mise au même niveau du FN et du PS.

 

Je pense que les français ne veulent pas de son retour.

Je pense qu’il le sait, inconsciemment.

 

Mais il a un plan…

Il utilise la primaire, pour devenir le candidat légitime de la droite et du centre.

Côté centre, il est dans l’optique « Donnez les voix et allez voir ailleurs si j’y suis ».

 

Effectivement, ce personnage n’a pas d’idées, mais il veut être président.

Son plan est de tuer toute concurrence au premier tour de l’élection présidentielle.

Il pourrait tomber sur un candidat de droite qui a des idées…

Pour cela il va utiliser la primaire.

Comme c’est surtout les républicains qui vont voter la primaire, et que les républicains, c’est Nicolas Sarkozy à 65%, il est très probable que le résultat sera en sa faveur.

Comme il va promettre ministère…

Beaucoup vont retourner leurs vestes.

Il a toujours marché comme ça.

 

Et les Juppé seront obligés de le soutenir, sauf à se faire traiter de tricheur…

 

Evidemment, tout ça va se faire contre le centre (une hérésie pour moi) ou contre la droite modérée, deux courants qui pourraient vraiment apporter quelque chose de positif à la France.

 

Certes, Bayrou, plus malin, pourra y aller contre Sarkozy, mais Sarkozy va se faire un plaisir de rappeler, à tort, que Bayrou est de gauche, il a voté Hollande en 2012. CQFD.

 

Pire, je pense que l’on aura un second tour Sarkozy/Le Pen.

Je voterai dans ce cas de figure Nicolas Sarkozy, mais je vous jure que je ferai la gueule.

 

Je pense que l’on aura le Pen, car Hollande est tellement détesté que l’on votera contre lui, soit Sarkozy, soit le Pen pour protester.

Ce fut le cas aux européennes.

 

Je ne pense pas que le centre, et j’en suis d’ailleurs attristé, fera un score.

Dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy, Hollande, Bayrou, Le Pen, les anti-sarkozystes primaires voteront Hollande car ils se diront que finalement, face à Sarkozy, Hollande, ce n’est pas si mal.

Les anti-Hollande voteront Sarkozy, car ils voudront prendre leurs revanches.

Et le reste protestera en votant le Pen.

 

Sachant que l’importance soit que les problèmes soient résolus, ce qui ne sera pas le cas, car Sarkozy élu, il fera ce qu’il a fait entre 2007 et 2012.

Je ne crois pas à une refonte du PS. Manuels Valls, qui essaye de changer le logiciel, comme dans les autres pays, est bien seul.

Au contraire, je pense que le PS sera repris par Martine Aubry et ses amis.

 

Au final, je pense qu’en 2022, les français en auront tellement mare qu’ils voteront Le Pen.

Après tout, on ne l’a jamais essayé et elle, elle joue bien son coup…

Bref, je suis bien pessimiste pour la suite.

7 septembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , | 5 commentaires

Impôt et déficit, c’est là où j’en veux le plus à François Hollande (2/2)

Je suis en colère contre le fait que François Hollande n’est pas engagé, afin de lutter contre le déficit public, une réflexion sur le rôle du service public et les moyens à mettre en adéquation.

Je l’ai expliqué dernièrement.

 

Mais la question du déficit public est aussi liée à une autre question : celle des impôts.

Or, il est urgent de réfléchir à la question.

La France est un pays où la base selon laquelle on paye les impôts est injuste.

Pire, elle est contre-productive, économiquement parlant.

C’est une question à revoir à zéro.

 

Pourquoi ?

Comme l’explique le livre de Michel Bouvier, c’est les physiocrates qui ont imposés lors de la révolution française leur vision du système d’impôts.

Selon les physiocrates, il n’est pas concevable de payer des impôts sur le revenu.

On paye donc des impôts sur son outil de travail.

Par exemple, si on a un champ, on paye un impôt dessus car grâce au champ, on va s’enrichir, une fois que l’on aura cultivé celui-ci.

Sur cette base, on a inventé la taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti, la taxe foncière sur le non bâti et la patente.

Problème, cette vision est particulièrement injuste, car indépendant du revenu.

