Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Présidentielle 2017 et Éducation nationale (4/4) : Il faut pouvoir reprendre les études plus facilement

Dernièrement, j’écrivais que l’école devait être plus sélective.

Néanmoins, je considère que ça ne doit pas être à vie et définitif.

 

De mon point de vue, si les probabilités d’avoir le Bac à 18 ans sont faibles, autant ne pas le passer.

 

Mais si à 30 ou 40 ans tu as les capacités de l’avoir, je pense qu’il est sain de le passer.

 

Mieux, la société doit y encourager.

Ce qui compte, ce n’est pas le niveau actuel, mais les progrès que tu vas effectuer.

 

Le problème, c’est que c’est l’inverse qui se passe.

 

Si on n’a pas le Bac, on est un déchet. Pire, c’est à vie.

Et le pire, c’est que le Bac est dévalué année après année.

 

Au contraire, il faut faire un véritable travail sur le fait que ne pas avoir un diplôme, ce n’est pas un jugement de valeur, ce n’est pas un jugement de personnalité.

 

Par contre, un diplôme doit sérieusement sanctionner des connaissances, aussi bien théorique et/ou pratique.

Et il doit sanctionner sérieusement.

 

De fait, si on a les capacités, quel que soit l’âge de la vie, de pouvoir repasser un diplôme, pour diverses raisons, ça doit toujours être possible.

 

Il faut en particulier concevoir qu’à un moment donné, on peut ne pas être en situation d’obtenir un diplôme, mais ce n’est pas définitif. Plus tard, on peut gagner en maturité et dont évoluer et être capable de décrocher le diplôme.

 

Pouvoir reprendre les études doit être une nécessité, et ceci pour plusieurs raisons.

 

La première, c’est que la progression dans la société se fait pas les connaissances et le diplôme.

Si on a la capacité de progresser, on doit pouvoir le faire.

Si c’est par les études, on doit donc pouvoir les reprendre.

 

Par ailleurs, les connaissances doivent s’acquérir au long de la vie.

Certaines connaissances ne sont pas figées.

Au contraire, elles évoluent vite.

C’est en particulier vrai en Informatique.

 

Par ailleurs, c’est très rare que l’on exerce un métier dans son domaine d’étude initial.

 

Pour toutes ces raisons, reprendre ses études doit toujours être possible.

 

En ce sens, pour moi, le CNAM est un exemple.

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1 novembre 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Ma réponse sur les propos de Laurent Wauquiez sur le Pôle emploi

Laurent Wauquiez a déclaré que les conseillers du Pôle emploi conseillaient aux chômeurs de profiter de la vie.

 

Ayant été très longtemps au chômage, voir ce que l’on appelle « une merde au chômage », je me suis senti humilié et insulté par les propos de Laurent Wauquiez.

 

D’autant que ce personnage, détestable, ose dire qu’Emmanuel Macron est un désert de l’âme et explique qu’il monte les parisiens contre les provinciaux, bref, qu’il monte les français les uns contre les autres.

 

Mais bon, Laurent Wauquiez ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.

 

Mais en réalité, c’est Laurent Wauquiez qui monte les français les uns contre les autres, et pire, il s’attaque aux catégories les plus faibles, en l’occurrence les chômeurs.

 

Je vais donc répondre sur deux points, notamment sur le fait qu’il sous entends que les chômeurs soient des branleurs et des profiteurs du système de solidarité.

 

Certes, il y a toujours des profiteurs, mais il y a aussi juste des gens qui essayent de s’en sortir et qui n’ont pas les moyens de s’en sortir.

 

Je vais donc d’abord répondre sur « Chômeur = branleur et profiteur ».

 

Pour ma part, je n’ai pas choisi d’être chômeur et branleur.

Au contraire, mon rêve est de pouvoir vivre libre, m’assumer pleinement et avoir mon chez moi.

Sauf que ça m’a pris des années car j’ai été au chômage entre 2002 et 2009, soit pratiquement 7 ans.

