Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

L’OPHM et Le rapport Millos (2008-2012) (2/7) : Fonctionnement et management

Selon le rapport Millos (Mission interministériel d’inspection du logement social) on apprend que Serge Cormier (1er adjoint à l’urbanisme) préside l’OPHM (office public de l’habitat de Malakoff) depuis le 7 Juin 2001.

Il a été renouvelé le 18 Juin 2008 et il est composé de 23 administrateurs.

Afin de tenir compte des élections des représentants des locataires du 26 novembre 2010, une nouvelle composition a été adoptée le 7 décembre 2010.

Le conseil d’administration se réunit une moyenne de cinq fois par ans.

 

Le premier point mis en avant par le rapport est le contrat du DG.

La direction de l’OPH est assurée depuis Septembre 1995 par Monsieur Hurpeau.

Il a été nommé directeur de l’OPH par délibération du 9 Octobre 2008.

 

Le contrat du DG, signé le 15 Juillet 2009 n’a pas respecté les dispositions des anciens articles R-421-20-1 et R-421-21, à savoir un contrat approuvé par le CA et signé par le président et une rémunération fixée sur proposition du CA par le représentant de l’Etat dans le département du siège de l’office après avis du Trésorier Payeur Général puisque cette rémunération était inférieure au seuil fixé par les ministres.

Or on lit :

Or il n’en a rien été: le contrat a été signé entre le DG et le président et n’a fait l’objet d’une déclaration au CA que postérieurement à sa signature lors de sa réunion du 8 décembre 2009, suite à la demande de la trésorière principale. De plus la rémunération n’a pas été fixée par le représentant de l’Etat. L’article 4 du contrat mentionne une rémunération se décomposant en : une part forfaitaire, une part variable dont le montant et les modalités de versement seront à fixer annuellement par le Conseil d’administration en fonction de la réalisation des objectifs assignés au directeur général et une prime de fin d’année versée en Novembre de l’année considérée. Dans les faits, M.Hurpeau n’a pas touché de part variable.

De plus, le contrat du DG est un CDI, il est censé être lié à un détachement de 5 ans renouvelable.

Suite au décret n°2009-1218 du 12 Octobre 2009, un nouveau contrat a été signé le 14 Décembre 2009.

On y supprime les paragraphes « Indemnités de licenciement et de demandeur d’emploi» et convention de rupture, qui étaient sans objet (le DG a un statut de fonctionnaire).

- Il mentionne une part vari able au taux de 7,5 % n’excédant pas 15 % de la part forfaitaire conforme aux textes réglementaires. Cependant, la Miilos relève que cette part variable, dont le versement est mensualisé, a été perçue par anticipation dès le mois de janvier 2010. Ce qui n’a pas permis au CA de se positionner préalablement au versement sur la réalisation des objectifs conformément aux dispositions de l’article R. 421-20-1lI du CCH. En effet, ce n’est que lors de sa séance du 14 décembre 2011 que le CA a approuvé le montant de la part variable attribué au DG, en fonction de la réalisation des objectifs qui lui avaient été fixés au titre de l’année 2010. La clause prévoyant la mensualisation de la part variable, qui conduit l’office à verser celle-ci au DG avant son approbation par le CA, n’est donc pas conforme à la réglementation.

Par ailleurs, bien que le CA se soit prononcé chaque année sur les objectifs du DG, l’office n’a pas été en mesure de présenter les notifications au DG par le président du CA des objectifs et indicateurs de la part variable contrairement aux dispositions de l’article R. 421-20 III du CCH.

Des avantages annexes à la rémunération ne sont pas conformes à la réglementation qui donne un caractère strictement limitatif à ceux-ci, Or, il a été constaté que:

- l’article 3.2 relatif à la protection sociale, mentionne :  » Monsieur Michel HURPEAU bénéficiera des avantages suivants: La prise en charge des cotisations patronales à des régimes collectifs de prévoyance et de retraite complémentaire prévus par un accord collectif conclu au sein de l’office ». Cette stipulation est contraire à l’article R.42 1-20-1 du CCH qui autorise cette prise en charge uniquement lorsque le directeur général n’est pas un fonctionnaire en position de détachement.

- l’article 6.2 modifié relatif au licenciement, prévoit que  » Les frais d’expertise et de déplacements éventuels relatifs à la procédure [de licenciement] sont à la charge de l’Office » ; ce qui est irrégulier.

L’office doit mettre le contrat de son DG en conformité avec la réglementation en supprimant les clauses irrégulières.

 

Le second point mis en avant par le rapport est la gestion des gardiens.

Jusqu’à l’année 2010 incluse, les fiches de paye des gardiens sous statut de la fonction publique territoriale ne comprenaient pas les montants du salaire en nature correspondant au logement de fonction.

Ce point n’a été corrigé qu’en Janvier 2011.

De plus, on lit :

La direction de la Vie Locative est chargée de la gestion locative et du logement. Au sein de cette direction, le service logement est en sous-effectif ; en effet il compte six personnes, dont la responsable du service et un technicien en charge de l’état des lieux d’entrée et de sortie des logements. Un personnel en longue maladie n’est pas remplacé.

 

Le troisième point est un cloisonnement entre service.

On peut lire :

La gestion du logement après le départ du locataire (état des lieux, remise en état des logements vacants, décompte définitif du locataire) concerne trois services pourtant interdépendants (le service Logement, pour les états des lieux entrant et sortant, le service Entretien Maintenance pour la remise en état des lieux et le service de la Gestion Locative pour la facturation des éventuelles indemnités locatives), mais entre lesquels un cloisonnement important a été constaté. De ce fait, des délais importants ont été constatés: plus d’un an pour la remise en état des logements, deux ans pour l’établissement des soldes de tout compte (notamment le remboursement du dépôt de garantie) aux locataires sortants (200 dossiers sont en attente de traitement au moment du contrôle). De même les indemnités locatives ne sont pas systématiquement facturées aux locataires sortants.

Le cloisonnement se traduit par une absence de concertation et une mauvaise circulation des informations entre ces services. 11 a ainsi été relevé la non transmission ou la transmission tardive de documents, la prise en compte ou la non prise en compte de ces documents, et l’absence de contrôle.

Il existe des procédures mais certaines sont appliquées partiellement (logements vacants, traitement des réclamations …).

Enfin, le rapport pointe le système informatique insuffisant.

On a une absence de comptabilité analytique, une base de patrimoine à améliorer, l’impossibilité d’extraire les informations sur les impayés et aucune gestion des stocks.

19 octobre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

L’UDI se « centrise »

Parler de l’UDI est toujours un peu compliqué.

Comme je l’ai déjà signalé, pour moi, l’UDI est un parti de droite modérée.

Or, comme assez récemment le centre a surtout tenu par le centre droit dans l’UDF, et comme le centre en France est le centre le plus bête du monde, beaucoup de centristes se sont retrouvés dans l’UDI, dirigé, comme le dit si bien le blog du centriste, d’abord (et initialement) par des gens de droite modérée.

 

Du coup, l’alliance de l’UDI est automatiquement à droite, y compris la droite de Sarkozy.

Or, je refuse que le centre soit automatiquement de droite.

Certes, je n’ai vraiment pas de sympathie pour Hollande, mais je n’en ai également aucune pour Sarkozy, dont je ne veux pas son retour.

 

Par ailleurs, bloquer une alliance centre-gauche, surtout si un jour le PS se réforme et que l’UMP courre derrière le FN, c’est pousser le PS vers la gauche décomplexée et en particulier le PCF ou les verts.

Pour l’intérêt général, ce n’est vraiment pas bon.

 

Au final, c’est pour ça que je reste dans mon Modem…

 

Pour en revenir à l’UDI, je rappelle que celle-ci élisait son nouveau président.

Il y avait 4 candidats en lice :

  • Jean Christophe Lagarde
  • Hervé Morin
  • Jean Christophe Fromantin
  • Yves Jégo

Je m’étais déjà exprimé sur la question.

Ma sympathie va pour Jean Christophe Lagarde.

Effectivement, les deux candidats centristes sont Jean Christophe Lagarde et Hervé Morin.

 

Jean Christophe Lagarde est président de Force Européenne Démocrate. Cette formation est un centre plus social. Par ailleurs, Jean Christophe Lagarde a une meilleure vision stratégique de la reconquête du centre, à savoir avoir une approche locale (chose, soit dit au passage, qui aurait dû être fait à Malakoff).

De plus, il prêche pour un centre conquérant.

 

Hervé Morin est pour un centre plus libéral. Il prêche une alliance automatique avec la droite.

 

Les résultats sont tombés.

On a Jean Christophe Lagarde à 35,9%, Hervé Morin à 31,5%, Yves Jégo à 21,5% et Jean Christophe Fromantin à 11,1%.

 

Les centristes (dit historique) vont reprendre en main l’UDI.

Ma sympathie va encore à Jean Christophe Lagarde.

Mais des questions restent en suspens.

Si Jean Christophe Lagarde veut un centre qui affirme haut et fort ses valeurs, il faudra, pour raison de crédibilité, pousser la logique jusqu’au bout, notamment si c’est une droite anti-centriste qui prend en main l’UMP (ce qui malheureusement risque, avec le retour de Nicolas Sarkozy, d’être très probable).

 

A titre d’exemple, pour tuer Juppé, Nicolas Sarkozy envisage de présenter Jean Louis Borloo afin qu’il siphonne les voix du centre pour affaiblir Juppé lors d’une primaire pour désigner le candidat de la droite et du centre.

Ensuite, ce Borloo soutiendrait, comme par hasard, ce Nicolas Sarkozy (en tout cas, c’est le plan Sarkozy lu dans le Canard Enchainé).

 

Ça en dit long sur la volonté de Nicolas Sarkozy de rouler dans la farine les centristes et de les faire frire.

 

En plus : Voir le blog du centrisme (ici et ici).

17 octobre 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les élus locaux encore critiqués pour mauvaise gestion

canard_commune 001

Après le député Dosière (apparenté PS), après la cour des comptes, la gestion des élus locaux est encore passé au crible.

 

Elle de nouveau pointé par la cour des comptes (encore elle) et Bercy, qui fait incroyable, sont pour une fois d’accord.

Et tout ça est brillamment résumé par le canard enchaîné de cette semaine.

 

Pour la cour des comptes, on commence par ce constat sévère : Le déficit des administrations publiques locales a doublé de 2012 à 2013 pour atteindre 0,4% du PIB.

Et elle ajoute cruellement (comme le dit le canard) :

« La baisse modeste des concours de l’Etat en 2013 n’a pas freiné l’évolution des dépenses, du déficit et de la dette du secteur public ».

A partir de là, la municipalité de Malakoff crierai sur ce salaud d’Etat, mais le canard rappelle que les efforts locaux sont inexistants.

Le canard Enchainé précise :

« Un point est méchamment souligné par les magistrats de la Cour : en 2012, la masse salariale des fonctionnaire a augmenté de 3,5%, et de 3,1% l’an dernier. En dépit de la création des intercommunalités, supposées réduire les dépenses grâce à leurs mises en commun, les effectifs communaux ont grimpé de 12,8% depuis 2000, et ceux de l’intercommunalité de 145,6%. Pour une rationalisation, c’est réussi. »

Et de conclure :

« Les perspectives d’une plus grande maîtrise des dépenses locales, attendue de la baisse des dotations de l’Etat sont incertaines. »

Comme le dit le Canard, c’est transmis à Bruxelles.

Côté Bercy, on ajoute :

« En dix ans, la fonction publique territoriale a gagné 320 000 emplois alors que le nombre de fonctionnaires a baissé de 5%. Et ce hors tout transfert de compétence. »

Et histoire d’enfoncer le clou, Bercy ajoute :

« Les dépenses de fonctionnement ont augmenté en moyenne deux fois plus vite que les dépenses d’investissement. »

Le canard conclut :

« Comme Bercy n’ignore rien de la fiscalité en général et en particulier, un rapport précise que, en 2014, les impôts locaux augmenteront en moyenne de 3,3%, et de 3,2% en 2015. Des hausses qui, faut-il le souligner, interviendront alors que l’inflation est de 0%. »

 

Evidemment, la commune de Malakoff est dans la moyenne, voir des fois pire si on compte Sud de Seine (Malakoff, Clamart, Bagneux, Fontenay-aux-Roses), en ce qui concerne ce triste constat.

 

Alors que Malakoff a tout transféré à Sud de Seine, nous avons des dépenses de personnel qui augmentent.

Si on regarde les ratios pour Sud de Seine (Budget 2014 et CA 2013), le produit des impositions (par habitant) est moins élevé, mais les dépenses de personnels (par habitant) sont plus élevés, et les dotations (par habitant) aussi.

15 octobre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Jean Loup Metton à Pau

François Bayrou, maire de Pau, et accessoirement notre leader maximo, cherche à relancer une dynamique de commerce pour sa ville de Pau.

 

Afin d’avoir de bonne pratiques, il a invité Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge.

 

Pour ceux qui ne le savent pas, Montrouge est une commune limitrophe de Malakoff.

 

Ce n’est pas la première fois que j’évoque la politique du maire de Montrouge sur le commerce de proximité (voir ici et ici).

 

Effectivement, le maire de Montrouge fait le constat que les loyers des locaux commerciaux sont trop élevés en première couronne.

C’est pour ça qu’il a créé une société d’économie mixte qui achète les locaux commerciaux.

 

La ville de Montrouge fait ça pour deux raisons :

  1. Ça permet de modérer le bail commercial.
  2. La ville peut installer le type de commerce qu’il souhaite.

« Nous étions en concurrence avec les grandes surfaces et Paris » explique Jean Loup Metton.

Et de continuer :

« Et nous nous sommes retrouvés avec des cellules commerciales vides ».

 

La première étape a été de faire une étude « pour voir où étaient les trous  dans l’offre commerciale »

C’est d’ailleurs un aspect que j’ai déjà abordé.

La seconde étape est une société d’économie mixte qui achète les locaux commerciaux et un manager du commerce qui démarche les commerçants.

D’ailleurs, il serait sain de faire un bilan sur l’action du notre.

Et l’article de conclure :

« L’amortissement des emprunts étant financé par des loyers calculés en fonction des possibilités des types de commerces souhaités. Le tout complété par un dispositif de parkings tous les 500 m et un service de livraison à domicile pour les produits du commerce du centre-ville. En 15 ans, 40 commerces supplémentaires ont ainsi ouvert. »

 

Je rappelle que la municipalité de Malakoff est opposée à la politique du maire de Montrouge.

Selon elle, c’est contre la libre concurrence.

Ce n’est pas faux, mais dans ce cas, il faut aussi rappeler que les HLM, c’est aussi contre la libre concurrence.

 

Le seul point noir, c’est que cette politique demande des moyens…

15 octobre 2014 Posted by | actualité, Politique | , , , , | Laisser un commentaire

Les agglomérations, ça continue à être n’importe quoi

Les agglomérations, une longue histoire dans le grand n’importe quoi.

Pour faire une agglomération, la logique de territoire devrait primer.

Or, c’est toujours la logique politicienne qui prime…

 

En ce qui concerne Malakoff, on est dans Sud de Seine, qui contient Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

On a fabriqué, à l’époque, Sud de Seine (intercommunalité à laquelle je suis opposé) car la municipalité de Malakoff était PCF, celle de Clamart PS, celle de Fontenay-aux-Roses PS, et celle de Bagneux PCF.

 

Du coup, il y a un grand trou territorial appelé Châtillon (UMP) et Montrouge (UDI).

Et on arrive donc à une intercommunalité qui n’a pas une vision cohérente de territoire, avec par exemple un manque de coordination pour lutter contre le chômage, ou le manque de PLD.

 

Autre exemple de la non logique territoriale, Sud de Seine a fait un contrat de développement territorial avec Val de Bièvre et Haut de Bièvre, contrat appelé vallée scientifique de la Bièvre.

Or, Malakoff s’est finalement peu investi dans ce contrat. En fait, c’est surtout Bagneux, avec des stations pour le Grand Paris Express (Bagneux M4, Arcueil-Cachan, Villejuif Gustave Roussy et Louis Aragon).

 

En réalité, le territoire à développer sur Malakoff est dans le Sud de la ville. Il s’agit du clos Montholon (dont on a parlé pour le PLU).

Il y a aussi une station pour le Grand Paris Express : Gare de Clamart.

Sont concernés Malakoff, Vanves, Clamart (avec à la clé un éco-quartier) et Issy-les-Moulineaux (avec le Fort numériques).

 

Par ailleurs, il faut rappeler que Vanves et Malakoff, dans un passé lointain, c’était la même commune.

 

Le devenir de Sud de Seine devient politicien.

En dehors du fait qu’aucune réflexion n’est envisagée vers GPSO, on a deux solutions envisagées :

  1. Sud de Seine, Châtillon-Montrouge, Haut de Bièvre, Val de Bièvre
  2. Sud de Seine, Châtillon-Montrouge, Haut de Bièvre

Dans Sud de Seine, les maires de gauche sont pour la solution 1, ceux de droite sont pour la solution 2.

Evidemment, si on regarde la géopolitique, Val de Bièvre est majoritairement à gauche.

 

Un autre exemple est à signaler : le territoire de la Défense.

Il est à rappeler que celui-ci est composé de trois communes : Nanterre, Puteaux et Courbevoie.

Du coup, il y a deux intercommunalités :

  • Nanterre, Suresnes et Rueil Malmaison
  • Puteaux Courbevoie

Or, en lisant le blog de Christophe Grébert, on apprend que pour la défense, c’est la logique politicienne qui domine.

Si on regarde la carte :

defense_1

Christophe Grébert propose :

defense_2

 

Et les maires de Courbevoie et Puteaux proposent

defense_3

Soit une carte qui ressemble à :

defense_4

On enlève les communes de gauche…

 

Images : Mon Puteaux .com

Lire aussi Argenteuillais Démocrate

14 octobre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (10/10) : La dette de Malakoff

dette_ca_2013

Enfin le moment d’aborder le dernier sujet qui fâche : la dette de Malakoff.

Pour mémoire, la municipalité a mis en application une politique d’investissement ambitieuse sur le mandat 2001-2008.

Elle a basé sa politique d’investissement sur l’emprunt (là où j’aurais préféré l’épargne et l’autofinancement brut).

 

Le bon point est qu’il s’agit d’une dette d’investissement.

Le mauvais point, voir le point noir, c’est qu’il faut évidemment rembourser une dette, et dans le cas de Malakoff, ça se rembourse vraiment très lentement, sans se presser.

En gros, durant le dernier mandat, on était sur un remboursement de 15 ans de ce qui a été emprunté sur 5 ans.

 

Pire, de l’aveu même de notre maire, Catherine Margaté, la ville n’est plus en mesure d’investir aujourd’hui.

A partir du CA 2013, on va montrer que le problème d’endettement de la ville s’est empiré.

 

Soit D(t) la dette de la ville à la date t.

Évidemment, D(t) > 0 (ou nul).

On pourrait imaginer un système où D(t) < 0, qui correspondrait à un cas où l’on doit de l’argent à la ville. Nous ne prendrons pas ce type de convention.

 

On introduit la fonction v(t), vitesse d’endettement de la ville.

La fonction v(t) est la dérivée de D(t).

La fonction v permet de connaître la variation de la dette en fonction de la date.

Si v > 0, cela veut dire que la dette augmente. La ville s’endette dans ce cas.

Mais si v < 0, cela veut dire que la dette diminue. Cela veut dire que la ville rembourse de la dette.

 

Le problème pratique est qu’il est impossible, sur l’avenir, d’avoir une méthode simple pour déterminer D et v.

C’est pour cela que l’on a recourt à une hypothèse simplificatrice brutale sinon on ne sait pas faire de calcul.

 

L’hypothèse est la suivante : on suppose que chaque année, la ville rembourse la même somme de dette.