Effectivement, si on en revient au champ, si on a une année plein de grêle, on ne gagne rien avec le champ. Par contre, on paye quand même les impôts car on possède le champ.

 

Pire, cette vision est économiquement stupide.

La collectivité peut se retrouver à payer pour de l’économique et à avoir un faible retour en investissement, car avec ce système, si on a de hauts revenus et peu de terrain, on paye peu d’impôts.

C’est d’ailleurs pour ça que les quatre vielles (TH, TF sur le bâti et le non bâti, patente) avaient été passées aux communes et que de nouveaux impôts avaient été créés.

 

Par ailleurs, ce système introduit des inégalités territoriales.

Les bases à Neuilly sont plus élevées qu’à Malakoff.

 

Notons que la taxe d’habitation se fait contre une idée qui fait son chemin : le droit au logement.

 

Aujourd’hui, les impôts physiocrates sont légions.

On a toujours, localement, la taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti et la taxe foncière sur le non bâti.

S’ajoute la redevance télévision et les charges patronales.

 

Par exemple, si comme moi on a une télévision, que l’on ne regarde (presque) jamais (car on l’utilise comme écran d’ordinateur), on paye la redevance télé.

Par contre, si on a un écran d’ordinateur et que l’on regarde la télévision dessus, on ne paye pas la redevance télévision car, on n’a pas de télévision.

Logique implacable…

 

Mais les charges patronales sont l’impôt physiocrate sans doute le plus injuste.

Pour mémoire, si on emploie un salarié 2000€ net, il coûte 4000€ car il coûte 2000€ en charges patronales.

Et cela est indépendant du fait qu’il travaille en TPE/PME où chez Google/la multinationale.

 

Cet impôt est injuste car il bloque l’embauche dans les TPE/PME.

Pire, il éloigne de l’emploi les catégories qui y sont le plus éloignés.

 

Aujourd’hui, il faut remettre ce sujet sur la table et le reprendre à zéro.

Il faut revoir de fond en comble le sujet.

Il faut expliquer aux Français que le système d’imposition est injuste, inefficace et dangereux pour une économie moderne.

 

Dans les solutions alternatives, il y a la taxe flottante, une part prélevé proportionnellement au revenu (c’est vers là que va mon point de vue), ou aucun impôts direct, on ne paye que des impôts indirects sur la consommation.

Il y a aussi mon système.

 

Pour en revenir à François Hollande, je pense qu’il faut un débat serein sur le sujet, et qu’il faut expliquer aux français les tenants et les aboutissements.

Au lieu de ça, François Hollande a expliqué qu’il est beau, magnifique et intelligent et qu’il allait faire une tranche à 75% qui allait régler le problème.

 

Pire, il a essayé de mettre en application cette promesse démagogique, et le pire, c’est qu’il se dit grand fiscaliste…

 

En plus :

28 août 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Impôt et déficit, c’est là où j’en veux le plus à François Hollande (1/2)

François Hollande parle de baisser les impôts, le moment de remettre le sujet sur la table.

Effectivement, si il y a un sujet où j’en veux vraiment à François Hollande, c’est bien celui-ci.

 

Ce sujet est d’ailleurs couplé à un autre sujet qui me tient à cœur : le déficit public.

 

Le déficit public est un poison aussi bien économique, démocratique et social.

 

Or, comment faire pour le réduire ?

 

Ça passe par trois axes.

Le premier est l’augmentation des recettes.

Il est intéressant de noter, comme le note les décodeurs (ici et ici), que les allègements d’impôts, décidés surtout sous la présidence de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, ont aggravé le problème.

Une augmentation des recettes de l’Etat, donc concrètement des impôts étaient indispensable.

Dire l’inverse est de la pure démagogie.

C’était d’ailleurs dans le programme de François Bayrou en 2012.

 

Augmenté les impôts est donc une nécessité, mais c’est insuffisant.

 

L’augmentation des impôts doit s’accompagner de deux autres mesures : la diminution des dépenses et la rationalisation des dépenses publiques.

 

Il faut donc déjà réduire les dépenses publiques. De plus, il faut vérifier que les dépenses publiques sont utilisées avec parcimonie et efficacité.