Je n’ai pas vraiment été 7 années, 7 jours sur 7 et 24H/24 chômeur. J’ai été professeur de Science Physique (2 ans stagiaire et un peu vacataire), voir à l’IUFM (année 2004-2005) pour préparer le CAPES.

Mais le reste du temps, j’étais chômeur.

Ma seule vie sociale étant… le club de bridge les mercredi et vendredi après-midi.

 

Pour ma part, j’ai un DEA de physique des plasmas, obtenue en 2002.

J’ai fait de la physique par choix.

J’ai aussi le CAPES de Sciences Physiques (année 2005).

Et même si j’ai merdé à l’IUFM en 2001 (Je n’ai pas été admissible, et je n’avais pas fait de chimie pendant longtemps car j’ai fait physique pure), même si j’ai eu ma licence et maîtrise au rattrapage, j’ai eu mes diplômes du premier coup.

 

Pour mon DEA, j’ai même eu 11,83. Je m’en rappelle très bien car avec 12, j’aurais fait une thèse. Pas sûr que ça m’aurait évité le chômage d’ailleurs.

 

On ne peut pas dire que je profite. Au contraire, je joue le jeu.

Par ailleurs, je suis des cours au CNAM, pour consolider mes connaissances en informatique, le soir, et j’ai eu mes modules avec une moyenne de 15,11 (Bon, j’ai dû en passer un unique au rattrapage mais je l’ai eu finalement avec 19 et je suis les cours en parallèle de mon travail).

CNAM que pour l’instant, je finance de ma poche.

 

Mais bon, j’ai souvent été au chômage dès 2002. Car j’ai eu un DEA sans rien. Et du coup, je ne savais rien faire de concrets.

 

Je veux insister, je n’ai pas choisi cette situation, ou pas en connaissance de cause.

Si j’avais su, si je pouvais recommencer, je ferais des études directement en informatique.

Mais c’est comme ça.

 

Au début, je ne pensais pas être professeur (j’avais mon échec de 2001 en tête).

Faute de mieux, j’ai fait des vacations.

Puis en 2004, j’ai été admissible. Admissible au CAPES de sciences physique, mais aussi (et ça m’avait surpris) à l’agrégation de Physique (ou j’ai été admissible également en 2005 et 2006).

J’ai donc décider de retenter le CAPES en 2005 pour pouvoir enfin avoir un travail.

Je l’ai eu en 2005.

Par ailleurs, entre temps, j’ai repris seul la chimie qui était mon point faible. J’ai repris la Chimie de faculté seul à zéro, aussi bien la chimie générale (Thermochimie, Chimie quantique) que minérale et organique, chimie compliquée pour les physiciens car très intuitives (les réactions, il faut les sentir).

 

J’ai fait mes 2 ans de stages sous la tyrannie de l’IUFM, et je n’ai pas été titularisé, car l’autorité, ce n’est pas mon truc.

J’ai donc revécu mon pire cauchemar, le chômage.

J’ai donc décidé de me reformer en informatique car là, il y a des emplois.

J’ai fait une formation courte sur 8 mois (4 pratiques, 4 théoriques) pour être opérationnel.

Formation dont j’ai payé environ la moitié ou les trois quarts de ma poche, soit dit au passage.

Et après une très longue période, car inexpérimenté en informatique, j’ai par miracle enfin pu avoir mon premier CDD.

 

Mais la période a été dure. Tout le monde me regardait de travers, car j’étais chômeur. Y compris mes proches. Personne ne m’aidait. J’en ai même des blessures profondes que je n’espère même pas cicatriser.

Je fais avec.

Pire, si tu es au chômage, on t’en veut car tu y es. C’est le cas d’un certain Wauquiez.

Mais si tu es prêt à tout pour t’en sortir, on t’en veut car tu oses vouloir changer ta situation.

 

En fait, on est juste méprisé car on est juste chômeur.

On veut son emploi pour son indépendance, mais on ne sait rien faire.

Wauquiez sait-il que l’un de mes conseillers (non Pôle emploi car Pôle emploi délègue à des prestataires) me critiquait car j’étais prêt à faire la plonge ?

