Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

CA 2016 de Malakoff (2/16) : La réalisation

Il y a ce qui est budgétisé, et il y a ce qui est réellement réalisé.

 

Pour le CA 2016, on a :

Section Dépenses Recettes
Budgétisé Réalisé % Budgétisé Réalisé %
Fonctionnement 59 638 252,17€ 57 402 883,41€ 96,25% 59 638 252,17€ 60 279 356€ 101,07%
Investissement 20 444 721,05€ 19 338 847,91€ 94,59% 20 444 721,05€ 18 509 519,25€ 90,53%
Total 80 082 973,22€ 76 741 731,32€ 95,83% 80 082 973,22€ 78 788 875,25€ 98,38%

 

Publicités

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (1/16) : Les chiffres

Bon, il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017.

Ayant beaucoup de travail en ce moment, j’ai donc tardé à en parler.

 

De plus, ce type de sujet, j’aime bien l’approfondir, et c’est donc long, et ça demande du temps et du travail.

 

Mais comme je suis en vacances, je peux donc commencer.

 

Pour rappel, le budget de Malakoff se déroule sur 3 phases, 3 moments forts.

 

Le premier, c’est le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

C’est sans vote.

On y débat de la politique financière de la ville.

 

La seconde étape est le vote du budget.

L’équipe municipal budgétise ce qu’elle a l’intention de dépenser l’année en cours. C’est prévisionnel. Et c’est sujet à un vote.

 

La dernière étape est le CA (compte administratif).

C’est le bilan financier. C’est ce qui a été réellement dépensé.

Et c’est également avec vote.

 

Le CA est l’étape la plus importante.

Elle permet de cartographier l’état des finances de la ville à une date donnée.

 

Je vais donc commencer par les chiffres.

 

Pour rappel, le CA (comme le budget, d’ailleurs), est divisé en deux sections, la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

Chaque section a les recettes et les dépenses.

 

La section de fonctionnement représente le courant.

Dans les dépenses, on a les charges de personnels, de fournitures, de fonctionnement (du service public local, par exemple) et les intérêts de la dette.

 

Dans les recettes, on a les impôts, les taxes et les dotations de l’Etat (un sujet qui fâche, sur lequel je reviendrai)

 

La section d’investissement représente le long terme.

Dans les dépenses, on a les travaux, la construction d’une infrastructure et l’acquisition d’un bien. On a aussi le remboursement de la dette.

 

Dans les recettes, on a les emprunts et diverses subventions.

 

Pour le cru 2016, on a :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 57 402 883,41€ 60 279 356€
Section d’investissement 19 338 847,91€ 18 509 519,25€

 

 

A titre de comparaison, en 2015, on avait :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 50 066 405,30€ 53 307 402,01€
Section d’investissement 14 881 902,05€ 14 020 763,38€

 

Soit une évolution de (Troncature) :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement +14,65% +13,07%
Section d’investissement +29,94% +32,01%

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les sénatoriales, un avertissement pour Macron, n’importe quoi !

Laurent Wauquiez n’a décidemment honte de rien.

Il ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnait.

 

Dernièrement, il a expliqué que la victoire de la droite aux sénatoriales était un avertissement pour notre président, Emmanuel Macron.

 

Comme c’est faux, je me permets de répondre.

D’autant que l’humanité parle également d’une sanction, ce qui là aussi, c’est n’importe quoi.

Je vais me concentrer sur la droite, mais la réponse vaut pour le reste.

 

D’abord, la victoire de la droite n’est pas si éclatante que ça. Elle pouvait faire mieux, et elle aurait dû faire mieux.

 

Comme l’explique très bien Christophe Grébert pour le 92, ainsi que le Parisien, la droite pouvait espérer gagner deux sièges.

Ce n’a pas été le cas. Au contraire, c’est sa division et ses ambitions personnelles qui ont été étalées.

Mieux, Isabelle Debré, sénatrice LR (Les républicain) de Vanves a perdu son siège.

De plus, cette division a permis à LREM (La république en Marche) de gagner un siège et au PS (Parti Socialiste) de sauver le sien, alors que ce dernier partait avec un très lourd handicap.

 

De plus, il convient de rappeler que les sénatoriales sont une élection indirecte.

C’est les conseillers municipaux qui votent pour élire les sénateurs. Ce sont les grands électeurs.

 

Or, le collège électoral s’est fait lors des municipales 2014, à l’époque où LREM n’existait pas.