Il y a toute une réflexion à avoir sur le sujet.

Dépense-t-on efficacement, peut-on faire mieux ou aussi bien avec moins de moyens.

 

Il ne s’agit pas de supprimer le service public comme le veut idéologiquement les libéraux.

Il s’agit de définir ce que doit être un service public, son rôle, la manière de le faire fonctionner et les moyens à mettre en adéquation.

 

Il faut par ailleurs changer de mentalité.

En France, on demande d’abord les moyens et ensuite, on voit ce que l’on fait avec.

 

Maintenant, il faut se poser la question des objectifs, des missions assignés, et après réfléchir aux moyens à mettre en adéquation.

 

Il s’agit pas de supprimer le service public, ni en faire moins, ni en faire plus, mais le faire mieux.

 

Sur ce point, un grand débat doit être ouvert.

 

Pour en revenir à François Hollande, il a utilisé le premier axe (l’augmentation des recettes) mais pas le second et troisième.

Hors, c’est sur les trois axes qu’il faut agir.

Au lieu de ça, comme un jour il faudra bien réduire le train de vie de l’Etat, et essayer de dépenser mieux, François Hollande complique le problème.

Il a grillé une marge de manœuvre.

 

A lire sur le même sujet : le point de vue de Jean Christophe Fromantin.

22 août 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Hollande est un sale type : La preuve sur le scrutin aux législatives

hollande_sale_type 001

J’avoue, j’ai eu un moment d’énervement face à Hollande lorsque j’ai lu le canard enchainé Mercredi dernier.

Je me suis vraiment dit que c’est un sale type.

 

En cause : Un sujet majeur, la réforme du mode de scrutin pour les législatives.

Hollande a décidé, pour des raisons purement politicienne, d’abandonner sa promesse d’introduire une dose de proportionnelle au scrutin législatif (de 10 à 20%, ce qui pour ma part est très insuffisant).

 

Pour mémoire, il s’agit d’un sujet d’importance majeur, de la première réforme institutionnelle qu’il faut faire.

Ce n’est pas la première fois que j’aborde le sujet.

 

Une réforme du scrutin législatif est aujourd’hui vital, et pour deux raison.

 

La première est que l’assemblée nationale n’est pas représentative des citoyens.

Exemple majeur : En 2007, Bayrou avait fait 18,57% des voix. Il n’a eu que deux députés.

La majorité de ses troupes a préféré l’abandonner, suite aux menaces de l’UMP, pour garder les sièges de député, et créer le nouveau centre, fort maltraité par la même UMP d’ailleurs.

 

Mais on peut creuser pour d’autres groupes emblématiques.

Prenons le FN (que personnellement, je ne veux pas voir à l’assemblée nationale, mais bon, la démocratie, c’est accepter le résultat).

Le FN a fait 10,44% des voix en 2007, zéro député.

Le FN a fait 17,9% des voix en 2012, 2 députés.

 

Le PC (et front de gauche) n’est pas mal non plus.

En 2007, ils font 1,93%. Ils ont un groupe de 15 députés.

En 2012, Mélenchon fait 11,1%. Ils perdent des députés et se retrouvent à 10 députés.

 

Mais le mieux, c’est les verts.

En 2007, 1,57% des voix, 4 députés.

En 2012, 2,31%, 17 députés, élus grâce au PS.

Depuis, ils sont partis en guerre contre lui.

 

La deuxième raison : le mode de scrutin fait que l’on a des députés godillot qui ne voteront jamais dans l’intérêt général, notamment les réformes, étant donné qu’ils ont trop peur pour leur réélection.

Comme le disait si bien François Bayrou, en Allemagne, quand le SPD a fait des réformes, ses députés ont soutenu Gerhard Schröder. Effectivement, la défaite était évidente, mais au moins, les députés tête de liste pouvaient être réélus.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut un scrutin de liste, calqué sur les municipales.

Il faut supprimer l’élection présidentielle au scrutin direct, pour laisser l’assemblée nationale l’élire.

Par ailleurs, suite à des calculs sur le sujet, j’avais démontré qu’en 2007, avec ce mode de scrutin, c’est Ségolène Royal qui aurait gagné.