Mais ce n’est pas normal car j’étais trop diplômé pour faire la plonge. Sauf que j’étais en fin de droit, et de toute façon, il fallait que je travail. Mais ça, ce simple concept est incompréhensible.

Heureusement que j’ai eu un jour un coup de chance, j’ai trouvé mon premier CDD. Je crois que ça restera le plus beau jour de ma vie.

 

Aujourd’hui, si je cherche un emploi, je le trouve en 1 mois. Facile quand on a 3 entretiens par jours. On reste confiant.

 

Mais quand on accumule les échecs, quand on n’est pas aidé, et que tout le monde te chie dessus, juste parce que t’es un chômeur, c’est la logique négative.

C’est l’engrenage infernale.

 

Soit on devient fou, soit on laisse une forme de haine montée en soi.

Souvent, il m’arrivait de sentir cette haine, de la palper.

 

Ce qui m’amène à la seconde remarque : les conseillers du pôle emploi.

 

Très franchement, c’est vrai qu’ils sont nuls, sauf qu’en fait, ce n’est pas de leur faute.

Comme le signalait le patron de l’APEC, le Pôle emploi cumule deux records, celui d’être en sureffectif et celui d’être en sous-effectif.

 

Même avec une bonne volonté, le conseiller Pôle-emploi ne peut simplement pas réussir.

Il n’en a ni les moyens, et ni le temps.

 

Mieux, aujourd’hui, c’est les chômeurs (qui rappelons le sont dans une véritable galère) qui ont pitié d’eux.

 

Il m’est arrivé d’avoir un conseiller Pôle emploi qui m’a déprimé et que sur le moment, je voulais étranger.

Mais seulement un seul. Le reste (c’est-à-dire la majorité), c’était juste des pauvres gars qui faisaient ce qu’ils pouvaient, avec les moyens du bord.

 

Pour bien faire comprendre qu’au Pôle Emploi, c’est des pauvres gars, je vais raconter une anecdote qui résume le problème du Pôle Emploi.

 

Lors de l’époque de l’ANPE (l’ancêtre du Pôle Emploi), lorsque l’on était au chômage dans l’informatique, on allait à l’ANPE du Saint Augustin.

Effectivement, cette agence était spécialisée dans les métiers de l’informatique.

 

Ils connaissaient les métiers, mais aussi les patrons. Ils avaient un carnet d’adresse de patrons travaillant dans le domaine, et pouvant donc embaucher.

 

Maintenant, c’est le pôle emploi, et le pôle emploi est généraliste.

Que se passe-t-il pour l’agence de Saint Augustin ?

C’est les mêmes fonctionnaires. Ils connaissent donc toujours les métiers de l’informatique, et ils ont toujours le carnet d’adresse de patrons.

Mais ils ne peuvent plus poser le CV, car ils sont généralistes.

 

Or, le réseau étant important pour trouver un emploi, une agence de l’emploi doit se substituer au réseau.

 

Je pense que l’on touche là le problème de fond du Pôle Emploi.

Le Pôle Emploi n’a pas été penser pour faciliter le retour à l’emploi des chômeurs.

 

Il a été penser par des gens qui ne connaissent rien au chômage, mais qui pensent qu’ils sont beaux, magnifiques et intelligents et qui sans étudier le mécanisme du chômage, ont imposer un fonctionnement du pôle emploi débile et de fait inefficace.

 

C’est criminel car souvent, le Pôle emploi est une nécessité pour des gens éloignés de l’emploi.

 

Le pôle emploi est organisé de tel façon que les fonctionnaires ne peuvent pas réussir.

Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation.

 

Je veux bien que l’on contrôle les chômeurs. Je n’y suis pas opposé. Mais souvent, un chômeur, c’est juste une personne qui a besoin d’être accompagné.

 

Et le Pôle Emploi est incapable d’accompagner les chômeurs, car il a juste été conçu de manière débile. Encore une fois, les fautifs, ce n’est pas les agents du Pôle Emploi, mais ceux qui ont conçu le Pôle Emploi.