 

Les municipales 2014 ont été gagné par LR, c’est donc LR qui avait la majorité des grands électeurs.

 

Or, en y regardant de plus près, LR avait gagné les élections grâce au vote sanction.

 

En fait, LR a gagné toutes les élections intermédiaires entre 2012 et 2017 grâce à François Hollande, qui était un président médiocre, et au vote sanction.

LR n’a jamais gagné une élection entre 2012 et 2017 sur son mérite propre (globalement).

Au contraire, aux régionales 2015, LR a gagné 9 régions sur 18 (1 région a été gagnée par les nationalistes corses) là où le PS (et apparenté) en 2010 a gagné 21 régions sur 26, toujours sur le vote sanction, précisons-le.

 

Ce qui fait qu’en fait, la vraie question est comment LR, en 2017, a pu perdre une élection imperdable alors que le mandat 2012-2017 était celui de François Hollande, un président médiocre ?

Poser la question, c’est un peu y répondre.

3 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Wauquiez, l’homme qui symbolise les travers de la Droite

Il y a une élection pour désigner le président du grand parti de la Droite, en l’occurrence les républicains.

 

Et le favori est Laurent Wauquiez.

Il a la sympathie des militants et le soutien des élus.

Selon toutes les probabilités, il devrait être élu président des républicains.

 

Je me suis exprimé à maintes reprises sur le personnage.

En particulier, si j’avais été habitant dans sa région, j’aurais voté contre lui en votant directement la liste PS aux régionales.

 

Pour moi, le personnage m’est antipathique.

Il représente une droite dure, qui déteste et méprise les centristes et les modérés.

C’est même pour moi le fils spirituel de Nicolas Sarkozy. C’est son héritier.

 

Et c’est le type de droite dure qui se plait à rouler les centristes dans la farines et à les faire frire.

 

Savez-vous qu’il m’est arrivé de voir des militants de Droite m’expliquer que Juppé est « un Gauchiste » ?

Ça tombe bien, Laurent Wauquiez est leur boussole.

 

J’ai une forte antipathie pour le personnage.

 

Et par ailleurs, je pense que Laurent Wauquiez symbolise les travers de la droite.

 

Il est en phase avec les militants.

 

Mais la droite doit faire ce qu’elle n’a pas fait en 2007, revenir sur ses (nombreuses) erreurs, les affronter, en tirer les leçons et avancer pour être le cas échéant prête à revenir au pouvoir.

 

Le problème, c’est que depuis 2007, la Droite, mené par Nicolas Sarkozy vis dans le déni de réalité et qu’avec Laurent Wauquiez, la Droite va continuer à vivre dans le déni de réalité.

 

Laurent Wauquiez, c’est ce que veut les militants de Droite, mais sincèrement, il leur faut autre chose.

 

Pour comprendre la plaie qu’est Laurent Wauquiez, il faut revenir en arrière.

 

Il faut revenir à Nicolas Sarkozy.

 

Il faut d’abord rappeler que sa défaite était méritée.

Déjà sur le plan comptable, Nicolas Sarkozy a fait exploser le déficit public.

Selon Thierry Breton, ancien ministre des finances de Jacques Chirac, François Mitterrand a fait 555 Milliards d’euros de dettes entre 1981 et 1995 (soit en 14 ans), dont 150 (soit 27%) imputable à la seconde cohabitation (mené par Edouard Balladur avec comme ministre des finances un certain … Nicolas Sarkozy).

Nicolas Sarkozy a fait 600 Milliards d’euros de dette entre 2007 et 2012 (soit 5 ans) dont 200 Milliards imputable à la crise (soit 33%).

En résumé, François Mitterrand faisait environ 27 Milliard d’euros de dette / ans (imputable à lui-même) là où Nikola Sarkozy en faisait 80 Milliard d’euro par ans (imputable seulement à lui-même).

 

Bref, le bilan comptable de Nicolas Sarkozy est pire que celui de François Mitterrand.

 

De plus, avec Nicolas Sarkozy, on a eu une politique économique visant à soutenir le demande (ce qui a empiré le problème de déficit), et qui économiquement a été une catastrophe, très bien expliqué dans le livre de Jean Peyrelevade.

Pire, cette politique est injuste, et s’est fait au détriment des classes populaires et moyennes.

 

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a enrichi une oligarchie (exemple ici et ici) et il avait un rapport au pouvoir malsain (sur ce sujet, le livre de François Bayrou est pertinent).