 

Revenons donc à ce sale type d’Hollande.

Il refuse la proportionnelle pour diverses raisons.

La première est qu’il ne veut pas envoyer 150 députés FN à l’assemblée nationale.

Franchement, vous imaginez 1/5 de la population non représenté ?

En démocratie, plus on fait un score, plus on a des députés. Pas forcément la majorité, mais quelqu’un qui fait 20% des voix a plus de députés que quelqu’un qui fait 2% des voix !

Et franchement, empêcher le FN d’arriver à l’assemblée nationale, ce n’est pas la bonne technique pour lutter contre le FN.

Le seul moyen de lutter contre le FN, c’est d’avoir des hommes politiques compétents, je l’avais déjà écrit.

De plus, pour lutter efficacement contre le FN, il faut être aussi moralement le plus irréprochable possible.

Ne pas voter la loi Charles de Courson et faire passer celui-ci pour un dangereux démago, ce n’est pas très malin en période de défiance des politiques, défiance qui fait le jeu du FN.

 

Deuxième raison : Le PS n’a pas le vent en poulpe.

Franchement, un mode de scrutin ne doit pas se construire sur ce type d’argument.

Un scrutin doit être juste, et laisser à chaque formation politique le soin de se construire.

Si le PS perd, c’est que sa politique est inefficace, et qu’ils sont arrivés sur de la démagogie (comme Sarkozy d’ailleurs). C’est peut-être sur ce point qu’il faut travailler.

 

Enfin, et c’est la pire des raisons, le PS ne veut pas avoir de candidat vert au premier tour de l’élection présidentielle. Maintenir ce mode de scrutin, c’est faire pression sur les verts.

 

François Hollande traite les verts, en faisant tout pour empêcher une candidature pour faciliter sa réélection, comme Nicolas Sarkozy traitait le Nouveau centre.

 

Au final, quand il s’agit de rendre une élection plus démocratique et plus équitable pour les autres formations politiques, permettre plus de pluralisme, le PS et l’UMP sont sur la même longueur d’onde.

 

Avec l’UMP, on avait eu l’élection du conseiller territoriale sur un seul tour.

 

Avec le PS, il y a eu renoncement de revoir le scrutin européen par peur d’une branlée (qui d’ailleurs a eu lieu), il y a eu le nouveau scrutin départemental, maintenant, on a un nouveau renoncement.

5 janvier 2015 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Vers une future dissolution ?

Lorsque Lundi j’ai entendu que Manuels Valls démissionnait, j’hallucinais mais je n’étais pas surpris.

 

Je dois reconnaître que j’avais une sympathie pour le personnage.

Cette sympathie a diminué lorsqu’il était ministre de l’intérieur.

En tant que ministre de l’intérieur, Manuels Valls ne m’a par contre pas laissé un bon souvenir.

En tant que ministre de l’intérieur, je le trouvais trop dans une démarche « sarkozyste », c’est-à-dire trop de communication mais pas un travail poussé en amont.

Mais en tant que premier ministre, mon opinion vis-à-vis de lui remonte.

Je pense aussi, comme c’était le cas avec Jean Marc Ayrault, que Manuels Valls a une lucidité sur la situation économique.

 

Je rappelle aussi que Manuels Valls était le seul, durant la primaire socialiste, à faire une campagne sérieuse. Et le concept de dé-mondialisation, défendu par Arnauld Montebourg, est une ineptie.

 

Or, comme ce fut le cas avec Jean Marc Ayrault, le problème aujourd’hui n’est pas Manuels Valls, mais François Hollande.

Déjà parce que François Hollande, à la suite du drame du 21 Avril 2002, n’a pas construit le PS sur une analyse de la situation et un projet, mais sur la nullité de la droite et le vote sanction.

 

Par la suite, Martine Aubry a carrément gauchisé le PS.

 

Au final, quand François Hollande est élu président, on a un président qui n’a aucun diagnostique sérieux sur le pays (il est l’inventeur de la tranche à 75%) et un PS qui croit encore à la lutte des classes, là où en Europe, les autres PS se sont sociaux-démocratisés.