 

Quand j’explique qu’il faut retravailler l’accompagnement des chômeurs, je ne plaisante pas.

L’accompagnement des chômeurs, ça devrait être le pôle emploi, mais ce n’est pas le cas.

 

Le problème, c’est que le Pôle Emploi a été pensé par des idéologues fous, parmi lesquels un certains Nicolas Sarkozy, dont son fils spirituel est Laurent Wauquiez.

 

Au lieu de s’en prendre aux fonctionnaires du pôle emploi, et aux chômeurs, Laurent Wauquiez devrait se demander pourquoi la Droite a perdu une élection imperdable et pourquoi certaines personnes de Droite comme Edouard Philippe et Bruno Lemaire préfèrent travailler avec Emmanuel Macron.

29 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (6/16) : Les dépenses de fonctionnement

Pour le cru 2016, on a :

Valeur (€) %
Charges à caractères générales 9 244 912,61 16,11
Charges de personnel 29 182 182,71 50,84
Atténuation produit 489 427,00 0,85
Autres charges de gestion courante 9 905 787,31 17,26
Charges financières 1 005 244,67 1,75
Charges exceptionnelles 45 559,39 0,08
Dotation provisions semi-budgétaires 93 000,00 0,16
Opération ordre transfert entre sections 7 436 769,72 12,96
Total 57 402 883,41 100,00

 

 

Comme d’habitude, le principal poste de dépense reste les charges de personnel.

 

J’y reviendrai.

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (5/16) : Les recettes de fonctionnement

Rentrons donc dans le vif du sujet.

Et commençons par les recettes.

 

Pour le CA 2016, on a :

Valeur (€) %
Atténuations de charges 2 722 405,92 4,52
Produits, services et vente diverses 6 583 491,44 10,92
Impôts et taxes 38 203 235,35 63,38
Dotations et participation 8 712 877,82 14,45
Autres produits gestion courante 1 707 645,79 2,83
Produits exceptionnels 421 132,70 0,70
Reprises provision semi-budgétaire 60 896,15 0,10
Opération Transfert Ordre entre section 1 052 229,72 1,75
Excédent de fonctionnement reporté 815 441,11 1,35
Total 60 279 356,00 100,00

 

Rien de transcendant.

Comme la dernière fois, les principales recettes sont les impôts et taxe (63,38%), les dotations (14,45%) et les produits, services et vente diverses (10.92).

 

Notons que les recettes liées à l’impôts ont fortement augmentés (+30% environ).

Les dotations ont diminué (environ -8%).

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (4/16) : Le bilan financier

 

 

Le CA permet aussi de faire un bilan financier de la ville.

 

Soit Rf, Re et Rc respectivement les recettes de fonctionnement, les recettes exceptionnelles et les recettes de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Rc = RfRe.

 

Soit Df, De et Dc respectivement les dépenses de fonctionnement, les dépenses exceptionnelles et les dépenses de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Dc = DfDe.

 

Soit CAF la capacité d’autofinancement brut.

 

CAF = RcDc et en général, CAF > 0.

 

La capacité d’autofinancement brut est le premier indicateur pour mesurer la bonne gestion d’une ville. C’est le bénéfice net.

 

On retire soigneusement ce qui est exceptionnel, car l’objectif est de faire de la prospection.

 

Le problème est de définir « ce qui est exceptionnel ».

Avec les conventions admises, on a un exemple de calcul ici.

 

Je vais prendre les chiffres ici et sur la présentation du CA 2016.

 

Soit ED l’encours de la dette.

 

On définit la capacité de désendettement CD par CD = ED / CAF.

La capacité de désendettement représente le nombre d’année qu’il faudrait pour rembourser la dette si on y mettait toute la capacité d’autofinancement brut.

 

Elle est exprimée en année.

 

On considère qu’il y a bonne gestion si CD < 10 ans.

 

En période d’investissement, on admet une CD ~ 12-15 ans.

 

Cette année, j’ai décidé d’innover, et de remonter dans le temps.