 

Bref, la défaite de Nicolas Sarkozy était simplement méritée.

 

Pourtant, Nicolas Sarkozy n’a pas fait qu’une présidence médiocre.

 

Il a aussi réformé la droite, et malheureusement, pas dans le bon sens.

 

Il a rendu poreuse la frontière entre la droite et l’extrême droite, comme le dit si bien le blog du Centrisme.

Pire, excepté à la présidentielle 2017 où il a soutenu Emmanuel Macron (qui lui n’est pas PS, pour être exact), il a mis au même niveau le FN et le PS.

Quant à Laurent Wauquiez, il a en plus mis au même niveau Emmanuel Macron et le FN !

 

Le problème, c’est qu’en se droitisant, la droite fait des politiques clientélistes, contre les gens, contre le bon sens, et qui empire la situation du pays et ses problèmes.

 

Les affaires de François Fillon ne sont pas, pour moi, la principale cause de la défaite de la droite en 2017. Ce n’est que le catalyseur.

 

La véritable cause de la défaite de la droite est d’abord sa droitisation excessive.

Il est normal que la droite soit de droite. Mais elle peut être de droite et s’adapter aux problèmes.
Le problème (qui d’ailleurs existe au PS), c’est qu’il est plus important d’être de droite, et que pour prouver que l’on est de droite, on est prêt à faire des politiques stupides et contre les gens et le bon sens.

 

Le centre a sa responsabilité car entre 2012 et 2017, le Centre n’a pas vraiment combattu la droite dure.

Pire, on l’a même soutenu pour des places, notamment en Rhône-Alpes où l’on a soutenu Laurent Wauquiez aux régionales.

 

Mais les premiers responsables, c’est d’abord les militants de droite.

Ils avaient la chance de pouvoir construire quelque chose avec un homme de droite modérée, ils ont préféré être fièrement de droite en élisant Fillon lors de la primaire.

 

Si Laurent Wauquiez gagne, ce n’est pas qu’un homme qui sera élu, c’est aussi une ligne politique.

Et au plus profond de moi-même, je pense que cette ligne politique n’est pas bonne.

Pire, elle ne permet pas de faire évoluer les républicains dans le bon sens.

 

Ce qui veut dire que pour moi, on ne peut pas donner aux républicains les clés de la maison France.

 

Ce n’est pas une question idéologique. C’est que tout comme le PS, j’estime que les républicains ne sont pas aptes à diriger la France. Je pense qu’ils la mettraient dans le mur.

 

On pourrait penser que je m’en réjouis. Que ça sera plus de voix pour le Centre ou pour Emmanuel Macron.

 

Au contraire, je m’en inquiète.

 

Si Emmanuel Macron échoue (ce que je ne souhaite pas), il n’y aura pas d’alternative à droite.

 

Ou pire, si l’alternative à Emmanuel Macron est Laurent Wauquiez, ça veut dire que l’on va perdre encore 5 ans, après les 5 ans de François Hollande et 5 ans de Nicolas Sarkozy.

2 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff et Moi, proposition 23, Droit de saisine

Droit de saisine ! La ville propose une modification du règlement intérieur du conseil municipal pour permettre aux habitants d’inscrire un point à l’ordre du jour.

 

Je voulais commenter le sujet à l’époque, mais je ne l’ai pas fait. Mais puisque Malakoff et Moi, me permet d’y revenir, je vais donc me permettre de commenter le sujet.

 

Déjà, commençons par la base : l’engagement a été tenu. Il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017, si mes souvenirs sont bon.

 

Pour ma part, je suis perplexe sur la proposition, je la trouve même démagogique.

 

Déjà, commençons par la base.

La municipalité a été élue lors des élections 2014.

Elle est donc légitime.

 

Elle a été élue sur un programme, elle applique donc son programme.

C’est là aussi, tout à fait normal.

 

Certes, selon les circonstances elle peut être amenée à revoir certains points de son programme, mais je ne lui en tiens pas rigueur.

 

Au contraire.

 

De plus, il y a un moment où il faut comprendre qu’un programme municipal, ce n’est pas des propositions, c’est une philosophie.

 

Les propositions peuvent être amenées à changer selon les contraintes extérieures.

Et c’est normal, car au-delà de l’aspect idéologique, je demande d’abord au maire de gérer la commune, et donc de faire preuve de pragmatisme.

Ce que mon maire fait plus ou moins.

 

En fait, je demande à mon maire d’avoir une attitude contradictoire.