 

Point symbolique : le PS s’est personnellement chargé de faire la peau de François Bayrou qui a voté personnellement pour François Hollande au second tour.

Et le PS a tout fait pour dégommer le centre (comme l’UMP d’ailleurs).

 

Aujourd’hui, je pense que Manuels Valls est dans une bonne démarche. Mais je pense que le reste du PS n’a absolument pas la moindre idée de ce qui se joue, n’a aucune analyse économique de la situation, et pense, pour des raisons idéologiques, que faire une politique de gauche, ça marche parce que la gauche, c’est classe.

 

Il va de soi que je pense que ces gens-là sont pour moi dangereux, étant donné que j’accorde une grande importance au diagnostic, qui lui n’est ni de gauche, ni de droite.

Du coup, je pense que vu l’état du PS, même si Manuels Valls est quelqu’un qui a une analyse correcte de la situation, il n’aura pas les moyens d’imposer face à un PS archaïque sa politique.

 

Si on arrive à ce blocage, la question de redonner la parole au peuple, concrètement une dissolution de l’assemblée nationale, se posera.

 

Sur le principe, on ne peut pas continuer une situation où un premier ministre, qui a une vision correcte de la situation économique, ne peut pas faire passer les bonnes mesures, car le parti qui le soutient, le PS, majoritaire à l’assemblée nationale, ne le soutient pas par archaïsme.

 

Sur le principe, il faudra donc dissoudre l’assemblée nationale.

 

Mais en cas de dissolution, il faut rappeler qu’aujourd’hui, ni l’UMP, ni le centre, n’ont une vision sérieuse de la situation.

En particulier, l’UMP, sous l’impulsion de Jean François Copé, a construit, tout comme le PS sous François Hollande, l’UMP sur la nullité de la gauche.

 

Si Manuels Valls ne peut pas imposer sa politique, il faudra dissoudre l’assemblée nationale mais dans la pratique, ni l’UMP, ni le centre n’ont conscience des réalités économiques.

26 août 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | 2 commentaires

Jean Pierre Raffarin n’exclut pas de voter la confiance à François Hollande

Je n’ai pas un bon souvenir de l’action gouvernementale menée par Jean Pierre Raffarin. Néanmoins, je tiens à saluer sa responsabilité.

Effectivement, dans le cadre du contrat de responsabilité, proposé par François Hollande, Jean Pierre Raffarin affiche et affirme qu’il pourrait voter la confiance au gouvernement en Juin prochain.

 

C’est une avancée positive, car c’est aller vers une opposition enfin responsable, chose rare et vraiment désastreux quand l’opposition devient majorité.

 

Je pense qu’il faut remonter plus loin.

Lors des présidentielle 2012, le sujet de fond, la mondialisation (ou la globalisation de notre économie), n’a pas été abordé (excepté par François Bayrou).

 

Effectivement, la mondialisation est un fait.

Elle a des avancées positives, comme un accès plus facile à la culture, à l’information, des biens et des services qui circulent plus facilement…

Or elle a un coût non négligeable : la concurrence entre pays est beaucoup plus sévère.

 

Il ne faut pas se tromper, la mondialisation se fera, et si on trouvait sur Mars des martiens, on ferait sans doute de la « spacelisation ».

 

Or, dans la concurrence qu’impose la mondialisation, la France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu.

On me dira que contrairement aux théories de Ricardo, la mondialisation se fait sur une économie faussée.

Or, le problème n’est pas là. Je suis persuadé que si la concurrence était non-faussée, la France serait perdante dans la mondialisation.

De plus, malgré que la concurrence soit faussée, la Corée du Sud, ou l’Allemagne (qui fait partie de la zone euro), tirent leurs épingles du jeu.

 

De plus, la politique française empire la situation.

Comme l’explique Peyrelevade dans son livre, la France fait une politique favorisant la demande.

En résumé, elle favorise le pouvoir d’achat des ménages, soit par déduction d’impôts, en général sur les riches (sauce UMP), soit par augmentation des dépenses de l’état, principalement à destination des plus pauvres (sauce PS).

En général, cette politique est injuste car elle se fait au détriment des classes moyennes.

Mais elle est surtout économiquement stupide.