Dans ce cas-là, v est constant, indépendant de t, et D est une fonction affine de t.

La courbe représentative de D est une droite, avec un coefficient directeur négatif.

D(t) = m.t + p

Ou, par intégration, en n’oubliant surtout pas les constantes d’intégration, on a :

D(t) = v.(tt0) +D0.

Dans la première formule, m est le coefficient directeur (négatif, on rembourse de la dette), et p est l’ordonnée à l’origine.

Dans la seconde formule, v est la vitesse d’endettement (négatif, on rembourse de la dette), t0 est la date de référence, D0 est la dette à la date de référence.

 

Par calcul, on arrive à m = v et p = D0v.t0.

On pourrait déterminer m et p, à partir d’un système à 2 équations et 2 inconnus (comme ici).

Mais on va se contenter d’évaluer chaque point par la méthode du pas à pas.

En 2012, on avait une dette de 39 881 858,39€.

En 2013, on a une dette de 39 131 530,04€.

De 2012 à 2013, on a donc remboursé 750 328,25€.

A partir des hypothèses fixées précédemment, on arrive à v = – 750 328,25€/an.

Comme on calcul la dette tous les ans, il suffit d’enlever 750 328,25€d’une année sur l’autre.

Avec Excel, on arrive à :

Année Dette (€)
2012 39 881 858,29
2013 39 131 530,04
2014 38 381 201,79
2015 37 630 873,54
2016 36 880 545,29
2017 36 130 217,04
2018 35 379 888,79
2019 34 629 560,54
2020 33 879 232,29
2021 33 128 904,04
2022 32 378 575,79
2023 31 628 247,54
2024 30 877 919,29
2025 30 127 591,04
2026 29 377 262,79
2027 28 626 934,54
2028 27 876 606,29
2029 27 126 278,04
2030 26 375 949,79
2031 25 625 621,54
2032 24 875 293,29
2033 24 124 965,04
2034 23 374 636,79
2035 22 624 308,54
2036 21 873 980,29
2037 21 123 652,04
2038 20 373 323,79
2039 19 622 995,54
2040 18 872 667,29
2041 18 122 339,04
2042 17 372 010,79
2043 16 621 682,54
2044 15 871 354,29
2045 15 121 026,04
2046 14 370 697,79
2047 13 620 369,54
2048 12 870 041,29
2049 12 119 713,04
2050 11 369 384,79
2051 10 619 056,54
2052 9 868 728,29
2053 9 118 400,04
2054 8 368 071,79
2055 7 617 743,54
2056 6 867 415,29
2057 6 117 087,04
2058 5 366 758,79
2059 4 616 430,54
2060 3 866 102,29
2061 3 115 774,04
2062 2 365 445,79
2063 1 615 117,54
2064 864 789,29
2065 114 461,04
2066 -635 867,21

 

Évidemment, avec nos convention, la dette est positif ou nul.

Cela veut dire que si on continue comme ça, la dette de Malakoff sera remboursée en 2066.

 

Je rappelle que la dernière fois, on était sur une dette remboursée en 2026.

 

Bref, on vient de se prendre 40 ans dans les dents.

 

Il faut vraiment que la municipalité se reprenne et prenne beaucoup plus au sérieux le problème de remboursement de la dette….

10 octobre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Malakoff (9/10) : Les dotations et compensations dans le CA 2013

Encore un autre sujet qui fâche.

Il s’agit des sous donnés à la municipalité par divers organismes ou institution.

Parmi ces organismes, on a l’État.

 

Or, il faut, inlassablement, rappeler que l’État est en faillite, victime d’un surendettement qui n’est plus supportable, aussi bien économiquement que moralement.

 

Tout demander à l’Etat, comme le fait la municipalité de Malakoff, c’est demander à un SDF de financer le Château de Versailles.

Ce n’est plus durable.

 

Sur ce problème, il faut rappeler qu’il y a les dotations, c’est-à-dire ce que l’Etat (ou autres organismes) donne à la commune pour fonctionner, et il y a les compensations.

 

Dans le cas des compensations, l’État empêche la commune de percevoir des recettes qui lui sont propres (principalement des impôts et taxes), du coup, l’Etat compense.

 

L’État étant un clochard notoire, il doit réduire ses dépenses courantes.

Les dotations sont donc dans la ligne de mire.

Elles sont condamnées à diminuer.

Selon le CA 2013, on arrive à :

Libelle Montant (€) Provenance Type %
Dotation forfaitaire 6 632 418,00 Etat Dotation 58,6330856
Dotation solidarité urbaine 270 069,00 Etat Dotation 2,38751218
Dotation spéciale Instituteur 11 232,00 Etat Dotation 0,09929513
Dotation générale de décentralisation 262 705,00 Etat Dotation 2,32241164
Emploi d’avenir 50 340,29 Etat Emploi aidé 0,44502722
Participation autres 22 910,23 Etat Dotation 0,2025351
Subvention participation département 285 684,67 Département Subvention 2,52556062
Participation autres communes 272 615,90 Autres communes Dotation 2,41002774
Participation groupe collectivité
GFP rattachement
785 514,93 Autres communes Dotation 6,94424931
Participation autres organismes 1 984 353,71 Autres organismes Dotation 17,5424379
Compensation Taxe additionnelle
Droit de mutation
2 032,00 Etat Compensation 0,01796365
Attribution Fond départemental TP 166 524,56 Département Attribution 1,47214014
Etat compensation au titre de la TP 199 207,00 Etat Compensation 1,76106528
Etat compensation au titre
d’exonération de la TF
10 584,00 Etat Compensation 0,09356657
Etat compensation au titre
d’exonération de la TH
333 922,00 Etat Compensation 2,95199687
Dotation de recensement 7 046,00 Etat Dotation 0,06228931
Dotation pour les titres sécurisés 10 060,00 Etat Dotation 0,08893421
Autres Attributions subvention et
participations
4 513,56 0,03990158
Total dotation état 7 216 440,23 63,7960631
total 11 311 732,85 100

 

Les dotations de l’Etat représentent 63,8% du total des dotations et participations que Malakoff reçoit en recette.

 

Je rappelle que les dotations participent à hauteur de 23,7% aux recettes de fonctionnement.

Comme 63,8% * 23,7% = 0,638 * 0,237 = 0,151206 = 15,12%, on arrive à la conclusion que la part des recettes des dotations de l’État dans les recettes de fonctionnement est de 15,12%.

 

Ce n’est pas négligeable…

10 octobre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Grève des animateurs sur Malakoff

P1000495

P1000497

P1000501

C’est totalement par hasard que j’ai appris que les animateurs pourraient être en grève sur Malakoff.

Il pourrait s’agir d’une conséquence de la réforme des rythmes scolaires.

Pour l’instant, on serait au stade des négociations avec la mairie.

 

Les revendications seraient sur les effectifs et sur la rémunération.

La rémunération actuelle serait aux alentours de 10€/heure.

10 octobre 2014 Posted by | actualité, Malakoff | , | Un commentaire

CA 2013 de Malakoff (8/10) : Répartition des dépenses de personnel

ca_personnel_repartition_2013

Les dépenses de personnel représentent 56,2% des dépenses de fonctionnement dans le CA 2013.

Mais comment sont-ils répartis ?

Selon le document distribué aux élus, on arrive à :

Libelle Dépense de personnel(€) %
Services généraux et
administration publique
locale
8 071 990,61 30,3486446
Sécurité et salubrité
publique
349 582,75 1,31434279
Enseignement et
formation
3 458 001,15 13,0012103
Culture 285 512,10 1,07345334
Sport et jeunesse 4 740 548,71 17,823265
Interventions sociales
et santé
4 385 878,70 16,4897954
Famille 3 454 761,64 12,9890306
Logement 0,00 0
Aménagement et service
urbain, environnement
1 851 256,86 6,96025791
Action économique 0,00 0
Total 26 597 532,52 100

 

On remarque que l’administratif représente le gros du personnel de Malakoff. Effectivement, 30,34% des charges de personnels de la ville sont pour l’administratif.

 

Viennent ensuite le sport et la jeunesse (17,82%), l’intervention sociale et la santé (16,48%), l’enseignement et la formation (13%) et la famille (12,99%).

On reconnaît la vocation sociale de Malakoff.

 

Dans les postes relativement importants, on a également l’aménagement et les services urbains, et l’environnement (6,96%).

 

La culture représente 1,07%, mais c’est une compétence de Sud de Seine

Encore une fois, l’action économique est maltraitée (0%).

 

La sécurité et salubrité publique représente 1,31%. On continue à comprendre pourquoi les rues de Malakoff, notamment la place du 11 Novembre, sont sales.

10 octobre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le PLU, la densification de Malakoff, la rénovation du Sud et ce scandaleux Fort de Vanves (suite)

Puisque l’on parle du PLU et de la remise à plat des quartiers Sud de la ville, je pense qu’il y a un point sur lequel insister : c’est ce scandaleux fort de Vanves.

 

Il est à rappeler que le fort de Vanves occupe environ 1/8 de la ville.

Il y a environ 100 familles et 100 personnes qui y travaillent.

Si on suppose qu’une famille, c’est 5 personnes, on peut considérer qu’il y a maximum 600 personnes.

 

La population de Malakoff est d’environ 31 000.

600/31 000 = 0,01935…

Je rappelle (au moins en physique) qu’en dessous de 0,1, on est sujet à un développement limité.

 

Plus sérieusement, le nombre de personnes occupant le Fort de Vanves est négligeable par rapport au nombre total d’habitant sur Malakoff.

 

En résumé, en première approximation, on peut considérer que personne n’occupe le Fort de Vanves.

En poussant le calcul, on peut considérer que la population de la ville se concentre sur les 7 autres huitièmes du territoire de Malakoff.

 

31 000/7 ~ 4430.

Donc, sur chaque huitième de Malakoff, on peut imaginer qu’il y a environ 4430 habitants (excepté au Fort de Vanves).

Donc si on rase le fort de Vanves, que l’on construit des logements, on arriverait aux alentours de 35000 habitants.

 

Je rappelle que la question est fondamentale. Le PLU (et le préfet) nous fixe un objectif de 36 000 en 2030.

Par ailleurs, dans une ville comme Malakoff, ville de première couronne, ville manquant foncièrement de réserves foncières, on ne peut pas se permettre d’avoir un terrain non optimisé, aussi bien socialement qu’économiquement.

 

Ce qui fait qu’au final :

  1. Je suis pour une densification, évidement maîtrisé et intelligente de la ville. D’autant qu’il y a des besoins en logements.
  2. Pour moi, contrairement à certains anciens membres de l’opposition que je ne citerai pas, le débat n’est pas de savoir si on densifie ou pas, mais comment on densifie.
  3. On peut le faire, comme le fait Serge Cormier, adjoint à l’urbanisme, au cas par cas, selon les opportunités (comme l’ancien cinéma Marcel Pagnol), mais on ne peut pas définir une stratégie de densification comme ça, surtout sur le long terme.
  4. On peut aussi exproprier les gens, comme un certain Balkany. Mais là, ça peut devenir moralement contestable. Qui veut quitter la maison que l’on a mis une vie à acheter. Notons qu’à ce rythme, on va finir par prêter à Serge Cormier ce type d’intentions…
  5. Ou alors, et c’est ma position, il faut aller chercher la réserve foncière où elle est.

Et la réserve foncière, elle est au Fort de Vanves. Il faut une bonne fois pour toute raser le Fort de Vanves.

  1. La réserve foncière est là-bas.
  2. On peut y faire venir de nombreux nouveaux habitants.
  3. On pourrait enfin avoir une zone économique qui ferait un vrai cœur de ville dans le Sud de la ville.

Lors d’un débat sur le PLU, débat où la densification est évoqué, débat où l’on doit accepter une forme de densification de la ville, débat où la réhabilitation du Sud de la ville doit être évoqué, on ne peut pas ne pas évoquer ce sujet qui fâche : le Fort de Vanves.

5 octobre 2014 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.