 

On arrive à :

Année CAF (en millier d’€) €/hab (Malakoff) €/hab (Moyenne Strate)
2000 4 634 156 164
2001 5 124 173 161
2002 3 854 130 166
2003 3 736 126 189
2004 2 376 80 193
2005 2 321 78 152
2006 2 983 101 148
2007 403 15 141
2008 -717 -24 133
2009 3 027 99 142
2010 4 944 159 171
2011 6 428 206 186
2012 6 868 219 180
2013 6 807 217 172
2014 6 875 221 152
2015 8 840 287 176
2016 8 228

 

Année CAF (en millier d’€) Dette (en millier d’€) Capacité de désendettement (ans)
2000 4 634 5 726 1
2001 5 124 4 913 1
2002 3 854 4 813 1
2003 3 736 3 949 1
2004 2 376 12 159 5
2005 2 321 21 583 9
2006 2 983 33 374 11
2007 403 41 184 102
2008 -717 47 278 -66
2009 3 027 46 703 15
2010 4 944 43 841 9
2011 6 428 40 737 6
2012 6 868 37 929 6
2013 6 807 37 369 5
2014 6 875 36 262 5
2015 8 840 33 323 4
2016 8 228 34 850 4

 

Les années 2001-2009 représentent des années d’investissement intensives.

On y voit une forte augmentation de la dette et une chute de l’autofinancement brut.

La capacité de désendettement augmente fortement.

Avec la chute brutale de l’autofinancement brut en 2007, on a une capacité de désendettement de 102 ans.

 

A noter que 2008 représente une mauvaise gestion. La capacité d’autofinancement brut est négative. Ce qui veut dire que les dépenses de fonctionnement ont été supérieures aux recettes de fonctionnement. J’ai calculé CD, mais pour 2008, très franchement, CD n’a pas de sens.

 

Depuis 2009, on remarque une politique pour consolider la CAF. Entre 2008 et 2015, on a également une politique de désendettement.

Ce qui permet de réduire la capacité de désendettement.

 

De 2015 à 2016, on a une période d’investissement (Garage municipal …).

La dette a donc légèrement augmenté.

 

A noter que la municipalité a changé de stratégie.

 

Lors de la phase d’investissement 2001-2008, la municipalité a principalement financé ses investissements par de la dette. Elle a fortement augmenté ses impôts en 2008 (la taxe d’habitation si mes souvenirs sont bon).

 

Pour la période d’investissement actuelle, elle a augmenté ses impôts fortement avant en 2015 (la taxe foncière sur le bâtit).

 

A noter que j’ai aussi trouvé un ratio CAF/Habitants.

 

De 2000 à 2010, on a toujours une CAF (par Habitant) inférieur à la moyenne.

Depuis 2010, elle est toujours supérieure à la moyenne.

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (3/16) : Les ratios

Les ratios nous permettent de nous comparer par rapport aux autres communes de la strate (c’est-à-dire les communes équivalentes).

 

Pour le CA 2016, on a :

Numéro Ratio Ville de Malakoff Moyenne de la Strate
1 Dépenses réelles de fonctionnement / population 1613,74 1284
2 Produit des impositions directes / Population 705,45 608
3 Recette réelle de fonctionnement / population 1912,84 1445
4 Dépenses d’équipement brut / population 326,66 308
5 DGF / Population (DGF = Dotation Globale de fonctionnement) 136,17 267
6 Dépenses de personnel / Dépenses de fonctionnement 58% 59%
7 Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement de la dette / recette réelles de fonctionnement 89% 96%
8 Dépenses d’équipement brut / Recettes réelles de fonctionnement 17% 21%
9 Encours de la dette / Recettes réelles de fonctionnement 59% 77%

 

Nous sommes une commune qui dépensons plus que la moyenne pour la population (1 et 4).

Néanmoins, on dépense moins en équipement par rapport à nos recette (8).

 

Par contre, côté recette, on charge plus la mule que la moyenne sur notre population (2 et 3).

 

A noter que l’on vit moins de la générosité que la moyenne (5)

 

Côté personnel (6), on a fait des efforts, on est légèrement en dessous de la moyenne de la strate.

 

Côté dette, elle semble moins importante que la moyenne (9) mais on la rembourse moins vite (7)

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (2/16) : La réalisation

Il y a ce qui est budgétisé, et il y a ce qui est réellement réalisé.

 

Pour le CA 2016, on a :

Section Dépenses Recettes
Budgétisé Réalisé % Budgétisé Réalisé %
Fonctionnement 59 638 252,17€ 57 402 883,41€ 96,25% 59 638 252,17€ 60 279 356€ 101,07%
Investissement 20 444 721,05€ 19 338 847,91€ 94,59% 20 444 721,05€ 18 509 519,25€ 90,53%
Total 80 082 973,22€ 76 741 731,32€ 95,83% 80 082 973,22€ 78 788 875,25€ 98,38%

 

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (1/16) : Les chiffres

Bon, il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017.

Ayant beaucoup de travail en ce moment, j’ai donc tardé à en parler.

 

De plus, ce type de sujet, j’aime bien l’approfondir, et c’est donc long, et ça demande du temps et du travail.

 

Mais comme je suis en vacances, je peux donc commencer.

 

Pour rappel, le budget de Malakoff se déroule sur 3 phases, 3 moments forts.

 

Le premier, c’est le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

C’est sans vote.

On y débat de la politique financière de la ville.

 

La seconde étape est le vote du budget.

L’équipe municipal budgétise ce qu’elle a l’intention de dépenser l’année en cours. C’est prévisionnel. Et c’est sujet à un vote.

 

La dernière étape est le CA (compte administratif).

C’est le bilan financier. C’est ce qui a été réellement dépensé.

Et c’est également avec vote.

 

Le CA est l’étape la plus importante.

Elle permet de cartographier l’état des finances de la ville à une date donnée.

 

Je vais donc commencer par les chiffres.

 

Pour rappel, le CA (comme le budget, d’ailleurs), est divisé en deux sections, la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

Chaque section a les recettes et les dépenses.

 

La section de fonctionnement représente le courant.

Dans les dépenses, on a les charges de personnels, de fournitures, de fonctionnement (du service public local, par exemple) et les intérêts de la dette.

 

Dans les recettes, on a les impôts, les taxes et les dotations de l’Etat (un sujet qui fâche, sur lequel je reviendrai)

 

La section d’investissement représente le long terme.

Dans les dépenses, on a les travaux, la construction d’une infrastructure et l’acquisition d’un bien. On a aussi le remboursement de la dette.

 

Dans les recettes, on a les emprunts et diverses subventions.

 

Pour le cru 2016, on a :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 57 402 883,41€ 60 279 356€
Section d’investissement 19 338 847,91€ 18 509 519,25€

 

 

A titre de comparaison, en 2015, on avait :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 50 066 405,30€ 53 307 402,01€
Section d’investissement 14 881 902,05€ 14 020 763,38€

 

Soit une évolution de (Troncature) :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement +14,65% +13,07%
Section d’investissement +29,94% +32,01%

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les sénatoriales, un avertissement pour Macron, n’importe quoi !

Laurent Wauquiez n’a décidemment honte de rien.

Il ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnait.

 

Dernièrement, il a expliqué que la victoire de la droite aux sénatoriales était un avertissement pour notre président, Emmanuel Macron.

 

Comme c’est faux, je me permets de répondre.

D’autant que l’humanité parle également d’une sanction, ce qui là aussi, c’est n’importe quoi.

Je vais me concentrer sur la droite, mais la réponse vaut pour le reste.

 

D’abord, la victoire de la droite n’est pas si éclatante que ça. Elle pouvait faire mieux, et elle aurait dû faire mieux.

 

Comme l’explique très bien Christophe Grébert pour le 92, ainsi que le Parisien, la droite pouvait espérer gagner deux sièges.

Ce n’a pas été le cas. Au contraire, c’est sa division et ses ambitions personnelles qui ont été étalées.