Effectivement, les ménages n’achète pas français, car l’appareil productif français est dégradé. Ils achètent donc à l’étranger, car nous ne produisons rien en France, où nous produisons plus cher et/ou de moins bonne qualité.

 

Il y a deux politiques alternatives :

  • Soit on ferme les frontières. C’est la politique prônée par le FN ou le Front de Gauche. Ça marche, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que les habitants soient heureux. Sur ce point, Jean Louis Borloo a raison d’insister sur le fait que les européennes vont être une campagne contre la peur et le rejet de l’autre.
  • Où on essaye de tirer notre épingle du jeu dans la mondialisation.

Pour réussir à tirer notre épingle du jeu, il faut une politique de l’offre. Il faut permettre aux entreprises de faire plus de profil afin de pouvoir réinvestir.

On se base sur la vision de Schumpeter, et de la destruction créatrice.

Dans une économie capitaliste, un bien ou un service est voué à disparaître, car il sera fabriqué différemment ou remplacé par autre chose.

C’est la destruction, qui s’accompagne d’une perte d’emploi.

Mais le bien ou service qui va être fabriqué différemment, ou qui va remplacer un autre bien ou service, qui est la création, va générer de nouveaux emplois.

 

Pour qu’une entreprise soit dans la création, une condition est nécessaire, c’est qu’elle puisse investir.

Et pour investir, elle doit faire du profil.

 

Le pacte de responsabilité de Hollande va dans le bon sens, car c’est un changement de politique vers une politique de l’offre.

Alors certes, il faut être méfiant à bien des égards.

Pourquoi ne pas l’avoir annoncé pendant la campagne présidentielle, pourquoi, tant à renier ses promesse ne pas l’avoir fait au début du quinquennat ?

De plus, il serait souhaitable que les annonces soient mises en application.

 

Mais changer de logiciel, c’est déjà un bon début.

Comme le dit le blog du centrisme, avec un titre résumant bien la situation (Dur, dur, d’être un centriste!), on ne peut pas condamner le fond.

D’ailleurs, comme l’écrit le centrisme, « Jean-Louis Borloo l’a dit, l’UDI ne votera pas la confiance au gouvernement sur le Pacte de responsabilité présenté par François Hollande que pourtant il a salué comme un tournant libéral du président de la république.

De son côté, François Bayrou a expliqué que ce pacte allait dans la bonne direction (la sienne) mais qu’il était «trop tard» pour le soutenir alors que son alliance, le 5 novembre dernier (une éternité…) venait justement de ce François Hollande ne voulait pas faire ce qu’il vient de proposer de faire.

Ceux qui aiment la clarté en politique en seront donc pour leurs frais…

Bien sûr, pour l’instant, les propositions du président de la république ne sont que des mots et n’engagent, comme on le dit cyniquement, que ceux qui y croient.

Mais si, demain, les actes suivent?

Jean-Louis Borloo, donc, ne les soutiendrait pas au nom d’une «opposition constructive».

Quant à François Bayrou, son «il est trop tard» signifierait-il que même si l’on prend les bonnes mesures, tout est déjà foutu? »

Et d’ajouter « Soit on est d’accord avec une politique spécifique ou des mesures particulières, on les supporte.

Soit on n’est pas d’accord et on ne les supporte pas.

Mais il est difficile de comprendre que, quand on est d’accord, on s’oppose!

Ce n’est pas ce que l’on appelle une démarche responsable, consensuelle et équilibrée, des mots qu’utilisent souvent les leaders des partis centristes.

D’autant que supporter des mesures ou une politique spécifique ne signifie pas ralliement ou allégeance à un projet politique global. »

Et de conclure : « D’un côté, il y a un Jean-Louis Borloo qui prétend que l’alliance naturelle du Centre ne peut se faire qu’avec la Droite (à l’exclusion de l’extrême-droite), c’est-à-dire quel que soit les propositions de cette dernière et de celles de la Gauche.

De l’autre côté, il y a un François Bayrou qui disait, il y a encore peu, que le Centre ne devait pas faire alliance avec quiconque, indépendance rimant, selon lui, avec solitude (aujourd’hui, il défend la position de Jean-Louis Borloo au sein de l’Alternative).

