Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

CA 2013 de Malakoff (7/10) : Les dépenses de personnel

ca_perconnel_2013

Enfin on aborde un sujet qui fâche, un sujet de critique majeure entre la municipalité et une opposition compétente (qui n’existe pas aujourd’hui).

 

On aborde un des travers de la majorité actuelle de Malakoff.

 

Mais avant toute choses, il est important de noter que ce travers n’est ni de gauche, ni de droite.

Il doit être possible de trouver des municipalités de droite ayant ce travers.

Il y a juste de bonnes et mauvaises pratiques.

 

En ce qui concerne Malakoff, on parle du paradoxe Paillon (du nom de l’ancien élu Modem qui est devenu divers-centre et qui a vendu le centre à une liste de gauche, contribuant au désastre de l’opposition sur la commune).

 

Reprenons…

Pour commencer, je suis pour le service public.

Il n’y a pas un service public de fait efficace et un secteur privé ignoble (comme le pense la gauche) ou inversement (comme le pense la droite).

Il y a juste des bonnes et des mauvaises gestions.

Dans les mauvaises gestions, on peut citer pour le public le pôle emploi.

Dans le privé, les projets informatiques sont souvent champions du dépassement coût et temps (voir version humoristique ici).

 

Le problème est que le nombre de prestataires (les fonctionnaires dans le public) n’est pas la seule variable qui définit la qualité d’un service.

Il faut un nombre minimum de prestataire pour rendre un service de qualité, c’est évident.

 

Mais l’augmentation du nombre de prestataire n’est pas synonyme de l’augmentation de qualité du service.

En fait, on est dans un problème franco-français.

On pense d’abord moyen et après, on réfléchit aux objectifs (privé)/rôle (public).

En réalité, il faut d’abord penser objectif/rôle, et après que l’objectif/rôle a été clairement défini, on réfléchit aux moyens à mettre en adéquation.

 

En France, un bon ministre est une personne qui se bat pour avoir plus de budget, indépendamment des missions de son ministère.

Je prétends que cet état d’esprit, il est à changer, surtout en période de crise.

Un bon ministre, c’est celui qui fait le plus en ayant un budget réduit.

 

Pour mettre en adéquation les missions et le budget, il faut faire ce que l’on appelle une spécification (terme utilisé en informatique). Il faut analyser les besoins.

 

Une analyse des besoins permet d’organiser au mieux les prestataires, de les former à être efficace et surtout, en diminuant les coûts.

 

Pour en revenir à Malakoff, il faut rappeler que la commune est dans l’agglomération Sud de Seine.

Malakoff a transféré beaucoup de compétences (Piscine, théâtre …).

L’objectif de ces transferts est de réorganiser les services publics locaux afin de rationaliser les dépenses pour avoir un service public de meilleure qualité à moindre coût.

 

De fait, ces transferts devraient entraîner une diminution des charges de personnels payés par la ville.

 

Or, dans la pratique, on a les chiffres suivants :

Année Valeur dépense de personnel (€) Dépenses de personnel/dépenses de fonctionnement (%) Variation(%)
2010 25 548 564,23 61,77408722
2011 24 922 408,01 62,11405119 -2,450847
2012 25 738 855,30 61,26842618 3,27595668
2013 26 596 637,81 56,1930839 3,332636592

 

Certes, de 2010 à 2011, les dépenses de personnels ont diminués.

Mais depuis 2011, les charges n’ont cessé d’augmenté, et ça, malgré les nombreux transferts à Sud de Seine.

25 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (6/10) : La répartition des dépenses de fonctionnement

ca_2013_depenses_repartition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est par la répartition des dépenses de fonctionnement que l’on a une idée des lignes politiques de la municipalité actuelle.

 

Selon les annexes, on a :

Libelle Valeur(€) %
Services généraux et
administration publique
locale
20 873 827,70 43,5613082
Sécurité et salubrité
publique
393 331,75 0,8208387
Enseignement et
formation
6 210 651,84 12,9609252
Culture 524 607,89 1,0947971
Sport et jeunesse 5 994 891,44 12,5106577
Interventions sociales
et santé
6 589 096,33 13,7506959
Famille 4 089 260,20 8,53382171
Logement 75 793,97 0,15817341
Aménagement et service
urbain, environnement
3 117 727,22 6,50634269
Action économique 49 087,20 0,10243941
Total 47 918 275,54 100

 

On remarque que le gros des dépenses est dans l’administratif (43,6%).

 

La ville dépense ensuite dans les interventions sociales et la santé (13,7%), le sport et la jeunesse (12,5%).

 

Dans les postes encore important, on a la famille (8,5%) puis l’aménagement et services urbain, l’environnement (ça, c’est franchement du libellé) (6,5%).

 

La culture représente 1,1% mais cette compétence a été transférée à Sud de Seine.

 

La sécurité et salubrité publique représente 0,8%. On sait pourquoi certains habitants se plaignent que la ville soit sale. D’autant que cette compétence n’a pas été transférée à Sud de Seine.

Point surprenant, la ville ne dépense que 0,8% pour le logement (et histoire de remuer le couteau dans la plaie, je rappelle que sur le sujet, il y a le rapport Millos).

 

Enfin, coutume purement communiste, le développement économique représente 0,1%.

Développement économique tellement méprisé par notre chère municipalité.

 

Alors certes, cette compétence a été transférée à Sud de Seine, mais le ratio est là-bas de 0,6%.

 

Il y a des efforts à faire urgemment dans ce domaine.

 

25 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (5/10) : Les dépenses de fonctionnement

ca_2013_depenses

 

Bon, passons aux dépenses de fonctionnement.

 

Selon le document, on arrive à :

Libellé Valeur (€) Pourcentage (%)
Charges à caractère général 9 174 880,09 19,3845858
Charge de personnel 26 596 637,81 56,1930839
Atténuation de produit 211 047,00 0,44589778
Autres charges de gestion
courantes
1 477 359,64 3,1213492
Charges financières 1 534 073,04 3,24117265
Charges exceptionnelles 32 479,87 0,06862311
Dotations aux
amortissements et aux
provisions
63 991,48 0,1352005
Opérations d’ordre
transfert entre sections
8 240 333,99 17,4100871
Total 47 330 802,92 100

 

Comme d’habitude, le gros des dépenses de Malakoff est dans le personnel.

On a 56 – 57 %, soit plus de la moitié.

 

Viens ensuite les charges à caractère général (19-20%) et les opérations d’ordre de transfert entre section (17-18%).

 

A titre de comparaison, dans le CA 2012, les charges de personnel représentaient environ 61%, les charges à caractère général environ 17% et les opérations d’ordre de transfert entre section environ 13%.

 

Les charges de personnel étant un point de désaccord et/ou de critique vis-à-vis de la municipalité, j’y reviendrai prochainement.

23 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

L’OPHM et Le rapport Millos (2008-2012) (1/7) : Généralités

Après l’épisode de la VLM (Volière à loyer modéré, voir ici et ici), l’OPHM (Office public de l’habitat de Malakoff) fait encore parler de lui dans le rapport Miilos (Mission interministériel d’inspection du logement social).

 

Dans le résumer, on peut lire beaucoup de points noirs.

 

Dans les points positifs, il est noté que :

  • Le patrimoine est attractif.
  • Qu’il y a une bonne gestion de proximité.

Dans les points faibles, on a par contre beaucoup de choses pointés dont :

  • Un cloisonnement entre les services de l’OPHM
  • La population de l’OPHM présente une caractéristique moins sociale qu’en 2009 et inférieure aux médianes régionales
  • Surfaces corrigées inexactes
  • La régularisation des charges est tardive, et le calcul des provisions n’est pas satisfaisant
  • La provision pour gros entretien n’est pas calculée sur la base d’un plan pluriannuel de travaux et les provisions pour retraites sont manquantes
  • Absence de plan pluriannuel
  • La régulation des charges locatives est tardive, et le calcul n’est pas satisfaisant
  • Le contrat du directeur général ne respecte pas la règlementation
  • Le bail comporte une clause abusive et les annexes réglementaires aux contrats de location ne sont pas toujours fournies aux locataires
  • Deux logements ont été attribués en dépassement aux ressources
  • Les taux d’augmentation de loyer fixés par le conseil d’administration du 01/01/2011 sont irréguliers
  • L’office HLM ne respecte pas les dispositions de l’article R. 127-1 du CCH concernant le gardiennage et la surveillance des immeubles de 100 logements ou plus

 

A lire également :

21 septembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (4/10) : Les recettes de fonctionnement

ca_2013_recettes

Selon le document, on a les valeurs suivantes :

Libellé Valeur (€) %
Atténuation de charges 146 643,59 0,30717978
Produit de gestion courante 7 556 532,35 15,8289494
Impôts et taxes 24 460 914,31 51,2391871
Dotations et participation 11 311 732,85 23,6951076
Autres produits gestion courante 1 620 834,42 3,39522215
Produits financiers 434 000,00 0,90911594
Produits exceptionnels 1 135 404,86 2,3783748
Reprises sur amortissement et provisions 39 180,36 0,08207256
Opération d’ordre entre section 1 033 442,61 2,16479068
Total 47 738 685,35 100

 

Le gros des recettes provient des impôts (51-52%).

Vient ensuite les dotations (23-24%) puis les produits de gestion courante (15-16%).

A titre comparaison, on avait en 2012 d’abord les impôts (53-54%), ensuite dotation (26-27%) et enfin les produits de gestion courante (13-14%).

18 septembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (3/10) : Les ratios

Les budgets et CA (compte administratifs) est le moment de s’intéresser aux ratios.

Les ratios permettent de comparer la gestion de Malakoff avec les autres communes, car on compare les ratios donnés dans le CA avec la moyenne de la strate.

 

Pour le CA 2013, on a :

Ratio Valeur dans le CA 2013 Valeur de la moyenne de la strate en 2011
Dépenses réelles de fonctionnement/population 1 257 1 285
Produits des impositions directs/population 469 588
Recettes réelles de fonctionnement/population 1 503 1 399
Dépenses d’équipement brut/population 342 506
DGF/population 210 285
Dépenses de personnel/Dépenses réelles de fonctionnement 67.03% 57.01%

 

Ça aurait été plus adapté d’avoir des valeurs de moyenne plus récente.

Ceci-dit, Malakoff semble bonne élève pour les dépenses de fonctionnement. On est en dessous de la moyenne pour le ratio dépenses réelles de fonctionnement/population.

Par contre, une vision sur l’impôt est difficile à cerner.

Les habitants payent moins d’impôts que dans les autres communes (ratio produits des impositions directs/population) mais les recettes semblent mieux marcher (le ration recette réelles de fonctionnement par population est au-dessus de la moyenne).

 

On dépense aussi moins en équipement sur Malakoff.

Bonne surprise, la DGF (Dotation globale de fonctionnement, dotation donnée par l’état) par population est plus bas aussi.

 

Par contre, on retrouve un des grands travers souvent énoncé ici.

Sur les dépenses de personnel, la municipalité y va clairement. Le ratio dépense de personnel/dépenses de fonctionnement est très largement au-dessus.

16 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (2/10) : Le bilan financier

Le CA 2013 (Compte administratif) permet de faire un bilan financier de la ville et d’avoir une idée de la solidité des finances de notre commune.

On s’intéresse aux dépenses courantes, c’est-à-dire à la section de fonctionnement.

Soit R les recettes de fonctionnement et D les dépenses de fonctionnement.

On est en train de se projeter dans l’avenir. On essaye de savoir ce qu’il va se passer si on continue sur la même lancée.

Il faut donc enlever ce qui n’est pas récurent (terme utilisé par les financier) ou plus exactement exceptionnel.

On appelle Re et De respectivement les recettes exceptionnelles et les dépenses exceptionnelles de la section de fonctionnement (ou plus exactement les recettes non récurrentes et les dépenses non récurrentes).

On appelle Rc et Dc les recettes corrigées et les dépenses corrigées.

On a les formules suivantes :

  • Dc = DDe
  • Rc = RRe

On appelle CAF la capacité d’autofinancement brut.

La capacité d’autofinancement brut représente les bénéfices de la ville. C’est une valeur très importante. En particulier, si cette valeur est élevée, la ville a moins besoin d’emprunter pour financer ses investissements.

Pour avoir la meilleure capacité d’autofinancement brut, il faut augmenter les recettes de fonctionnement et/ou réduire les dépenses de fonctionnement.

La capacité d’autofinancement brut est donnée par :

CAF = RcDc (On cherche à faire une projection sur l’avenir, donc on se base sur les valeurs corrigées).

Soit De la dette de la ville.

On introduit la capacité de désendettement C par :

C = De/CAF.

La capacité de désendettement est aussi une valeur concrète. Elle est exprimée en années.

C’est le nombre d’année que la commune mettrait pour rembourser sa dette si elle y mettait tout son autofinancement.

On admet que si la capacité de désendettement est inférieure à 10 ans, c’est que tout va bien.

Si la capacité de désendettement est comprise entre 10 et 15 ans, on considère qu’il y a du souci à se faire.

Au-delà de 15 ans, on parle de surendettement.

On accepte néanmoins une durée de 12 ans si la ville est dans une période d’investissement massive.

Pour pouvoir faire le calcul, il faut donc évaluer les valeurs Re et De.

Tout le débat est là.

Avec les conventions du service technique de la mairie :

Je n’ai pas le détail des calculs cette année.

Néanmoins, j’ai un exemple ici.

La mairie arrive à CAF = 6 781 963,41€.

Comme De = 39 131 418,04€ (chiffre dans le document),

On arrive à C = 39 131 418,04/6 781 963,41 = 5.76 ans (troncature).

Avec les conventions de ce blog (qu’un jour on appelle sans doute la méthode bourrine) :

Je prends simplement les valeurs exceptionnelles du CA…

Pour mémoire, R = 47 738 685,35€ et D = 47 330 802,92€.

On a Re = 1 135 404,86€ et De = 32 479,87€.

Au final :

  • Rc = 47 738 685,35€ – 1 135 404,86€ = 46 603 280,49€
  • Dc = 47 330 802,92€ – 32 479,87€ = 47 298 323.05€

On arrive donc à :

CAF = 46 603 280,49€ – 47 298 323.05€ = -695 042,56€.

On a donc (selon mes conventions) une dégradation de la situation financière car l’autofinancement brut est négatif (toujours avec mes conventions de calcul).

Pour mémoire, la dernière fois, j’avais trouvé un autofinancement brut (avec mes conventions) de 1 930 473,31€.

Je pense que l’on a une dégradation des finances de la ville.

Si on appelle DIF = DR, on a :

  • DIF = 2 488 655,03€ en 2010
  • DIF = 3 205 120,79€ en 2011
  • DIF = 2 167 103,51€ en 2012

DIF = 47 738 685,35€ – 47 330 802,92€ = 407 882,43€ en 2013

16 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (1/10) : Les chiffres

Une certaine fatigue, ainsi qu’une certaine flemme, fait que je ne m’étais pas occupé du CA (compte administratif) de Malakoff.

D’autant qu’il avait été voté lors du conseil municipal du 25/06/2014.

Mais mon blog étant une référence sur les finances locales de Malakoff, étant donné que c’est un plus pour la démocratie locale (qui je trouve est particulièrement en mauvais état), il faut bien moralement le faire un jour.

 

Donc, en voici les points principaux, et pour commencer les chiffres.

 

Pour mémoire, le budget se déroule en trois étapes.

 

La première étape est le DOB (débat d’orientation budgétaire).

Durant le DOB, on débat des orientations économiques de la politique municipale.

C’est sans vote.

 

Viens ensuite le vote du budget.

La municipalité définit ce qu’elle prévoit en recette et en dépense.

 

Enfin, on a le CA. La municipalité dit comment elle a mis en application le budget voté précédemment.

 

Le CA est le document le plus important. C’est à partir de CA que l’on peut avoir une vision de la situation financière de la ville. On peut aussi débattre de la solidité de la situation financière.

 

Le budget et le CA sont définis en section : la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

La section de fonctionnement représente les dépenses courantes et les recettes que la municipalité lève pour pouvoir y faire face.

Dans les recettes de fonctionnement, on a principalement les impôts et les dotations.

Dans les dépenses de fonctionnement, on a principalement les dépenses de personnels et d’entretiens.

 

Les dépenses d’investissement représentent les dépenses d’avenir.

Dans les dépenses d’investissement, on a le remboursement de la dette (car qui paye ses dettes s’enrichie) et l’acquisition ou la construction de biens.

Dans les recettes d’investissement, on a principalement les subventions.

 

Le budget doit être en équilibre (recettes=dépenses). Mieux, il doit être équilibré par section.

De plus, chaque section doit être en équilibre.

 

Ce n’est pas le cas du CA. En général, notamment dans la section de fonctionnement, les recettes sont supérieures aux dépenses (et cette différence peut servir aux dépenses de fonctionnement).

 

Pour le CA 2013, on a :

  • Des recettes de fonctionnement de 47 738 685,35€
  • Des dépenses de fonctionnement de 47 330 802,92€
  • Des recettes d’investissement de 17 593 322.08€
  • Des dépenses d’investissement de 16 961 270,06€

16 septembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Dette de la France : Le PS et le RPR/UMP, responsables et coupables.

Dimanche, je twittais :

« #Sarkozy n’a pas de leçons à donner sur la #dette! Selon #Breton, il a fait aussi bien en 5 ans que #Mitterrand en 14 ans. ».

Et un sarkozyste m’a répondu :

« @Phil51742508 @InfosSarkozy Alors comment auriez-vous fait quand une crise mondiale arrive comme une tornade sauver entreprises, banques etc »

Je pense qu’il ne faut pas exagérer.

On ne peut pas raller sur le PS qui fait honteusement de la dette (à juste titre) et trouver ça bien lorsque Sarkozy fait la même chose.

D’autant que sous Sarkozy, seulement 1/3 de la dette est due à la crise.

 

Une étude s’impose.

Selon Wikipédia, on a les chiffres suivant :

Année Proportion du PIB Valeur  
  Dette publique Solde public Dette publique Solde public
1978 21,2 % −1,7 % 72,8 −5,9
1979 21,1 % −0,4 % 82,8 −1,4
1980 20,7 % −0,3 % 92,2 −1,2
1981 22,0 % −2,4 % 110,1 −12,0
1982 25,3 % −2,9 % 145,5 −16,7
1983 26,6 % −2,6 % 170 −16,5
1984 29,0 % −2,8 % 201,4 −19,5
1985 30,6 % −3,1 % 227,7 −22,9
1986 31,1 % −3,3 % 249,3 −26,4
1987 33,4 % −2,1 % 281,2 −17,9
1988 33,3 % −2,7 % 302,8 −24,5
1989 34,0 % −1,9 % 333,3 −18,6
1990 35,2 % −2,5 % 363,6 −25,6
1991 36,0 % −3,0 % 385,1 −32,0
1992 39,7 % −4,6 % 440,1 −51,0
1993 46,0 % −6,5 % 515,4 −72,3
1994 49,2 % −5,5 % 570 −63,3
1995 55,5 % −5,5 % 663,5 −65,4
1996 58,1 % −4,0 % 712,7 −49,4
1997 59,5 % −3,3 % 752,5 −41,8
1998 59,6 % −2,6 % 787,4 −34,6
1999 59,0 % −1,8 % 806,9 −24,6
2000 57,5 % −1,5 % 827,3 −21,7
2001 57,1 % −1,6 % 853,3 −24,6
2002 59,1 % −3,3 % 912 −50,4
2003 63,3 % −4,1 % 1 004,90 −64,7
2004 65,2 % −3,6 % 1 079,50 −59,2
2005 66,8 % −2,9 % 1 147,60 −50,2
2006 64,1 % −2,3 % 1 152,20 −41,9
2007 64,2 % −2,7 % 1 211,60 −51,6
2008 68,2 % −3,3 % 1 318,60 −64,3
2009 79,2 % −7,5 % 1 493,40 −142,5
2010 82,7 % −7,0 % 1 595,00 −136,5
2011 86,0 % −5,2 % 1 717,30 −103,1
2012 90,6 % −4,9 % 1 833,80 −98,2
2013 93,5 % −4,3 % 1 925,30 −87,6

 

Ce qui donne le graphe suivant:

dette_france

 

On peut donc comparer les mandats de François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

 

Pour François Mitterrand (1981 – 1995), la dette était de 110,1 Milliard d’€ en 1981 et de 663.5 Milliard d’€ en 1995, soit environ +502% ou +553.4 Milliard d’€.

 

Il est à rappeler que la présidence Mitterrand avait plusieurs parties.

La première est purement PS (1981-1986).

Les premiers ministres ont été Pierre Mauroy puis Laurent Fabius.

La dette était de 249.3 Milliard d’€ en 1986. Durant cette période, elle a augmenté de 139.2 Milliard d’€ soit +126%.

 

Ensuite, on a eu la première cohabitation avec Jacques Chirac (1986-1988).

On était à 302.8 Milliard d’€ en 1988 soit une augmentation de 53.5 Milliard d’€ (+21%).

 

Par la suite, le PS est revenu (1988 – 1993) avec comme premiers ministres Michel Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy.

En 1993, la dette était de 515,4 Milliard d’€ soit +212.6 Milliard d’€ soit +69%.

 

On a eu ensuite la seconde cohabitation avec Edouard Balladur (1993-1995).

En 1995, la dette était de 663,5 Milliard d’Euro soit +148.1 Milliard d’€ soit +28%.

 

Vient le mandat de Jacques Chirac (1995-2007).

En 1995, la dette était de 663,5 Milliard d’€.

En 2008, la dette était de1 318,6 Milliard d’€.

On a +655.1 Milliard d’€ soit +98%.

 

Là aussi, il y a plusieurs périodes.

D’abord la période Juppé (1995-1997).

En 1997, la dette était de 752.5 Milliard d’€ soit +89Milliard d’€ (+13%).

 

On a ensuite eu une cohabitation avec Lionel Jospin (1997-2002).

En 2002, la dette était de 912 Milliard d’€ soit +159.5 Milliard d’€ (+21%).

 

Vient la période où la droite revient (2002-2007) avec Jean Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin.

En 2007, la dette était de 1 211.6 Milliard d’€ soit +299.6 Milliard d’€ (+32%).

 

Par la suite, on a eu Nicolas Sarkozy (2007-2012) qui faisait tout, avec François Fillon simple collaborateur.

En 2012, la dette était de 1833.8 Milliard d’€, soit +622.2 Milliard d’€ (Plus que Mitterrand) soit +51%.

 

Donc bref, un bilan vraiment pas glorieux… D’autant, je rappelle qu’il s’agit d’une dette de fonctionnement.

2 septembre 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Alain Juppé candidat à la primaire UMP (2/2) : La question de fond et les enjeux en 2017

Comme tout le monde le sait, Alain Juppé est candidat en 2017.

L’homme, très respectable, met en avant une union de la droite et du centre dès le premier tour, chose que je conteste d’ailleurs, ainsi que le blog du centrisme.

 

Mais une élection se préparant sur plusieurs étapes, il n’est pas inutile de se poser la question (plus lointaine) du second tour.

Il est alors fort probable que les analyses que je vais formuler vont, sur certains points, conforter celles d’Alain Juppé.

 

De mon point de vue, la France souffre principalement de son économie.

De mon point de vue, on peut mettre le doigt sur deux problèmes majeur.

 

Le premier est la dette.

J’en profite d’ailleurs pour rappeler (encore) que seul François Bayrou a été responsable sur ce sujet dès 2007. J’en profite aussi pour rappeler que Nicolas Sarkozy et l’UMP dure n’ont pas de leçon à donner sur le sujet.

 

La dette est un problème important.

Je rappelle qu’une dette doit être remboursée.

A partir du moment où l’on est en incapacité de rembourser sa dette, les ennuis commencent, car c’est le banquier qui fait les choix à notre place.

Par ailleurs, histoire d’enfoncer le clou, je rappelle qu’il existe deux types de dettes.

Le premier type st la dette d’investissement. On s’endette pour construire une route, une école, une université ou n’importe quel type d’infrastructure.

Dans ce cas, on gagne à la fin un bien.

S’endetter dans ce cas (même si je préfère une stratégie par l’épargne et l’autofinancement) n’est pas un mal.

Rembourser 10 ans une piscine qui dure 30-50 ans, ce n’est pas une mauvaise affaire.

 

Et puis il y la dette de fonctionnement. On emprunte pour financer les dépenses courantes.

Là, c’est dangereux car on ne produit rien.

 

Dans le cas de la France, on est dans une dette de fonctionnement. Ça ne peut pas durer, et c’est inacceptable. On fait de la France une future Grèce.

 

Enfin, il faut se positionner sur la mondialisation.

Aujourd’hui, on vit en économie ouverte.

La mondialisation s’est accélérée avec l’arrivée d’Internet.

Je ne défends pas ce concept, je suis juste en train d’énoncer un fait.

 

La mondialisation permet l’échange de bien et de personne plus facilement. On a, à mon avis, dépassé les espérances de Ricardo.

Mais la mondialisation impose une concurrence plus sévère entre les différents pays.

Je pense que la France n’est pas capable de survivre dans la mondialisation.

Certes, la concurrence est faussée, mais même si elle ne l’était pas, la France ne survivrait pas dans la mondialisation.

 

Facteur aggravant : on fait une politique centré sur les ménages.

On augmente le pouvoir d’achat des ménages, par baisse d’impôts sur les plus riches (sauce UMP) ou augmentation de la dépense publique (sauce PS).

Or, il convient d’abord de rappeler que cette politique est injuste. L’état ayant des moyens limités, ce n’est pas tout le monde qui en profite. En général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

De plus, cette politique crée du déficit, du déficit de fonctionnement.

Mais cette politique est surtout stupide.

Comme notre appareil productif est dégradé, les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on encourage nos concurrents en finançant notre perte.

 

Quelles sont les alternatives ?

La première, qui est proposée par Marine Le Pen ou Jean Luc Mélenchon, c’est de faire de la France une économie fermée.

Au fond, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais on n’est pas heureux là-bas.

 

L’autre alternative est une politique centrée sur l’Entreprise.

On permet à nos entreprises de faire face dans la concurrence mondiale.

 

Voilà au moins deux problématiques qui seront posées en 2017, et il faudra bien les poser un jour ou l’autre au lieu de dire que les méchants, c’est la finance ou l’immigré ou le chômeur ou que sais-je.

 

Sinon, le mandat 2017 sera aussi catastrophique que celui de Sarkozy ou de Hollande.

31 août 2014 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

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