Mieux, Isabelle Debré, sénatrice LR (Les républicain) de Vanves a perdu son siège.

De plus, cette division a permis à LREM (La république en Marche) de gagner un siège et au PS (Parti Socialiste) de sauver le sien, alors que ce dernier partait avec un très lourd handicap.

 

De plus, il convient de rappeler que les sénatoriales sont une élection indirecte.

C’est les conseillers municipaux qui votent pour élire les sénateurs. Ce sont les grands électeurs.

 

Or, le collège électoral s’est fait lors des municipales 2014, à l’époque où LREM n’existait pas.

 

Les municipales 2014 ont été gagné par LR, c’est donc LR qui avait la majorité des grands électeurs.

 

Or, en y regardant de plus près, LR avait gagné les élections grâce au vote sanction.

 

En fait, LR a gagné toutes les élections intermédiaires entre 2012 et 2017 grâce à François Hollande, qui était un président médiocre, et au vote sanction.

LR n’a jamais gagné une élection entre 2012 et 2017 sur son mérite propre (globalement).

Au contraire, aux régionales 2015, LR a gagné 9 régions sur 18 (1 région a été gagnée par les nationalistes corses) là où le PS (et apparenté) en 2010 a gagné 21 régions sur 26, toujours sur le vote sanction, précisons-le.

 

Ce qui fait qu’en fait, la vraie question est comment LR, en 2017, a pu perdre une élection imperdable alors que le mandat 2012-2017 était celui de François Hollande, un président médiocre ?

Poser la question, c’est un peu y répondre.

3 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Wauquiez, l’homme qui symbolise les travers de la Droite

Il y a une élection pour désigner le président du grand parti de la Droite, en l’occurrence les républicains.

 

Et le favori est Laurent Wauquiez.

Il a la sympathie des militants et le soutien des élus.

Selon toutes les probabilités, il devrait être élu président des républicains.

 

Je me suis exprimé à maintes reprises sur le personnage.

En particulier, si j’avais été habitant dans sa région, j’aurais voté contre lui en votant directement la liste PS aux régionales.

 

Pour moi, le personnage m’est antipathique.

Il représente une droite dure, qui déteste et méprise les centristes et les modérés.

C’est même pour moi le fils spirituel de Nicolas Sarkozy. C’est son héritier.

 

Et c’est le type de droite dure qui se plait à rouler les centristes dans la farines et à les faire frire.

 

Savez-vous qu’il m’est arrivé de voir des militants de Droite m’expliquer que Juppé est « un Gauchiste » ?

Ça tombe bien, Laurent Wauquiez est leur boussole.

 

J’ai une forte antipathie pour le personnage.

 

Et par ailleurs, je pense que Laurent Wauquiez symbolise les travers de la droite.

 

Il est en phase avec les militants.

 

Mais la droite doit faire ce qu’elle n’a pas fait en 2007, revenir sur ses (nombreuses) erreurs, les affronter, en tirer les leçons et avancer pour être le cas échéant prête à revenir au pouvoir.

 

Le problème, c’est que depuis 2007, la Droite, mené par Nicolas Sarkozy vis dans le déni de réalité et qu’avec Laurent Wauquiez, la Droite va continuer à vivre dans le déni de réalité.

 

Laurent Wauquiez, c’est ce que veut les militants de Droite, mais sincèrement, il leur faut autre chose.

 

Pour comprendre la plaie qu’est Laurent Wauquiez, il faut revenir en arrière.

 

Il faut revenir à Nicolas Sarkozy.

 

Il faut d’abord rappeler que sa défaite était méritée.

Déjà sur le plan comptable, Nicolas Sarkozy a fait exploser le déficit public.

Selon Thierry Breton, ancien ministre des finances de Jacques Chirac, François Mitterrand a fait 555 Milliards d’euros de dettes entre 1981 et 1995 (soit en 14 ans), dont 150 (soit 27%) imputable à la seconde cohabitation (mené par Edouard Balladur avec comme ministre des finances un certain … Nicolas Sarkozy).