Du coup, ils se sont lié les mains car la seule bonne position en la matière est de revendiquer une totale indépendance politique tout en nouant, au moment des élections, des alliances avec le ou les partis qui sont le plus proche de vos thèses.

Et, entre les élections, de supporter toute bonne initiative, notamment celles que l’on propose soi-même ou qui y ressemble étrangement…

Si les centristes agissaient ainsi, alors ils pourraient non seulement saluer mais aussi soutenir les bonnes mesures qui viennent de droite et de gauche, c’est-à-dire celles qu’ils défendent et que la droite et la gauche leur piquent!

Au lieu de cela, à force de ne pas savoir réellement où ils sont ou de courir après des accords électoraux pour ne pas couler, ils sont obligés à des circonvolutions parfois pathétiques où plus personne ne s’y retrouve et qui, malheureusement, décrédibilise le Centre et le Centrisme.

Un dernier sondage pour les municipales montrent que seuls 10% des Français souhaitent la victoire d’une liste UDI ou MoDem.

Ceci explique peut-être cela. »

Au vu de la situation désastreuse de la France, on ne peut qu’applaudir un discours qui va dans le bon sens, l’étape suivante étant de tout faire pour passer de la bonne intention aux actes.

 

Voir Jean Pierre Raffarin essayer d’être responsable, ça me réjouît, car ce qui compte, c’est l’intérêt de la France et des français.

24 janvier 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le virage social-libéral de François Hollande

Ayant eu beaucoup de travail, et beaucoup à faire avec la campagne municipale, je n’ai pas eu le temps de m’exprimer sur le virage social libéral de François Hollande.

Je pense que l’annonce va dans le bon sens.

D’ailleurs, François Bayrou et Jean Louis Borloo le signalent.

 

Néanmoins, plusieurs questions se posent.

La première est de savoir pourquoi François Hollande n’a pas fait sa campagne sur un virage social libéral. Il aurait mieux fallu éduquer les français en vue de les préparer aux réformes, au lieu d’agiter l’ineptie qu’est la tranche à 75%.

 

La deuxième chose est quant à renier ses promesses démagogiques de campagnes, il aurait mieux fallu le faire en début de mandat.  Comme l’a si bien fait remarquer François Bayrou, c’est il y a 18 mois qu’il fallait le dire, c’est-à-dire en début de quinquennat.

 

Enfin, une question primordiale se posera : François Hollande aura-t-il les moyens d’imposer sa politique ?

Le PS, ultra-majoritaire à l’assemblée, n’a jamais fait sa rénovation.

D’ailleurs, François Hollande, qui a été premier secrétaire du PS, a une lourde responsabilité dans l’archaïsme du PS.

 

Sur l’ensemble, je suis en accord avec ce qui est dit sur le blog du centrisme.

En général, statistiquement, les virages centristes finissent mal.

Comme l’explique bien le blog du centrisme :

« D’abord parce que la Gauche ou la Droite ne deviennent jamais le Centre, elles restent Gauche et Droite, donc sur des positions idéologiques qui ne sont pas celles du Centre.

Ensuite parce qu’un virage centriste n’a de chance de perdurer que si les partis centristes sont assez puissants pour empêcher la Gauche et la Droite de lorgner vers leurs tropismes naturels.

Or, souvent, lors de ces virages susmentionnés, les centristes n’étaient pas dans une position de force ainsi que c’est le cas actuellement.

Enfin et surtout parce que gouverner au centre n’est toujours pour la Gauche et la Droite que la matérialisation que leurs clientélismes idéologiques ne sont que du bavardage inapplicable concrètement mais que, lors de chaque élection, il faut aller conquérir son électorat traditionnel qui, lui, attend ces signes partisans pour se reconnaître dans les partis ou les candidats de leurs camps respectifs.

Alors le fossé et le mur sont là où se retrouvent souvent les centristes qui se sont laissé duper… »

Et de conclure :

« Bien sûr, nous connaissons la solution pour que ces virages centristes soient pérennes: que le Centre soit assez fort pour le diriger lui-même! »

Tout est dit !

Sur le même sujet :

19 janvier 2014 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire