Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

[Humour][Caricature]Les prochaines cantonales pour la droite sur Malakoff

On désigne par droite UMP/UDI

 

La droite sur Montrouge : Bonjour, nous sommes beaux, magnifiques et intelligents.

La droite sur Malakoff :????????????????

La droite sur Montrouge : Et vous, vous êtes des cons.

La droite sur Malakoff : C’est vrai qu’on est des cons (c’est suite à l’épisode de l’annulation de l’élection municipale).

La droite sur Montrouge : Bien, on va vous apprendre à faire campagne.

La droite sur Malakoff : Néanmoins, faites attention, Malakoff, c’est vraiment particulier.

La droite sur Montrouge : Ne vous en faîte pas, on gère, on est des beaux gosses.

 

 

Conclusion : La droite fait le plein sur Montrouge, elle s’étale sur Malakoff, et Catherine Margaté gagne encore car :

  • La droite sur Malakoff est quasi inexistante.
  • La gauche sur Montrouge a un score correct (autour de 30%) et son déclin est ralenti par le retour de Nicolas Sarkozy.

19 décembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Humour, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

A Malakoff et Bagneux, il faut s’appuyer sur les gens qui connaissent le terrain

J’ai eu vent de ce que sera la candidature de la droite sur le canton de Malakoff Montrouge, et franchement, si elle se confirme, ça risque d’être un coup dur pour l’opposition sur Malakoff, surtout que celle-ci est déjà à terre, dans le mur et enterré.

 

Il faut dire que je peux le déclarer sereinement, malheureusement, je ne crois plus que Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff, puisse être battue.

 

Le problème, c’est qu’on essaye d’au moins diminuer son score.

Allez, soyons fou, imaginons Catherine Margaté en dessous de la barre des 60% (la dernière fois, elle a fait 68,14%).

 

Je pense que cet objectif doit se construire sur la durée (vous savez, le mot important).

Je pense qu’à Malakoff, tout comme à Bagneux, il y a des gens qui peuvent vraiment permettre d’apporter un plus à l’opposition.

Malheureusement, elles ne sont pas soutenues.

Pire, à l’intérieur de ces villes, ou à l’extérieur, elles sont marginalisées, et on préfère, souvent, écouter les amateurs et les clowns.

 

C’est d’autant plus grave que pour des villes comme Bagneux, il y avait moyen de consolider l’opposition. Au lieu de ça, on a consolidé le maire PCF de la ville, Marie Hélène Amiable.

 

Et à Malakoff, au lieu de sauver ce qui pouvait l’être, on a enterré l’opposition.

 

Or, le problème, c’est que Bagneux et Malakoff, c’est vraiment particulier, et c’est vraiment à part.

Il faut vraiment connaître.

 

Pour certaines ambitions de villes voisines, ça va vite devenir problématique.

 

Pour les législatives dans la 11ème circonscription, toute ambition sur Montrouge se cassera les dents sur Bagneux et Malakoff.

 

Sur les cantonales, toutes ambitions sur Montrouge se cassera les dents sur Malakoff. Et toutes ambitions sur Bourg-la-Reine se casseront les dents sur Bagneux.

 

Rappel pour Malakoff (beaucoup d’éléments sont transposables pour Bagneux).

 

A Malakoff, le maire est PCF.

C’est Catherine Margaté.

Son relationnel est impeccable.

Dans ses amis, elle a Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves, Jean Pierre Schosteck, maire UMP de Chatillon (point qui m’a été indirectement confirmé), Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux, et même Jean Sarkozy, au conseil général (point à confirmer).

 

Un jour, on m’a expliqué que Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge préférait Marie Hélène Amiable à Catherine Margaté. Ça m’a surpris, les deux maires de Bagneux et Malakoff étant pour moi des jumelles.

Mais je me suis dit que j’avais peut être loupé quelque chose (enfin !!!) sur Catherine Margaté.

Lors d’une réunion où j’étais convié, j’ai demandé à Jean Loup Metton de m’expliquer pourquoi il préférait Marie Hélène Amiable à Catherine Margaté.

 

Raté, il se trouve qu’en réalité, c’est Catherine Margaté qu’il préfère à Marie Hélène Amiable.

 

Dans les autres points que l’on peut mettre en avant sur Catherine Margaté, elle est à fond dans ses dossiers.

Lors des réunions publiques, il ne faut pas la laisser parler, sinon, elle ne s’arrête pas. Absorbé par ses dossiers, elle continue à parler, oubliant le reste de la salle.

 

Anecdote révélatrice : une des réunions du PLU (la première réunion publique il me semble).

Elle parlait de l’un de ses dossiers, mais l’animateur de la réunion la stoppa en lui disant qu’il fallait laisser les participants s’exprimer.

On a passé le micro aux divers participants.

Puis à la fin de la réunion, on lui a repassé le micro.

Elle est revenue sur son dossier car, son dossier était trop passionnant pour qu’on ne l’approfondisse pas.

Et en parlant de son dossier, elle avait la larme à l’œil.

 

Autre point à mettre au crédit du maire, c’est qu’elle a un sens de l’intérêt général.

Certes, je ne partage pas la même vision de ce qu’elle estime être l’intérêt général (notamment sur la gestion de l’économie locale), mais si on prend Balkany, il y a une différence majeure, c’est que Balkany, il a d’abord l’intérêt de son portefeuille.

 

Du coup, à Malakoff, Catherine Margaté est un maire apprécié, y compris en dehors de la gauche.

En particulier, je connais quelqu’un qui a dit à Catherine Margaté :

« Madame Margaté, je suis de droite, mais j’aime beaucoup ce que vous faite ».

 

Du coup, faire vivre l’opposition, face à un maire qui a des qualités particulières, face à un maire qui pense à ses administrés, qui pense à l’intérêt général, qui a un bon relationnel, c’est compliqué.

 

Le problème, c’est que les états-majors, où les ambitions extérieures, se font sans consulter les gens qui connaissent le terrain, et contre l’opposition dans ces deux villes.

Et au final, ça n’aide pas l’opposition municipale, qui travaille dans deux villes compliquées, déjà à se relever, mais aussi à se consolider et à effriter le score de Catherine Margaté ou de Marie Hélène Amiable.

 

Au final, c’est toujours l’opposition municipale compétente qui est sacrifiée sur Bagneux et Malakoff au détriment d’ambitions éphémère sur d’autres villes.

 

C’est ce qui s’est passé pour les législatives 2012 sur la 11ème circonscription pour le Modem (j’étais référent et on ne m’a jamais demandé mon avis, idem pour l’élue de Bagneux Marie Darves Bornoz), ce fut le cas aussi pour les municipales de Bagneux.

Comme on ne nous écoute pas et que l’on nous met des bâtons dans les roues, que l’on prend notre travail pour un paillasson, on est donc au final obliger de protester en utilisant des méthodes intégristes.

Pour ma part, je n’avais pas soutenu le candidat investi officiellement par le Modem lors des dernières législatives.

 

Et l’histoire risque de se répéter, pour l’UMP, aux prochaines départementales….

18 décembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | 3 commentaires

La santé financière de Malakoff

sante_malakoff

J’ai eu vent d’un site qui permet de connaître la santé financière de sa ville (vigiecitoyenne.nouscitoyens.fr).

 

J’ai donc regardé pour Malakoff.

 

Que dire ?

Je suis entièrement d’accord pour les notes sur les dépenses courantes (3/20).

Effectivement, il y a un vrai problème de rationalisation des dépenses de fonctionnement de Malakoff. Je me réjouis que ce soit traduit.

 

On retrouve que la capacité de financer des investissements est nulle (0/20). Là aussi, c’est aussi exact, d’ailleurs, madame le maire l’avait signalée elle-même.

 

Le niveau des coûts fixes est sans doute élevé (lié à une mauvaise rationalisation des dépenses de fonctionnement sans doute). Cela doit se traduire par la note de 6/20.

 

Côté endettement, on est à une note de 10/20.

Je la trouve non conforme à la réalité. De mon point de vue, elle devrait être plus basse.

Déjà parce que l’endettement de Malakoff est trop important.

Selon le compte administratif 2013, on a une dette de 39 131 530,04€.

Selon le budget 2014, on a une dette prévue de 38 094 688,24€ pour le 31/12/2014.

Or, le budget 2014 est de 63 672 635€.

Pire, selon les calculs effectués sur le compte administratif 2013, on arrive à une dette remboursée en 2066.

Il s’agit certes d’une dette d’investissement, mais la commune a de plus en plus de mal à rembourser la dette.

 

On est par contre à 19/20 pour la pression fiscale.

Là, il est vrai que l’on paye relativement peu d’impôt à Malakoff.

Je paye 556€ là où un ami, habitant Antony, et étant plus éloigné que moi de son centre-ville, pour un appartement identique, paye un peu plus de 1000€.

 

On arrive donc à une gestion de 12/20.

Là aussi, je pense que c’est surévalué.

 

Effectivement, une menace guette Malakoff. C’est d’ailleurs sur ça, à mon avis, que va s’agiter mon maire (voir l’un des vœux précédents).

Effectivement, les dotations d’Etat sont une part importante des recettes de Malakoff.

Or, vu que l’Etat est surendetté, elles sont vouées à diminuer.

C’est des recettes en moins, et donc, potentiellement une hausse d’impôts.

 

Dans les recommandations, on a :

  • Ne pas augmenter les impôts : Je suis entièrement d’accord, mais on peut envisager une exception pour les investissements productifs (c’est-à-dire ceux qui permettront d’augmenter les recettes de la ville).
  • Augmenter si possible les revenus hors dotation de fonctionnement et impôts : ça s’appelle faire des investissements productifs.
  • Réduire les dépenses courantes : Là, rien à dire, il est temps de rationaliser les dépenses de la ville. Et il y a du travail.
  • Réduire si possible les coûts fixes : Là aussi, ça passe par une rationalisation ses dépenses.
  • Réduire significativement la dette, notamment en cédant des actifs : Là, je ne suis pas d’accord. Evidement qu’il faut réduire la dette, mais pas en vendant des bijoux de famille. Plutôt en augmentant l’autofinancement, donc en rationalisant les dépenses courantes.

11 décembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, le public, le privé, et les économies (3/5) : Dans le service public, il reste encore à faire

Bon, continuons le constat par le service public.

Effectivement, il y a des domaines où les sommes dépensés ne sont pas à la hauteur des résultats.

Il ne s’agit pas de mettre en cause le service public par principe (comme le font les libéraux).

Juste de savoir si on peut dépenser mieux.

 

Or, on peut, malheureusement, trouver des mauvais exemples.

 

Le premier exemple qui me vient est le pôle emploi.

Il s’agit d’une des réformes de l’ère Sarkozy, et en ce qui me concerne, il s’agit du type de réforme que je ne veux plus voir.

On a réussi à fabriquer une structure coûteuse et encore plus inefficace.

Comme le disait l’ancien président de l’APEC, le pôle emploi est en sureffectif et en sous-effectif.

 

Une anecdote significative m’est restée.

A l’époque de l’ANPE, lorsque l’on recherchait un emploi dans l’informatique, on allait à l’ANPE de Saint Augustin.

Effectivement, l’agence était spécialisée dans les métiers de l’informatique.

Ils connaissaient les métiers de l’informatique, et ils avaient, et ça c’est le plus important, un carnet d’adresse de patrons travaillant dans le secteur.

Aujourd’hui, c’est le pôle emploi. Et le pôle emploi est généraliste.

Que devient donc le pôle emploi de Saint Augustin ?

Ils ont toujours le carnet d’adresse de patrons travaillant dans le secteur de l’informatique, mais ils n’ont plus le droit d’avoir les CV en adéquation.

On est dans la débilité profonde !

De mon point de vue, le rôle du pôle emploi est de favoriser le retour à l’emploi des chômeurs (et dieu sait que s’est désespérant d’être au chômage, j’en sais quelque chose).

Trouver un emploi dépend de beaucoup de facteurs. L’un des facteurs s’appelle le réseau. Et si on n’a pas un bon réseau, le pôle emploi doit se substituer à ce réseau.

En résumé, le pôle emploi doit poser sur le bureau du patron le paquet de CV. Ça ne garantit pas que le chômeur soit embauché, mais ça lui donne un coup de pouce utile !

Sur le pôle emploi, on a fait une structure coûteuse et inefficace, dont les principales victimes sont les chômeurs, mais aussi les fonctionnaires qui y travaillent.

 

Il y a aussi d’autres services publics sur lequel on peut formuler une interrogation.

Je pense en particulier à l’éducation nationale qui est le premier poste budgétaire, alors que l’on diminue dans le classement PISA,

 

 

Bref, je pense que l’on peut trouver beaucoup de services publics où l’argent pourrait être mieux utilisé.

10 décembre 2014 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Malakoff plurielle, les comptes de campagnes et les tribunes de Jean Emmanuel Paillon dans le Malakoff Info

C’est bien connu, je n’aime vraiment pas Malakoff plurielle.

Je ne les aime pas car :

  1. Ils se sont construits contre le centre (Je maintiens encore et toujours).
  2. Ils ont une vision politicienne et une analyse politicienne décalée avec la réalité.
  3. Ils sont dans un règlement de compte immédiat avec la mairie, qui fait qu’ils ont sacrifié le long terme au court terme, faisant que l’on est perdant à court terme, mais aussi à long terme, puisqu’aujourd’hui, Catherine Margaté est indéboulonnable. Elle ou ses successeurs.

Je n’ai pas la possibilité d’aborder le point 1 (et dieu sait que j’en rêve), mais j’avais déjà disserté sur le point 2 et 3, puis sur le point 2, je vais de nouveau disserté sur le point 2, tout en incluant indirectement le point 3.

Et je vais revenir sur les tribunes de Jean Emmanuel Paillon dans le Malakoff Info.

J’avais déjà commenté le fond de la première tribune, je vais commenter la forme, ou plus exactement l’histoire de la censure de la première tribune.

Effectivement, la première tribune a été publiée dans le Malakoff Info de Novembre 2014.

Mais en réalité, cette tribune était prévue pour le numéro d’Octobre 2014.

Dans cette tribune, l’élu Jean Emmanuel Paillon demandait à ce que l’on rejoigne le collectif pour une liste plurielle.

Comme la municipalité estimait que l’article était sous le coup du code électoral (article L52-8), elle a décidé de ne pas la publier.

Jean Emmanuel Paillon a fait appelle, et il a gagné.

La tribune a donc été publiée.

Victorieux, Malakoff plurielle en a profité pour dénoncer la censure de la municipalité.

La municipalité a fait appelle, mais elle a perdu.

Rebelote, Malakoff Plurielle en remet une couche.

Le problème, c’est que très récemment, le 14 novembre 2014, ils en ont encore remis une couche !!!! 1 an après la campagne !

C’est pour ça que j’ai décidé de donner un avis plutôt contraire !

Car sur ce point-là, même si il n’y a rien à critiquer sur la décision de justice, je suis plutôt en accord sur le fond, avec la municipalité.

D’autant que Jean Emmanuel Paillon a récidivé, avec un article dans le Malakoff Info, où il a appelé clairement à voter pour Malakoff Plurielle.

C’était en Février 2014.

De plus, il faut rappeler qu’il était en position 4 sur la liste. C’est une très bonne position, il a d’ailleurs loupé sa réélection de peu.

En faisant quelques recherches, j’ai pu trouver sur quoi s’est basée la décision de justice.

L’arrêt Commune de Saint-Cloud du Conseil d’État du 7 mai 2012 (req. n° 353536) a fixé la jurisprudence en matière de contrôle des tribunes comportant des propos :

- diffamatoires ou injurieux ;

- ne s’inscrivant pas dans le cadre des affaires locales ;

- susceptibles de créer des troubles à l’ordre public ;

- contraires à l’article L.52-8 du Code électoral, c’est-à-dire, susceptibles d’être qualifiés de propagande en faveur d’un candidat.

Le maire, en tant que directeur de la publication, n’est pas fondé à censurer les articles que l’opposition souhaite voir paraître. Le refus de publication de la tribune constitue une atteinte au libre exercice d’un mandat électoral, liberté fondamentale, qui autorise donc l’élu « censuré » à saisir le tribunal administratif d’un référé liberté qui impose au juge de statuer dans les 48 heures. Toutefois, le maire peut toujours alerter les élus que leur publication contient des propos diffamatoires ou injurieux susceptibles d’engager leur responsabilité pénale et leur demander le cas échéant de modifier leur rédaction. Cette démarche sera d’autant plus efficace que le règlement intérieur organisera la possibilité pour le maire d’alerter l’auteur de la tribune litigieuse sur la difficulté rencontrée, et de lui demander, dans un délai raisonnable, de la modifier en conséquence.

Or, les deux tribunes sont de la propagande électorale, la première parce que l’on y appelle à rejoindre un collectif en vue des élections, la deuxième car on appelle à voter pour un candidat !

Mais admettons, posons la question différemment.

Posons la question sous l’angle des comptes de campagnes.

Effectivement, le prix d’un Malakoff Info est de 1,75€.

Le tirage (par numéro) est de 17 500.

On arrive donc à un coût de 17 500 * 1,75 = 30 625€.

Comme il y a récidive, il faut multiplier par deux (il y a deux numéros).

On arrive donc à 17 500 * 1,75 * 2 = 30 625 * 2 = 61 250€.

Bon, jusque-là, on note ce chiffre.

Autre précision : la majorité d’un budget de campagne, c’est-à-dire les dépenses d’un candidat (ou plus exactement ici d’une liste), c’est la communication.

Les dépenses de campagnes partent dans les tracts, les réunions publiques, le site internet…

Ça part dans ce que l’on appelle la propagande électorale.

Pour une ville comme Malakoff, une campagne est, disons, entre 5 000€ (campagne du pauvre) et 30 000€.

Je n’ai pas le chiffre du coût pour la campagne de Malakoff Plurielle.

Mais j’ai ceux de la campagne de Grébert.

Il a fait campagne à Puteaux (44 683 habitants pour 3,19km2 contre 30 768 habitants pour 2,07 km2 pour Malakoff).

Sa campagne (campagne de gain, ici, et non de notoriété comme c’est censé être le cas pour Malakoff Plurielle) a couté 34 523€.

Mieux, on apprend en lisant son article que le plafond d’une campagne est de 58 686€.

Pour Malakoff, selon ce qui est ici, le plafond de campagne est de :

30 768 * 0,91 * 1,23 = 34 439€.

Donc résumons, Malakoff Plurielle a eu en rab un budget de campagne de 61 250€, non compté, pour l’instant, dans les compte de campagne, sachant que ces dit frais sont plafonnés à 34 439€.

Les concurrents de Malakoff Plurielle n’ont pas eu cette chance.

Kamel Mohammedi, qui était le candidat UMP/UDI/Modem, n’a pas eu cette chance.

Thierry Guilmart, conseiller municipal d’alors, UMP, qui le soutenait, n’a pas écrit de tribune dans le Malakoff Info pour qu’on le rejoigne ou mieux, que l’on vote pour lui.

Peut-être que si ça avait été fait, Kamel Mohammedi aurait pu constituer sa liste plus facilement.

Mais l’exemple le plus significatif est pour Tauthui.

Lui, tout le monde est contre lui. Et personne ne l’a aidé dans le Malakoff Info.

Et il n’avait personne qui pouvait l’aider dans le Malakoff Info.

Il a du se débrouiller tout seul.

Donc en gros, Malakoff Plurielle a bénéficié d’un rab dans le budget communication de 61 250€, venant du contribuable, que ses concurrents, qui concourraient pour les places dans l’opposition, n’ont pas eu. Et dont certains ne pouvaient pas profiter.

Malakoff Plurielle profite donc de 61 250€ et en profite pour critiquer la municipalité pour pratique antidémocratique. Ils sont forts à Malakoff Plurielle et surtout, ils n’ont honte de rien.

D’autant qu’après, ils ont tenté de faire annuler le siège de Stéphane Tauthui.

Dans l’absolue, que dire ?

Déjà, en général, en période de campagne électoral, dans une tribune (opposition ou autre), on évite de parler de la campagne en cours à 6 mois du scrutin. Ça évite d’avoir à faire à ce genre de problème assez complexe.

Mieux, il faut signaler que dans certaines villes, comme à Chatillon, la majorité ne publie aucune tribune en période électorale (exemple à suivre).

Dans le même registre, durant l’année électorale, les conseils de quartier et la CDD s’étaient arrêté. J’avais d’ailleurs poussé dans ce sens.

Donc question : Si quelqu’un demandait (ou avait demandé) que les 61 250€ soient compté dans les comptes de campagne de Malakoff Plurielle, que se serait-il passé ?

Débat judiciaire très compliqué, qui par la même occasion, aurait sans doute embarrassé la municipalité…

9 décembre 2014 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Le retour de Sarkozy n’est pas une bonne nouvelle

Bon, je vais le faire maintenant, je vais commenter le retour de Sarkozy.

Et mon commentaire est simple : le retour de Sarkozy n’est pas une bonne nouvelle.

 

Je n’ai toujours pas changé de position, à savoir que je ne veux pas en 2017 du retour de Sarkozy.

François Bayrou dit que les gens sectaires ne sont pas ses amis, et cette phrase est valable pour Nicolas Sarkozy, comme est l’est également pour Martine Aubry.

 

Pour comprendre la problématique, je vais me permettre de refaire un historique.

 

En 2002, le PS est éliminé du pouvoir de façon spectaculaire. Non seulement il est éliminé du second tour de la présidentielle de 2002, mais en plus, c’est Jean Marie le Pen qui élimine le PS.

 

Le problème, c’est que le PS ne l’a jamais compris.

Au lieu de faire un diagnostic complet, incluant l’état du PS et l’état de la France, au lieu de réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné sur les cinq ans de pouvoir du PS, François Hollande, premier secrétaire de l’époque, va reconstruire le PS sur la nullité de la droite. Et ça va marcher.

Avec d’abord Jacques Chirac, puis ensuite Nicolas Sarkozy, on a eu au pouvoir une droite inefficace, démagogique et sans vision de la réalité du pays.

 

Le premier coup d’éclat a été la victoire des socialistes aux régionales 2004 où 24 régions sur 26 ont été rapportées par la gauche.

Comme le disait si bien François Fillon à l’époque, on avait un 21 Avril à l’envers.

Et ça a toujours continué jusqu’en 2012, excepté la présidentielle 2007, les législatives 2007 et les européennes 2009.

 

Le problème, c’est que quand on arrive au pouvoir sans diagnostique, sans vision de la société française, sans vision économique, sans préparation, et bien, on se plante.

Et c’est ce qui arrive aujourd’hui au PS qui est arrivé au pouvoir à cause du ras-le-bol généralisé que suscitait Sarkozy.

 

Il faut bien comprendre une chose :

Les valeurs, c’est important, mais il y a une chose aussi importante que les valeurs, c’est le diagnostic.

 

Car une politique efficace, c’est basé sur un diagnostic. C’est la réflexion globale qui permet un état des lieux et qui induit les solutions efficace, donc, dans une moindre mesure, la politique à mener.

 

Aujourd’hui, le PS nous mène dans le mur, comme le faisait l’UMP. Il faut donc construire une alternance, comme il fallait construire une alternance à Nicolas Sarkozy.

 

Or, pour que l’alternance, si elle est construite avec l’UMP, dure, soit utile et efficace, il faut que l’UMP se base sur une réflexion, sur un diagnostic de l’état social et économique du pays.

 

Cette réflexion passe par un inventaire du mandat de Sarkozy.

Or, c’est le contraire ce qui se passe.

Copé a reconstruit l’UMP en suivant la méthode François Hollande, il a reconstruit l’UMP sur la nullité de la gauche.

Or, l’UMP vient de franchir une nouvelle étape. Ils viennent d’élire à la tête de l’UMP la personne responsable de l’état de délabrement de l’UMP, mais aussi la personne qui est responsable de l’état de délabrement de la France.

 

Déjà, Nicolas Sarkozy est responsable de la faillite de l’UMP. L’UMP étant en faillite morale, mais également financière, notamment à cause des comptes de campagnes de son candidat en 2012.

D’ailleurs, il est intéressant de noter, selon le canard enchaîné, que le liquidateur de la société Bygmalion veut faire payer l’UMP et Nicolas Sarkozy.

 

Mais le pire, c’est que l’inventaire du mandat de Sarkozy ne va pas être fait.

Pour mémoire, on a eu un mandat économiquement contre-productif (et je recommande sur ce point le livre de Peyrelevade), qui a permis l’enrichissement d’une oligarchie et une gestion morale vraiment contestable.

Comme le dit si bien François Bayrou, Nicolas Sarkozy a tourné la loi pour lui, ou a accepté que l’on tourne la loi pour lui, au détriment du contribuable, en pleine période de déficit public !

Aujourd’hui, il y a l’affaire Bygmalion, mais il y a eu l’affaire Tapie, l’affaire du pentagone à la Française (voir ici et ici), …

Sans compter que Nicolas Sarkozy a mis au même niveau le PS et le FN.

Moi, je suis désolé, je fais une différence entre le FN et le PS !

 

Donc, pas de bilan des années Sarkozy, mais le pire, c’est qu’il a changé, c’est juste qu’il est pire qu’avant.

Il cherche toujours les boucs-émissaires, notamment Bayrou, jubile quand Alain Juppé est sifflé, et est toujours aussi démago, pointant du doigt les catégories fragilisé.

Selon le canard enchaîné, il propose un référendum sur l’assistanat (c’est encore sur les chômeurs que l’on va taper) et un pour sortir de l’espace de Schengen. J’espère d’ailleurs que les centristes iront jusqu’au bout des protestations, étant donné que les centristes sont supposés être européens.

 

Enfin, Nicolas Sarkozy est toujours dans une logique de domination des centristes, centristes qui doivent être d’accord avec lui matin, midi et soir.

Personnellement, j’ai des points de désaccords nombreux avec Sarkozy, notamment économique (comme la dette par exemple), sur les valeurs (je n’aime pas la politique des boucs-émissaires, je n’aime pas que les immigrés ou les chômeurs soient jetés en pâture à la populace) et sur sa morale (et ses nombreuse affaire).

 

Le problème, c’est que Sarkozy revient en pompier pyromane, en sauveur après avoir coulé la France.

Le problème, c’est qu’il y croit !

Sarkozy a un vrai problème narcissique.

 

Se pose une question :

Sarkozy a mené la France dans le mur de 2007 à 2012.

Il a fait élire Hollande.

Entre 2007 et 2017, Hollande a mené la France dans le mur. Il risque de nous faire élire Sarkozy en 2017.

Il fort probable qu’entre 2017 et 2022, Nicolas Sarkozy continue à nous mener dans le mur.

Il va nous faire élire qui en 2022 ? Le Pen ?

Là, ça me pose un problème encore plus grave.

2 décembre 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | 3 commentaires

Suite du débat sur le devenir de Sud de Seine

Lors du conseil municipal du 19/11/2014, le point le plus important était sans doute un point d’information sur le devenir de Sud de Seine.

 

Pour mémoire, Malakoff appartient à l’agglomération de Sud de Seine qui regroupe Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Cette agglomération a été créée entre maire de gauche, laissant entre autre une incohérence territoriale, Châtillon et Montrouge, les deux villes étant à droite.

 

Ce point a été abordé au dernier conseil municipal (voir ici le résumé et ici pour l’étude de la géopolitique).

 

Là où l’on était la dernière fois, on avait deux options :

  • Le Sud des Hauts de Seine regroupant Sud de Seine, Châtillon et Montrouge et le Haut de Bièvre (Châtenay-Malabry, Antony, Bourg la Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Verrière le Buisson et Wissous)
  • La même chose avec en plus le Val de Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, L’Hay les Roses, Le Kremlin Bicêtre et Villejuif).

Logique de chapelle (voir la géopolitique), sur Sud de Seine, les maires de gauche (Malakoff et Bagneux) sont pour l’option 2, les maires de droite sont pour l’option 1.

 

A noter qu’en ce qui me concerne, je suis pour un rapprochement avec Vanves et Issy-les-Moulineaux.

Avec la station du Grand Paris Express, le territoire à développer est à Malakoff et Vanves (le Clos Montholon), à Clamart (Gare de Clamart et éco-quartier) et Issy-les-Moulineaux (le Fort numérique).

C’est une réflexion globale à avoir avec, à la clé, un contrat de développement territoriale.

 

Autre nouvelle, une troisième option est à l’étude.

Elle irait d’Issy-les-Moulineaux (on ne sait pas si c’est inclus ou exclu) à Ivry-sur-Seine.

L’avantage de cette super zone regroupant le Sud de Paris, c’est qu’il y a deux pôles économiques, le marché de Rungis, et peut-être l’aéroport d’Orly.

Sachant que pour moi la logique territoriale doit prévaloir, cette dernière option me paraît plus pertinente.

 

Dans l’absolue, la probabilité est plutôt vers l’option 1.

Effectivement, point important, les territoires du Val de Bièvre veulent aller vers l’est, et ne veulent pas entendre parler de villes de droite.

 

Enfin, au final, ça se décidera vers Avril. Il faut laisser passer les départementales.

30 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , | Laisser un commentaire

Cantonales 2015 sur le canton Montrouge-Malakoff : Avec un changement de Modèle pour le calcul, c’est l’UMP-UDI qui gagne (mais de justesse)

On peut dire que mes calculs sont commentés, en particulier par mon collègue et ami Pierre Demarquet.

 

Je dois donc faire des précisions.

Il s’agit d’un calcul con, où je me suis basé sur des moyennes.

Le résultat est donc exagéré, et caricaturale.

Bien sûr que Margaté ne fera pas 58%. Je pense qu’elle fera plutôt entre 50 et 55%, plus proche des 50% d’ailleurs.

 

Admettons que l’on regarde plus en détail.

Le score sur Montrouge sera, grosso-modo celui des municipales.

Pour mémoire, on avait Jean Loup Metton à 61,65%, et le PS à 28,93%.

Comme on peut estimer qu’en plus il y aura une liste PC, Vert et FN (la liste PC et la liste FN étant très probables), il faut corriger les scores du PS (que pour simplification on prendra à 30%) et celui de la droite.

 

Si on prend le score où le FN s’est présenté, on arrive à une moyenne de 6,94, arrondissons à 7%.

Avec le même raisonnement pour les verts et le PCF, on arrive à 6 pour les verts et 11 pour le PC.

Les moyennes sont faites là sur les élections où ils se sont présentés !

 

Pour Malakoff, là, il y a une vraie complication. Le score de l’élection municipale ayant été faussé.

Ce qui me semble le plus pertinent est de prendre le score de la cantonale 2008.

On a un PC à 57%, les verts à 5%, le PS à 11%, l’UMP à 17% et le FN à 3%.

Bon, supposons qu’il y ait 50% de participation (ce qui soit dit au passage, me paraît élevé pour une cantonale).

A Montrouge, on arrive à 28 239 * 0,5 = 14 120 votants.

A Malakoff, on arrive à 19 479 * 0,5 = 9 740 votants.

On aura donc un total de 23 860 votants.

On arrive donc à :

Parti Score Montrouge Score Malakoff Voix Montrouge Voix Montrouge
arrondit
Voix Malakoff Voix Malakoff
Arrondit
Total %
PC 11 57 1553,2 1553 5551,8 5552 7105 29,7778709
Vert 6 5 847,2 847 487 487 1334 5,59094719
PS 13 11 1835,6 1836 1071,4 1071 2907 12,1835708
UMP-UDI 62 17 8754,4 8754 1655,8 1656 10410 43,6295054
FN 7 3 988,4 988 292,2 292 1280 5,36462699
Total 99 93 13978,8 13978 9058,2 9058 23036 96,5465214

 

Soit un second tour PC-UMP/UDI.

 

Mais là, changement de registre, on arrive à :

Voix %
PC 11346 49,25334259
UMP-UDI 11690 50,74665741
Total 23036 100

 

Donc cette fois-ci, c’est la droite qui gagne, grâce à Montrouge d’ailleurs.

 

Il est donc assez dur de faire un pronostic.

 

Ce que pour l’instant on peut donner comme éléments :

  • L’UMP-UDI a une dynamique à Montrouge, le maire est UDI et a fait 65%.
  • Le PC a une dynamique sur Malakoff, Catherine Margaté est appréciée et a fait 68%.
  • François Hollande est détesté, ce qui devrait profiter à l’UMP, mais aussi, dans une moindre mesure, à Catherine Margaté qui se positionnera contre le PS nationalement.
  • Le retour de Nicolas Sarkozy, qui est clivant comme ce n’est pas permis (et les derniers épisodes me désespèrent) permettra de limiter le déclin du PS, et favorisera la dynamique de Catherine Margaté. Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy regroupe l’UMP, mais il regroupe la gauche… contre lui.
  • Le 92 est de plus, le département de Nicolas Sarkozy avec des pontes UMP comme Patrick Balkany, …

29 novembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Premières réflexions sur les cantonales 2015 (3/3) : Catherine Margaté devrait (encore) gagner

Je pensais que le canton serait gagné par le candidat UDI-UMP, face à un second tour serré entre le candidat UMP-UDI et Catherine Margaté, notre indéboulonnable maire PCF.

En résumé, le candidat UDi-UMP (ou UMP-UDI) fait le plein à Montrouge, Catherine Margaté fait le plein à Malakoff (les deux maires faisant à peu près 65% chez eux), et l’UMP est élu grâce à Montrouge car il y a plus d’électeurs à Montrouge qu’à Malakoff.

En réalité, un calcul plus poussé montre que Catherine Margaté va encore atomiser ses adversaires.

Le problème est de déterminer, dans chaque ville, le score de chaque couple de candidat.

C’est assez compliqué. Par exemple, le score de Malakoff est faussé pour l’élection municipale 2014, il n’y a pas eu de liste de droite.

Par ailleurs, les chiffres ne prennent pas en compte la dynamique négative actuelle du PS et sa perte de vitesse, donc de voix.

Néanmoins, histoire de faire un calcul, on peut s’amuser à prendre le modèle suivant :

Dans un premier temps, on note les scores villes par villes pour les dernières élections où le local joue un rôle majeur : En l’occurrence municipales, cantonales et législatives.

On fait la moyenne par ville.

On arrive à :

Législatives 2002 Législatives 2007 Municipales 2008 Législatives 2012
Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff
PCF 12,11 38,59 10 39,73 0 65,76 13,5 40,26
Vert 3,35 2,84 4,23 4,14 0 4,39 3,83 3,92
PS 23,78 17,69 28,4 21,74 37,72 0 34,44 27,28
DVG 0 0 0 0 2,94 3,41 0 0
Centre-Modem 0 0 0 0 9,83 7,34 2,66 1,75
Centre UDF-NC-UDI 35,61 11,14 48,13 25,43 49,51 0 36,01 14,27
RPR-UMP 12,33 15,83 0 0 0 17,86 0 0
DVD 0 0 0 0 0 0 0,94 1,74
FN 6,2 7,74 0 0 0 0 5,33 7,44
Cantonales 2008-2011 Municipales 2014 Moyenne
Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff
PCF 8,35 57,4 0 68,14 7,32666667 51,6466667
Vert 13,81 5 0 0 4,20333333 3,38166667
PS 23,71 10,9 28,93 0 29,4966667 12,935
DVG 0 0 0 18,08 0,49 3,58166667
Centre-Modem 4,29 6,2 6,96 0 3,95666667 2,54833333
Centre UDF-NC-UDI 39,82 0 61,65 0 45,1216667 8,47333333
RPR-UMP 0 17,2 0 0 2,055 8,48166667
DVD 0 0 0 8,74 0,15666667 1,74666667
FN 9,29 3,2 0 0 3,47 3,06333333

Ensuite, on prend comme principe que l’on a les listes suivantes :

  • PC
  • PS
  • Vert
  • UMP-UDI
  • FN

Par ailleurs, on prend arbitrairement comme hypothèse que la liste PS a comme score celui de la liste PS, mais aussi de la liste DVG.

Cela permet d’avoir, par exemple, une correction pour les municipales 2014 de Malakoff, puisque Malakoff Plurielle a pour cœur de cible les sympathisants PS (voir anciens militants PS) qui auraient voulu une liste PS.

Par la même occasion, on ajoute à la liste UMP-UDI le score de l’UMP, de l’UDI et DVD.

On arrive à :

Liste probable Score sur Montrouge   (%) Score sur Malakoff (%)
PC 7,326666667 51,64666667
Vert 4,203333333 3,381666667
PS 29,98666667 16,51666667
UDI-UMP 47,33333333 18,70166667
FN 3,47 3,063333333
Total 92,32 93,31

A ce stade, on se doit de faire quelques remarques.

Sur Montrouge d’abord :

  • Le score de la droite est sous-estimé, Jean Loup Metton a fait 65% aux dernières municipales.
  • Celui du PS est dans le même ordre de grandeur que ce qui était aux municipales.

Pour Malakoff :

  • Le score de Catherine Margaté est cohérent, elle est seule, mais elle a une dynamique avec la chute du PS.
  • Le score du PS correspond à celui de Malakoff Plurielle.
  • Le score de la droite est ici, à mon avis, surévalué. L’UMP est dans les choux. Aux dernières législatives, Jean Loup Metton était à 14%.

A partir de ces scores (arbitraire, répétons-le), sachant que l’on a 28 239 électeurs à Montrouge et 19 479 électeurs à Malakoff, on arrive à :

Liste probable Nombre de voix Montrouge Voix Montrouge arrondit Nombre voix Malakoff Voix Malakoff arrondit
PC 2068,9774 2070 10060,2542 10060
Vert 1186,9793 1187 658,71485 659
PS 8467,9348 8468 3217,2815 3217
UDI-UMP 13366,46 13366 3642,89765 3643
FN 979,8933 980 596,7067 598
Total 26070,2448 26071 18175,8549 18177

Certes, je n’ai pas pris en compte l’abstention, mais en supposant que le pourcentage de participation est le même d’une ville sur l’autre, on aurait juste à avoir un facteur multiplicatif.

On arrive donc à :

Liste probable Total voix % Pour liste
PC 12130 25,4201769
Vert 1846 3,86856113
PS 11685 24,4876147
UDI-UMP 17009 35,64483
FN 1578 3,3069282
Total 44248 92,728111

On a donc un second tour entre le PCF et l’UMP-UDI.

Ce qui donne au final :

Second tour Voix total %
PC 25661 57,9935816
UMP-UDI 18587 42,0064184
Total 44248 100

Alors certes, ce n’est qu’un calcul, très contestable, certes, le score de la droite est très sous-évalué, mais au final, il ne serait pas surprenant que l’on arrive à une victoire de Catherine Margaté.

Effectivement, il vient du fait que même si Metton à une réelle dynamique chez lui, le PC est aux alentours de 8% à Montrouge (d’autant que grâce à François Hollande, il reprend des couleurs), que le PS a un bon socle à Montrouge (autour de 30%), que Margaté est appréciée chez elle, et que l’opposition est laminée à Malakoff.

Mais finalement, je ne suis pas si surpris que ça.

Sans doute que le score de Catherine Margaté ne sera pas si haut.

Mais à force d’imbécilités locales, à force d’avoir des états-majors qui au mieux sont inertes, au pire savonnent la planche, on arrive au vrai problème de fond :

C’est les adversaires politiques de Catherine Margaté qui font qu’aujourd’hui, Catherine Margaté est indéboulonnable…

29 novembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Les projets informatiques sont toujours en retard ? Il est temps d’expliquer que ce n’est pas toujours la faute des développeurs

Puisque que l’on parle en ce moment, sur mon blog, des problèmes d’économies, de retards temps et coût, et de rationalisation des dépenses (notamment pour Malakoff), je vais me permettre d’élargir le problème au secteur privé, et notamment celui de l’informatique.

 

Effectivement, j’ai pris grand plaisir à lire un article sur Developpez.com, « Des retards dans les délais de livraison d’un projet ? Oui, mais à qui la faute ? »

L’article se fait l’écho d’une étude sur le sujet.

 

L’introduction met en avant que si un projet informatique est en retard, on pense que c’est évidemment la faute du développeur.

Il arrive parfois en entreprise que les délais de livraison d’un projet de développement ne soient pas respectés. Lorsqu’il faut en trouver la cause, il est parfois plus facile de désigner du doigt l’apparente lenteur des développeurs. Mais est-ce que ces « développeurs lents » sont vraiment la raison pour laquelle le projet a pris du retard ?

Or, l’étude n’arrive pas à la même conclusion.

[…] il apparaît que les équipes ont du mal à faire la transition entre les étapes « fait » et « testé et prêt à être déployé » comme le suggère le graphique plus haut au niveau du temps passé sur « Completed to Accepted ». Alors si vous avez l’impression que le travail de votre équipe n’est pas assez rapide, il est fort probable que vos développeurs ne sont pas à blâmer. Mais alors qu’elle pourrait en être la cause ? Un petit indice : votre processus.

Et de continuer ce qui un jour ce doit d’être fait :

Bien écrire les spécifications est important, car comment un développeur pourrait-il commencer à travailler sur une fonctionnalité s’il ne la comprend pas au départ ? A ce propos, sur StackExchange, l’utilisateur eagerMoose partageait son expérience en disant « la plupart du temps, il s’avère que ceux qui ont écrit les spécifications n’ont pas pensé à la chose en profondeur et c’est souvent quand nous commençons le design et le développement que commencent les ennuis puisque de nombreuses spécifications semblent avoir des lacunes ». Il n’est pas rare de voir que les intervenants ne se sont pas vraiment penchés sur la fonctionnalité eux-mêmes. Un développeur doit comprendre POURQUOI un utilisateur a besoin de cette fonctionnalité, ce qu’elle est censée faire, mais également comment elle sera employée. D’ailleurs, Sprintly a utilisé cette philosophie lorsqu’il a proposé son outil de gestion de projets. En utilisant le formulaire ci-dessous qui répond au ‘pourquoi’ et ‘comment’, Sprintly pense qu’une direction spécifique sera maintenue pour une fonctionnalité spécifique.

Mieux, on a l’anecdote suivante :

La seconde plainte qui revient le plus parmi les développeurs est le fait que les décideurs changent souvent les spécifications une fois que le travail a commencé. Sprintly y voit un symptôme d’une mauvaise planification des fonctionnalités avant de leur insertion dans la roadmap. Pour éviter cette situation, Sprintly propose d’utiliser des maquettes interactives avant que le développement à proprement parler ne débute.

 

Pour Sprintly, le changement de contexte peut également expliquer les retards pris dans vos projets. Il identifie deux formes :

  • le développeur a réalisé 50% de la tâche A quand vous vous rendez à son bureau pour lui demander de changer de tâche et faire plutôt la tâche B
  • le développeur a réalisé 50% de la tâche A quand vous lui demandez de faire AUSSI la tâche B

« Le problème vient du fait qu’en tant que manager, vous assignez à vos développeurs de nouvelles tâches alors qu’ils sont en plein milieu d’une autre. Si vos priorités sont toujours en train de changer, cela entraînera de gros coûts pour votre équipe » explique Sprintly.

 

Bref, les projets informatiques sont souvent mal spécifiés, donc ils sont livrés en retard, et on désigne à la vindicte populaire les développeurs comme bouc-émissaire.

D’ailleurs Joel Spolsky, un programmeur et écrivain américain auteur de Joel on Software, en parlait dans son blog : « la vraie leçon qu’on peut en tirer est que vous ne devriez jamais laisser les gens travailler sur plus d’une chose à la fois. Assurez-vous qu’ils savent de quoi il s’agit. Les bons managers voient leur responsabilité dans le fait de supprimer les obstacles afin que les gens puissent se concentrer sur une chose et vraiment le faire. En cas d’urgence, pensez à voir si vous pouvez gérer vous-même avant de déléguer à un programmeur qui est profondément immergé dans un projet ».

 

Sprintly conclut en s’adressant aux managers et leur rappelant que c’est leur devoir de fournir aux développeurs un environnement dans lequel ils peuvent mener à bien leurs tâches. Aussi, avant de diriger vers eux leur doigt accusateur, il leur recommande une petite introspection. Voici quelques astuces qu’il leur fournit pour qu’ils puissent s’assurer de ne pas être le poids mort de leur équipe :

 

  • aidez votre équipe à comprendre la vision : travaillez de concert avec votre équipe afin de définir une vision commune de la façon dont vous allez rendre meilleure la vie des utilisateurs. Soyez clair sur les résultats dont vos utilisateurs ont besoin. Il est important d’avoir un développeur motivé ; sa passion pour une fonctionnalité peut devenir un moteur important de vitesse.
  • les développeurs doivent avoir la capacité de refuser une tâche en attendant qu’elle soit mieux fournie en détail
  • réduisez les coûts relatifs aux changements : n’interrompez pas vos développeurs ! Avant de leur envoyer un courriel ou faire une requête, évaluez-en le coût sur la productivité

Bien spécifier un projet, c’est le cadrer et s’assurer de le livrer à temps et dans les coûts. Ou au pire, de limiter les dépassements.

 

Notons que c’est aussi une question de qualité du code.

Dans le livre « Tout sur le code », il est écrit qu’un code de bonne qualité passe par une bonne construction en amont.

24 novembre 2014 Posted by | Informatique | , , , | Laisser un commentaire

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