Nicolas Sarkozy a fait 600 Milliards d’euros de dette entre 2007 et 2012 (soit 5 ans) dont 200 Milliards imputable à la crise (soit 33%).

En résumé, François Mitterrand faisait environ 27 Milliard d’euros de dette / ans (imputable à lui-même) là où Nikola Sarkozy en faisait 80 Milliard d’euro par ans (imputable seulement à lui-même).

 

Bref, le bilan comptable de Nicolas Sarkozy est pire que celui de François Mitterrand.

 

De plus, avec Nicolas Sarkozy, on a eu une politique économique visant à soutenir le demande (ce qui a empiré le problème de déficit), et qui économiquement a été une catastrophe, très bien expliqué dans le livre de Jean Peyrelevade.

Pire, cette politique est injuste, et s’est fait au détriment des classes populaires et moyennes.

 

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a enrichi une oligarchie (exemple ici et ici) et il avait un rapport au pouvoir malsain (sur ce sujet, le livre de François Bayrou est pertinent).

 

Bref, la défaite de Nicolas Sarkozy était simplement méritée.

 

Pourtant, Nicolas Sarkozy n’a pas fait qu’une présidence médiocre.

 

Il a aussi réformé la droite, et malheureusement, pas dans le bon sens.

 

Il a rendu poreuse la frontière entre la droite et l’extrême droite, comme le dit si bien le blog du Centrisme.

Pire, excepté à la présidentielle 2017 où il a soutenu Emmanuel Macron (qui lui n’est pas PS, pour être exact), il a mis au même niveau le FN et le PS.

Quant à Laurent Wauquiez, il a en plus mis au même niveau Emmanuel Macron et le FN !

 

Le problème, c’est qu’en se droitisant, la droite fait des politiques clientélistes, contre les gens, contre le bon sens, et qui empire la situation du pays et ses problèmes.

 

Les affaires de François Fillon ne sont pas, pour moi, la principale cause de la défaite de la droite en 2017. Ce n’est que le catalyseur.

 

La véritable cause de la défaite de la droite est d’abord sa droitisation excessive.

Il est normal que la droite soit de droite. Mais elle peut être de droite et s’adapter aux problèmes.
Le problème (qui d’ailleurs existe au PS), c’est qu’il est plus important d’être de droite, et que pour prouver que l’on est de droite, on est prêt à faire des politiques stupides et contre les gens et le bon sens.

 

Le centre a sa responsabilité car entre 2012 et 2017, le Centre n’a pas vraiment combattu la droite dure.

Pire, on l’a même soutenu pour des places, notamment en Rhône-Alpes où l’on a soutenu Laurent Wauquiez aux régionales.

 

Mais les premiers responsables, c’est d’abord les militants de droite.

Ils avaient la chance de pouvoir construire quelque chose avec un homme de droite modérée, ils ont préféré être fièrement de droite en élisant Fillon lors de la primaire.

 

Si Laurent Wauquiez gagne, ce n’est pas qu’un homme qui sera élu, c’est aussi une ligne politique.

Et au plus profond de moi-même, je pense que cette ligne politique n’est pas bonne.

Pire, elle ne permet pas de faire évoluer les républicains dans le bon sens.

 

Ce qui veut dire que pour moi, on ne peut pas donner aux républicains les clés de la maison France.

 

Ce n’est pas une question idéologique. C’est que tout comme le PS, j’estime que les républicains ne sont pas aptes à diriger la France. Je pense qu’ils la mettraient dans le mur.

 

On pourrait penser que je m’en réjouis. Que ça sera plus de voix pour le Centre ou pour Emmanuel Macron.

 

Au contraire, je m’en inquiète.

 

Si Emmanuel Macron échoue (ce que je ne souhaite pas), il n’y aura pas d’alternative à droite.

 

Ou pire, si l’alternative à Emmanuel Macron est Laurent Wauquiez, ça veut dire que l’on va perdre encore 5 ans, après les 5 ans de François Hollande et 5 ans de Nicolas Sarkozy.

2 octobre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire