Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Avec un système normal pour désigner nos députés, le centre est en position d’arbitre en 2012

Le système électoral pour les élections législatives est totalement archaïque.

 

Il ne permet pas une juste représentativité de la diversité des opinions des français, nos députés, ne voulant pas faire de vagues car voulant être réélus, ne feront surtout pas de réformes.

 

Du coup, l’assemblée nationale est une simple chambre d’enregistrement.

 

Si on regarde du point de vue des centristes, le système électoral les obligent à disparaître fièrement l’étendard à la main (comme François Bayrou) ou d’accepter des politiques inacceptables (comme le nouveau centre qui a naguère accepté la politique de Nicolas Sarkozy).

 

Lors d’un article précédent, j’avais montré, à partir des résultats de l’élection présidentielle de 2007, qu’avec un système électoral juste (ou normal), le centre aurait eu un groupe à l’assemblée nationale par lui-même. Il aurait été libre de penser ce qu’il veut, car il n’aurait dû ses sièges qu’à lui-même.

 

Mieux, mes calculs, qui sont partis d’un maintien de la liste centriste, montrent qu’en plus, de justesse, la liste PS gagne l’élection nationale.

 

Dans l’hypothèse où l’UDF fait un accord avec la liste UMP, scénario non décrit dans l’article précédent, les centristes imposent un nombre de sièges plus important, imposent aussi des points de programme (comme la lutte contre les déficits, par exemple) et sont traité plus proprement par Nicolas Sarkozy.

 

Aux vues de ce qui aurait changé si le scrutin législatif était différent, je me permets donc de faire les calculs pour l’élection présidentielle de 2012.

 

Pour mémoire, l’élection législative est un scrutin de liste à 2 tours.

Si au premier tour, une liste obtient 50% ou plus, elle est élue. Elle a la moitié des sièges, le reste étant distribué à la proportionnelle.

 

Si ce n’est pas le cas, un second tour est organisé.

Une liste ayant eu 10% ou plus peut se maintenir.

Une liste ayant eu 5% ou plus peut fusionner.

Au second tour, la liste en tête est élue.

Elle a la moitié des sièges. Le reste est distribué à la proportionnelle.

 

On suppose que l’élection présidentielle est supprimée. C’est l’assemblée nationale qui élit le président de la république.

Par ailleurs, descendre à 400 sièges (contre 577 aujourd’hui) serait aussi une bonne chose.

Prenons l’élection présidentielle de 2012.

Avant toute chose, il faut rappeler que le centre ne peut pas soutenir Nicolas Sarkozy.

C’est une question de valeur (la politique de Nicolas Sarkozy est inégalitaire), de morale (Nicolas Sarkozy est au cœur de nombreuses affaires comme l’arbitrage de Tapis, le pentagone à la française…) ou même économique (Selon Thierry Breton, ministre de droite des gouvernements Chirac, Sarkozy a fait autant de dette en 5 ans que Mitterrand en 14 ans).

De plus, Nicolas Sarkozy a couru derrière Buisson.

 

En 2012, on a donc :

Liste

Score au premier tour

Liste PS (François Hollande)

28.63%

Liste UMP (Nicolas Sarkozy)

27.18%

Liste FN (Marine Le Pen)

17.9%

Liste Front de Gauche (Jean-Luc Mélanchon)

11.1%

Liste Modem (François Bayrou)

9.13%

Liste verte (Eva Joly)

2.31%

Debout la république (Nicolas Dupont-Aignan)

1.79%

Nouveau parti anticapitaliste (Philippe Poutou)

1.15%

LO (Nathalie Arthaud)

0.56%

Solidarité et progrès (Jacques Chaminade)

0.25%

 

Quatre listes sont qualifiées au second tour. La liste PS, UMP, FN et Front de gauche. Vu le contexte, on peut estimer que les 4 listes se maintiennent.

 

La liste centriste (sans doute suite à une mauvaise campagne) n’est pas qualifiée. Mais elle peut fusionner.

 

Je pense que 3 scénarios sont envisageables.

Scénario 1 : la liste centriste ne fusionne pas, mais elle appelle à faire battre Nicolas Sarkozy

C’est au fond ce qui s’est passé.

On arrive donc à :

Liste

Score

Nombre de sièges (sur 400)

Nombre de sièges (sur 577)

Liste PS

42.03%

284

410

Liste UMP

28.97%

58

83

Liste FN

17.9%

36

52

Liste Front de Gauche

11.1%

22

32

 

Scénario 2 : la liste centriste ne fusionne pas, mais elle appelle à battre Nicolas Sarkozy ou elle ne donne aucune consigne de vote. Dans ce cas, la moitié des voix va vers le PS, l’autre moitié vers l’UMP

Ce scénario a, il me semble, le mérite d’être plus proche de la réalité. Il me semble que les électeurs de François Bayrou ne sont qu’environ 50% à avoir suivi la consigne de vote.

On arrive donc à :

Liste

Score

Nombre de sièges (sur 400)

Nombre de sièges (sur 577)

Liste PS

37.47%

275

397

Liste UMP

33.53%

67

97

Liste FN

17.9%

36

52

Liste Front de Gauche

11.1%

22

31

 

Dernier scénario : pour s’assurer sa victoire, réduire l’espace de la droite, la liste PS fusionne avec la liste centriste. De plus, les réformes engagées seront mieux acceptées car plus consensuelles (tout ça grâce au centre).

Reste à savoir la base.

Le PS fait 10 272 705 voix, le Modem fait 3 275 122 voix.

On a un total de 13 547 827 voix.

Le PS représente 75,8% de la somme des voix.

On peut estimer un accord sur la base de 75,8% des voix pour le PS, le reste pour le centre.

On a donc :

Liste

Score

Nombre de sièges (sur 400)

Nombre de sièges (sur 577)

Liste PS/Modem

42.03%

284 dont :

215 pour le PS,

69 pour le Modem

410 dont :

307 pour le PS,

103 pour le Modem

Liste UMP

28.97%

58

83

Liste FN

17.9%

36

52

Liste Front de Gauche

11.1%

22

32

 

Je me permets de rajouter le scénario que j’estime peu probable : la fusion est entre la liste UMP/Modem (par exemple pour rassembler le centre Modem/Nouveau centre)

Dans ce cas, l’UMP et le Modem font 13 028 751 voix. L’UMP représente 74,86% des voix des deux entités.

Liste

Score

Nombre de sièges (sur 400)

Nombre de sièges (sur 577)

Liste PS

32.9%

66

95

Liste UMP/Modem

38.1%

276 dont :

207 pour l’UMP,

69 pour le Modem

399 dont :

299 pour l’UMP,

100 pour le Modem

Liste FN

17.9

36

52

Liste Front de Gauche

11.1

22

31

 

Pour mémoire, l’assemblée nationale est composée de la façon suivante :

Groupe

Nombre de députés

PS

297

UMP

195

UDI

30

Vert

17

Front de gauche

15

PRG

16

Non inscrit

7 (dont 2 FN)

 

Résultats des courses :

Rien ne change vraiment. Le PS a toujours la majorité absolue.

Les verts, qui ont eu un faible score aux présidentielles, n’ont pas de députés.

Le FN, qui a fait un score honorable, obtient un groupe conséquent.

 

Pour le centre, c’est compliqué. Soit il est éliminé, soit il a un groupe conséquent grâce à la gauche.

Peut-il éviter à François Hollande de perdre la moitié de son mandat ? Difficile à dire.

D’ailleurs, si le centre n’avait pas explosé en 2007, peut-être qu’il aurait fait un meilleur score, et qu’il se serait maintenu.

Il est en position d’arbitre, mais ne peut pas vraiment peser dans les différentes majorités.

De plus, je vois mal le centre favoriser l’élection de Nicolas Sarkozy.

 

Donc, pour 2012, la donne ne change pas fondamentalement. Suite à un ras-le-bol généralisé (le scénario d’une fusion centre-UMP étant peu probable), Nicolas Sarkozy est battu. Seule la représentativité change fondamentalement. Ce n’est déjà pas si mal…

21 avril 2014 Publié par | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Poster un commentaire

Sans un système électoral normal pour désigner les députés, les centristes ne pourront jamais peser à l’assemblée nationale !

J’aime beaucoup le blog du centrisme.

 

Dernièrement, le blog du centrisme s’interrogeait sur la relation entre Manuels Valls et les centristes.

En particulier, il était écrit :

«  Le président par intérim de l’UDI, Yves Jégo, interrogé par Le Monde, estime que «si Manuel Valls a le courage d’engager clairement et rapidement les réformes nécessaires, nous devons avoir le courage de les soutenir».

De même, il déclare que les membres de son parti s’étaient «interrogés» sur un vote de confiance au nouveau gouvernement et que «nous avons décidé de voter contre car, trop longtemps, le Centre a été qualifié de girouette», ajoutant immédiatement «Nous sommes le centre-droit, nous sommes dans l’opposition, il ne doit pas y avoir d’ambiguïté».

Vite dit puisque ses propos en contiennent et parce que trois députés UDI et un député Mouvement démocrate se sont abstenus lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale, souhaitant sans doute donner une chance à Manuel Valls alors que, pendant le même temps, Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin, les deux ennemis intimes de l’UDI et sans doute prochains candidats à la présidence du parti, ruaient dans les brancards du nouveau premier ministre et de son équipe avec une rare violence.

Tout cela traduit chez les centristes un certain trouble que représente l’«inconnue Valls» dans la nouvelle équation politique du pays. »

 

Lors du pacte de responsabilité, le blog du centrisme se posait la même question :

« Jean-Louis Borloo l’a dit, l’UDI ne votera pas la confiance au gouvernement sur le Pacte de responsabilité présenté par François Hollande que pourtant il a salué comme un tournant libéral du président de la république.

De son côté, François Bayrou a expliqué que ce pacte allait dans la bonne direction (la sienne) mais qu’il était «trop tard» pour le soutenir alors que son alliance, le 5 novembre dernier (une éternité…) venait justement de ce François Hollande ne voulait pas faire ce qu’il vient de proposer de faire.

Ceux qui aiment la clarté en politique en seront donc pour leurs frais…

Bien sûr, pour l’instant, les propositions du président de la république ne sont que des mots et n’engagent, comme on le dit cyniquement, que ceux qui y croient.

Mais si, demain, les actes suivent?

Jean-Louis Borloo, donc, ne les soutiendrait pas au nom d’une «opposition constructive».

Quant à François Bayrou, son «il est trop tard» signifierait-il que même si l’on prend les bonnes mesures, tout est déjà foutu? »

 

Ce type de questionnement, la relation entre le centre et la gauche, n’est pas nouvelle.

Dernièrement, l’Hérétique (centre-droit) se posait également la question Valls.

Très récemment, le blog du centrisme parlait du pari gagné de François Bayrou, mais trop tard

 

Pour le blog du centrisme, le centre ne peut peser que s’il se réunit.

Par exemple, le blog écrit :

« Le problème est que ces virages et ses tournants se terminent le plus souvent en queue de poisson dans le fossé ou dans le mur!

D’abord parce que la Gauche ou la Droite ne deviennent jamais le Centre, elles restent Gauche et Droite, donc sur des positions idéologiques qui ne sont pas celles du Centre.

Ensuite parce qu’un virage centriste n’a de chance de perdurer que si les partis centristes sont assez puissants pour empêcher la Gauche et la Droite de lorgner vers leurs tropismes naturels.

Or, souvent, lors de ces virages susmentionnés, les centristes n’étaient pas dans une position de force ainsi que c’est le cas actuellement.

Enfin et surtout parce que gouverner au centre n’est toujours pour la Gauche et la Droite que la matérialisation que leurs clientélismes idéologiques ne sont que du bavardage inapplicable concrètement mais que, lors de chaque élection, il faut aller conquérir son électorat traditionnel qui, lui, attend ces signes partisans pour se reconnaître dans les partis ou les candidats de leurs camps respectifs.

Alors le fossé et le mur sont là où se retrouvent souvent les centristes qui se sont laissé duper…

Bien sûr, nous connaissons la solution pour que ces virages centristes soient pérennes: que le Centre soit assez fort pour le diriger lui-même! »

 

Il va de soi que je suis en total accord avec ce qui est écrit. Néanmoins, le blog du centrisme oublie un point fondamental : le système de désignation de nos députés ne laisse aucune chance au centre, même après un bon score, de peser réellement sur la vie politique du pays.

Sauf si on arrive dans les deux premiers (ce qui était la stratégie de François Bayrou en 2007 et 2012), le centre est obligé d’être le dindon de la farce, de disparaître fièrement l’étendard à la main, ou de se prosterner devant l’UMP et le PS pour vivre de la charité de deux formations qui, en général (car c’est le noyau dur d’un mouvement qui fait l’identité d’un mouvement) oblige le centre de voter contre ses propres convictions (comme la dette par exemple).

Car il est à rappeler que le noyau dur du PS ou de l’UMP méprisent le centre.

Un petit exemple avec Buisson est intéressant à ce sujet.

 

Ce n’est pas la première fois que je ralle contre le système archaïque qui permet de désigner nos députés.

 

Je vais me permettre de réécrire une partie de notre récente histoire politique.

Supposons qu’il y ait eu avant 2007 une vraie réforme du scrutin législatif.

On serait passé à seulement 400 députés (contre 577 aujourd’hui), avec un scrutin basé sur les municipales.

L’élection législative serait un scrutin de liste.

Au premier tour, si une liste fait plus de 50% des voix, elle est élue.

Elle a la moitié des sièges. Le reste est distribué à la proportionnelle.

Si aucune liste ne fait 50% des voix (ce qui est généralement le cas), on fait un second tour.

Les listes faisant 10% des voix (ou plus) peuvent se maintenir.

Les listes faisant 5% des voix (ou plus) peuvent fusionner.

Au second tour, la liste en tête obtient la moitié des sièges. Le reste est distribué à la proportionnelle.

Pour rendre le débat de meilleure qualité, on suppose que l’élection présidentielle est supprimée.

C’est l’assemblée nationale qui élit le président de la république.

 

Prenons l’élection présidentielle de 2007.

Au premier tour, on a :

Liste Score
UMP (Droite, Nicolas Sarkozy) 31.18%
PS (Gauche, Ségolène Royal) 25,87%
UDF (Centre, François Bayrou) 18.57%
FN (Front national, Jean Marie Le Pen) 10.44%
Ligue Communiste révolutionnaire (Extrême gauche, Besancenot) 4,08%
Mouvement pour la France (Droite conservatrice, Philippe de Villiers) 2,23%
PC (Marie Georges Buffet, Gauche) 1.93%
Les verts (Dominique Voynet, Gauche écologique) 1,57%
LO (Arlette Laguiller, extrême gauche) 1,33
Confédération paysanne (José Beauvais) 1.23%
Chasse, pêche, nature et traditions (Frédérique Nihous) 1,15%
Gérard Schivardi (Parti des travailleurs, extrême gauche) 0.34%

Quatre listes peuvent se maintenir.

Les autres sont éliminées.

Il est fort probable que la liste conduite par François Bayrou se serait maintenue. La liste FN aussi.

Au final, on aurait eu  au second tour:

Liste Score
UMP 34.56%
PS 36.43%
UDF 18.57%
FN 10,44%

 

Premier constat : dans ce cas, Ségolène Royale est élue présidente de la république. Nicolas Sarkozy souffre d’un manque de réserve de voix, due au maintien de la liste centriste et de la liste FN.

Côté député, on a :

Liste Nombre de députés
UMP 69
PS 273
UDF 37
FN 21

 

Si on a une base de 577 députés :

Liste Nombre de députés
UMP 100
PS 394
UDF 53
FN 30

 

A comparer avec l’assemblée nationale à cette époque :

Groupe Nombre de député
UMP 320
PS 204
PC 24
NC (les centristes ralliés à Sarkozy) 23
Non Inscrit 6

 

Au final, il n’y aurait pas eu de députés verts ou PC (score aux présidentielles trop faible).

Le FN aurait eu des députés.

Le centre aurait eu plus de députés. En plus, ils auraient étés libres de penser ce qu’ils veulent.

A moins qu’il y eut une fusion UMP/UDF.

Là, les centristes auraient pu vraiment imposer un contrat de gouvernement à l’UMP, et avoir un poids réel dans la majorité (ce qui n’a pas été le cas entre 2007 et 2012).

 

On va me rétorquer que ce que je propose est la quatrième république.

On va me dire que je propose la république des partis, c’est déjà le cas aujourd’hui.

 

On va me dire que je ne permets pas de dégager une majorité : ce n’est pas vrai.

Une majorité se dégage, et ceux qui font un bon score peuvent avoir un groupe à l’assemblée, chose impossible avec le scrutin actuel.

 

On va me rétorquer que je fais rentrer l’extrême droite au parlement. Et alors ? Ils font un score, quand même…

 

En attendant une vraie réforme du scrutin législatif, le centre, pour peser, doit d’abord se faire les dents sur des scrutins plus justes (européennes, municipales, sénatoriales et régionales).

Par ailleurs, le centre doit aussi se refaire un réseau d’élus locaux et adopter une stratégie locale.

Ça aurait dû être le cas à Malakoff !

 

PS : Mon objectif était d’abord de montrer que sans un système électoral juste, le centre ne peut pas peser et se construire de lui-même. Je ne savais pas que je ferai élire Ségolène Royal, après les calculs, ça va de soi.

19 avril 2014 Publié par | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Malakoff, coût des travaux et subventions (1/2) : En général, toujours des dépassements…

Lors du conseil municipal du 09/04/2014, on a débattu de la demande de subventions concernant les travaux de rénovation et de mise en accessibilité du groupe scolaire Guy Moquet.

 

Lorsque Stéphane Ange Tauthi, élu d’ENPPM a évoqué la question du devis, je me suis dit qu’enfin, on allait aborder une question d’importance vitale sur les travaux et la conduites des travaux sur Malakoff.

 

Malheureusement, Stéphane Ange Tauthi est parti dans un délire sur les subventions, disant même qu’on pouvait demander le minimum.

Fou rire dans la salle, grand moment comique, surtout lorsque Serge Cormier, premier adjoint à l’urbanisme a rassuré la foule : on demande toujours le maximum de subvention.

Et il a aussi expliqué que l’on demande les subventions avant le devis.

 

Quant à Frédérique Perrotte (Malakoff Plurielle), elle a interpellé la municipalité sur le choix des matériaux.

Toujours utile…

 

Mais, à mon grand regret, l’une des questions clé n’a pas été abordée.

Il s’agit du dépassement coût/temps des travaux.

De mémoire, il y a toujours eu lors des travaux de la mairie, des dépassements coût et/ou temps.

Et il serait souhaitable qu’un jour, l’opposition se penche sérieusement sur cette question. Il s’agit de l’argent du contribuable, quand même.

 

Prenons le dernier exemple en date : la place du 11 Novembre.

Selon le conseil municipal du 28/05/2010, le coût initial est de 1,9 Millions d’€ pour une durée de travaux de 9 mois.

Selon le parisien, on arrive au final à 3 Millions d’€ pour 1 ans de travaux (en réalité plus).

 

Selon ces chiffres, an a :

3/1.9 = 1,57894….

12/9= 1.3333333….

 

Au final, sur la place du 11 novembre, on a un dépassement de +57.9% (presque +60%) et un dépassement temps de 33%.

 

Je peux admettre que l’on ait sur des projets des dépassements coût et horaires, mais à plus de 20%, ça me fait un peu mal.

 

Il serait souhaitable que l’opposition se penche une bonne fois pour toute sur la question.

 

Pourquoi en est-on là ?

Plusieurs théories s’affrontent (certaines vraiment pas glorieuses pour la municipalité).

Je vais donner la mienne.

En ce qui me concerne, les travaux me semblent mal cadrés.

C’est un peu comme les projets informatiques.

Selon le cours d’UML de developpez.com, on a :

 

  • 16,2% seulement des projets étaient conformes aux prévisions initiales
  • 52,7% avaient subi des dépassements en coût et délai d’un facteur 2 à 3 avec diminution du nombre des fonctions offertes
  • 31,1% ont été purement abandonnés durant leur développement

Le problème de base est qu’en général, le cahier des charges et le cahier fonctionnel n’est pas fait sérieusement. Les besoins ne sont pas bien cadrés.

Du coup, les projets attirent les mauvaises surprises qui font qu’il prend du retard, allant avec des dépassements de temps et de coût.

 

Je me pose donc des questions. Les cahiers des charges sont-ils suffisamment complets ?

Les travaux sont-ils sérieusement suivit ?

Et choisissons-nous les meilleurs prestataires ?

Je rappelle qu’un prestataire ne doit pas être choisi selon le coût, mais au mieux disant, c’est-à-dire selon une combinaison coût et qualité.

 

Ce souhait, ce n’est pas la première fois que je le formule.

Je l’ai déjà formulé pour le site web de la ville.

Et il serait souhaitable que l’opposition s’intéresse plus sérieusement à l’élaboration du cahier des charges des projets, ainsi qu’à l’exécution de ces dit-projets.

13 avril 2014 Publié par | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Poster un commentaire

Conseil communautaire et municipal hier

Hier avait lieu le conseil municipal et communautaire.

 

Au conseil municipal, on a distribué les places dans les commissions et dans différents organismes et syndicats intercommunaux.

A noter qu’il y a enfin un membre de l’opposition au conseil d’administration de l’OPHLM de Malakoff.

Toujours côté opposition, je rappelle qu’il y a 4 élu, 1 issue de la liste ENPPM (Stéphane Ange Tauthis), et 3 pour Malakoff plurielle.

 

Le conseil municipal a laissé l’opposition désigner ses membres en commission.

Stéphane Ange Tauthis ne siège donc dans aucune commission. Malakoff Plurielle a donc fait subir à ENPPM ce que l’UMP jadis (3 élus) avait fait subir à l’élu Jean Emmanuel Paillon.

A noté le côté non politicien de Stéphane Ange Tauthis. A sa place, j’aurais voté contre pour protester (de mémoire, il n’a pas pris part au vote).

Par ailleurs, si on avait 5 élus de l’opposition dans la configuration 3/2, aurait-on eu les élus de l’opposition minoritaire dans aucune commission ?

Bien pour le pluralisme…

 

Dans les autres points, on a eu un débat sur une demande de subvention (sur laquelle je reviendrai).

 

Après, on a eu le conseil communautaire de Sud de Seine.

Je tiens d’abord à rectifier selon ici ce que j’ai calculé ici :

La gauche a 11 sièges à Bagneux, 4 à Clamart (et non 3), 2 à Fontenay aux Roses et 9 à Malakoff.

La droite a 2 sièges à Bagneux, 13 à Clamart (et non 14) et 6 à Fontenay-aux-Roses.

Malakoff envoie un divers.

On a donc au total 26 sièges à gauche, 21 à droite et 1 divers.

 

Hier, par consensus, Marie Hélène Amiable (maire PCF de Bagneux) a été élue présidente de Sud de Seine.

Catherine Margaté (maire PCF de Malakoff) a été élue vice-présidente aux finances (et au personnel).

Jean Didier Berger (maire UMP de Clamart) a été élu vice-président au développement économique.

Et Laurent Vastel, maire divers-droite de Fontenay-aux-Roses, a été élu vice-président au sport et à la culture.

 

L’UMP et le PC ont voté les 4 présidences et vice-présidences.

Le PS n’a voté que la présidence et la vice-présidence de Catherine Margaté.

 

Un bon point, j’ai le sentiment que l’esprit de consensus qui animaient les 4 maires lors de la précédente mandature (2 PC, 2 PS) semble continuer entre les 2 maires PCF et les 2 maires de droite.

 

Autre point à signaler (dont certains ont été décrits dans le canard enchaîné), une guerre contre le projet gouvernemental de la métropole du Grand Paris est ouverte.

 

Or la métropole du Grand Paris est à droite. La droite étant hostile au projet gouvernemental, elle compte s’appuyer sur les communistes, eux aussi hostile au projet, pour le combattre.

Dans ce contexte, la désignation de Marie Hélène Amiable, avec les voix de la droite n’est pas anodin.

D’ailleurs, le PS n’a pas voté les vice-présidences de la droite.

10 avril 2014 Publié par | Conseil communautaire, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , | Poster un commentaire

L’Allemagne pointe les difficultés françaises

Après le rapport Gallois, après le FMI, après la cour des comptes, les allemands.

 

Selon un article du Monde, les Allemands s’alarment des difficultés de la France à se réformer.

 

On peut lire : « la puissante fondation Bertelsmann publie, lundi 7 avril, une étude sans complaisance sur l’état de la France. Un pays qui « n’est pas compétitif », selon ses experts.

 

Comparant 41 pays faisant partie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou de l’Union européenne, cette étude tente de déterminer la performance de leurs politiques publiques, la qualité de leur démocratie et la capacité de leur gouvernement à mener des réformes.

 

La France se classe ainsi au 14e rang dans le domaine des performances des politiques publiques (l’Allemagne est 6e), 28e sur la qualité de la démocratie (Allemagne est là aussi 6e) et 27e pour ce qui est de la capacité de l’exécutif à mener des réformes (l’Allemagne est 8e). »

 

Selon eux, les problèmes s’aggravent.

« Sur sa capacité à mener des réformes, la France doit son mauvais classement au sous-thème « responsabilité de l’exécutif », un secteur où elle n’est que 32e sur 41 en raison, selon l’étude, de la faiblesse du Parlement, de la société civile et de « la réticence des pouvoirs publics à décrire les problèmes franchement ».

 

« La France n’est pas capable d’affronter les défis de la construction européenne et de la mondialisation », considèrent les trois experts chargés d’ausculter la France.

 

« Alors qu’elle se bat pour adapter son modèle économique et social à un monde changeant, les problèmes s’aggravent bien plus qu’ils ne diminuent », relèvent Reimut Zohlnhöfer (professeur à l’université de Heidelberg), Henrik Uterwedde (directeur adjoint de l’institut franco-allemand de Ludwigsburg) et l’universitaire français Yves Mény. »

Et de continuer :

« Les trois experts sont critiques tant vis-à-vis de la méthode « précipitée, top-down et en zigzag de Nicolas Sarkozy », que de celle de François Hollande, dont les « illusions initiales quant à l’état du pays ont été suivies par des mesures rigides qui ont déçu une large partie de l’électorat ».

 

Sans surprise, ils préconisent de « poursuivre les réformes qui accroissent la compétitivité ». Mais ils ne font pas mystère de leur inquiétude, notant que « les difficultés récurrentes de la France sont essentiellement dues à sa culture économique et politique ». Pour eux, il y a « culturellement, une méfiance fondamentale envers les marchés et une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie et de résoudre les problèmes »

 

Et de conclure :

« Leur conclusion est sans appel : « Le refus des élites politiques d’admettre la nécessité d’adapter le modèle français a contribué à renforcer l’illusion qu’une politique économique différente pouvait échapper aux contraintes des marchés et de la compétitivité ». »

8 avril 2014 Publié par | Politique, Politique nationale | , , | Poster un commentaire

Le pot de fer contre le pot de terre, Malakoff Plurielle attaque lâchement ENPPM

Je n’aime pas beaucoup Malakoff Plurielle. Je pense que maintenant, c’est bien connu.

Je n’aime pas Malakoff Plurielle car :

  1. Ils se sont construits contre le centre (Je maintiens).
  2. Ils ont une vision politicienne et une analyse politicienne décalée avec la réalité.
  3. Ils sont dans un règlement de compte immédiat avec la mairie, qui fait qu’ils ont sacrifié le long terme au court terme, faisant que l’on est perdant à court terme, mais aussi à long terme, puisqu’aujourd’hui, Catherine Margaté est indéboulonnable. Elle ou ses successeurs.

Sur le point 2, j’aimerais bien connaître le groupe dans lequel va siéger Emmanuelle Jannès au conseil communautaire de Sud de Seine. Sera-t-elle dans le groupe PS ?

Autre exemple : pour qui votera-t-elle lors des sénatoriales 2017 ?

Le sénateur PS Kaltenbach, par exemple ?

Tout ça pour dire que la politique se pense dans une vision globale, vision globale allant du local au national, vision globale que Malakoff Plurielle, enfermé dans sa commune, ne possède pas.

Exemple encore méchant : En ce qui me concerne, durant la mandature 2008-2014, j’ai dû assister à 90% des conseils municipaux sur Malakoff, et plus de 60% des conseils communautaires sur Sud de Seine.

J’ai aussi assisté de 1 à 5 conseils municipaux à Montrouge, Châtillon, Bagneux et Clamart.

Assister à un conseil municipal, c’est apprendre la vie locale.

De mémoire, Emmanuelle Jannès n’a dû assister au maximum qu’à 10% des conseils municipaux.

Une élection, ça se prépare sur la durée.

 

Sur le point 3, je rappelle, avec gourmandise, qu’Emmanuelle Jannès a des comptes à régler avec la municipalité qui a tenté de préempter le 12 rue Nicomédès Pascual.

 

Dans l’absolu, je conçois parfaitement qu’il soit triste que le PS se dégonfle à chaque élection municipale.

Oui, c’est un problème pour la démocratie locale que le PS se dégonfle à chaque élection municipale.

 

Mais en ce qui me concerne, j’ai des ambitions pour le centre. Ces ambitions sont locales et nationales.

 

Et j’estime que je n’ai pas à être comptable d’un PS qui préfère la place aux idéaux.

 

Je ne peux pas disserter sur le point 1, mais je peux le faire sur les points 2 et 3.

Je vais me permettre de donner un exemple : Malakoff Plurielle essaie d’annuler l’élection de Stéphane Tauthui au conseil municipal.

 

Effectivement, une des colistières d’ENPPM serait sur la liste du POI.

 

Avant toute chose, je vais rappeler plusieurs points.

  1. La liste UDI a été refusé par la préfecture pour les même raison (il y avait une personne sur la liste UDI et LO). A noté que la colistière a été abusée, qu’il y a eu une plainte au commissariat de Vanves, et que la colistière voulait être sur notre liste.
  2. Je n’ai pas de sympathie particulière pour Stéphane Tauthuis, je l’avais d’ailleurs écrit dans le passé.
  3. Ne voulant voter ni extrême gauche, ni la majorité sortante, ni ENPPM, ni Malakoff plurielle, j’avais voté blanc.

Et bien sur ce coup, je défends un peu Stéphane Tauthi.

 

Avant toutes choses, je tiens aussi à rappeler certaines choses.

La première est qu’il est difficile de faire une liste, surtout sous la pression. On a souvent des accords de principes, qui ne se concrétisent pas forcement sur la fin.

La tête sous l’eau, il est impossible de savoir qu’un colistier est sur une autre liste.

C’est d’ailleurs sur ce principe qu’une liste Modem avait été annulée à Lyon en 2008 (comme la liste UDI sur Malakoff).

Il est clair qu’à mon avis, Stéphane Tauthi, la tête sous l’eau pour faire sa liste, ne pouvais pas savoir (comme la liste UDI) le doublons sur sa liste. Il a juste eu de la chance que le préfet ne s’en aperçoive pas. Mais bon, tant mieux pour lui.

 

Franchement, sur ce coup, Malakoff Plurielle me fait penser à Vincent Franchi, des mauvais gagnants.

Pour mémoire, ça se passe à Puteaux, ville ou l’opposant principal, Christophe Grébert, fait de la politique dans une situation difficile.

Je tiens à rappeler que Christophe Grébert a signé la charte ANTICOR, comme madame Jannès.

Aux cantonales 2011, son adversaire, Vincent Franchi, fils du maire UMP de Puteaux, gagne avec 51-52% des voix. Mais il tente de faire annuler les comptes de campagne de son adversaire, estimant que son blog, monputeaux.com, doit être compté.

S’en suit une nouvelle série de procès que Christophe Grébert finit par gagner.

 

Malakoff Plurielle écrit : « Estimant que la loi doit être la même pour tous, Malakoff Plurielle a déposé à son tour un recours, non pas pour invalider le scrutin (la victoire de Catherine Margaté n’étant pas contestable), mais demandant l’invalidation de la liste en irrégularité, c’est-à-dire celle de Stéphane Tauthui, validée en préfecture après celle du POI, bien que pré-déposée avant, d’après les informations qui nous ont été transmises par la sous-préfecture d’Antony. Dans le cas inverse, Malakoff Plurielle aurait demandé l’invalidation de la liste du POI ».

 

Franchement, c’est prendre les gens pour des cons.

Admettons que la liste POI ait été déposée après.

Qui va croire qu’ils auraient demandés l’annulation de la liste POI, sachant que celle-ci n’a aucun élu ?

 

La réalité est moins rose, et en réalité, Malakoff Plurielle fait un coup bas antidémocratique, en se justifiant avec des arguments de défense de la démocratie.

 

Il y a trois cas :

  1. Soit l’élection est totalement faussée (ce qui est le cas) et dans ce cas-là, on demande son annulation (comme le demande clairement la liste UDI, qui en plus a une plainte au pénal). Certes, ça ne change rien pour le score de Catherine Margaté, mais je pense que le score de Malakoff Plurielle n’aurait pas été le même si il y avait eu une liste UDI-UMP-Modem.
  2. Soit le juge décide de conserver le résultat tel-quel, mais là, Malakoff Plurielle passe pour ce qu’ils sont : des rageux.
  3. Soit le juge annule seulement l’élection de Tauthuis, et dans ce cas-là, la seule opposition face à Margaté est Malakoff Plurielle.

Je pense que Malakoff Plurielle fait le calcul 3, de manière ignoble car les gens qui ont voté Tauthuis, ils ont voté Tauthuis, pas Malakoff Plurielle. Leur choix, c’est Tauthuis, pas Malakoff Plurielle.

Pire, je pense qu’en plus, Malakoff Plurielle espère récupérer un quatrième siège de cette façon.

 

Admettons que l’élection de Tauthuis soit annulée.

Dans ce cas, on a :

Margaté 6 227
Malakoff Plurielle 1 653
POI 165
LO 294

 

Il y aurait eu 8339 bulletins exprimés.

 

Malakoff Plurielle fait donc dans cette configuration 1 653/8339 = 19.82%

0.1982 * 19 = 3.7658 soit la possibilité de gagner un siège, étant donné qu’avant ils étaient à 3,4352.

 

Tout ça au nom de la démocratie, la transparence et du pluralisme…

5 avril 2014 Publié par | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , , , | 2 Commentaires

Sud de Seine devrait rester à Gauche

Certes, Sud de Seine devrait bientôt disparaître.

Mais comme tout se passe encore là-bas, suite aux nombreux transferts, regarder la question reste utile.

 

Aujourd’hui, les conseillers communautaires  sont élus lors des municipales.

La moitié des sièges est pour la liste en tête. Le reste est distribué à la proportionnelle.

 

En prenant le nombre ici (car sur le bulletin de vote, il y en a pour 12 conseillers alors que seulement 10 sont annoncés pour Malakoff), on arrive à :

 

Malakoff :

Il y a 10 sièges au conseil communautaire.

Malakoff Plurielle a fait 18.08% ce qui devrait permettre à la liste d’avoir 1 siège.

Donc on devrait avoir : Gauche : 9 sièges, OVNI 1 siège.

 

Clamart :

Il y a 17 sièges.

Le PS fait 32.86% soit disons trois sièges. Les verts faisant 11,04%, ont peut-être 1 siège.

On a donc pour Clamart : Gauche : 3 sièges, Droite 14 sièges.

 

Fontenay –aux-Roses :

Il y a 8 sièges.

La gauche a eu 47.08% soit 2 sièges.

On a donc pour Fontenay-aux-Roses : Droite : 6 sièges, Gauche 2 sièges.

 

Bagneux :

Il y a 13 sièges. L’UMP faisant 34.09%, on arrive à 2 sièges.

Soit au final : Droite 2 sièges, Gauche 11 sièges.

 

Au final, on arrive à : Droite : 22 sièges, Gauche 25 sièges, OVNI 1 siège.

 

Sud de Seine devrait, selon ce calcul sommaire, rester à Gauche, mais de peu…

Car je n’ai fait que un calcul très sommaire (ou j’ai arrondi certaines fois au supérieur)…

31 mars 2014 Publié par | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , | Poster un commentaire

Refaire l’élection municipale à Malakoff : Une possibilité, une nécessité aussi

Je n’avais pas pris la peine d’avoir un avis sur la question, sauf d’un point de vue dédommagement (une campagne électorale, ça coûte cher).

Mais aujourd’hui, au vue de nouveaux éléments, je pense qu’il faut envisager sérieusement que l’élection municipale du 23 mars puisse être annulée, je pense même qu’aujourd’hui, il est souhaitable que l’élection municipale soit annulée.

Pour mémoire, il y avait comme listes une liste UDI-UMP-Modem, la liste PCF de Margaté, la liste Malakoff Plurielle, ENPPM (écrivons une nouvelle page pour Malakoff), LO (lutte ouvrière) et le POI (Partie ouvrier indépendant).

Deux semaines avant le premier tour, la liste UDI a été annulée.
Effectivement, une personne était sur la liste UDI et sur la liste LO.
D’après ce que j’ai compris, la liste UDI est arrivée en premier, mais pas validée tout de suite.
Il manquait des documents.
LO est arrivée après. La liste UDI a amené les documents mais c’était trop tard.

La colistière sur les deux listes a été abusée (comme avec les listes Front Nationale). Elle a d’ailleurs porté plainte au commissariat de Vanves.

Il y a eu un recours, rejeté.

Hier, j’apprends qu’une personne était sur la liste d’ENPPM et POI (les deux listes ayant été validées).
Là, c’est Malakoff plurielle qui annonce un recours pour faire annuler l’élection du conseiller municipal ENPPM (point sur lequel je reviendrai).
La liste UDI a déposé un recours pour faire annuler l’élection.

Or, aujourd’hui, il apparaît que c’est clairement l’élection municipale qu’il faut annuler car elle est faussée. L’UDI n’a pas pu se présenté, mais suite à un oubli, ENPPM a pu le faire.

Or, le résultat est maintenant clairement faussé.
Non pas l’élection de Catherine Margaté, qui est, elle, incontestable, mais la répartition des sièges pour l’opposition.
S’il y avait eu une liste UDI, le score de Malakoff Plurielle, qui à mon avis tire un peu trop sur la corde, aurait été plus bas.
Celui d’ENPPM aussi.
Malakoff plurielle aurait eu moins de conseillers municipaux, étant donné que l’absence de la liste UDI a profité à Malakoff plurielle.

Et on n’apprend que pour les même raisons, ENPPM n’aurait pas dû être là.

J’ai écrit que l’élection de Margaté était acquise, le débat étant de savoir qui on envoie dans l’opposition. Mais le score de l’opposition est maintenant clairement faussé.

Je pense également qu’avec ces éléments, troublants, l’élection municipale de Malakoff peut-être annulée.

31 mars 2014 Publié par | Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , | Poster un commentaire

Les 800 voix de Margaté

Puisque l’on m’a interpellé sur le sujet (de façon désagréable d’ailleurs), je vais donc donner mon avis sur le sujet.

En 2014, Margaté a fait 6 227 6227 (erreur de copie) voix.
En 2008, elle en a fait 7 097.
6 277 6227  – 7 097 = -820 -870.

Donc premier constat : Margaté perd exactement 820 voix et non 800.
Certaines personnes, désagréables, qui profitent qu’en règle générale, j’essaye de ne pas censurer les commentaires, devraient apprendre à faire une soustraction.

Bon, continuons.
Il y a 19 479 Inscrit.
Il y a eu 10 668  10 068 votants.
Il y a eu 9 138 exprimé.

On peut estimer qu’il y a eu 10 668  10 068 – 9 138 = 1530 930 bulletins blancs ou nul (dont le mien que j’ai encore eu l’honneur de dépouiller).
1 530 930 /10 668 10 068= 0.1434  0,0923718…
On remarque que 14 9,23% des votants ont voté blanc ou nul, ce qui n’est pas négligeable.
Heureusement, ça sera comptabilisé dès les européennes.

Enfin, on a :
820 870/19 479 = 0,042096 0,04466348…
820 870/10 668 10 068= 0.0768653  0.086412…
820 870/9 138 = 0.089735 0,0952068

A partir de là, je rappelle qu’en physique, une valeur inférieur à 0.1 est considérée négligeable ou candidate à ce que l’on appelle un développement limité.

Donc les 820 voix perdu de Margaté, ce n’est pas important.
Le meilleur rapport est de 0.09 0.1 (arrondit supérieur).

De plus, on est dans une période anti-gauche.
Les présidentielles étant en 2017, il n’est pas sûr qu’en 2020, on soit dans une période anti-gauche.

Dire qu’il y a un déclin de Catherine Margaté, c’est s’inventer des excuses pour ne pas voir la réalité en face, à savoir :
• Margaté est toujours indéboulonnable.
• L’opposition n’a pas gagné de siège, il y en a encore 4 (alors que le nombre de siège a augmenté au conseil municipal).
• On a l’opposition la plus bête du monde sur Malakoff (avec à chacun sa variante).
• L’opposition est inefficace et ça, ça ne date pas d’aujourd’hui.
• La ville a un vrai problème avec son opposition.

Note: Il y a eu des erreurs de copie. Je pense que c’est corrigé. Mais le problème de fond ne change pas fondamentalement. 870 voix, c’est  4-5% du corps électoral, pas de quoi inquiéter Margaté…

 

25 mars 2014 Publié par | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , | Poster un commentaire

Municipales 2014 sur Malakoff et le reste du monde

Donc sur Malakoff, les résultats sont :

Catherine Margaté 68,14%, Emmanuel Jannès 18,09%, ENPPM 8,74%, LO 3.22% et POI (Parti ouvrier indépendant) 1,81%.

 

Margaté améliore donc son score de 3,6%.

 

Pour cette Bérézina, je tiens à remercier les états-majors (UMP/UDI/Modem), les élus locaux d’opposition (Guilmart/Paillon) ainsi qu’Emmanuelle Jannès pour sa brillante compétence politique et ses brillantes analyses politiques.

 

A Bagneux, ce que j’ai écrit se réalise.

Marie Hélène Amiable(PCF) est à 61,45%, Olivier Sueur (UMP) est à 34,09%.

Je suis un peu surpris, je pensais (car au fond, Olivier Sueur a eu de bons moments) que ça serait plus serré.

Marie Hélène Amiable améliore son score de 8,3%.

Elle rentre dans le club des maires PCF du 92 considéré comme indéboulonnable.

Bon, elle a encore des progrès pour rattraper Catherine Margaté, on reste encore les meilleurs à Malakoff.

Là encore, merci aux états-majors.

Et parce qu’elle en avait assez de la farce électorale, une élue qui a beaucoup fait pour la ville a décidé de ne pas participer à cette campagne. Je pense à Marie Darves Bornoz (Modem), qui a fait vraiment un bon travail sur Bagneux et Sud de Seine.

 

A Clamart, Jean Didier Berger (UMP) est élu dès le premier tour avec 53,77%.

Pour ceux qui ne l’avaient pas compris, c’est sur la durée qu’il faut se construire.

 

A Fontenay-aux-Roses, Pascal Buchet (PS) est en tête avec 37,64%.

La droite est à 25,12%, la gauche dissidente à 12,96% et la droite dissidente à 12,08%.

A Montrouge, Jean Loup Metton (UDI) est élu dès le premier tour avec 61,65% des voix.

 

A Châtillon, Schosteck(UMP)  est élu dès le premier tour avec 56,37% des voix.

 

Dans le reste du 92, l’UMP Sarkozyste est encore bien présent.

A Puteaux, Joëlle Ceccaldi Raynaud est élue dès le premier tour avec 55.93% des voix.

Grébert ne fait que 15,61%. C’est vraiment dommage.

Joëlle Ceccaldi Raynaud est l’un des pires maires du 92, et Grébert n’a pas démérité.

De plus, je pense qu’il a travaillé sérieusement.

Je suis vraiment déçu par le résultat, mais bon, c’est aussi ça la démocratie.

 

A Levallois, Balkany est élu avec 51,57% des voix.

A Asnières, Sébastien Pietrasanta (PS) est en tête avec 35,48% des voix. Aeschlimann le talonne à 34,47%.

S’il pouvait éviter de revenir…

24 mars 2014 Publié par | actualité, Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | 4 Commentaires

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