Je lui demande de rester elle-même, de garder son identité profonde, tout en faisant néanmoins preuve de pragmatisme, pragmatisme indispensable pour la gestion d’une ville.

Ce qui est à peu près fait.

 

Par ailleurs, le débat sur la gestion de la ville se fait lors des municipales se fait durant l’élection.

Il se trouve que l’élection municipale 2014 a été faussée, mais le responsable n’est pas la tête de liste municipale de l’époque, à savoir Catherine Margaté, mais plutôt celle de Malakoff Plurielle, groupe qui par la suite a implosé (Voir ici et ici).

 

Par ailleurs, si on prend un problème concret, comme les nuisances sur la Place du 11 Novembre (Problème pris par hasard), la pétition n’a fait que 191 signatures, très loin des 500 requis pour que la saisine soit acceptée.

Heureusement que Madame le Maire n’a pas attendu pour faire une réunion publique et prendre en considération le problème (d’autant qu’elle habite place du 11 Novembre également).

 

De plus, généralement, la mairie organise des réunions pour les problèmes récurrents et/ou les nouveaux projets.

 

Pour ma part, au lieu de faire un droit de saisine, je pense qu’il faut relancer les conseils de quartier qui sont vraiment au point mort.

 

Faisons un Etat des lieux.

Conseil de quartier Derniers RDV Prochain RDV
Quartier Nord 5/11/2014, 9/10/2015 ?
Quartier Centre 29/06/2015, 23/01/2016 Rien à ma connaissance, je fais pourtant parti du collectif
Maison de l’enfant 9/02/2016, 23/03/2017 ?
Quartier des Collèges 7/04/2015, 11/11/2015 ?
Barbusse-le clos 15/04/2013, 25/09/2014 ?

A la grande époque, les conseils de quartier se réunissaient 2-3 fois par ans.

Aujourd’hui, ils se réunissent seulement 1 fois par ans.

Certains ne se sont pas réunis depuis 2015 (Nord, Collège), voir 2014 (Quartier Sud).

 

De fait, il n’existe plus de lieu pour pouvoir faire remonter les problèmes régulièrement.

Il n’existe plus de lieu pour faire remonter aux élus les divers problèmes du quotidien.

 

Par ailleurs, si on prend Tocqueville dans De la Démocratie en Amérique, le citoyen a une tendance à être isolé dans la masse dans une démocratie.

 

Pour lutter contre ça, Alexis de Tocqueville recommande de créer des associations locales.

Le conseil de quartier est l’une des solutions pour lutter contre l’isolement du citoyen dans la masse dans une démocratie.

 

Par ailleurs, un conseil de quartier crée du lien social, contrairement à une pétition.

 

Donc, pour ma part, je recommande plutôt de relancer la dynamique du conseil de quartier plutôt que le droit de saisine.

24 septembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur l’atelier Malakoff et moi du 19/09/2017

Mardi avait lieu une réunion sur Malakoff et Moi, dont j’ai souvent parlé.

 

En toute honnêteté, j’étais d’abord venu parlé d’un sujet qui a empoisonné mon mois de Juillet-Août, les nuisances sur la place du 11 Novembre.

 

J’ai même été dans l’atelier « Vivre ensemble » au détriment d’un « Atelier économie ».

Certes, le point faible de Malakoff est la gestion économique, mais les nuisances sur la place du 11 Novembre, ça a vraiment empoisonné mes mois de Juillet-Août, et je dois reconnaitre que ça m’a excédé de passer un pantalon par-dessus mon pyjama et descendre demander pour demander de diminuer d’un ton.

 

Et ça m’a excédé d’arriver au travail totalement défoncé à la suite de mauvaises nuits de sommeil, car en Juillet/Août, je n’ai pas eu de vacances, moi !

 

Mais bon, comme j’ai abordé la question avec madame le Maire…

 

L’objet de la réunion était de faire un bilan sur les engagement Malakoff et Moi, de voir ce qui a été tenu et ce qu’il reste à faire.

 

Il est tout à fait normal de faire un bilan, et il est tout à fait normal que la municipalité communique sur le fait qu’elle respecte ses engagements.

D’autant qu’elle essaye vraiment de le faire.

 

Néanmoins, pour ma part, je reste assez dubitatif sur l’intérêt de la réunion.

 

Effectivement, les problèmes évoluent.

Or, si les problèmes évoluent, il faut être en mesure de le prendre en compte et évoluer.

 

Par exemple, j’ai expliqué que malgré les efforts réels de la municipalité sur le vivre ensemble, celui-ci prend un réel coup si on n’arrive pas à dormir la nuit suites aux nuisances place du 11 Novembre.

 

Il faut donc faire évoluer les propositions.

Or, celles-ci sont figées.

 

Des propositions pertinentes à un temps t ne le sont peut-être plus à un temps t+1.

 

De plus, Malakoff et moi a ralenti considérablement le rythme des conseils de quartier.

Je n’ai aucune nouvelle du mien qui est au point mort.

 

Cela veut dire que l’on n’a plus d’espace pour aborder les problèmes du quotidien.

 

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains sujets, notamment le développement économique.

24 septembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

12 septembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

[Humour] Martinez, le dernier dinosaure

Bon, c’est gratuit, c’est pour la manifestation de demain.

 

Bon, je ne touche pas souvent ma flute traversière, donc je me suis contenté du refrain.

 

Mais le cœur y est…

11 septembre 2017 Posted by | Humour, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Parlons des problèmes de nuisance place du 11 Novembre (2/4) : C’est un problème d’éducation et de société

Le problème, à la racine, c’est d’abord un problème d’éducation et de société.

Et à traiter, c’est vraiment compliqué car c’est toute une éducation à refaire, et à refaire à zéro.

 

De mon point de vue, on a des enfants tyrans, au sens du docteur Didier Pleux.

On a des enfants intolérants à la frustration, qui sont dans la satisfaction d’un plaisir immédiat.

 

Or, la vie en société impose des contraintes, et donc une forme de frustration.

 

Le problème, c’est que du coup, ils pensent que tout est permis, et que le reste n’existe pas.

En particulier, on n’a pas d’effort à faire pour occuper la place du 11 Novembre, notamment à veiller au bien être des gens qui habitent à côté de cette place.

 

Et lors que l’on expliquera, poliment ou pas, que l’on veut juste dormir, et donc qu’il serait bien de baisser la sono, on passera juste pour un martien car le concept leur est juste étranger.

 

On est face à des gens déstructuré, comme le dit la mairie.

Des gens intolérants à la frustration et incapable d’avoir une vie en collectivité.

Des gens incapables de faire un effort.

Des gens omnipotents qui pense que tout leur est permis, tout leur est dû.

 

Ça, c’est vraiment dur à régler, car il faut reprendre 20 à 30 ans d’éducation.

 

C’est aussi un problème de société car notre société pousse à la satisfaction des plaisirs immédiats.

En particulier, l’éducation nationale joue un jeu dangereux en entrant dans cette logique.

7 septembre 2017 Posted by | Malakoff | , , , | Laisser un commentaire

Problème de nuisance Place du 11 Novembre, sarcasmes et mauvaise foi (4/4) : Du Taxi et du Cul

Même si j’ai abordé l’histoire, je me dois de la raconter à nouveau.

 

Elle est synonyme d’un état d’esprit, d’une dégradation, d’un laissez-faire, et tout simplement d’un sentiment d’impunité.

 

Ça s’est passé juste devant la Mairie, là où j’ai indiqué un Rond rouge.

 

Samedi dernier, Vers 5H30 du Matin (si mes souvenir sont bons), j’entends du bruit.

 

Évidemment, j’ai tout de suite su que c’était Place du 11 Novembre.

 

J’essaye d’oublier, mais le bruit est vraiment trop fort.

Du coup, je mets une veste (pour pouvoir prendre mes papiers), je chausse mes chaussures et je descends Place du 11 Novembre.

 

Gagné, je vois un taxi et deux jeunes écouter de la musique juste devant la mairie.

 

En y repensant, je me demande ce que le taxi fait juste devant la Mairie.

Il me semble que l’on a une zone piétonne.

Il faut dire que le fait que nos bornes rétractables soient bousillées n’aide pas.

 

Évidemment, furax d’avoir été (encore une fois) réveillé, en plus les fenêtres fermées, je râle (et je gueule).

 

L’un des jeunes se retourne, baisse son pantalon et montre son cul.

 

Certes, ce n’est qu’une anecdote.

Ce n’est sans doute qu’une anecdote parmi tant d’autres.

 

Mais je me permets de la raconter à nouveau.

 

Elle est révélatrice d’un certain état d’esprit, et d’un sentiment d’impunité.

5 septembre 2017 Posted by | Malakoff | , , , | Laisser un commentaire